Mauna Kea Technologies SA (EPA:ALMKT)
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Earnings Call: H1 2025

Oct 6, 2025

Bonjour, bienvenue à cette nouvelle réunion dédiée aux actionnaires et investisseurs particuliers de Mauna Kea. C'est une occasion de revenir sur l'étape franchie par la société, une étape clé vers la restructuration financière de la société. Cette réunion intervient également post-publication des résultats semestriels intervenus la semaine dernière. Vous avez bien entendu la possibilité de poser vos questions dans l'onglet « Chat » ou « Questions » en bas à droite de votre écran. En attendant, je vais laisser la parole à Sacha Loiseau, qui est le Président-Directeur Général de Mauna Kea, et Côme de La Tour du Pin, qui en est le Directeur Financier. Il se fera un plaisir de répondre à vos questions post-présentation. Merci. Merci, Nisa. Bonsoir à tous et bienvenue donc dans ce webinaire du 6 octobre. Ravi de pouvoir vous parler aujourd'hui et de répondre à vos questions après une courte présentation qu'on a voulu la plus didactique possible, bien sûr, et la plus informative possible aussi. Alors, on va parler aujourd'hui très rapidement, on va revenir bien sûr sur ce qu'on fait sur le Cellvizio, pour ceux qui nous connaissent peut-être moins bien. Vous parler du contexte des six derniers mois que vous connaissez, qui était le plan de sauvegarde, enfin la procédure de sauvegarde. Revenir ensuite sur les résultats semestriels que Côme vous commentera, et puis bien sûr parler des perspectives avant de vous donner la parole. Alors, le Cellvizio, c'est une révolution, c'est une plateforme d'imagerie médicale qui est totalement révolutionnaire, en tout cas qui l'était quand on l'a lancée, et on peut dire que c'est vraiment une révolution comparable aux ultrasons. Pourquoi ? Parce que c'est une modalité d'imagerie toute nouvelle qui apporte une information qui n'existait pas auparavant et qui permet aux médecins de visualiser les tissus donc de façon très très performante et donc de prendre des décisions en temps réel d'intervention sur le patient. Donc, c'est une technologie qui prend du temps, qui a pris du temps à s'installer dans le paysage médical et qui aujourd'hui est parfaitement acceptée par, en particulier, les professionnels de la gastro-entérologie. Et donc, on va revenir là-dessus, et c'est quelque chose, c'est un long chemin qui aujourd'hui en est arrivé à un point culminant. Donc, grâce au Cellvizio, nous aidons les médecins littéralement à sauver des vies. Alors, comment est-ce qu'ils sauvent des vies ? D'abord, ils peuvent détecter plus de lésions précancéreuses, en particulier dans l'œsophage, mais aussi dans l'estomac et dans d'autres parties du corps. Et pourquoi est-ce que ça sauve des vies ? Parce qu'un patient qui souffrirait de reflux gastro-œsophagien pendant plusieurs années est à risque de développer ce qu'on appelle en français un endobrachyœsophage ou un œsophage de Barrett qui est une condition précancéreuse de l'œsophage. Un patient qui a un œsophage de Barrett a un risque neuf fois plus grand de développer un cancer de l'œsophage, ce qu'on appelle un adénocarcinome de l'œsophage, que la population générale. Or, une fois malheureusement que la progression en est à ce que ça soit un cancer, le pronostic à cinq ans de survie pour le patient est très mauvais, de l'ordre de 5 %. Alors que si on détecte une lésion précancéreuse, le pronostic est plutôt de l'ordre de 95 % de taux de survie, voire de 100 % à cinq ans. Donc, il y a une énorme différence et malheureusement, aujourd'hui, 91 % des patients qui ont un cancer de l'œsophage n'ont jamais eu de diagnostic de l'œsophage de Barrett, donc de la seule condition précancéreuse de ce cancer. Donc, on voit bien que détecter des lésions précancéreuses dans l'œsophage, c'est une question très importante, une question littéralement qui peut sauver la vie aux patients. Donc, ça, c'est une des applications phares du Cellvizio qui est utilisée quotidiennement aux États-Unis pour ça. Deuxième façon que les médecins ont de sauver des vies grâce au Cellvizio, c'est en évitant des chirurgies inutiles du pancréas. En fait, ces chirurgies inutiles sont fréquentes dans le cas de kystes du pancréas bénins. Malheureusement, il est très difficile avec les technologies qui ne sont pas le Cellvizio de déterminer si un kyste du pancréas est bénin ou pas, et donc les médecins sont tentés très souvent d'envoyer des patients en chirurgie par doute et pour éviter de passer à côté d'un kyste qui aurait un potentiel malin ou qui serait déjà malin. Avec le Cellvizio, la précision diagnostique tout kyste confondu est de 95 % et de 100 % pour les kystes bénins. Et donc, en utilisant le Cellvizio, les médecins vont pouvoir éviter d'envoyer les patients en chirurgie du pancréas inutile. Or, ces chirurgies, dans les pays les plus performants, les plus développés, ces chirurgies comportent un risque de mortalité qui évolue selon les publications et selon les pays entre 1,6 et 3,6 %. Donc, en gros, un risque une fois sur 30, un patient sur 30, un patient sur 40 qui va décéder suite à cette chirurgie pour rien, donc pour retirer un kyste bénin qui n'avait absolument pas besoin d'être retiré. Quand on va dans des pays un petit peu moins développés, ce chiffre monte encore et donc voilà, c'est quelque chose qui fait peur. Le cancer du pancréas fait peur, mais la chirurgie aussi, et donc nous, ça permet donc d'envoyer les bons patients en chirurgie en plus de façon plus rapide qu'avec d'autres technologies, que d'autres méthodes d'imagerie. Donc, le Cellvizio, ça fait maintenant une quinzaine d'années qu'il est utilisé par des gastro-entérologues et diffusé donc dans différents pays, et on a construit depuis 15 ans des fondations cliniques extrêmement solides qui sont venues assez récemment se consolider considérablement, en particulier dans le domaine des deux applications que je viens de vous citer, c'est-à-dire le cancer de l'œsophage et les kystes du pancréas. Et aujourd'hui, on voit qu'on a coché absolument toutes les cases de l'adoption de notre technologie, et donc bien sûr les accords réglementaires, les publications, les résultats cliniques, mais aussi cette année en 2025, l'inclusion dans les recommandations de bonnes pratiques cliniques au niveau européen, donc la Société Européenne de Gastro-entérologie qui a inclus le Cellvizio dans ses recommandations de bonnes pratiques, mais aussi le remboursement, en particulier aux États-Unis, qui est déjà en place et qui est très avantageux. Donc, un hôpital qui va utiliser le Cellvizio pour caractériser un kyste va être remboursé et donc gagner de l'argent grâce à ça, et on espère qu'en France, peut-être après énormément d'efforts, on aura dès 2026 le remboursement. Donc, on est à un stade où on a maintenant le soutien des sociétés savantes, le soutien de beaucoup de médecins utilisateurs. Aux États-Unis, on a à peu près 25 centres spécialisés dans les kystes du pancréas et 200 centres Cellvizio en tout, et on a aussi de l'intérêt de partenaires industriels potentiels qui voient maintenant à quel point le Cellvizio est devenu une technologie clé pour cette application interventionnelle et qui sont intéressés par nous aider à la commercialiser à grande échelle. Et donc voilà, on est à ce moment très important où on va pouvoir voir une commercialisation beaucoup plus importante et rapide du Cellvizio, en particulier aux États-Unis, qui est notre marché principal, notre premier marché. Pour rappel, les marchés dans lesquels on évolue sont des marchés qui se chiffrent en milliards de dollars. Alors, sans rentrer dans les détails de cette diapositive peut-être un peu touffue, on parle de millions de patients qui sont potentiellement touchés par les pathologies que je viens de vous citer, et donc chaque année, de centaines de milliers de patients aux États-Unis qui sont potentiellement intéressés et qui devraient avoir une procédure avec le Cellvizio. Et en termes de nombre d'hôpitaux, selon les applications, par exemple pour les kystes du pancréas, il y a à peu près 1 000 hôpitaux qui peuvent s'équiper. Donc, on est encore bien loin d'avoir saturé le marché, et pour les applications, par exemple dans le cancer de l'œsophage, là on est plutôt autour de 3, 4, 5 000 hôpitaux qui sont capables de s'équiper aux États-Unis. Donc, on parle encore une fois de milliards de dollars, de centaines de millions de dollars de revenus potentiels par an. Donc, on a pour le moment juste, comme on dit en anglais, égratigné la surface du marché et on voit justement le potentiel très important devant nous. Alors, maintenant qu'on a planté ce décor-là et rappelé l'importance de notre innovation dans le monde médical, revenons sur la procédure de sauvegarde, procédure dans laquelle nous sommes maintenant depuis un tout petit peu plus que six mois. On a beaucoup vu finalement qu'il y avait des malentendus concernant cette procédure et donc on voulait revenir là-dessus de façon très didactique. D'abord, pourquoi ? Vous savez que je n'étais plus aux commandes de Mauna Kea entre 2019 et 2021 inclus, 2019-2020-2021. Pendant ces années-là, malheureusement, on a vu, disons, une consommation de trésorerie très importante, une productivité commerciale qui était très faible et une augmentation très importante de la dette qui s'est couplée avec une baisse aussi très rapide de notre cours de bourse. Et donc, on est arrivé, je suis revenu en 2022 dans un contexte qui était difficile, avec donc une nouvelle équipe dont Côme bien sûr fait partie. Et dès 2022, nous avons lancé une restructuration très importante qui nous a permis donc d'abord de réduire considérablement les pertes de la société. Donc, on a divisé les pertes quasiment par trois depuis 2022, restructurer l'équipe commerciale, la refocaliser, la reformer et obtenir une productivité commerciale qui n'a plus rien à voir, qu'on a multiplié par quatre et bientôt cinq. Et donc, on a aujourd'hui une équipe commerciale américaine qui est resserrée, mais qui produit beaucoup plus que l'équipe de l'époque. Et donc, on est aujourd'hui satisfait justement de la productivité commerciale aux États-Unis et on est dans une période de croissance et de dynamique qui est très très plaisante, il faut bien le dire, avec une équipe qui est particulièrement motivée aux États-Unis. Nous avions réussi avec Côme à rallonger la maturité de la dette principale de la société qui était envers la Banque Européenne d'Investissement, mais malheureusement, cela n'a pas suffi et malgré aussi toutes les nouvelles que nous avions annoncées à cette époque, ça n'a pas suffi finalement à nous permettre de retrouver une valorisation suffisante et à lever suffisamment d'argent pour entrer dans une nouvelle phase. Et donc, nous sommes rentrés dans une procédure de sauvegarde qui était la seule qui nous semblait opportune pour changer justement cet état de fait. Alors, la procédure de sauvegarde, on y est rentré volontairement et on en est très content pour libérer notre potentiel et repartir sur des bases saines. Donc, c'est une procédure qui est venue à notre initiative, qui nous a été accordée, et ça, c'est quelque chose de très important puisqu'il fallait avoir un bon dossier, il fallait être capable de montrer justement que c'était la procédure nécessaire pour nous permettre de continuer afin de réduire notre dette, sécuriser notre avenir et de façon très importante, attirer de nouveaux investisseurs, enfin attirer des investisseurs pour nous permettre juste d'obtenir les fonds nécessaires pour aller jusqu'à la rentabilité. La rentabilité qui est notre objectif numéro un aujourd'hui. Le but, ça n'est pas de continuer à lever des fonds indéfiniment, on n'en est aujourd'hui pas loin et donc le but de cette procédure, c'était de nous permettre d'y arriver. Alors, je vous rappelle rapidement ce qui s'est passé et ce qu'on a réussi à faire. On a réussi à obtenir de la part du tribunal de commerce de Paris l'autorisation, et c'était une dérogation, de lancer une procédure dite de classe de parties affectées. C'est une procédure qui est utilisée généralement par des beaucoup plus grosses sociétés que nous. C'est donc un outil assez rare qui permet de renégocier un plan global de restructuration de la dette, mais avec un traitement différencié pour les différentes classes de créanciers. Et donc, on a d'abord publié nos différentes classes de créanciers, ça c'était pendant l'été, donc c'est arrivé là au mois de juillet-août, et ensuite on a présenté donc un plan qui proposait de traiter de façon différenciée ces différents créanciers. Si le plan est finalement approuvé et donc publié par le tribunal de commerce de Paris, il s'impose à tous, y compris ceux qui auraient voté contre. Nous sommes aujourd'hui à un moment particulier puisque jusqu'à vendredi, il y a trois jours, les votes pour ce plan étaient ouverts. D'abord les votes pour les créanciers jusqu'au 2 octobre, puis les votes des actionnaires le 3 octobre. Et nous avons annoncé ce matin avoir obtenu qu'une majorité de classes ont voté positivement sur le projet de plan que nous avons donc présenté. Donc, c'est une étape majeure que nous avons passée ce matin et qui nous permet maintenant de nous acheminer vers l'étape suivante. Alors, juste pour revenir sur ce que ça veut dire, ce plan, il propose donc une réduction de la dette de façon très significative puisqu'au total, nous passerions, une fois le plan adopté, de 40,3 millions d'euros de dettes à 12,1 millions d'euros. Donc, 70 % de réduction de l'endettement de la société, y compris donc un abandon de 55 % du capital et des intérêts de la dette de la Banque Européenne d'Investissement et 100 % des redevances sur les ventes que nous avions accordées lors de la dernière renégociation avec la Banque Européenne d'Investissement, la BEI. En échange, la BEI obtiendra 10 % du capital de la société post-sauvegarde et post-opération de financement, avec, il faut le souligner, une période de conservation de ses actions de deux ans, donc ce qu'on appelle en anglais un lock-up. Donc, la BEI n'a pas pour vocation et ne pourra pas prendre les actions de la société et les revendre au fil de l'eau pendant les deux années qui suivent donc l'opération de financement du plan de sauvegarde. Il n'y aura pas de conversion supplémentaire de dette en capital, donc dans le cadre de ce plan, et il y a eu donc un abandon total des dettes non sécurisées, comme on le voit ici, c'est-à-dire les prêts garantis par l'État qui nous restaient à payer et d'autres dettes, en particulier une avance remboursable. Alors, non seulement la dette est réduite de 70 %, enfin, serait réduite quand le plan, une fois le plan approuvé, mais elle est rééchelonnée sur 10 ans. Et donc, vous voyez en bleu ici sur cette diapositive l'échéancier qui court encore, qui courait jusqu'à ce qu'on rentre en sauvegarde, et donc vous voyez qu'il y avait des remboursements très importants dans les toutes prochaines années, 2026 à 2029, donc des paiements que nous n'aurions pas été capables, bien sûr, de faire, alors qu'avec le nouveau plan, il n'y a carrément, il n'y a quasiment pas de paiement sur les trois prochaines années, 2026, 2027, 2028, un paiement très, très, très peu important en 2029, et donc tout l'argent que nous pourrions lever dans le cadre du plan de sauvegarde sera totalement investi sur la croissance donc commerciale de la société et l'atteinte de la rentabilité. Je précise, et je vois qu'on me le demande, qu'il y a effectivement une clause de retour à meilleure fortune telle que nous l'avons publiée dans le plan, qui est de l'ordre de 3 millions d'euros, donc vous voyez qui permettrait, dans le cadre d'un grand succès de la société aux créanciers, en particulier à la BEI, de retrouver 3 millions d'euros dans l'agrégat en plus, ce qui n'est pas très significatif. Donc, comme je le disais, le plan de sauvegarde repose sur deux piliers. Le premier pilier, c'est la réduction de la dette, donc nous avons obtenu le vote qui nous permet de présenter ce plan avec la réduction de la dette au tribunal de commerce de Paris, et le deuxième volet, c'est le financement de ce plan, et donc notre but, c'est de faire une augmentation de capital concomitamment donc à la sortie du plan de sauvegarde, de la procédure de sauvegarde, qui nous permette de financer la société jusqu'à la rentabilité. Et pour ça, nous avons prévu, tel qu'annoncé, de lever au moins 5 millions d'euros, donc ça pourrait être de 5 à 8 millions d'euros, sous forme d'ABSA, c'est-à-dire des actions auxquelles sont attachés des bons de souscription d'actions. Ces bons de souscription d'actions, s'ils sont exercés plus tard, permettront de lever aussi de 5 à 8 millions d'euros s'ils étaient exercés quasiment dans leur totalité. Le prix de l'opération sera fixé à l'issue de la décision du tribunal début novembre, mais d'ores et déjà, tel que nous l'avons publié dans le plan, il aura un maximum de 0,12 euros, de 12 centimes d'euros, donc ça, c'est quelque chose sur lequel il est important d'insister. Par ailleurs, afin d'aligner les intérêts de tous, et je suis sûr qu'il y aura des questions là-dessus, mais le but aujourd'hui, bien sûr, c'est de faire cette opération dans l'intérêt de tous les actionnaires, il y aura une attribution gratuite de BSA pour l'ensemble des actionnaires. Il y aura plus de détails qui seront donnés ultérieurement à ce sujet. Donc, on est dans un cadre où on va normalement, si on arrive à mener à bien donc ce plan, réduire la dette considérablement, c'est ce qu'on a présenté, qu'on a encore présenté ce matin, donc ça, c'est quelque chose de majeur puisque ça veut dire que la valeur d'entreprise a un discount important grâce à ça, et par ailleurs, de faire une levée de fonds avec un prix que l'on espère qui sera au maximum de 0,12, et donc de réduire, bien sûr, l'impact au maximum sur les actionnaires. Je vous rappelle le calendrier, donc le 27 octobre, nous présenterons le plan complet au tribunal de commerce de Paris. Il publiera sa décision quelques jours ou semaines tout au plus après, et donc concomitamment, nous pourrons lancer l'opération de financement. Voilà, je vais passer la parole maintenant à Côme, qui va vous commenter les résultats semestriels publiés il y a à peine quelques jours. Voilà, Côme. Oui, bon, je vais être assez bref comme ça pour laisser le plus de temps aux questions-réponses. Alors, c'est ça, il n'y a pas les chiffres parce qu'il y a un bug, mais ce qui est important de vous dire, c'est que depuis mon arrivée et le retour de Sacha, on s'est évertué à réduire de manière très significative les coûts et à faire en sorte que chaque euro dépensé soit dépensé de manière très rationnelle et engendre le maximum de retour sur investissement. Donc, vous voyez qu'on a réduit les dépenses de manière très significative depuis 2021, de 40%, ce qui est un énorme effort. Et à peu près sur tous les secteurs, majoritairement, ça a été sur le marketing et les équipes commerciales, et ça a été un effort particulier aux États-Unis où ce qu'on a constaté lorsqu'on est arrivé, c'est qu'il y avait une productivité par vendeur qui était très faible, de l'ordre de $200 000 par vendeur, ce qui n'était pas suffisant. Et donc, on a retravaillé avec une équipe restructurée pour la rendre beaucoup plus efficiente, et ce qui est intéressant, c'est qu'on a constaté un chiffre d'affaires qui était en augmentation malgré une équipe dont la taille avait été divisée par deux. Et aujourd'hui, on a une rentabilité qui commence à être très satisfaisante puisqu'on a une productivité par vendeur qui est de l'ordre de $800 000 à $900 000. Et aujourd'hui, on peut désormais, et on le fait d'ailleurs, on l'a fait plusieurs fois au cours de l'année, augmenter la taille de l'équipe commerciale parce que l'on sait que chaque euro investi dans un individu, dans un commercial, il y a un retour sur les ventes assez rapidement dans les six mois à venir. Donc, il y a souvent une question sur le fait du ramp-up commercial. C'était difficile d'accélérer la croissance lorsqu'on réduisait la taille commerciale. Aujourd'hui, on est en train de l'augmenter, et donc ça devrait, et on l'espère, s'accompagner d'une accélération de la croissance et que l'on a vue déjà au premier semestre où on a augmenté la taille de l'équipe commerciale de quatre à six, et on va l'augmenter encore au deuxième semestre, alors pas de manière distendueuse, de manière mesurée, mais on espère voir le retour sur investissement assez rapidement. Par ailleurs, on a également fait des économies sur tout ce qui est G&A, donc c'est administratif, là où c'est assez facile en fait de faire des économies, mais de manière assez importante, on a réduit aussi certains avantages, donc vraiment une gestion rigoureuse de l'argent et de l'argent des actionnaires. Et pour autant, un des investissements en R&D qui se sont maintenus, un peu moindre en 2021 puisqu'on avait développé la nouvelle génération de système, donc il y avait nécessité un peu plus d'investissement, mais aujourd'hui, on continue à investir sur la plateforme pour garder notre avance technologique. Peut-être juste comme ce qui manque, les chiffres sur la diapo, on ne sait pas pourquoi, juste voilà, la réduction de 40%, ça correspond quand même à peu près à 3 500 000 € sur un semestre, donc en annualisé 7 millions d'euros d'économies pour des ventes qui sont tout à fait comparables, donc on voit qu'on a vraiment considérablement amélioré les ratios financiers. Absolument. Ensuite, la prochaine slide, c'est sur les comptes, sur le compte des résultats, donc c'est un témoignage de ce que je disais juste avant, donc le chiffre d'affaires, vous voyez qu'il est stable, mais ça cache quelque chose, c'est qu'aux États-Unis, on a une croissance assez significative et qui s'est accélérée au deuxième trimestre, et on continue à avoir une bonne traction commerciale sur les mois actuels. Donc, on a sur ce marché qui est le marché principal de la société, puisque c'est 70 à 80% du chiffre d'affaires de la société, on a une vraie traction. En Europe et dans le reste du monde, c'était un peu plus difficile compte tenu notamment de la procédure de sauvegarde où on a manqué certaines opportunités à cause de cette procédure, mais on a aujourd'hui identifié un certain nombre de leviers pour revenir à la croissance. Donc, en effet, on est en décroissance sur ce segment-là au S1, mais on espère que le S2, on voit une reprise des ventes. Sur les coûts, vous voyez qu'on a continué à réduire les coûts sur la plupart des départements, et donc vous voyez un résultat opérationnel courant dont la perte est réduite de 32%, ce qui est très significatif, et comme Sacha le mentionnait, notre objectif aujourd'hui numéro un, c'est d'atteindre la rentabilité au plus vite en 2027, donc c'est ce qu'on a fait. C'est le principal levier, c'est d'abord de réduire les coûts, et le deuxième levier, c'est d'accélérer sur la croissance, et c'est ce qui est prévu d'être fait au cours de l'année et dans notre plan de développement de sauvegarde. Merci beaucoup, Come. Donc, en conclusion, parce que je pense ce qui est mieux, c'est de c'est bien sûr d'essayer de répondre à vos questions. On en est à un moment qui est vraiment très intéressant, même si on sort de cette période où on est encore dans cette période qui est difficile, puisqu'évidemment, on soyons clairs, on se serait bien passé, bien entendu, de rentrer en procédure de sauvegarde, mais aujourd'hui, bien, on peut être assez fier de là où on en est dans cette procédure, puisqu'on est confiant maintenant sur l'avenir. Surtout, ce qui est important, c'est, comme le disait Come à l'instant, on a une dynamique commerciale aux États-Unis que nous n'avons jamais eue auparavant. Encore une fois, l'équipe est ultra motivée parce qu'elle vend donc significativement. Donc, on a aujourd'hui une activité commerciale qui est très nourrie, on a un fort soutien donc des médecins aux États-Unis. Donc, voilà, on est aussi, on sent qu'on devient très attractif pour des partenaires commerciaux qui voient l'importance que le Sellvisio est en train de prendre dans ces indications. On a aussi donc lancé notre programme Sell Tolérance autour des intolérances alimentaires et du syndrome de l'intestin irritable, et on a aujourd'hui une forte dynamique qui va se concrétiser là dans les mois qui viennent et l'année prochaine. Et donc, grâce à ça, on est capable d'ouvrir de nouveau des pays qui sont à fort potentiel et qu'on avait fermés dans les années précédentes. On a annoncé avoir ouvert l'Australie avec là aussi une très bonne dynamique, avec un partenaire commercial puissant, et on est en train de travailler sur la réouverture de pays à fort potentiel, que ça soit au Moyen-Orient, en Amérique latine ou bien sûr en Europe, évidemment, ou au Royaume-Uni. Au niveau réglementaire, justement, bien, on est en train d'obtenir de nouveau l'enregistrement dans certains pays, en Chine aussi, on ne l'a pas mentionné ce soir, on en reparlera une autre fois, mais on est en train de transformer la situation en Chine et on espère obtenir dans un avenir proche l'enregistrement de notre nouvelle génération de Sellvisio en Chine et ainsi de relancer la commercialisation en Chine avec des partenaires. Et puis, j'ai parlé du remboursement, bien sûr, très important qu'on espère avoir en France pour les kystes du pancréas, en tout cas, on sent qu'on a un fort soutien pour ça. Et puis donc, on est toujours dans cette dynamique de partenariat à la fois pour accélérer notre effort commercial, mais aussi dans des indications que l'on ne va pas lancer commercialement nous-mêmes et qui sont intéressantes pour des partenaires qui voient l'intérêt stratégique de combiner notre technologie avec leur propre plateforme technologique. Et donc ça, c'est quelque chose qui suit son cours et pour lequel il y a des efforts qui sont mis. Voilà, donc je vais m'arrêter là. Merci beaucoup, Sacha. Merci, Côme également. Alors, effectivement, on reçoit pas mal de questions. On va commencer peut-être par une question portant sur le projet d'augmentation de capital. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus ? Alors, je sais qu'il y a beaucoup d'éléments qui ont été donnés dans le cadre des dernières communications, mais peut-être juste de revenir un petit peu sur ce projet d'augmentation de capital et voilà, et l'impact sur les actionnaires individuels. Bien sûr. Alors, ça fait maintenant effectivement des mois et des mois qu'on a communiqué sur le fait qu'il serait nécessaire, il sera nécessaire de faire une augmentation de capital pour justement financer la société jusqu'à la rentabilité, comme nous l'avons dit. Donc, nous avons en parallèle de la négociation sur la réduction de la dette mené des discussions bien sûr avec des investisseurs. Ces discussions disons ont changé de nature dans les dernières toutes dernières semaines parce que la maintenant la possibilité donc de réduire la dette de façon très significative et le vote obtenu donc vendredi et annoncé ce matin, bien sûr et bien donne des perspectives très intéressantes à la société, ce qui a été parfaitement compris par les actionnaires à qui nous parlons. Et donc, nous avons aujourd'hui, disons, une confiance très élevée sur le fait que nous sommes de nouveau attractifs pour des investisseurs qui comprennent que la société est à un tournant stratégique majeur et qu'elle va pouvoir ressortir de cette procédure de sauvegarde avec un plan financé, un bilan très assaini et donc tout ce qu'il faut avec une dynamique commerciale importante et tout ce qu'il faut donc pour transformer l'essai et devenir une société rentable avec une innovation qui reste aujourd'hui absolument clé pour le monde médical et en particulier dans les indications donc que j'ai mentionnées aujourd'hui. Donc, nous faisons tout ce qu'il faut pour que l'augmentation de capital soit la plus intéressante pour toutes les parties prenantes, bien sûr, y compris les actionnaires que nous sommes. Et donc c'est ce qui se passera avec un montant qui, comme je l'ai dit, sera d'au minimum 5 millions d'euros et des BSA attachés aux actions qui permettront à terme dans les mois qui suivent, avec l'appréciation de l'action, de lever plus d'argent pour nous donner tout ce qu'il faut pour atteindre la rentabilité. Merci beaucoup. Alors, vous êtes une société assez exposée aux États-Unis et tant mieux. Quel est l'impact de la politique en termes de droits de douane de Trump sur votre business aujourd'hui ? Alors, bien entendu, comme toutes les sociétés de dispositifs médicaux, nous avons été cette année impactés par les tarifs, donc les droits de douane de Trump, qui aujourd'hui se montent à 15%. Donc, évidemment, c'est 15% sur notre prix de transfert vers notre filiale américaine. Et donc, en ce moment, nous travaillons sur l'optimisation de notre accord, donc qu'on appelle intercommercial, en interco entre ou intercompagnie, entre donc la maison mère et la société filiale américaine, pour justement minimiser l'impact des tarifs et nous permettre donc d'avancer comme ça. J'ai une question sur la maturité de Sellvisio. Aujourd'hui, voilà, vous fêtez cette année les 25 ans d'existence de Mauna Kea. C'est quoi en fait les gros drivers de croissance aujourd'hui ? Alors, les gros drivers de croissance sont, grand un, le fait que le Cellvizio pour la caractérisation des kystes du pancréas est en train de devenir, en bon français, un must-have, c'est-à-dire une technologie nécessaire et non pas juste donc ce qu'on appelle un nice-to-have, c'est-à-dire quelque chose qu'il est bien d'avoir. Et ça, c'est ce qu'on voit aux États-Unis. On parle à des médecins qui nous disent : « Ok, on a vu, on a parlé à nos collègues, on a vu les publications, on était à votre symposium, on sait qu'aujourd'hui nous devons nous équiper en Cellvizio et qu'essayer de soigner des gens qui ont un kyste du pancréas et de faire un diagnostic sans Cellvizio, ça n'est pas raisonnable. » Ça, c'est le pilier numéro un. Deuxièmement, bien, sur les autres indications, on voit aussi un très bon momentum. Donc, le cancer de l'œsophage, le cancer de l'estomac et un énorme réservoir de croissance qui est donc les intolérances alimentaires dans l'ensemble, dans le reste du monde. Donc, on a ça et donc des partenariats commerciaux qui vont nous permettre d'accélérer sans investir significativement nous-mêmes dans un réseau commercial avec des personnes employées en propre par la société. Donc, voilà aujourd'hui ce que je dirais les piliers les plus importants de notre croissance. Merci, merci Sacha. Alors, j'ai Pascal qui demande pour son épouse : « Où pourrait-elle bénéficier d'un examen par le Sellvisio en France ? » Oui, on le voit et c'est très important. Si on souffre de reflux gastro-œsophagien pendant plusieurs années, c'est très important d'aller avoir une procédure avancée de visualisation de l'œsophage. Donc, il y a un certain nombre de centres qui font ça, je ne peux pas les dire ici. Donc, je vous propose de nous contacter par email et on, bien sûr, on vous enverra des recommandations et on sera même capable de, bien sûr, de vous recommander auprès de médecins dans différentes régions françaises qui pourront faire un examen Cellvizio. Merci Sacha. Une question de Francis : « Où sont fabriqués les dispositifs aujourd'hui ? » Vos équipements, pardon ? Nos équipements sont fabriqués, sont assemblés au rez-de-chaussée de notre immeuble ici au 9 rue d'Enghien, dans le 10e arrondissement à Paris. Il y a une partie qui n'est pas assemblée par nous, qui est la partie à faible valeur ajoutée, donc le câblage, etc. Et ensuite, c'est nous qui assemblons toute la partie très technologique du Sellvisio, donc la partie qu'on appelle une partie opto-mécatronique, c'est-à-dire les lasers, les lentilles, les miroirs résonants, etc. Tout est fait ici. Merci beaucoup. Est-ce que vous pouvez nous toucher un petit mot sur les brevets aujourd'hui, parce que ça constitue de véritables barrières à l'entrée ? Combien vous en avez aujourd'hui ? Alors, on a encore près de 200 brevets actifs. Il y en a quelques-uns, bon, mais qui ne sont aujourd'hui plus actifs, c'est normal, on existe depuis déjà un moment. Et donc, on a aussi des nouveaux brevets et on a pas mal fait d'annonces là-dessus qui tournent autour de l'intelligence artificielle qui va se coupler avec l'imagerie Cellvizio pour de plus en plus améliorer encore la facilité d'utilisation et l'adoption du Cellvizio. Donc, beaucoup de travail fait de ce côté-là. Et donc, on a maintenant 13 brevets spécifiques sur le couplage de l'intelligence artificielle avec l'imagerie Cellvizio. Et on travaille aussi avec des académiques, des partenaires académiques pour justement améliorer encore ces outils d'intelligence artificielle et devenir une plateforme où on pourra utiliser éventuellement des intelligences artificielles développées par des partenaires académiques. Donc, voilà, voilà pour ce qui est de la propriété intellectuelle qui est donc très riche chez Mauna Kea. C'est ce que l'on comprend. Merci. Thibault qui demande : « Quels sont les leviers dont vous disposez pour revenir sur l'ancien niveau de remboursement aux États-Unis ? » Alors, très bonne question et on a d'ailleurs fait un point aujourd'hui. Alors, d'abord, premier point très important. On a mis derrière nous finalement, je dirais le traumatisme de la baisse du remboursement. Vous vous souvenez, en 2024, effectivement, on a souffert d'une baisse, on était passé du niveau 3 au niveau 2. On va garder ça comme ça. L'équipe en place aujourd'hui ne souffre plus du tout de cette baisse. Pourquoi ? D'abord, dans les kystes du pancréas, en fait, on a un remboursement très attractif encore aujourd'hui, puisque l'utilisation du Sellvisio permet de doubler le remboursement dont bénéficie l'hôpital pendant la procédure. C'est-à-dire que sans Sellvisio, il touche $1,800, avec le Sellvisio, il touche $3,700. Pour ce qui est de l'œsophage, c'est encore mieux. On multiplie le remboursement par 2,5. Donc, ça passe de $900, $938 à peu près $2,300, $2,400. Donc, le remboursement, il est très bon. Bien sûr, il serait encore meilleur si on était au niveau 3. Alors, ce qu'on fait pour essayer de retourner au niveau 3, c'est qu'on a corrigé les erreurs qui étaient faites par les hôpitaux qui reportent le coût d'une procédure à Medicare et Medicaid et qu'on soumet à Medicare et Medicaid périodiquement, tous les trimestres, des nouvelles données qui montrent que justement ça a été corrigé et que donc le coût est beaucoup plus élevé. Et donc, on voilà, on attend le moment où ils vont dire : « Ok, vous êtes repassé dans un régime qui nous permet de vous remettre au niveau 3. » Mais aujourd'hui, la croissance aux États-Unis et la dynamique commerciale ne sont plus liées directement à ce niveau de remboursement. Si on le retrouvait, alors là, on aurait une accélération supplémentaire de la croissance qui serait considérable. Merci Sacha pour la réponse. J'ai une question sur les BSA. À qui seront-ils attribués ? Je pense qu'il serait important de bien distinguer. Oui. Les potentielles émissions de BSA. C'est peut-être l'occasion d'ailleurs de juste redire un mot important sur cette augmentation de capital. L'augmentation de capital est évidemment une très bonne nouvelle. Encore une fois, elle intervient dans le cadre d'un plan de sauvegarde avec une dette réduite potentiellement de 70%. Donc, comme je l'ai dit, l'augmentation de capital va servir uniquement à financer le développement commercial et la croissance de l'entreprise pour aller à sa rentabilité. Donc, ce n'est pas de l'argent qui est fait pour repayer des créanciers ou autre chose de non productif. Donc, c'est de l'argent levé qui va être 100% productif pour les actionnaires. Donc, bien sûr, il va y avoir une dilution associée. Il y a toujours une dilution associée à une augmentation de capital, mais cette dilution, en fait, va s'accompagner normalement d'une forte croissance de la valeur de l'entreprise, puisqu'encore une fois, la dette va être réduite de 70%. Et donc, quand on regarde la valeur d'entreprise de la société, elle va devenir très attractive. Et donc, normalement, les investisseurs, en particulier institutionnels, vont être capables de revenir sur une valeur dont encore une fois, le bilan aura été particulièrement assaini et avec un plan très robuste pour atteindre la rentabilité. Les BSA, donc, distinguons effectivement deux types de BSA. Il y aura des BSA attachés aux actions nouvelles souscrites dans le cadre de l'augmentation de capital, mais nous avons décidé aussi d'attribuer des BSA à tous les actionnaires qui sont aujourd'hui donc actionnaires de la société et qui ne souscriront pas à l'augmentation de capital pour justement les associer aussi au succès financier futur de l'entreprise et à la croissance de son cours de bourse que l'on espère, bien sûr, dans le futur. Merci pour ces explications, Sacha. Une question sur la rentabilité, à quelle échéance, même si vous en avez déjà parlé, peut-être Come, une question pour toi. Oui, bien sûr. Donc, la rentabilité, on l'envisage ou en tout cas, on la vise en courant 2027. Voilà, c'est dans le cadre de notre plan de sauvegarde qu'on a modélisé de manière assez prudente avec et en partant justement de ce que l'on voit aujourd'hui, c'est-à-dire l'attraction commerciale assez forte aux États-Unis, une partie du reste du monde où c'est plus compliqué parce qu'on n'a pas de remboursement, mais l'idée c'est qu'on bénéficie de la croissance de cette tolérance puisqu'on ouvre de nouvelles géographies récemment avec l'Australie et on discute aujourd'hui pour l'ouvrir à de nouveaux territoires au Moyen-Orient et en Amérique latine. Donc, la croissance sera moindre, mais sera là également. Donc, on a des hypothèses très prudentes et même avec ces hypothèses prudentes, on envisage en effet d'atteindre la rentabilité en 2027. Voilà. Encore une fois, l'idée c'est de continuer à réduire ce cash burn et que tout euro investi dans la société maintenant ait un retour sur la rentabilité très importante. D'accord. Est-ce que vous pouvez nous dire, en fait, nous résumer en quelques mots les raisons pour lesquelles vous êtes extrêmement confiant ? Alors, on est confiant d'abord parce que depuis l'entrée dans la procédure de sauvegarde, on a annoncé beaucoup de bonnes nouvelles. Donc, on a montré effectivement qu'on avait une dynamique qui était très bonne. Et encore une fois, bien sûr, certains vont dire : « Oui, mais attendez, sur le premier semestre, vous avez finalement eu un chiffre d'affaires qui a baissé de 5 %. » C'est vrai, mais si on regarde encore une fois à l'intérieur de ces moins de 5 %, on avait une très belle croissance aux États-Unis qui est notre marché numéro un. Et effectivement, on avait un décalage sur le reste du monde, en particulier parce qu'on a la Chine qui n'a pas été productive et on mettait en place notre nouveau réseau d'agents et distributeurs sur cette tolérance. Et on va voir les effets de tout ça au deuxième semestre et bien sûr en 2026. Donc, d'abord, voilà, on a tous les signes aujourd'hui qui montrent qu'aux États-Unis, on a vraiment, on est sur une période de potentiel de très forte croissance qui va nous permettre d'atteindre la rentabilité, donc comme vient de le dire. Deuxièmement, encore une fois, l'assainissement des ratios financiers de la société est majeur. Je ne vais pas redire les chiffres une dixième fois, mais donc on passe d'une société qui avait des ratios d'aide sur equity qui étaient très importants. Et on va revenir à quelque chose de très raisonnable avec encore une fois un rééchelonnement des paiements de la dette résiduelle qui est très avantageux avec quasiment rien à payer sur les quatre prochaines années. Donc, voilà, tout laisse à penser aujourd'hui qu'on a vraiment fait ce qu'il fallait. On est dans un tournant stratégique important et on va être capable de délivrer donc de la croissance et du retour sur investissement pour nos actionnaires, surtout de la création de valeur. Donc voilà, on est aujourd'hui confiant sur le fait que les actionnaires avec qui on a des discussions aujourd'hui, bien, on partage cette vision et considère que l'entreprise est en train de devenir, au moment où donc ce plan de sauvegarde sera approuvé, une entreprise dans laquelle c'est très intéressant d'investir. Je vois le temps qui passe. Si vous le voulez bien, on va peut-être terminer avec une ou deux dernières questions. En dehors des États-Unis, c'est quoi les autres zones cibles de prédilection pour Mauna Kea aujourd'hui ? Alors, on croise les doigts et malgré la situation un petit peu étonnante que vit notre beau pays, bien, on a bon espoir d'obtenir le remboursement en France. Mais je dirais de façon plus importante, la Chine, bien, est une zone où on pense qu'on peut redémarrer une activité importante. Et on a aujourd'hui en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe une activité autour des intolérances alimentaires qui est nourrie. Et comme je le disais, on a des nouvelles zones qui sont en train de s'ouvrir où là, on a des potentiels très importants, que ce soit encore une fois au Moyen-Orient, en Turquie, en Australie, ce qu'on a déjà fait en Amérique latine. Donc, ça va faire un réservoir de croissance important, encore une fois, avec un réseau d'agents et distributeurs qui ne sont pas des employés directs de la société. J'ai peut-être une dernière question. J'ai une personne qui me demande s'il y a un comparable, en fait, s'il y a une société en fait qui développe un système comparable au Sellvisio aujourd'hui. Alors, il y en a une qui est en Chine, qui est donc une sorte de copie du Sellvisio, mais qui n'a pas du tout les mêmes performances que le Sellvisio, qui n'est bien sûr pas du tout approuvé en dehors de Chine, et qui a d'ailleurs beaucoup de mal aussi à trouver un marché en Chine parce que leur technologie marche beaucoup moins bien. Et c'est le seul endroit où aujourd'hui il y a une technologie comparable au Sellvisio. Ok, je pense qu'on peut, on a répondu à une grande partie, je pense, une grande partie des questions. Merci à tous, merci de vous être mobilisés aujourd'hui. Merci de l'intérêt porté à Mauna Kea. Merci Come, merci à Sacha. Bravo pour les dernières avancées, on peut le souligner quand même, c'est une grande avancée pour l'assainissement et pour le prochain cycle de Mauna Kea que l'on souhaite porteur pour l'ensemble des parties prenantes. On se parle à l'occasion d'une prochaine visioconférence et je vous souhaite une très bonne soirée à tous. Merci. Merci Nisa, bonne soirée à tous et merci à tous. Bonjour, bienvenue à cette nouvelle réunion dédiée aux actionnaires et investisseurs particuliers de Mauna Kea. C'est une occasion de revenir sur l'étape franchie par la société, une étape.