Sensorion SA (EPA:ALSEN)
0.4180
-0.0120 (-2.79%)
May 14, 2026, 5:35 PM CET
← View all transcripts
Investor Update
Apr 7, 2025
Bonsoir à tous et merci pour votre présence à ce nouveau webcast organisé par la société Sensorion à destination de ses actionnaires individuels. Comme d'habitude, et pour une meilleure fluidité de la connexion, nous vous demandons de laisser fermés à la fois votre micro et votre caméra. Vous avez bien sûr la possibilité de poser toutes vos questions par écrit dans la fenêtre « Conversation » qui est en haut sur la gauche de votre barre de navigation. Nous les poserons à l'équipe de direction au terme de sa présentation. Cette dernière sera déroulée par Nawal Ouzraine, Directrice Générale de Sensorion, et Lauren Danon, Directrice Financière. Sensorion étant une société cotée, je vous laisse prendre connaissance de l'avertissement réglementaire visible à l'écran. Sachez enfin que vous pourrez revisionner et réécouter cette webconférence dans les prochains jours depuis le site de la société.
Je laisse maintenant la parole à Nawal Ouzraine, Directrice Générale. Nawal, c'est à vous.
Merci beaucoup, Bruno. Bonsoir à tous. J'espère que vous allez bien. Merci d'avoir accepté ce rendez-vous pour parler de Sensorion en ces temps, on va dire, assez tourmentés, vu qu'on n'a pas eu l'opportunité de se parler parce qu'on n'a pas encore eu notre rendez-vous sur les données du programme AudioGen. On a pensé que c'était important d'ouvrir la ligne à nos actionnaires individuels comme on le fait avec nos actionnaires institutionnels. Donc, je vais commencer par vous donner une présentation générale de Sensorion que j'estime la plupart d'entre vous connaissent déjà, et ensuite je rentrerai dans le détail des programmes respectifs avant d'ouvrir la session questions-réponses. Alors, si on passe à la prochaine slide. Donc, Sensorion, comme vous le savez, c'est une biotech qui développe une franchise pour faire trois choses. On souhaite restaurer l'audition chez les bébés qui naissent sourds.
On souhaite traiter l'audition après la perte d'audition, une fois qu'elle est intervenue, et on souhaite prévenir la perte d'audition dans des situations où on sait qu'elle peut intervenir. En ce qui concerne notre portefeuille de produits, nous avons deux programmes de thérapie génique en développement. Le premier programme, le plus avancé, le SENS-501, qui est aujourd'hui en clinique, et le deuxième programme qui est concentré sur le gène GJB2, que j'appelle le Saint Graal, qui va rentrer en clinique en début d'année prochaine. On a également une petite molécule, SENS-401, qui est presque un portefeuille en elle-même, qui aujourd'hui est investiguée pour sa dernière indication, qui est la prévention de l'ototoxicité liée à l'acide platine. Comme vous le savez, on a beaucoup de partenariats avec des institutions du plus haut niveau, telles que l'Institut Pasteur ou l'Hôpital Necker-Enfants Malades.
Et depuis ces 18 derniers mois, on a eu l'opportunité de lever 100 millions d'euros auprès d'investisseurs spécialisés dans le domaine de la santé, qui ont permis d'avancer le portefeuille de produits. Sur la prochaine diapo, juste pour vous rappeler, vous le savez, j'imagine, la perte auditive est un problème de santé publique. C'est déjà énorme. En 2019, on estimait qu'il y avait environ plus de 400 millions de personnes qui souffraient de perte d'audition, mais qui étaient très handicapantes, et on pense que ce chiffre va presque doubler en 2050. Quand vous regardez les causes qui suscitent cette perte d'audition, elles sont multiples. Environ la moitié, ce sont des causes génétiques, et l'autre moitié peut être divisée par des causes environnementales, telles que l'exposition au bruit ou le vieillissement, ou l'autre moitié, qui sont idiopathiques.
Malheureusement, on n'est pas au clair encore sur les raisons pour lesquelles ces pertes d'audition se génèrent. C'est pour ça qu'on a pensé que c'était très important de développer un portefeuille de produits qui puisse faire les trois choses. Donc, traiter les pertes génétiques, les causes génétiques, prévenir les pertes d'audition quand on sait qu'elles peuvent intervenir, et puis traiter la perte d'audition une fois qu'elle est intervenue. Sur la prochaine diapo, cette diapositive reflète en fait le business model de Sensorion, comme je l'ai évoqué précédemment. En fait, ce qui est très important pour nous, c'est de travailler avec finalement les meilleures institutions mondiales pour pouvoir relever ces défis de prévention, traitement et restauration.
Donc, on va dire, nos avancées en thérapie génique ont commencé avec un accord très important avec l'Institut Pasteur, qui s'est complémenté avec une étude d'histoire naturelle qui a commencé avec l'hôpital Necker Enfants Malades, et qui aujourd'hui comprend 10 centres partout dans le monde. On travaille aussi avec les gros industriels du secteur, tels que Cochlear, qui est le leader mondial des implants cochléaires, ou Sonova, qui est le leader mondial des aides auditives, pour avoir une compréhension beaucoup plus fine et affûtée du diagnostic et du parcours patient. En miroir de ça, on met en place en fait les capabilités en interne pour pouvoir délivrer dans la promesse de la science et des promesses médicales. On a une équipe préclinique assez riche. On a une équipe clinique avec des médecins et des audiologistes pour pouvoir avancer nos programmes cliniques.
On a des ingénieurs, parce que sur la partie thérapie génique, on a des bioréacteurs jusqu'au 50 litres. Nous sommes responsables du développement de procédés et du développement analytique qui permet de caractériser nos programmes de thérapie génique. Et ensuite, on travaille en partenariat avec un CDMO pour la partie GMP. Et bien sûr, nous travaillons avec nos experts réglementaires au niveau mondial, donc des gens très expérimentés avec les réglementations européennes ou américaines. Et on travaille aussi de manière étroite avec les associations de patients. Prochaine diapo. Alors, voici la visualisation de notre portefeuille de produits. En bleu foncé ici, vous voyez en fait les avancées de nos programmes de thérapie génique. Alors, le premier programme qui est concentré sur la restauration de l'autoferline, le Sens 501, ce produit est investigué aujourd'hui dans une étude de phase 1-2.
Comme vous l'avez vu l'année dernière, on a fini le recrutement de la première cohorte. On a obtenu en fait le feu vert du comité indépendant de revue des données pour escalader la dose. Aujourd'hui, on va terminer le recrutement de la deuxième cohorte avec cette dose plus élevée d'ici milieu d'année. Entre-temps, on va communiquer les premières données que nous avons obtenues en termes d'efficacité. Le deuxième programme, qui est concentré en fait sur le gène qui est responsable de la plus grosse cause de surdité à la naissance, c'est le gène qui s'appelle GJB2. On a beaucoup avancé depuis la dernière fois qu'on s'est parlé sur ce programme-là. On va démarrer l'étude de toxicologie qui est réalisée en fait dans des modèles animaux.
Et en parallèle, on va produire les lots cliniques qui vont venir tous les deux venir substancier en fait la demande d'autorisation clinique qui est attendue en tout début d'année prochaine. Sur la partie verte de notre pipeline, c'est la petite molécule, le SENS-401. Donc, la première indication, qui est la préservation de l'audition résiduelle après l'implantation cochléaire. C'est un programme en collaboration avec Cochlear. Je sais que vous êtes tous très curieux des prochaines étapes. Aujourd'hui, en fait, Cochlear a perdu l'exclusivité des données et des discussions fin de l'année dernière.
Depuis, en fait, on a étendu le champ des discussions avec d'autres acteurs, notamment de la biopharma, et on continue de discuter avec Cochlear, qui a souhaité en fait étendre l'exclusivité, mais finalement, ce n'est pas dans l'intérêt de Sensorion de continuer les discussions seulement avec Cochlear, vu que d'autres biopharmas sont potentiellement intéressés par la petite molécule. Donc, l'année dernière, vous vous rappelez, on a atteint le critère principal d'efficacité. Et à ce stade, où est-ce qu'on en est ? C'est qu'on engage, on éduque en fait les différents acteurs qui sont intéressés par le SERC-401. La deuxième indication qui est en cours, c'est la prévention de l'ototoxicité liée à l'acide platine. On a fini le recrutement pour cette indication et on va obtenir les résultats principaux fin de cette année.
Alors, en ce qui concerne les acteurs biopharma, juste pour votre information, ils ne sont pas juste intéressés par l'indication qui est concentrée sur la prévention de l'audition résiduelle après l'implantation cochléaire. Ils sont intéressés en fait par toutes les indications, et notamment les résultats de l'ototoxicité liée à l'acide platine seront un moment important pour eux. Voilà, si on va sur la prochaine diapo. Alors maintenant, je vais vous donner un état des lieux plus poussé sur la thérapie génique, en commençant par le Sens 501. Alors, juste pour rappeler en fait l'enjeu en fait de la thérapie génique, ce qu'on essaye de faire pour vraiment ces enfants, c'est un petit peu ce qu'on a essayé d'illustrer sur cette diapositive.
L'implant cochléaire, qui a été une innovation majeure il y a 30 ans, a permis en fait de restaurer une partie de l'audition sur, on va dire, une vingtaine de fréquences. Est-ce que ça donne aux enfants, en fait, pour pouvoir acquérir le langage ? Si je donne une image justement, c'est une image pixelisée. Donc, ce que le patient pourrait voir, c'est qu'il voit les formes, il voit les couleurs, mais par rapport à la photo que vous voyez ici sur votre gauche, il n'y a pas toute l'étendue de la beauté de la Mona Lisa. Et ce qu'on essaie de faire avec la thérapie génique, c'est de restaurer l'audition naturelle pour que ces enfants puissent reconnaître la voix des gens qu'ils aiment, pouvoir en fait apprécier la musique, et pas juste avoir en fait une capacité d'entendre dans une fréquence de son assez définie.
Donc, ce que ça donne en fait, on va dire, en simulation. Donc, on va commencer par une voix d'homme avec une audition normale. "The clown had a funny face." Et si on vous fait une simulation de ce qu'un patient entend quand il est implanté pour cette même voix. "The clown had a funny face." Donc, vous pouvez vraiment voir la différence. Donc, dans le premier exemple, en fait, on peut voir si c'est une voix grave, on comprend tous les mots. Dans la deuxième partie, avec l'implant cochléaire, on arrive à comprendre en fait les différentes fréquences, et du coup, on arrive à inférer la compréhension de la phrase, mais c'est beaucoup moins sensible que la première audition. Et sur la musique, c'est encore plus flagrant, donc là, c'est... "Time, you could have a party line."
Ça, c'est un exemple de morceau, et ça, c'est ce qu'une personne implantée entendrait. Donc, comme je le disais, l'implant cochléaire, malheureusement, ne permet pas d'avoir le même plaisir, en fait, dans la compréhension de la musique, ou même la joie d'écouter de la musique. Alors, donc, on pense vraiment qu'il y a une opportunité majeure, en fait, de transformer la pratique médicale avec l'introduction de la thérapie génique pour ces patients-là. Alors, prochaine diapo. On a commencé, en fait, avec une première indication qui est la déficience en otoferline. On a choisi cette première indication parce qu'en termes de preuve de concept, en fait, ça répond à beaucoup de critères. Les enfants naissent sourds de manière bilatérale. Il n'y a aucune, en fait, preuve que les enfants souffrent d'une dégénérescence de cellules ciliées internes qui doivent être, en fait, transduites.
Donc, ça représente environ 8% des cas de surdité à la naissance, pour en global. Donc, en prévalence, ça représente 20 000 cas aux États-Unis et en Europe. Et quand je dis Europe, c'est les quatre plus gros pays d'Europe. Et l'incidence, elle est estimée aux alentours de 1 100 nouveaux cas aux États-Unis et dans l'Europe. Donc, ces chiffres qui font de cette maladie, en fait, une maladie rare, du coup, on a été éligibles pour tous les programmes d'incentive. Donc, on a une désignation du médicament orphelin aux États-Unis et en Europe. On est aussi éligibles au Pediatric Voucher aux États-Unis. Et un point important dans, on va dire, la mise en place du dossier pour la mise sur le marché, c'est que le PIP, qui est en fait le plan pédiatrique, a été approuvé en Europe l'année dernière.
Donc là, c'est vraiment une opportunité d'éduquer les associations de patients, les agences réglementaires, les investisseurs, pour préparer le terrain pour le deuxième programme qui est le SINGRAL, qui est vraiment la perte auditive liée au GJB2. Et comme vous l'avez vu, GJB2, non seulement c'est la cause la plus importante de surdité liée à des causes génétiques à la naissance, mais c'est aussi une forme qui génère de la perte progressive chez les personnes âgées et chez les enfants. Et on estime dans ce cas-là qu'il y a environ 100 000 personnes entre 30 et 70 ans qui sont affectées par une forme de surdité progressive liée à ce gène, GJB2. Et les enfants qui naissent sourds ou qui ont une forme progressive, c'est environ 200 000 personnes.
Donc, vous le voyez, c'est 10 fois plus gros qu'Otoferllin. Alors, tous ces chiffres-là, c'est sur la base de ce qui a été reporté, mais aujourd'hui, il n'y a pas de diagnostic ou de génotypage systématique, donc il est assez probable, en fait, que ces chiffres soient sous-diagnostiqués. Si on va sur la diapo d'après. Ce qui s'est passé, en fait, au cours des 12 derniers mois, on a renouvelé notre collaboration stratégique avec l'Institut Pasteur, qui nous donne un accès exclusif à tous leurs brevets dans le domaine de la génétique de l'audition. Pour le programme de phase 1-2 du SENS-501, nous avons obtenu, en fait, l'autorisation de démarrer l'étude clinique en Europe, avec la France comme premier pays. Depuis, en fait, on a élargi à d'autres régions telles que l'Australie, le Canada.
Nous avons recruté la première cohorte à une vitesse qui a défié, on va dire, toute concurrence. On est allé beaucoup plus vite, même que les compétiteurs, sur les trois premiers patients. Et comme je le disais, nous avons obtenu la recommandation positive du comité indépendant de surveillance d'escalader la dose. En ce qui concerne le programme GJB2, on a présenté nos données de preuve de concept lors de gros congrès, notamment l'ESGCT et l'ARO aussi en début de cette année. Et ça conforte, en fait, notre conviction qu'on est les plus avancés sur le développement de ce programme de thérapie génique sur ce gène.
Alors, juste pour rappel, l'étude clinique qu'on a mise en place, c'est probablement une étude clinique qui présente des piliers d'excellence pour démontrer avec le minimum de patients que notre programme de thérapie génique peut non seulement restaurer l'audition, et dans la population de patients qui pourrait en bénéficier le plus, donc les enfants qui sont âgés entre 6 mois et 2 ans et demi, pour qu'ils puissent acquérir le langage. Donc, pour des enfants qui ne reçoivent, qui sont totalement naïfs de traitement, c'est-à-dire ils ne reçoivent pas d'implant cochléaire, ils sont naïfs d'implantation cochléaire, parce qu'on veut être vraiment dans un environnement où on peut démontrer ce qui se passe après l'injection de notre programme de thérapie génique. Donc, le design va commencer avec une première dose qu'on a terminée l'année dernière.
On a injecté trois premiers patients, on a le DMC qui nous a donné l'autorisation d'escalader la dose, donc on en est à la deuxième cohorte. On va injecter trois patients qu'on va terminer d'ici milieu de cette année, donc au courant de cet été. Et là, à ce moment-là, on aura encore le même comité de revue des données qui va revoir la totalité des données et faire une recommandation sur la dose qui doit être choisie pour injecter la cohorte d'expansion que vous voyez sur la deuxième partie de la diapo et les six prochains patients. Et là, vous pouvez voir que la différence entre la première partie de l'étude et la deuxième partie de l'étude, c'est qu'on va passer d'un critère d'évaluation principal qui est concentré sur la sécurité et la tolérabilité de la thérapie génique à l'efficacité.
Et aujourd'hui, si vous regardez au niveau de la compétition, on est la seule société qui arrive à montrer avec une seule étude clinique non seulement un pilier sécurité, mais aussi un pilier efficacité. Et le critère principal d'efficacité, c'est ce qu'on appelle l'ABR, donc c'est la réponse auditive du tronc cérébral. C'est une mesure objective. Ce qu'on fait, c'est qu'on place des électrodes, en fait, sur la tête du bébé quand ils sont endormis. On applique différents sons. Et ce qu'on essaye de mesurer, c'est quel est le son minimum pour lequel on mesure une expression, en fait, du cerveau. Et comme vous pouvez voir, ce qui est assez standard, en fait, pour tous les programmes de thérapie génique, on va continuer à suivre au long terme ces enfants jusqu'à 5 ans après l'injection. Prochaine diapo. Qu'est-ce qu'on a communiqué ? Donc on a terminé la première cohorte.
Alors, les trois premiers patients ont très bien toléré l'injection. Je pense que c'était quand même assez important pour nous. Je peux vous dire que c'était quand on injecte ces petits bébés, personne ne dort au sein de la société. Donc, c'était très important pour nous de démontrer que la tolérabilité et la sécurité étaient démontrées pour ces trois petits. Et la collecte des données sur l'efficacité est en cours. Et c'est la raison pour laquelle, en fait, on souhaitait, en fait, faire le séminaire avec la communication des données.
Mais quand on a su que Regeneron, un de nos compétiteurs, allait présenter, en fait, leurs données d'efficacité lors d'un congrès à l'ARO au mois de février, on a pensé que c'était important pour nous d'être informés sur leurs données pour pouvoir, en fait, présenter nos données de manière intelligible par rapport à la compétition, pour pouvoir complètement guider non seulement les analystes, mais aussi les actionnaires et les nouveaux investisseurs. Et c'est dans ce cadre-là qu'on a décidé de finalement repousser un petit peu le séminaire, toujours au premier semestre, mais plutôt vers la fin du premier semestre, pour pouvoir vous donner une vision très complète de l'efficacité sur les trois premiers enfants et peut-être même des données préliminaires sur la deuxième cohorte.
Alors, aujourd'hui, le recrutement de la deuxième cohorte est en cours et les enfants sont déjà pré-identifiés, en fait, pour terminer cette deuxième cohorte. Prochaine diapo. Alors, qu'est-ce que vous pouvez attendre de nous, en fait, dans les prochains mois ? Alors, j'ai parlé de manière assez extensive du webinar KOL et de la deuxième cohorte. Je pense qu'il y a un autre point aussi qui est important, c'est d'ouvrir notre étude clinique aux États-Unis. Donc, on a parlé à la FDA au cours du premier trimestre. Et cette réunion s'est très bien passée. Donc tout ce qu'on a présenté en termes de package non clinique a été accepté. Le package clinique a été accepté. Le package CMC a été accepté.
On a donc maintenant une bonne compréhension de ce que les autorités américaines souhaitent voir pour pouvoir faire une soumission de demande d'autorisation clinique pour les États-Unis, qu'on va faire d'ici, on va dire, fin du premier semestre, fin de l'été. Donc ça, c'était aussi très important pour la société, parce que pour nos actionnaires, et notamment les actionnaires américains, il y a la question qui était : est-ce que vous êtes capables de faire, en fait, de convaincre les autorités américaines sur votre stratégie réglementaire aujourd'hui qui a été approuvée en Europe ? Et d'après ce qu'on comprend, on est en bonne voie. Alors, prochaine diapo. Alors, pour GJB2, comme je vous le disais, aujourd'hui, on est sur une ligne droite pour pouvoir préparer le package pour soumettre une demande d'autorisation clinique au premier trimestre de l'année prochaine, aux États-Unis et en Europe.
Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça va être l'étude de toxicité pour différentes doses. En fait, on va essayer de montrer que même à des doses très élevées, le programme de thérapie génique est bien toléré. Et puis, bien sûr, la production du lot clinique qui sera utilisé en clinique chez dans les populations qui seront investiguées avec notre produit. Donc, c'est ce que je voulais partager avec vous en ce qui concerne la thérapie génique. Quelques mots sur notre petite molécule Sens 401. Prochaine diapo. Donc, comme je vous l'ai communiqué dans mon introduction, on a terminé l'étude d'implantation cochléaire en collaboration avec Cochlear. Donc là, l'enjeu, c'est vraiment de trouver un partenaire pour nous aider à conduire les activités du Sens 401 pour une mise sur le marché.
Et de ce qu'on voit avec les acteurs biopharma qui ont levé la main et qui étaient intéressés suite aux communications de nos données cliniques, l'implantation cochléaire, c'est important, mais aussi la prévention de l'ototoxicité liée à la cisplatine. Donc, c'était très important pour nous, bien sûr, de finir le recrutement. Et sur la base du dernier patient recruté et le nombre de cycles de chimiothérapie, on est sur un reporting des données au quatrième trimestre de cette année. Alors, qu'est-ce que ça veut dire en termes de milestone ? Ça veut dire que très probablement, enfin très certainement, les résultats principaux du Sens 401 seront communiqués en fin de S2, donc comme en Q4, comme je l'ai communiqué précédemment. Donc, pour résumer, avant d'ouvrir la session questions-réponses, qu'est-ce que vous pouvez attendre de Sensorion ?
Donc, pour le premier programme de thérapie génique Sens 501, la fin du recrutement de la deuxième cohorte et le séminaire de communication des premières données d'efficacité. Pour le programme GJB2, c'est de continuer notre lignée de préparation du package pour soutenir une demande d'autorisation clinique au premier trimestre 2026. Et pour la petite molécule Sens 401, fin du recrutement de la prévention de l'autotoxicité liée à la cisplatine et communication des résultats au quatrième trimestre. Sur ce, Laurène et moi, nous serons très heureuses de prendre les questions de nos actionnaires individuels. Merci, Nawal. Je vais commencer par une question qui nous est parvenue par mail autour de Sens 501. Est-ce que vous pouvez rappeler le positionnement, votre positionnement par rapport à la concurrence et notamment par rapport à Regeneron en termes de design? Bien sûr.
Alors, collectivement, on s'est assis autour de la table et réfléchi aux enjeux du design de l'étude clinique. On s'est dit, on commence déjà avec une population qui est très petite. Ce n'est pas des millions de patients qui sont disponibles. Donc, on s'est dit, d'un point de vue éthique, quel est le design de l'étude clinique qui permettra d'informer le plus les régulateurs, les investisseurs, les associations de patients sur l'effet du Sens 501 ? Donc, la première question, c'était : quel est l'âge optimal pour pouvoir acquérir le langage ?
Et sur la base de notre expérience avec notre étude d'histoire naturelle, Autoconnex, et bien sûr, le retour d'expérience des implants cochléaires, on sait qu'en fait, jusqu'à trois ans, en fait, si les enfants commencent à entendre avec une bonne stimulation, avec un bon orthophoniste, avec des parents qui stimulent l'enfant, l'enfant va acquérir le langage de façon quasi normale. Donc, on s'est dit, si on veut suivre ces principes directeurs, c'est important du coup d'injecter des petits, des tout petits, pour qu'ils puissent bénéficier de la plasticité cérébrale optimale pour pouvoir acquérir le langage. Donc, c'est pour ça que nous sommes allés, en fait, voir toutes les autorités réglementaires et on a vu que les Européens étaient les plus ouverts sur la base de l'évaluation risque-bénéfice à pouvoir injecter les tout petits dès la première injection.
Le deuxième aspect qui était très important sur la base des discussions qu'on a eues aussi avec les payeurs, parce qu'il faut non seulement avoir une approbation réglementaire, mais il faut aussi que la thérapie génique puisse être remboursée dans le futur. Et pour les payeurs, c'était très important de pouvoir voir que la thérapie génique, non seulement elle restaurait l'audition, mais elle permettait à l'enfant d'acquérir le langage. Donc, de pouvoir avoir assez de recul et de montrer la contribution stricte de la thérapie génique sur l'acquisition du langage, c'était très important pour eux. C'est pour ça que le design qu'on a mis en place, il est assez rigoureux. On s'est mis une barre très, très élevée. On recrute du coup les très petits.
Donc, c'est pour ça qu'on a mis en place dès le départ une étude d'histoire naturelle pour pouvoir, en fait, diagnostiquer les enfants très, très tôt. On n'accepte pas d'implantation cochléaire en même temps ou on n'accepte pas des enfants qui sont déjà implantés. Parce qu'on veut vraiment être dans cet environnement où on peut directement corréler la contribution de la thérapie génique à la restauration de l'audition et à l'acquisition du langage et au développement de l'enfant en général. Si vous regardez la compétition, vous pouvez voir, en fait, qu'eux, ils recrutent des enfants entre 18 mois et 2 ans, qu'ils recrutent des enfants qui sont déjà implantés d'un côté ou ils ont une injection d'un côté et puis l'implantation cochléaire de l'autre côté.
Donc, si vous regardez dans la masse d'informations qu'ils sont en train de collecter, ils vont devoir faire une étude supplémentaire pour démontrer la corrélation stricte de la thérapie génique sur les trois aspects que je vous ai dit : restauration de l'audition, acquisition du langage, changement du développement de l'enfant. Donc, voilà comment on est différencié par rapport à la compétition. Justement, Nawal, un actionnaire rappelle là dans le fil de discussion que Regeneron a annoncé la réussite de 10 enfants sur 11 en termes d'efficacité. Il nous dit : pourquoi ne pas donner des premiers résultats ? Alors, quand vous regardez les résultats de Regeneron, pour nous, c'était important justement de voir les résultats de Regeneron pour pouvoir positionner nos données de manière offensive. Donc, vous voyez qu'ils ont un petit peu à boire et à manger dans leurs études.
Donc, ils ont recruté 11 patients. Dans les 11 patients, il n'y en a que trois qui répondent aux critères que je viens d'annoncer. Et sur les trois patients que je viens d'annoncer, il y a un enfant qui a répondu, il y a un enfant qui montre, en fait, de la réponse, mais qui est toujours sourd profond, donc il devra bénéficier d'un implant cochléaire. Il y en a un, c'est trop tôt pour répondre. Et pour les autres, vous avez, en fait, des enfants qui répondent, d'autres qui répondent mieux que les autres. Donc, nous, on voulait avoir cette information-là pour pouvoir, en fait, positionner nos données, comme je le disais, de la manière la plus offensive possible. Donc, on va le faire et on va le faire quand le moment sera le plus approprié.
Et on sait qu'avoir un certain recul après l'injection, c'est important. Merci. J'ai une question très générale sur le contexte international et notamment aux États-Unis. Est-ce qu'il y a un impact sur vos discussions avec la FDA ? Est-ce qu'il y a un impact sur vos interactions avec vos grands actionnaires ? Enfin, est-ce que vous avez des choses à nous dire là-dessus ? Oui, non, c'est une question très importante. Donc, vis-à-vis de la FDA, comme je l'ai énoncé précédemment, le meeting avec la FDA sur le prix Indy, donc c'est le meeting préliminaire pour montrer, en fait, notre package. Donc, on leur a montré les données des trois premiers patients pour pouvoir convaincre les autorités américaines d'aller directement chez les tout petits, ce qu'ils ont refusé à la compétition.
La compétition, ils ont eu l'accord d'entrée en clinique aux États-Unis, mais ils doivent injecter d'abord des enfants entre 18 et 7 ans. Ensuite, ils ont le droit d'escalader entre 7 et 2, et pour l'instant, ils n'ont pas le droit d'injecter des enfants en dessous de 2 ans. Donc, je tenais quand même à expliquer ce contexte-là. Sur le principe, aujourd'hui, sur la base des discussions qu'on a eues avec la FDA, ils sont d'accord sur la base des données des trois premiers patients européens de qu'on injecte, en fait, qu'on ait le même protocole, qu'on puisse injecter des enfants entre 6 mois et 2 ans et demi. Donc ça, c'était une très, très bonne nouvelle. Donc, notre stratégie, finalement, de prioriser l'Europe, de fortifier notre package avec des données préliminaires cliniques pour pouvoir convaincre les autorités américaines, ont l'air de porter leurs fruits.
Bien sûr, le moment de vérité, ça sera quand on soumettra la demande formelle de l'IND et qu'on aura l'accord de la demande d'IND, mais c'était quand même un moment très important. Donc, on a eu le meeting dans les temps, on a reçu ce qu'on appelle les minutes, donc le résumé de nos discussions dans les temps. Alors, bien entendu, Docteur Marx, qui était une personne très respectée, qui dirigeait en fait la division des produits biologiques, a démissionné. Ils ont nommé une personne, Addin Terrim. Donc, on va faire ce qui est dans notre contrôle, donc soumettre la demande d'autorisation clinique. Mais à ce jour, on n'a pas assez de recul pour savoir est-ce que ça va changer ou pas les interactions avec la FDA.
Donc, nous, on reste concentré sur ce qu'on a dans le contrôle. Et en ce qui concerne les discussions avec les actionnaires, j'imagine qu'ils ont les mêmes problématiques que vous. Donc, aujourd'hui, les marchés sont dans le rouge, un rouge profond. On va dire que c'est vraiment un bain de sang. Nous, en ce qui nous concerne, il n'y a rien à changer dans ce qu'on a communiqué, mais vous avez vu que le cours de bourse est sous une pression très importante, mais qui est très analogue à nos pairs. Donc aujourd'hui, on reste concentré sur ce qu'on sait faire, en espérant que des temps meilleurs, et on va dire beaucoup plus stables et sereins, puissent rétablir en fait les valorisations des sociétés biotech en général. J'ai une question sur GJB2.
Vous annoncez préparer une demande de soumission d'entrée en clinique au premier trimestre 2026, mais si vous aviez, enfin, si en l'absence de résultats notoires sur Sens 501, vous est-il possible de lancer, de financer cet essai ? Alors, aujourd'hui, vous savez qu'on est financé jusqu'au premier trimestre 2026. Donc, clairement, il va falloir refinancer la société entre maintenant et premier trimestre 2026. J'ai une question sur Sens 401. Alors, dans le cadre de l'essai Sens 401, notre toxis, les résultats présentés de phase 2 ont l'air encourageants. Vous parlez de discussions stratégiques en vue d'un partenariat sur cette molécule. Est-ce que ce partenariat pourrait aboutir dans l'année ou à quel horizon ?
Alors, c'est une très bonne question, une question assez difficile à répondre, en fait, parce que la bonne nouvelle pour nous, c'est que les données du SENS-401 ont créé un engouement pour un panel, en fait, d'acteurs beaucoup plus large que juste les acteurs de l'implant cochléaire, les biopharmas. Et les biopharmas, quand elles sont intéressées à un produit, elles sont intéressées par toutes les indications du produit et généralement, elles ne sont pas très confortables, en fait, pour partager les indications entre différents acteurs. La prévention de l'ototoxicité liée à la cisplatine représente un levier de valeur assez important pour le SENS-401. Donc, vous pouvez imaginer que les résultats de cette étude seront importants pour terminer les discussions avec ces acteurs biopharmas.
Donc, ce qu'on va faire, c'est bien sûr continuer à avancer, à négocier, mais je pense que ça, c'est une inconnue qui va être importante pour déterminer la valeur totale du Sens 401. Parce que la valeur du Sens 401 avec cisplatine est beaucoup plus importante que la valeur du Sens 401 sans la cisplatine. J'ai une question concernant les discussions avec Cochlear. Vous venez de rappeler qu'effectivement, les discussions, en tout cas la période d'exclusivité, avait été dépassée, mais que les liens subsistaient, que vous continuez à discuter avec Cochlear, mais aussi avec d'autres partenaires. On peut s'attendre à quoi dans les semaines ou mois qui viennent? Ce que je viens de dire, c'est-à-dire qu'on va bien sûr continuer à cultiver les relations avec Cochlear et les autres acteurs de la biopharma.
On va bien sûr faire tout ce qu'on peut pour essayer de nouer un partenariat le plus rapidement possible. Après, j'essaye d'expliquer comment les biopharmas vont prendre leur décision. Et bien sûr, l'indication prévention de l'autotoxicité liée à la cisplatine est un levier de valeur, de valorisation. Donc, quand vous négociez un deal, quand vous négociez la taille de l'upfront, la taille des milestones, la valeur de l'asset total, c'est une variable importante, en fait, clé. Merci beaucoup. Pour le moment, je n'ai pas d'autres questions. Lorraine ou Nawal, avez-vous un point qu'on n'aurait pas abordé que vous souhaiteriez aborder pour conclure, peut-être? Lorraine, est-ce que tu veux ajouter quelque chose? Non, merci Nawal. Rien à rajouter. Je voudrais remercier nos actionnaires individuels de leur attention et du temps, de votre temps.
Si jamais vous avez des questions supplémentaires, vous savez bien sûr où nous trouver. N'hésitez pas à prendre contact. Nous avons une, à la fin de notre présentation corporate, un email sur lequel vous pouvez toujours nous contacter : contact@censurionpharma.com. Je vois qu'il y a eu une autre question que j'ai vue apparaître sur mon écran. Alors, la levée de fonds avec d'autres actionnaires possibles, ce qu'on voit avec Lorraine, et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle, c'est que jusqu'à présent, on continue à avoir de la demande, des actionnaires existants et de nouveaux investisseurs potentiels. Donc, on continue à nouer, à cultiver ces relations, principalement américaines. Donc pour l'instant, on reste confiants.
Après, vous avez vu, je pense que tout le monde veut voir un petit peu ce qui se passe, que les marchés se stabilisent un petit peu. Et pour pouvoir, en fait, oui, je pense, relancer les levées de fonds, les placements privés et autres. Mais en tout cas, la demande aujourd'hui, elle ne s'est pas asséchée. Donc, ça, c'est une bonne nouvelle. Très bien, je vous remercie. Je vous propose d'arrêter là. Merci à tous pour avoir assisté à ce webcast qui, je le rappelle, sera réécoutable et visible sur le site de la société très prochainement. Merci. Comme le disait Lorraine, merci beaucoup pour votre soutien. Je sais que vous êtes avec nous et vous savez où nous trouver si jamais vous avez des questions d'ici là. Au revoir, bonne soirée.
Alors, le représentant d'Invus, il n'est plus tiers-man, mais il est toujours au conseil d'administration. Il détient toujours une part significative de la société. Donc, pour ceux qui restent.