[Foreign Language] Bonjour à tous. Bonjour à toutes et tous, bienvenue, et merci de nous rejoindre pour ce webinaire dédié à LightOn, organisé à l'occasion de la publication de ses résultats annuels 2024. Trois intervenants prendront la parole dans un instant pour une présentation qui va durer autour de 30 minutes : Igor Carron, Président-Directeur Général et cofondateur ; Laurent Daudet, Directeur Général Délégué et cofondateur ; et Cécile Jivraj , Directrice Administrative et Financière. Ils vont présenter la société, reviendront sur les faits marquants de l'année 2024, ainsi que sur les grandes étapes franchies depuis leur introduction en bourse, avant de partager avec vous leurs perspectives moyen et long terme. Les micros et caméras des participants sont volontairement désactivés, mais vous avez la possibilité de poser vos questions dès à présent via le module Q&R. Elles seront traitées à l'issue des interventions. Je cède sans plus attendre la parole à Igor Carron.
[Foreign Language] Merci beaucoup, Alexandre. Donc, bonjour à tous et à toutes pour l'installation de ce webinaire, le premier, en fait, qui va parler de LightOn, qui va parler des résultats qu'on a eus en 2024. Alors, certains d'entre vous n'avaient pas d'action dans LightOn à partir de l'IPO, certains d'entre vous découvrent le titre. Donc, ce que nous allons faire, c'est une présentation de tout ce qu'on a fait. C'est peut-être une répétition pour certaines personnes qui étaient dans l'IPO, pour d'autres, c'est potentiellement une découverte beaucoup plus profonde de ce que nous faisons. Donc, la grande réalité de l'IA générative, elle est très simple. Le monde entier a été éduqué en novembre et décembre 2022, et depuis, tout le monde sait que cette IA générative va faire partie de notre vie.
[Foreign Language] La focalisation de LightOn, c'est de faire en sorte de faire rentrer cette IA générative dans les entreprises, parce que nous pensons que réellement, c'est un outil qui changera la donne du point de vue de la productivité et surtout du contrôle du savoir-faire des entreprises. Alors, pour introduction sur ma propre personne, je m'appelle Igor Carron, bien sûr. Je suis PDG et cofondateur de LightOn, qui a été créé en 2016, avec trois autres cofondateurs. L'un d'entre eux est Laurent, qui est juste à côté de moi, qui va se présenter dans cinq secondes. J'ai un background plutôt d'ingénieur, qui a de fait rejoint, enfin, cofondé LightOn sur une technologie un peu différente de ce qu'on présente aujourd'hui, qui était basée sur le fait qu'on utilisait la lumière pour faire des calculs pour l'intelligence artificielle. À partir de 2020, tout a changé.
[Foreign Language] Nous avons utilisé notre background un peu d'ingénieur et de recherche pour nous focaliser sur la construction de modèles, et puis maintenant, faire en sorte que cette IA générative vienne dans les mains de toutes les entreprises.
[Foreign Language] Je suis moi-même Laurent Daudet, directeur général délégué et également cofondateur. J'ai moi aussi un bagage technique relativement avancé, puisque j'ai été pendant une petite vingtaine d'années professeur d'université et chercheur dans différentes universités de par le monde, et je me suis mis en congé de mon poste pour créer en 2016 LightOn avec les trois autres cofondateurs. Alors, LightOn aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ? Très simplement, c'est tout d'abord une plateforme d'IA générative clé en main pour les entreprises. On est vraiment centré sur du B2B, on ne fait que ça, c'est notre spécialité, et on a créé notre plateforme Paradigm comme étant toutes les couches logicielles nécessaires à ce que cette technologie d'IA générative devienne totalement enterprise ready, intégrée aux contraintes et aux applications de l'entreprise.
[Foreign Language] Nous avons des clients parmi, alors, on a mis des logos de quelques-uns de nos clients, il y en a certains qui ne souhaitent pas être cités, mais c'est plutôt des grands comptes qu'on vise dans différents secteurs qui ont en commun à la fois d'avoir beaucoup de données qu'on appelle non structurées sous forme de documents ou sous diverses formes, et également qui sont très sensibles à ce que ces données restent privées. Cette sécurité totale sur les données est une de nos caractéristiques principales. Les clients, on peut les adresser soit directement, soit on peut les adresser de façon indirecte avec nos partenariats. On a deux partenariats très structurants, l'un avec Orange Business pour une offre de cloud, et l'autre avec HPE, leader mondial des serveurs d'entreprise, qui offre des bundles hardware-software avec notre plateforme Paradigm déjà préinstallée.
[Foreign Language] Tout cela nous amène à un business model relativement stable qui nous donne de la visibilité sur les revenus, et on a déjà du chiffre d'affaires récurrent, de l'ARR avec même du chiffre d'affaires sur les trois prochaines années. Certains de nos clients s'engagent de façon pluriannuelle. Un slide sur le marché en lui-même. L'IA générative, c'est un marché qui est absolument colossal. On arrive à des chiffres qui font un peu tourner la tête, puisque Bloomberg met une estimation à plus de $1 300 milliards à l'échéance de 2032. C'est dans sept ans, c'est dans pas très longtemps. Une croissance très rapide d'une année sur l'autre. Et on parle de points entiers de PIB qui pourraient être accélérés par cette technologie. C'est absolument massif, parce que finalement, en fait, toutes les verticales de l'industrie et des services sont impactées.
[Foreign Language] Il y a des documents, il y a des processus, il y a des gains de productivité à gagner dans l'industrie, dans les services, dans la santé, l'enseignement, la formation, les médias, le commerce. Toutes ces verticales sont potentiellement impactées par l'IA générative. Ce sont des investissements privés, ce sont aussi des investissements publics. Ce qui est intéressant, c'est de voir les annonces dans les dernières semaines dans différentes zones géographiques. Le projet Stargate est centré sur l'IA. Les projets chinois également, et les projets annoncés par le Président Macron lors du AI Summit en février dernier montrent qu'il y aura plus de 100 milliards d'euros d'investissements en France sur ce type de technologie. Les cas d'usage sont potentiellement illimités.
[Foreign Language] Ce qui est intéressant, c'est qu'au sein de l'entreprise, et qui est ce qui nous concerne, tout le monde, du stagiaire au PDG, a envie d'utiliser cette technologie et l'utilise déjà aujourd'hui à travers différents canaux. Toutes les business units également, que ce soit de la R&D, que ce soit du département juridique, que ce soit du département de procurement, du département de M&A, etc. Tout le monde a envie d'utiliser cette IA générative et peut gagner du temps de façon extrêmement significative. Moi, j'aime bien l'exemple situé en haut à gauche : « Based on our current ESG evaluation, I would like to devise a new set of strategic initiatives. »
[Foreign Language] Ça, c'est un cas typique où on se base sur le document de l'entreprise, on se base sur tout un ensemble, un corpus documentaire, pour arriver à non seulement extraire de la connaissance, mais extraire un plan d'action en plus. Donc, ça permet d'aller plus loin, ça permet d'avoir du savoir qui devient actionnable directement dans l'entreprise.
[Foreign Language] Alors, LightOn se positionne comme étant un, ou voire même le seul acteur européen de premier plan sur l'IA générative. L'idée centrale ici, c'est, avec cette IA générative, de transformer le savoir-faire en intelligence actionnable. L'idée centrale, c'est que tout le monde a eu cette expérience de chatbot. Maintenant, l'expérience en entreprise doit être de relier cette expérience de conversation avec des chatbots, mais des chatbots qui tirent une partie de leur intelligence sur les documents de l'entreprise, et au-delà de simplement trouver des bons documents pour essentiellement faire des processus en particulier, aider dans ces processus de façon plus durable. L'idée centrale ici, c'est de faire perdre moins de temps dans notre vie de tous les jours, de façon à être accompagné avec une technologie qui peut nous permettre d'aller beaucoup plus vite dans nos savoir-faire quotidiens.
[Foreign Language] Pour ce qui est de la plateforme en elle-même, et réellement, comment est-ce qu'on voit cette solution logicielle d'IA générative, elle répond à plusieurs critères. Premièrement, elle essaie d'être personnalisée. Au sein de l'entreprise, tout le monde a des tâches extrêmement différentes, avec des documents différents, avec une sorte de contexte extrêmement différent. La plateforme Paradigm permet justement d'avoir cette personnalisation accrue. Performante dans le sens où on a déjà eu cette expérience de ChatGPT ou autre qui allait relativement peu vite dans des moments très particuliers. Nous focalisons notre plateforme pour faire en sorte qu'elle soit performante pour tous les utilisateurs. Elle est enterprise ready dans le sens où le fait d'avoir une plateforme, c'est une bonne chose, mais il y a plein d'exigences différentes et variées de contraintes administratives qui font qu'elle doit rentrer dans le cercle sociologique de l'entreprise avec toutes ses contraintes.
[Foreign Language] Et donc, on fait en sorte que cette plateforme puisse rentrer dans ces contraintes-là. Elle est scalable dans le sens où elle commence à servir initialement 10 personnes, elle peut servir une centaine, milliers, voire même des centaines de milliers de personnes au sein d'une entreprise. Et surtout, je pense que l'aspect qui potentiellement parle à tout le monde maintenant, en fait, au vu des événements qu'on voit ces derniers temps, elle est souveraine. Toutes ces discussions, comme l'a dit tout à l'heure Laurent, du stagiaire au PDG, avec cette IA générative sur les documents d'entreprise, rendent toute cette connaissance, toutes ces discussions comme étant extrêmement importantes à garder pour l'entreprise. Et donc, d'une certaine manière, la souveraineté de ces discussions doit être apparente, et c'est ce que nous proposons dans la plateforme.
[Foreign Language] Pour ce qui est des produits, donc je viens de parler de Paradigm, qui est réellement la plateforme d'IA générative qui permet aux entreprises de réellement avoir ces workflows, une combinaison de différentes utilisations d'IA générative pour pouvoir aller plus vite dans ces processus. On a aussi un autre produit qui est un peu plus, on va dire, gant blanc, comme on dit en anglais, qui est plus du service personnalisé et qui est un peu plus de recherche qu'on appelle Forge, et qui là, en fait, aide certaines entreprises, voire même d'autres types de clients, à faire des choses qui sont plus, comme on dit, fondationnelles, potentiellement des modèles, potentiellement des changements un peu différents de modèles. La grande réalité de tout, d'une très grande majorité de nos clients, c'est d'utiliser Paradigm avec des modèles qui existent déjà, avec leurs documents.
[Foreign Language] Et donc, d'une certaine manière, c'est réellement pour nous le grand axe de développement dans les prochains mois et les prochaines années. Pour ce qui est de la chaîne de valeur, on se trouve en fait dans toute la chaîne de valeur software, avec Forge, comme je l'ai dit, qui est beaucoup plus dans l'aide à la création de choses plutôt complexes, avec en face de nous des clients qui sont plutôt extrêmement bien informés sur ce qu'ils veulent. Pour ce qui est de Paradigm, on est réellement entre l'installation directe sur une infrastructure qui est de notre fait ou celle du client, jusqu'à l'aide de l'utilisation de cette plateforme pour des use cases quand nos clients nous le demandent. Donc, on est vraiment entre l'installation sur une infra jusqu'à l'aide du client pour le développement de workflows directement.
[Foreign Language] Je voudrais pointer du doigt le fait que nous avons une colonne sur Compute qui parle des partenaires, qui sont réellement les gens qui sont dans le hardware et dans d'autres services, à pointer du doigt réellement les gens qui vendent des serveurs comme HPE, et donc qui ont un besoin d'avoir une IA générative qui est directement sur ce serveur. Eux, leur intérêt, c'est de vendre le plus de serveurs possible. Nous arrivons comme étant le software qui va faire vendre plus de serveurs encore. Pour ce qui est de tout ce qui est ce qu'on appelle des cloud providers, des gens qui font du cloud, comme pour Orange Business, nous offrons la plateforme comme étant un moyen pour eux de monétiser une partie de leur data center. Pour ce qui est de la commercialisation, elle est multicanale.
[Foreign Language] Donc, comme l'a dit Laurent tout à l'heure, nous avons un certain nombre de clients qu'on dit en direct. Il faut penser ces clients en direct comme étant des clients qui vont nous permettre d'améliorer la plateforme qui est Paradigm, avec beaucoup de services autour. Mais la réalité, c'est qu'avec des grands noms, on aura une possibilité d'étendre une partie des utilisations de cette plateforme dans des métiers extrêmement différents. L'autre partie, c'est la partie indirecte, et donc j'en ai un peu parlé tout à l'heure, Orange Business et HPE. Orange Business est ce qu'on appelle un cloud provider. Lui-même a un data center qu'il a envie d'utiliser, et surtout, il a envie de faire en sorte qu'il puisse produire un service d'IA générative à ses propres clients.
[Foreign Language] Il utilise donc notre plateforme, presque en marque blanche, pour pouvoir servir à ses clients de l'IA générative, qui est donc Paradigm, mais sous le nom d'Orange Business. À dire aussi que pour l'instant, nous n'avons publiquement que deux de ces entités qui sont en indirect. Nous parlons à d'autres entités, bien sûr, qui font du cloud et qui ont besoin d'avoir une plateforme qui soit d'IA générative pour pouvoir la proposer à leurs propres clients. Pour ce qui est de HPE, c'est un peu différent. Là, c'est réellement de mettre directement un peu de software sur du hardware, sur une vente de hardware.
[Foreign Language] À mentionner dans ces cas de canaux indirects, la réalité de ce qu'on appelle du go-to-market, c'est-à-dire une grande partie de la vente se fait grâce aux vendeurs de chacun de ces partenaires, avec nous qui venons nous rattacher dans des questions un peu plus soft d'IA générative. L'idée essentielle ici, c'est qu'une grande partie de la qualification des clients, que ce soit pour la partie cloud ou pour la partie hardware, se fait directement par ses propres partenaires. Je vais aller plus loin sur la partie génération de cash. Donc, comme je l'ai dit, il y a la partie Forge qui est réellement pour des clients assez spécifiques, avec des montants qui peuvent aller jusqu'à plusieurs millions d'euros. Ce sont des clients rares.
[Foreign Language] Et donc, en fait, d'une certaine manière, une grande partie de notre activité, c'est réellement de pousser l'autre produit qui est Paradigm et qui, lui, en fait, se base sur la récurrence, l'utilisation de la plateforme, et qui, lui, peut déclencher plusieurs dizaines de cas, voire même plusieurs centaines de cas par client, dépendant du nombre d'utilisateurs qu'ils ont au fur et à mesure de leur utilisation quotidienne. Alors, regardons maintenant la dynamique qui a été enclenchée par l'IPO et les faits marquants depuis ces quatre mois. Alors, bon, revenons déjà sur cette journée du 26 novembre 2024, qui pour nous a montré notre première journée d'introduction sur Euronext Growth. Vif succès de l'IPO, puisqu'on a été largement sursouscrit, ce qui nous a permis d'exercer les clauses d'extension et de surallocation au maximum de 13,5 millions d'euros levés, notamment avec une forte partie du retail.
[Foreign Language] Et depuis, le cours en bourse se porte bien, puisqu'on a commencé avec une valorisation de 62 millions d'euros et que le cours et la valorisation actuelle sont aux alentours de 130 millions d'euros quatre mois plus tard. Mais ce qui est important, c'est de voir la dynamique dans laquelle nous nous sommes placés. En quatre mois, ça a changé beaucoup de choses à LightOn. Ça a changé la technologie en elle-même et le produit, numéro un. Numéro deux, ça nous a apporté des nouveaux clients et on a une accélération de la conquête commerciale. Numéro trois, ça nous a apporté de la visibilité dans de nombreux, notamment via de nombreux événements. Et numéro quatre, ça nous a permis de renforcer l'équipe. En termes de développement R&D, je reviens sur chacun de ces quatre points. Le premier point, c'est du développement de R&D fondamentale.
[Foreign Language] La R&D fondamentale au service, toujours au service du produit. Et on a notamment développé un modèle qui s'appelle Modern BERT. Et Modern BERT, c'est une mise à jour du modèle BERT qui avait été développé par Google il y a plus de sept ou huit ans, je pense, qui a été mise à jour avec les derniers progrès de toute la recherche qui a été faite. C'est un énorme succès dans l'open source, puisqu'en deux mois, on a déjà été, ce modèle-là a déjà été téléchargé 21 millions de fois. Tout ça pour montrer que nous nous appuyons sur l'open source, mais nous contribuons aussi beaucoup à l'open source sur le cœur technologique des modèles. Modern RAG s'intègre à Paradigm pour améliorer la performance de ce qu'on appelle les systèmes RAG, on reviendra là-dessus, nous permet de nous donner la visibilité dans l'écosystème de l'IA.
[Foreign Language] Nous avons généré des leads. Il y a des gens qui sont venus en disant qu'ils avaient vu apparaître ce tél échargement assez extraordinaire, très rapide, et qu'ils ont vu cette entreprise derrière ça. Ça montre notre engagement open source et souverain. Et puis, c'est aussi un facteur d'attractivité pour l'équipe qui permet de contribuer à des projets extrêmement visibles au niveau international. Au niveau du produit, nous avons eu une première nouveauté qui est ce qu'on appelle le RAG visuel. Et le RAG visuel, c'est la possibilité d'interagir avec des corpus documentaires de nature très variée. Alors, qu'est-ce que le RAG déjà ? Le RAG, c'est un acronyme qui veut dire Retrieval Augmented Generation. C'est l'hybride entre des moteurs de recherche interne que vous avez sur des bases documentaires et l'IA générative.
[Foreign Language] Vous avez un corpus documentaire, vous posez des questions dessus et le système vous répond, synthétise une réponse en s'appuyant sur les documents que vous avez dans votre base de données. Jusqu'à présent, le RAG, et comme la plupart des RAG du marché, c'est des RAG uniquement textuels. Vous avez des documents de texte et ça vous répond du texte. Avec l'extension Visual RAG, vous pouvez avoir des documents de nature beaucoup plus diverse, des documents avec des tableaux, avec des schémas, avec des graphiques, avec des différentes sortes de diagrammes qui vont être maintenant compris par le système, et on peut en extraire de l'information de façon beaucoup plus riche. Alors ici, on a pris un peu pour l'anecdote un document qui est un scan du profil de la mission Apollo 10.
[Foreign Language] Et vous voyez qu'à partir du document à droite, on lui pose la question : « Quel était le profil de mission pour le vol vers l'orbite terrestre de la mission Apollo 10 ? » Et il a extrait les différentes étapes en lisant dans le diagramme et en extrayant toute la séquence d'événements qui composent la mission. Et ça, ce sont des choses qui sont très difficiles à faire et là-dessus, on est en avance par rapport à une grande partie de nos compétiteurs. D'un point de vue peut-être plus opérationnel, un autre exemple de Visual RAG, on a à droite une fiche d'analyse sur un fonds, et on peut poser la question : « Quelle est la durée de placement recommandée pour le fonds américain ? » Par exemple.
[Foreign Language] Alors, on voit ici que la réponse, elle se situe à droite, mais sur ce curseur où on voit deux ans, trois ans, cinq ans, sept ans. Et donc, la bonne réponse est cinq ans, mais si on extrait juste le texte, bien, on a la gamme : deux ans, trois ans, cinq ans, sept ans, mais on ne voit pas que la bonne réponse cinq ans, c'est celle qui est dans une police de couleur blanche. Donc, c'est vraiment les détails de la mise en page du document qui intègrent finalement l'information sur la bonne réponse. Et ici, le système répond de façon juste que la durée de placement recommandée par le fonds américain est de cinq ans. C'est très difficile pour un système d'IA d'extraire cette information-là.
[Foreign Language] Il faut absolument passer par un système de type Visual RAG pour comprendre tout le système et toute la mise en page. Visual RAG, c'est quelque chose qui permet de démultiplier le type de documents qui vont être analysés par les systèmes, réponse aux besoins métiers de plus en plus complexes, toujours dans des environnements sensibles. On parle, par exemple, à des gens dans les métiers de l'énergie, des gens dans les métiers de la défense, des environnements qui sont extrêmement sensibles à ce que ces données restent privées. Et pour nous, c'est un énorme levier de performance et de différenciation. On a été parmi les premiers du marché à intégrer du Visual RAG, ce qui nous différencie de pas mal de grands acteurs mondiaux là-dessus. Une deuxième nouveauté technique qui est venue dans le produit, c'est les capacités agentiques.
[Foreign Language] Alors, le mot IA agentique, c'est quelque chose dont le milieu de l'IA est très répandu en ce moment. C'est ce qui se situe à l'état de l'art dans l'IA. Qu'est-ce que c'est un agent ? Tout simplement, c'est aller plus loin qu'une simple interaction avec un LLM. Je pose une question et j'ai la réponse. Avec un agent, on a une tâche complexe à effectuer et le système va enchaîner une suite d'actions. C'est ça qu'on appelle un agent. C'est une suite d'actions, un enchaînement qui va peut-être faire appel à des dizaines, voire des centaines de fois au LLM ou à plusieurs LLM différents : le LLM visuel, le LLM textuel, peut-être faire des recherches sur Internet, peut-être aller analyser les documents, faire demander à faire des résumés, etc. Ça va prendre plus de temps à calculer, mais ça va vous sortir une réponse beaucoup plus...
[Foreign Language] Ça va faire des tâches beaucoup plus complexes. Un exemple de tâche complexe qui nous est souvent demandé par les leads auxquels on discute, c'est : « Est-ce que tu peux me faire un premier jet de réponse à un appel d'offres ? » Un appel d'offres, vous savez, les RFP, ce sont des documents qui sont très normalisés, très complexes, très lourds, très laborieux. Il y a beaucoup de réponses aux questions qui sont souvent des copiés-collés de RFP auxquels on a pu répondre précédemment. Donc, on peut prendre tous les RFP auxquels on a répondu précédemment, d'autres documents de contexte, et le système peut, à partir de ça, être capable de proposer une première réponse à un certain nombre de questions par rapport au RFP. Voilà, ça, c'est un exemple possible, mais il y en a évidemment des dizaines.
[Foreign Language] L'idée, c'est de libérer les utilisateurs d'un grand nombre de tâches répétitives et chronophages. En termes de consortium européen, on a annoncé cette dernière semaine le fait que LightOn avait rejoint le consortium EuroLLM, qui est un consortium d'une vingtaine d'institutions européennes avec principalement des centres de recherche, mais il y a aussi une autre entreprise comme Silo AI qui a été rachetée récemment par AMD. Ceci montre que nous sommes considérés comme une des meilleures entreprises du domaine de l'IA, et le but d'EuroLLM, c'est de construire et de démocratiser l'usage des LLM dans un contexte multilingue européen. Un client qu'on a annoncé récemment, c'est Europrop International , c'est un consortium industriel qui construit notamment le moteur de l'Airbus A400M, l'Airbus militaire. Donc, c'est un consortium industriel de différents acteurs au niveau européen.
[Foreign Language] Nous leur proposons Paradigm pour qu'ils puissent naviguer dans des bases de données documentaires techniques extrêmement complexes, extrêmement volumineuses. Donc là, effectivement, on retrouve tous les ingrédients dont on parlait dans Visual RAG, des diagrammes, des schémas, des tableaux, et Paradigm permet de gagner du temps et d'avoir un accès rapide à l'information. En termes de visibilité, nous avons démultiplié le type d'événements auxquels on participe. On a participé à Hannover Messe, qui est le plus grand salon de l'industrie en Europe, MWC Mobile World Congress, Cloud Fest, qui est un salon sur la technologie du cloud, et bien sûr, on a été très présents lors du sommet sur l'IA en février dernier, qui a eu lieu à Paris. Les effectifs de LightOn ont fortement cru.
[Foreign Language] Nous sommes actuellement 49, donc il y a eu une vingtaine de nouveaux salariés ces derniers mois, notamment sur les effectifs liés à la commercialisation, donc des vendeurs et l'équipe CSM qui s'occupe des projets avec les clients. Nombreux renforts en technologie et commercialisation. Une des personnes clés qu'on a recrutées est notre nouvelle CFO qui est arrivée il y a quelques mois, Cécile Jivraj , que je vais laisser se présenter. Bonjour à toutes et tous. Je suis ravie d'avoir rejoint Igor, Laurent et l'équipe dynamique et innovante de LightOn pour une nouvelle aventure post-IPO. Ce sera une aventure de déploiement commercial en France et à l'international, et une aventure aussi technologique avec d'autres avancées de Paradigm. L'IA générative, c'est un sujet qui est nouveau pour beaucoup. Il l'est aussi pour moi.
[Foreign Language] En revanche, j'ai une expérience de presque dix ans dans les métiers de la R&D, de la tech, du digital au sein de groupes à forte dimension internationale, cotés ou non, notamment Kyndryl et Deezer. Aujourd'hui, je suis heureuse d'apporter mon expérience à LightOn, notamment en termes d'accompagnement de la croissance, du suivi de la performance et de compliance. Concernant les résultats, Igor et Laurent vous ont expliqué que LightOn a opéré une transition en 2024 vers un modèle d'affaires tourné vers la vente de licences de Paradigm, c'est-à-dire un business model avec des revenus récurrents. Cette transition se reflète tout à fait et naturellement sur les résultats de 2024, qui a été une année de transition, mais aussi d'investissement pour l'avenir, d'investissement en termes technologiques, humains et commerciaux. Effectivement, certains chiffres ne sont pas comparables par rapport à l'année dernière.
[Foreign Language] Alors, je vais peut-être rappeler que l'année dernière, enfin l'année 2023, a été une année au cours de laquelle LightOn a finalisé certains projets issus de sa solution Forge et qui avaient généré un chiffre d'affaires de près de €8 millions et qui étaient très profitables. En 2024, le chiffre d'affaires s'élève à €1,1 million, il est réparti à peu près à 50% entre l'offre Forge et l'offre Paradigm. Un autre élément important dans les produits d'exploitation, ce sont les coûts d'innovation sur les projets d'innovation que nous avons activés et qui s'élèvent pratiquement à €1,5 million. Du côté des charges, c'est vrai que la structure des coûts a évolué en 2024. Les charges de personnel sont en augmentation d'€1,8 million du fait des recrutements en 2024, mais aussi de l'effet en année pleine des recrutements qui ont été faits en 2023.
[Foreign Language] Les autres charges et charges externes augmentent, notamment du fait des coûts d'infrastructure. À noter, en termes de résultats, le fait que LightOn est éligible au crédit impôt recherche et au crédit d'impôt innovation, et c'est ce qui explique le crédit d'impôt de 436 000 € en 2024. Si on regarde le bilan, les principales variations en 2024 concernent l'actif immobilisé. J'en ai parlé tout à l'heure, nous avons activé 1,5 million d'euros de coûts relatifs à des projets d'innovation, c'est-à-dire tout ce qui a été ajouté à Paradigm, notamment en termes de capacités agentiques et de Visual RAG. Cela se traduit directement dans l'actif immobilisé. La trésorerie nette a augmenté de 9 millions d'euros suite à la levée de fonds au moment de l'IPO et au remboursement de deux emprunts obligataires pour un montant d'1,5 million d'euros.
[Foreign Language] Donc, à la fin de l'année 2024, LightOn dispose d'un bilan qui est très sain, avec des créances clients non échues, avec des dettes fournisseurs non échues et une trésorerie disponible qui va permettre à LightOn d'enclencher et de poursuivre sa croissance commerciale et technologique en 2025. Merci, Cécile. On va commencer à regarder les priorités pour ce qu'on fait maintenant, puisqu'une grande partie des chiffres sont pour l'année 2024. Beaucoup de choses se sont passées. On en a parlé un tout petit peu sur toutes les innovations qui sont rentrées dans le produit depuis quatre mois. Notre stratégie, en ce moment, c'est une accélération de la conquête commerciale et un déploiement international, pas seulement en Europe, mais aussi au Moyen-Orient. L'idée centrale ici, c'est aussi d'attirer des talents mondiaux. Ça, on n'a pas vraiment beaucoup de difficultés à le faire. Surtout, fournir plus de valeur à nos solutions.
[Foreign Language] Pour ce qui est des objectifs 2025-2027, on revient vers vous. Pour ceux qui étaient là pour l'IPO, mais pour ceux qui sont nouveaux, on réaffirme les objectifs de 2025 et 2027. Donc, en 2025, c'est réellement l'accroissement des revenus de licences Paradigm. Comme vous l'avez compris, cette transition se fait en 2025 avec un ARR de 6 millions d'euros à la fin de l'année. On vise un EBITDA et un free cash flow sur l'exercice 2026 et un chiffre d'affaires d'environ 40 millions d'euros, ainsi qu'un ARR d'à peu près 35 et une marge d'EBITDA d'environ 40% pour l'année 2027. Ce qu'il faut retenir de LightOn, c'est six points qui sont absolument essentiels. Je sais que des fois, les gens nous disent : « La techno est trop compliquée » et ce genre de choses.
[Foreign Language] Donc, on a essayé de mettre sur ce slide les choses qui sont importantes de se rappeler. La première, c'est que la technologie qu'on développe pour les entreprises est une technologie qui va transformer les entreprises de façon extrêmement différente de ce qui s'est jamais passé auparavant. C'est la première fois qu'une technologie peut réellement aider dans le tertiaire de façon massive. Ce que j'aimerais qu'on retienne de tout ça pour l'IA générative dans les entreprises, c'est que nos clients seront plus compétitifs que ceux qui n'auront pas notre technologie. De l'autre côté, ce qu'on dit toujours à nos clients, c'est : « Arrêtez de regarder ce qu'il y a dans les journaux. »
[Foreign Language] Nous, ce qu'on fait, c'est une plateforme qui fait rentrer une majorité d'innovations qu'on a peut-être vues il y a deux mois, il y a un mois, directement dans la plateforme, avec l'assurance comme quoi la plateforme, c'est-à-dire son utilisation, sera encore meilleure avec le temps. Donc, il n'y a plus besoin, forcément, pour certains de ces acteurs d'avoir des équipes de data science qui continuent à regarder ces histoires d'IA générative. La focalisation pour nos clients, c'est maintenant d'utiliser toute cette plateforme et toute cette IA générative extrêmement puissante pour rentrer dans le domaine des utilisations de toutes les personnes qui travaillent dans l'entreprise. L'autre aspect central, c'est une offre souveraine. Je pense que maintenant, ce mot résonne extrêmement différemment depuis un mois, voire même une semaine, pour certains d'entre nous.
[Foreign Language] Mais la réalité, c'est que ce ne sont pas simplement des chiffres qui sont échangés, ce ne sont pas des fichiers Excel qui sont échangés comme l'IA qu'on connaissait depuis dix ans. On parle maintenant de discussions qui sont extrêmement révélatrices de l'intention des entreprises. Les entreprises doivent avoir la souveraineté et donc le contrôle de toutes ces discussions, et donc la plateforme nous permet de le faire. Modèle économique aussi, cette transition qu'on aborde en ce moment donne de la récurrence et de la prévisibilité, de la scalabilité sur le futur. Les partenaires stratégiques, on l'a pointé du doigt. LightOn est une entreprise en croissance. Nous regardons tous les relais de croissance, en particulier les forces de vente de nos partenaires, de façon à vendre notre technologie en plus du produit qu'ils vendent eux-mêmes. Le dernier point, il est relativement simple.
[Foreign Language] Du point de vue de la cotation, nous sommes le seul véhicule coté pour investir dans l'IA générative en Europe. Voilà. Autre chose qu'on ne mentionne pas souvent, parce qu'on ne l'avait pas fait à l'IPO, c'est-à-dire qu'on a un site, c'est LightOn AI, et on est aussi sur les réseaux sociaux. On va peut-être ouvrir les questions. Donc, merci de nous avoir écoutés et on est prêts à répondre à vos questions. Oui, on a déjà un certain nombre de questions qui nous sont posées. Je vais commencer par une première. Comment analysez-vous la dynamique commerciale que vous enregistrez depuis l'IPO ? Laurent, je te laisse répondre. Oui, alors depuis l'IPO, on observe effectivement une accélération de la dynamique commerciale.
[Foreign Language] Il va y avoir, enfin, il y a eu quelques noms qu'on a cités, il va y avoir de nouveaux noms qui vont être dévoilés dans les prochaines semaines, quelques beaux noms. En termes de spécialisation, on a embauché notamment des spécialistes de ventes dans des verticales telles que la banque-assurance, la santé, la défense, la high-tech et les services publics qui sont nos verticales prioritaires. C'est là où on observe une bonne dynamique et où on espère signer le plus de comptes. À noter que pour nous, 2024, c'est aussi l'année de l'internationalisation où, actuellement, il y a beaucoup d'accélérations de leads qui sont en dehors de France, en zone Europe, Benelux, Allemagne, Suisse, Espagne, Italie, plus le Moyen-Orient qui est une zone de prospection assez active. Donc, cette bonne dynamique nous permet de confirmer nos objectifs.
[Foreign Language] Une autre question qui nous est posée : en quoi LightOn se différencie-t-elle des autres acteurs de l'IA générative, notamment Mistral et les géants américains ? Très bonne question. Donc, déjà, nous avons une plateforme d'IA générative qui permet à nos clients de contrôler tout le flux d'informations. Et donc, d'une simple manière, par rapport, on va dire, aux géants américains, la réalité, c'est que la majorité des serveurs, c'est-à-dire, en fait, ces IA génératives se trouvent sur des serveurs qui ne sont pas en Europe. Une partie de nos clients sont intéressés à faire en sorte que ces conversations, que leurs processus restent en Europe de façon très claire. Il y a une demande légale pour eux, et pour ceux qui n'ont pas une demande légale, ils vont au-delà de la demande légale parce qu'ils considèrent réellement que c'est du savoir-faire.
[Foreign Language] Et donc, d'une simple manière, il y a une demande très particulière d'avoir cette technologie en contrôle de l'entreprise et, en général, sur le territoire national ou sur le territoire européen. Donc, d'une simple manière, Paradigm promet de justement gérer toute cette contrainte qui est absolument normale pour ces entreprises en 2020. Ça, c'est la première chose. Pour d'autres acteurs, on va dire, plus nationaux, voire même européens, voire même d'autres pays qui ne sont pas forcément les États-Unis, notre différenciation est, en particulier, de construire d'autres briques technologiques de façon assez intense. Vous l'avez vu avec ModernBERT, nous considérons que l'IA générative en tant que telle est très importante. Ce qui est encore plus important, c'est comment est-ce que les entreprises utilisent leurs documents, en particulier les graphiques avec le Visual RAG, tout ça, de façon à avoir des vraies conversations avec ces IA génératives.
[Foreign Language] Et donc, nous pensons que nous avons un aspect très différenciant sur le développement d'autres technologies, d'autres briques technologiques qui sont au moins aussi compliquées que les LLM, tout ça, puisqu'on a déjà fait des LLM dans le passé. Donc, du point de vue complexité, on sait de quoi on parle. Et réellement, de faire rentrer cette nouvelle brique technologique de façon à ce que les utilisateurs finaux des entreprises n'aient plus à se poser de questions sur : « Est-ce que tel LLM est plus puissant ? » ou ce genre de choses. Ils sont dans l'utilisation, ils sont dans leur utilisation quotidienne, et de faire en sorte qu'on accélère un peu une partie de leur workflow. Une autre question qui est posée : avez-vous reçu ou allez-vous recevoir des subventions ? Alors, de manière très générale, oui.
[Foreign Language] Nous avons toujours eu des parties de recherche et développement qui ont été financées en partie soit par la France, soit par l'Europe. Vous avez pu le voir avec EuroLLM . On peut parler du projet Scribe. Le projet Scribe est un projet France 2030 géré par la BPI, qui est un projet collaboratif qui a démarré à l'été 2024. C'est un projet sur deux ans sur lequel il y a une subvention pour LightOn pour développer des nouveaux modèles à destination de l'industrie. Okay, très bien. Un point, peut-être votre point de vue sur la régulation de l'IA en Europe. Est-ce que vous considérez que c'est une contrainte ou un avantage compétitif pour vous ? En fait, c'est effectivement très intéressant.
[Foreign Language] Pour nous, comme on se définit comme une entreprise, une plateforme totalement enterprise-ready, quand on parle à des banques, quand on parle à des entreprises de défense, quand on parle à des assurances, etc., il y a un énorme besoin de compliance qui nous est demandé par tous ces clients. On peut voir les demandes européennes, finalement, comme une simplification, puisque ça va unifier toutes les demandes de compliance. On va être compliant par rapport au EU AI Act. Finalement, comme tout ce qui est normalisation, effectivement, il faut rendre notre plateforme compliant. Ça, on s'y attelle. Mais une fois que ça sera fait, ça nous ouvrira les marchés européens d'une façon beaucoup plus nette. D'ailleurs, pas uniquement européen. Au Moyen-Orient, par exemple, il y a des avantages à être ni américain ni chinois. Peut-être une précision, c'est que Paradigm utilise les données internes de nos clients.
[Foreign Language] Et donc, ce ne sont pas des données extérieures, ce sont vraiment les données internes des entreprises. Exactement. Cette IA générative qu'on met dans l'infrastructure de l'entreprise n'est pas entraînée sur les modèles en eux-mêmes, n'est pas entraînée sur les données de l'entreprise. C'est un modèle qui est assez puissant pour pouvoir maintenant, avec la brique technologique dont je viens de parler, donc ce RAG, Visual RAG, tout ça, pouvoir parler aux documents de l'entreprise. Et donc, on est dans une utilisation normale dans le business de ses propres documents. Okay, merci. Une autre question : avez-vous besoin de financement complémentaire pour assurer le financement de votre développement futur ? Non. En fait, l'IPO s'est faite avec ce plan dont je viens de vous donner les contours, avec ces guidelines-là.
[Foreign Language] Nous estimons que ces guidelines qui ont été données pour 2025 jusqu'à 2027 peuvent se faire avec les proceeds de l'IPO. Très bien, merci. Une autre question : comment percevez-vous aujourd'hui la maturité du marché français vis-à-vis de l'IA générative ? Alors, de façon assez étonnante, parce que je pense que moi, je ne regarde pas trop la télé et tout ça, il y a toujours du, on va dire, doom and gloom par rapport à la France. D'une certaine manière, on voit des acteurs qui sont plutôt bien préparés. Et donc, ça mène en fait au fait que quand on parle à des clients, ils ont déjà des use cases. Non seulement ils ont déjà pensé à des use cases, mais ils ont déjà essayé des solutions, en particulier américaines, des fois.
[Foreign Language] Et donc, ils se retrouvent maintenant dans : « Il faut le mettre en production, il faut que ça ne soit pas le groupe de quatre, cinq ou dizaines, une centaine de personnes. Il faut mettre ça à l'échelle de toute l'entreprise. » On parle de dizaines de milliers, voire même beaucoup plus de personnes. Et réellement, on rentre dans le dur. C'est-à-dire, avant, on avait une sorte de prototype, on avait un use case, on avait ce genre de choses. La plateforme permet de rendre cette IA générative productive directement, puisqu'elle est faite pour maintenant adhérer au plus grand nombre. Donc, pour nous, une grande majorité de ces clients sont déjà un peu préparés, ont déjà leur use case en tête, ils ont déjà leur prompt, ils ont déjà un peu leurs attentes.
[Foreign Language] Et puis, ils prennent la plateforme et maintenant, ils commencent à voir l'aspect agent dont parlait Laurent, où on commence maintenant à aller beaucoup plus loin que simplement des petites discussions sur les documents de l'entreprise. Les récentes annonces de hausse de tarifs douaniers, est-ce que ça va vous demander d'adapter vos projections commerciales à l'international ? Alors, a priori, non. On le voit surtout, nous, avec l'œil de la souveraineté. C'est-à-dire, pour être très clair avec vous, je pense qu'une des grandes leçons de ce qu'on voit en ce moment, c'est la rapidité avec laquelle certaines choses peuvent se faire de l'autre côté de l'Atlantique.
[Foreign Language] En particulier, si vous avez un service de l'autre côté de l'Atlantique qui fait de l'IA générative pour des gens qui sont en France, il y a un potentiel réel que cet accès soit coupé pour des raisons diverses et variées, de tarifs ou autres, de négociations entre des États pour les tarifs ou entre les États-Unis et l'Europe. Et d'une certaine manière, ce que nous proposerons avec Paradigm, c'est justement de ne plus avoir cette épée de Damoclès sur la tête, parce que maintenant, vous avez accès à cette technologie chez vous et vous pouvez en faire ce que vous voulez, vous n'avez pas à demander la permission à qui que ce soit pour l'utiliser. Peut-être une question également qui est posée régulièrement, c'est : quels sont les bénéfices que vous ont apportés la cotation en bourse avec le recul que vous avez depuis ?
[Foreign Language] Les bénéfices, oui, ils ont été nombreux. Outre l'entrée d'argent, bien entendu, qui nous a permis de recruter, ça a été des bénéfices en visibilité, ça nous a apporté des clients, ça nous a apporté de la crédibilité. Quand on arrive à discuter avec des grands groupes, il est évident que quand on arrive en tant qu'entreprise cotée, on montre une solidité que n'ont pas des entreprises de taille comparable par ailleurs. Ça nous a apporté des contacts commerciaux. Ça nous a permis de nous structurer en interne également, tout le travail que fait Cécile, par exemple, sur la structuration financière. Mais on a également des processus en interne par rapport à la technologie, à la manière des structurations commerciales également, comment on traite le pipe commercial.
[Foreign Language] Tout ça nous a permis de devenir beaucoup plus rigoureux et ça a un effet très vertueux en ce sens-là. Et puis, tout le travail qu'on fait aussi de transparence par rapport à ce qui nous est imposé par les marchés, de transparence par rapport à nos obligations de publication. Donc, voilà, tout ce travail en interne a été pas mal changé par la, assez significativement changé par l'IPO. Okay. On va encore prendre une ou deux questions. Aujourd'hui, je regarde dans les... oui. Quelles sont les fonctions métiers les plus matures, d'après vous, pour adopter l'IA générative par rapport à votre recul ? On parle d'une des fonctions métiers qui est très mature et qu'on voit dans plusieurs de nos use cases, c'est le support client, le support où il faut effectivement équiper des personnes qui vont faire du support de toute une documentation.
[Foreign Language] Et ça permet aux personnes qui font le support de beaucoup mieux comprendre le contexte de la demande, qui est souvent ce qui est très... Enfin, tout le monde a eu cette expérience du support client où on parle à quatre interlocuteurs et à chaque fois, il faut repartir de zéro pour réexpliquer tout le contexte de sa demande. Là, grâce à l'IA générative, c'est ce qu'on a mis en place, notamment pour le Conseil régional Île-de-France, qui est un système de support informatique sur toute leur DSI. Donc ça, le support client est un premier cas d'usage très répandu. Le deuxième, c'est sur la veille financière ou la veille technologique. Vous avez des corpus qui bougent de façon... Voilà, veille financière sur telle ou telle verticale.
[Foreign Language] Tous les jours, il y a des nouveaux documents qui arrivent, on veut faire la veille : où est-ce qu'on en est sur telle ou telle valeur ou tel ou tel secteur économique ? Et ça, là-dessus, l'IA générative apporte effectivement toute sa promesse de synthèse de documents de tout type. Voilà, je dirais, c'est ces deux cas d'usage qu'on retrouve assez fréquemment dans ce qu'on discute avec nos clients. Une dernière question qui vient d'arriver : envisagez-vous d'autres partenariats stratégiques que Orange Business et HPE ? Absolument. Si on voit les chiffres, oui, la réponse est oui. Pour être très clair, il y a une géographie particulière pour Orange Business où ils sont extrêmement forts et on va continuer de façon très grande à investir dans ce partenariat.
[Foreign Language] On voit aussi beaucoup de partenaires qui ne sont pas en Europe, qui ne sont pas forcément au Moyen-Orient, qui ont besoin d'à peu près les mêmes choses. Cette plateforme qui s'est un peu structurée grâce à ce partenariat avec Orange Business a une promesse directe pour des cloud providers qui ne sont pas forcément sur l'univers européen, en fait. Donc, la partie HPE, pour être très clair avec vous, il n'y en a pas beaucoup. Il n'y a pas HPE 1 ou HPE 2, il y en a quatre. Déjà, de faire des choses avec HPE au niveau mondial, c'est déjà quelque chose d'extrêmement intéressant, de renforcer ce partenariat, de faire en sorte qu'on vende plus avec HPE, est définitivement quelque chose qui nous intéresse.
[Foreign Language] Bien sûr, on est ouvert à d'autres partenariats, on a d'autres discussions avec d'autres entités, parce que HPE vend d'une certaine manière, d'autres entités vendent d'une autre manière avec des marchés un peu différents. Donc, on n'a pas de problème, nous, à parler à tous ces partenaires potentiels. Okay. Nous n'avons plus de questions. Donc, je propose de vous laisser le mot de la fin, si vous voulez. En fait, je vais revenir un peu sur l'aspect des six points, en fait, qui sont réellement essentiels. L'idée centrale ici, c'est de voir que cette technologie qui était inconnue du public à fin 2022, maintenant, devient centrale. C'est-à-dire, tout le monde l'a utilisée d'une manière ou d'une autre. Maintenant, on est dans la rationalisation de son utilisation dans l'entreprise.
[Foreign Language] Il ne faut psa que ça soit sauvage, il faut que ça reste dans les contraintes, parce que maintenant, il y a un enjeu de savoir-faire. Les conditions différentes et variées externes à LightOn font qu'il y a un besoin aussi de se protéger de beaucoup de choses. On pense surtout que les entreprises qui utiliseront cette IA générative, en particulier grâce à Paradigm de LightOn, se verront être différenciantes par rapport à d'autres entreprises qui ne le feront pas. C'est un atout absolument gigantesque pour beaucoup de clients d'investir dans cette technologie, et surtout avec nous, puisque notre technologie change tous les mois. On est au moins à quatre versions depuis l'IPO. C'est un rythme assez effréné pour beaucoup de gens, mais c'est la rançon de notre promesse de faire entrer cette technologie extrêmement puissante dans les mains des utilisateurs des entreprises clientes.
[Foreign Language] Voilà, c'est tout pour nous. Je ne sais pas si vous avez d'autres choses à raconter. Peut-être une chose à ajouter : nous vous invitons à regarder notre site internet régulièrement, parce que nous commençons à tourner des vidéos de témoignages de nos clients qui vont parler de leurs use cases. Et donc, progressivement, notre site internet sera enrichi de ces témoignages et ça vous permettra de voir, en fait, quels sont les use cases de nos clients. Voilà. Et ça pourra vous donner des idées. Voilà. Okay. Pour finir, je voudrais remercier tous les investisseurs qui nous ont fait confiance à l'IPO et qui, j'espère, vont continuer à nous faire confiance dans cette belle aventure. Merci bien. Merci. Merci à tous. Très bonne soirée. Bonne soirée. Merci. Au revoir. Bonne soirée. Au revoir.