Casino, Guichard-Perrachon S.A. (EPA:CO)
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May 11, 2026, 2:32 PM CET
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Earnings Call: H2 2022

Mar 10, 2023

Operator

Welcome to the Casino Group 2022 Annual Results Conference Call. I now hand over to Mr. Jean-Charles Naouri, Chairman and Chief Executive Officer, and Mr. David Lubek, Chief Financial Officer of Casino Group. Sirs, please go ahead.

Jean-Charles Naouri
Chairman and CEO, Casino Guichard-Perrachon

Merci. Je vous souhaite la bienvenue à cette présentation des résultats annuels du Casino Group. Nous allons commencer comme d'habitude par les faits marquants. D'abord, les faits marquants en France. En France, nous avons vu l'amélioration du mix d'activité avec un redémarrage très fort des enseignes parisiennes, qui sont les enseignes les plus porteuses actuellement, à partir de l'été, donc à partir de la fin du COVID, avec une proximité Casino à +6.6%, Franprix à +3.4% et Monop' à +11.2%. Le deuxième point important, c'est le succès du plan d'expansion avec 879 ouvertures de magasins sur les formats de proximité à la fois urbaines, Franprix, et de proximité rurales, Spar, Vival, etc., ainsi que des ralliements de supermarchés. Enfin, le développement d'une offre discount Leader Price adaptée au contexte inflationnique dans des hypers et des supers.

Les ventes de produits Leader Price se sont accrues de 95% au T4 et en franchise. Sur la distribution alimentaire, on voit une rentabilité stabilisée au S2, on va y revenir, avec une progression sur les formats les plus rentables. Cdiscount a vu une progression sur ses moteurs de croissance et de rentabilité. La marketplace a vu sa quote part s'accroître de 6 points pour atteindre 52% en moyenne en 2022 et quasiment 60% actuellement. Une croissance du service advertising +80% par rapport à 2019. On va y revenir là aussi avec un montant de l'ordre de EUR 70 million en 2022 et une accélération d'Octopia à +66% sur un an.

Sur le plan financier, le remboursement et le rachat de plus de EUR 1.1 billion de dettes financières avec une dette financière nette France de EUR 4.5122 billion contre EUR 4.921 billion. Le plan de cession en France atteint EUR 4.1 billion sur un objectif de EUR 4.5 billion à fin 2023. Ça, c'était la France. Passons maintenant à l'Amérique latine. Vous avez les principaux chiffres sur le document. Vous voyez des évolutions de chiffre d'affaires en moyenne +23% en EUR en 2022 par rapport à 2021. L'EBITDA est en moyenne à +11.9% en EUR également. L'Europe est à +6.1% à EUR 677 million. Si on prend les enseignes les unes après les autres, d'abord Assaí, où le développement est très rapide.

Le chiffre d'affaires s'est accru de 53%, l'EBITDA de 41%. 60 magasins ont été ouverts dans l'année, dont 47 conversions de magasins Extra, portant le total de magasins à 263 à fin 2022. Éxito, notre filiale colombienne, a connu une forte dynamique de croissance et nous avons lancé, comme vous le savez, le spin-off d'Éxito. GPA a vu son modèle se transformer avec la vente des hypermarchés et, à contrario, le développement accéléré des formats premium, pandés à Soukar, et de proximité. Au Q4, la croissance de GPA a été de 17%, y compris expansion, et de 8% comparable. Revenons sur la France plus en détail. Vous avez sur la page 5 le détail des évolutions de chiffre d'affaires, de volume d'affaires et d'ouvertures.

Sur l'année, le total France est accru en comparable de 1.5%. Le volume d'affaires de 1.7%. Le mix est déformé au profit des enseignes de proximité ou premium, proximité classique Casino, Franprix et Monoprix, avec une légère décroissance des hypers et des supers, les hypermarchés à -0.1% et les supermarchés à -0.4%. Ces tendances qu'on voit en chiffre d'affaires se traduisent également en volume d'affaires. Les ouvertures vont accroître encore la quote part de la proximité et des formats parisiens, dont Monoprix, puisque nous avons ouvert 674 magasins de proximité, 181 Franprix et 84 Monoprix, en réalité également Monop et Naturalia.

La proximité a connu une très bonne année avec là encore un chiffre d'affaires à +6.6%, un volume d'affaires à +7.8% et un grand nombre de magasins. Franprix est sur la tendance pour doubler en 5 ans ce qui est l'objectif stratégique qu'on s'est fixé avec une évolution comparable de 3.4% qui s'est beaucoup accélérée en fin d'année et 181 ouvertures de magasins. Monoprix également, qui avait connu un premier semestre difficile avec le COVID, a redémarré très fortement à partir de l'été grâce notamment au retour des touristes. Les hypers et les supers ont connu un volume d'affaires à +1.3% avec une inflexion de tendance au T4. Au T4, nous avons eu une accélération sur les formats parisiens et une décélération sur les hypers et les supers. Au total, sur l'année, on voit qu'on est légèrement positif.

Ce qu'on peut dire, je passe à la page 6, c'est qu'on a connu en 2022 une accélération sur ce qui sont nos priorités stratégiques. D'une part, la croissance accélérée sur les formats porteurs. Nous avons accéléré, au fond, la croissance sur les formats parisiens ou de proximité. Nous avons accéléré également l'expansion avec au total 879 ouvertures de magasins, portant notre part totale en France à plus de 9,000 points de vente. Les ouvertures se font généralement en franchise, ce qui contribue à ce qu'elles comportent une faible intensité capitalistique et l'expansion se fait dans toutes les géographies, soit parisiennes avec Franprix et Marché d'à côté, soit rurales avec Vival, soit de banlieue ou dans les petites villes. La force de ce réseau, c'est le fait qu'il y a une saturation logistique, ce qui contribue à l'efficience et à la rentabilité de chacun des réseaux.

Au total, nous avons aujourd'hui près de 2,000 Vival en zone rurale, 1,100 Franprix et Marché d'à côté et 950 Spar. Deuxième fait marquant, c'est la conversion des hypermarchés Géant en Casino #hyper Frais ou en Supermarché Casino. La poursuite du développement de l'abonnement. Vous savez que c'est une formule qui existe à la fois chez Casino et chez Monoprix, qui permet d'avoir une réduction de 10% sur tous les achats alimentaires, moyennant le versement d'une somme qui varie, mais qui est généralement autour de 90 EUR par an. On peut souligner que les abonnés des enseignes Géant ou Casino dépensent en moyenne 4 times plus que les non-abonnés. Sur la France, un mot sur le e-commerce et la digitalisation. Sur le e-commerce, l'année 22 a confirmé la pertinence du développement prioritaire qui a été notre choix sur la LAD.

Nous avons connu dans ce domaine une croissance de 17%, qui est une croissance plus rapide que le marché de l'e-commerce alimentaire, grâce à une concentration sur le format de la livraison à domicile. Ces livraisons à domicile se font en partenariat avec des leaders mondiaux, en l'occurrence Amazon pour l'express et Ocado pour ce qu'on appelle les grandes courses, les courses du lendemain. Deuxième thème de développement, c'est la digitalisation en magasin. Plus de 600 magasins sont équipés en solutions automatisées, caisses automatiques, self-scanning, ouverture le dimanche en mode autonome, et cetera. On peut dire qu'aujourd'hui, deux tiers des encaissements en hyper et super sont réalisés par smartphone ou caisse automatique. Troisième thème important, c'est le retail media.

Nous avons poursuivi le déploiement en magasins Casino and Monoprix de la solution qu'on appelle CARS ou Cdiscount, fondée sur l'IA, permettant d'optimiser dans le cadre d'enchères en temps réel des revenus publicitaires, ciblant là aussi par des mécanismes fondés sur l'IA les préférences de chaque client. Enfin, nous avons poursuivi le développement des solutions B2B avec RelevanC. Sur le plan commercial, nous avons développé des offres commerciales adaptées aux enjeux de pouvoir d'achat avec un grand nombre d'initiatives commerciales. La plus importante et la plus connue a été fondée sur les opérations carburant en hyper et super, le prix de l'essence étant réduit à un chiffre qui varie, mais généralement autour de EUR 0.85 en bon d'achat. Sur le frais, nous avons lancé des actions commerciales fondées sur les prix garantis, les prix les plus bas garantis chaque jour.

Nous avons développé les ventes en gros conditionnement à prix réduit. Enfin, nous avons développé les produits du quotidien à petit prix, notamment des produits à 1 EUR. Deuxième axe, c'est le développement des produits Leader Price en hypermarchés, supermarchés et Franprix. Les ventes de produits Leader Price en hyper, super au T4 se sont accrues de 95%, donc ont quasiment doublé par rapport au T4 2021, avec une tendance qui se poursuit au T1. La quote part des produits Leader Price s'accroît chez Franprix, notamment dans les Franprix de banlieue. Enfin, nous avons développé un socle de 2,000 produits Leader Price mis à disposition des enseignes dans le cadre d'un déploiement de shop-in-shop en hyper et en super. Les magasins Leader Price eux-mêmes sont aujourd'hui au nombre de 198, 65 en métropole et 133 à l'international.

Nous avons ouvert 18 magasins Leader Price en franchise au T1. Cdiscount a connu une année marquée par la fin du COVID, une forte chute des revenus, mais un développement des moteurs de rentabilité que sont la marketplace et la publicité. On voit que la marketplace, comme on l'a indiqué, désormais, dépasse 50% de quote part en 2022, avec une tendance actuelle qui est plutôt autour de 60%. Une forte évolution de la marketplace qui est, comme vous le savez, notre priorité stratégique. Nous envisageons d'arriver dès que possible à un chiffre compris entre 65%-70%. Deuxième point important, c'est le développement de la publicité qui était en croissance de 5% en 2021 pour atteindre EUR 71 million et quasiment un doublement par rapport à 2019.

Le moteur de cette croissance, c'est une solution d'IA qui s'appelle CARS, qui permet au fond de voir pour chaque client ses préférences éventuelles et d'organiser des enchères en ligne en temps réel auprès des fournisseurs pertinents. Le B2B, comme vous le savez, qui est une de nos priorités sous le vocable Octopia, s'est développé fortement en 2021-22 avec une accélération d'Octopia qui atteint désormais EUR 19 million de revenus en 2022. Pour conclure sur la France, un mot sur la RSE. Notre engagement RSE est connu avec différents thèmes. D'une part, le climat, une note CDP Climat de A-, à comparer à B en 2021. Les émissions carbone ont baissé de 22% en 2022. Deuxième thème, c'est la consommation responsable. Le Nutri-Score est appliqué à 100% des produits de marque Casino et Franprix.

80% des 85 substances visées ont été supprimées. La réduction des emballages plastiques, le bien-être animal. Enfin, nous pensons être un employeur engagé avec un taux de féminisation de l'encadrement de 41.1% au niveau du groupe et de 43.8% en France. L'objectif étant de 45% en 2025. Sur la diversité, Casino, historiquement, a été très engagé et très avancé puisque nous avons aujourd'hui plus de 9,000 travailleurs en situation de handicap. Enfin, nous avons développé une série d'actions de solidarité qui sont évoquées ici, notamment des dons auprès de l'Institut Gustave Roussy pour les enfants cancéreux. Voilà un bref survol des activités en France. Je passe la parole à David Lubek sur le cadre financier.

David Lubek
CFO, Casino Guichard-Perrachon

Merci Jean-Charles. Je passe donc à la page 12 avec la présentation des chiffres clés au second semester et à l'année. Le chiffre d'affaires annuel s'établit à EUR 33.6 billion, une progression de 10% au total et de 3.7% à change constant. Sur le second semester, le chiffre d'affaires à EUR 17.7 billion est en progression de 10%, tiré par la progression du LATAM, 24%, qui inclut un effet change favorable, tandis que le segment France Retail est à +0.9%. L'EBITDA et le ROC sont quasi stables au niveau groupe sur le second semester. En France, sur le second semester, les enseignes de distribution alimentaire sont stables en ROC à EUR 335 million. Nous allons y revenir dans le détail.

C'est une amélioration séquentielle par rapport à la baisse du premier semestre, qui était liée à un début d'année difficile dans les enseignes parisiennes, qui ont depuis repris une bonne dynamique. Le ROC de Cdiscount, impacté par le retournement du marché non alimentaire après la période Covid, s'inscrit néanmoins en amélioration séquentielle entre le premier et le second semestre grâce aux baisses de coûts réalisées et l'amélioration du mix. Le LATAM connaît une bonne progression de son ROC au S2, à 17% au total, 14% à change constant. Sur l'année, l'EBITDA du groupe est stable à EUR 2.508 billion et le ROC s'inscrit à EUR 1.117 billion, en baisse de 6% du fait de l'impact des ventes du premier trimestre en France. Page 13, passons au détail des performances du segment France Retail.

Ce tableau présente le ROC des principales enseignes en France. Au second semestre, le ROC des enseignes de distribution est stable à EUR 335 million. On constate une forte progression des formats porteurs, Monoprix, Franprix et la proximité, dont la croissance combinée est de +18%, en lien avec la reprise de l'activité, avec un pic de +42% pour la proximité, lié à la forte dynamique d'expansion. Les hypers et supermarchés s'inscrivent en repli du fait du contexte de marché plus difficile au quatrième trimestre, durant lequel les dépenses de promotion et de communication étaient maîtrisées. Des mesures de réajustement de la politique commerciale ont été prises depuis décembre pour mieux s'adapter à ce contexte, avec des ajustements tarifaires et une revue concomitante des dispositifs promotionnels.

À l'année, la baisse du ROC des enseignes de distribution à EUR 421 million s'explique principalement par les chiffres du 1st quarter des enseignes parisiennes marquées par la faiblesse du tourisme. Cette situation s'est fortement améliorée depuis. Comme nous l'avons vu précédemment, ces enseignes étant, depuis le S2, dans une solide dynamique. Page 14, les résultats de Cdiscount ont été détaillés dans la publication de Cnova. Ce tableau présente les principaux chiffres. Les performances annuelles traduisent l'effet du retournement du marché de l'e-commerce non alimentaire en sortie de la période du Covid, qui a fortement pesé sur l'activité. Dans ce contexte difficile, Cdiscount a rapidement adapté son modèle.

D'abord sur la priorité commerciale, avec une concentration sur les activités porteuses, la marketplace, dont les revenus sont quasi stables sur l'année malgré la baisse du marché, et le service advertising, +5% sur un an, soit +80% sur trois ans. Sur les baisses de coûts avec des plans d'efficience initiés dans l'année qui visent au moins EUR 75 million d'économies annuelles et qui ont délivré EUR 47 million sur 2022, dont EUR 29 million sur les OPEX et EUR 18 million sur les CAPEX. L'ensemble de ces facteurs s'est traduit par une baisse de l'EBITDA et du ROC sur l'année liée à la baisse d'activité, mais concentrée aux 2/3 sur le premier semestre, les plans d'économies et l'amélioration du mix délivrant progressivement leurs effets. Page 15, passons à l'Amérique latine.

GPA et Assaí ont déjà publié leurs résultats et le détail de leurs performances et de leur activité figure dans leur communiqué. J'en soulignerai les éléments saillants. On constate à nouveau la très forte croissance d'Assaí, plus 30% du chiffre d'affaires à change constant et plus 23% de ROC, en lien avec le plan d'expansion et de conversion de magasins. Grupo Éxito délivre à nouveau une année 300, soit plus 20%, avec une progression de son ROC de plus 8.4%, ce qui aboutit à un ROC de 228 million EUR. Enfin, la performance financière de GPA a été impactée par les coûts de transformation de son modèle et par une dynamique promotionnelle plus forte en fin d'année.

Le ROC du LATAM hors crédits fiscaux est stable à change constant et progresse de 11% à change courant. Page 16, passons au résultat net, part du groupe normalisé. Le S2, le ROC et le résultat des entreprises mises en équivalence est proche de la stabilité, avec une baisse des mises en équivalence liée principalement à la cession de Mercialys. À l'année, le ROC diminue sous l'effet déjà évoqué de la performance commerciale du first quarter et de ROC de Cdiscount. Les charges financières diminuent en France en lien avec les rachats obligataires réalisés, tandis qu'elles augmentent au LATAM du fait du plan d'expansion d'Assaí. Le résultat enregistre une charge d'impôt ponctuelle de moins EUR 240 million liée à la revue des impôts différés actifs en France et s'établit donc à moins EUR 102 million à l'année.

Retraitée de cette charge comptable non cash et ponctuelle, le RNPG normalisé s'établirait à EUR 138 million en progression par rapport au RNPG normalisé 2021 qui était de EUR 89 million. Page 17, après les éléments de résultat, passons à notre focus habituel sur les cash-flows en France. Le tableau présente le cash-flow libre sur le périmètre total France, y compris Cdiscount et hors GreenYellow. En 2022, les cash-flows libres sont principalement impactés par la baisse de l'EBITDA déjà évoquée et d'autre part, des effets conjoncturels liés au BFR, principalement un surstockage en fin d'année.

Sur le cash-flow avant BFR, il se dégrade d'environ EUR 100 million par rapport à 2021 du fait de la baisse de l'EBITDA liée au contexte de marché sur Cdiscount, en amélioration séquentielle sur l'année et à la performance du first quarter dans les anciennes Parisiennes, qui s'est désormais redressée. Les charges exceptionnelles sont du même ordre qu'en 2021 et enregistrent EUR 100 million de coûts de conversion liés principalement à la transformation, désormais finalisée, de l'ensemble des hypermarchés Géant, convertis au format Hyper Fresh et supermarchés, et EUR 82 million de coûts liés au plan d'efficience mené dans les structures du groupe qui ont contribué à réduire la baisse de coûts pour 2023. Les CapEx sont maîtrisés avec une diminution des CapEx nets malgré l'accélération de l'expansion, celle-ci étant réalisée principalement en franchisé.

La variation de BFR négative s'explique notamment par EUR 220 million d'effets conjoncturels en fin d'année, liés principalement à du surstockage. Nous visons à compenser pour l'essentiel cet effet conjoncturel avec une baisse de stock de EUR 190 million dès le premier semestre 2023, qui constitue un plan d'action prioritaire sur lequel nous allons revenir plus en détail. Page 18. Sur les stocks, ce graphique montre l'évolution de la rotation des stocks depuis 2020 quand on voit qu'elle s'est sensiblement dégradée, passant de 46 jours à 63 jours. Le surstockage constaté à fin 2022 s'explique principalement par deux phénomènes.

Une surestimation de l'activité de fin 2022 lors des commandes de septembre-octobre, principalement en hyper et supermarchés dont les ventes se sont retournées au T4 et par des achats stratégiques réalisés sur des produits en avance de phase dans un contexte inflationniste. Pour compenser ce surstockage, nous visons une réduction des stocks de EUR 190 million au premier semestre avec un pilotage quotidien des taux de couverture en alimentaire et un blocage de commandes pour les produits concernés. Notre objectif est de réaliser les deux tiers de l'amélioration dès la fin du premier trimestre et nous sommes en ligne à début mars avec cet objectif avec EUR 72 million de baisse de stocks déjà réalisés. Page 19. Un point sur les autres produits et charges opérationnelles.

Sur l'année, on constate une amélioration de EUR 145 million des charges exceptionnelles totales, dont EUR 139 million d'amélioration en France. Les deux tiers des charges exceptionnelles sont enregistrées au LATAM avec la finalisation des plans de transfert des hypermarchés Extra à Assaí. En France, l'amélioration est due aux plus-values nettes liées au plan de cession en France. À noter, la plus-value nette de EUR 230 million réalisée sur la cession de titres Assaí a été enregistrée en capitaux propres et ne fait donc pas partie des produits exceptionnels. Page 20. Passons à l'évolution de la dette en France. Cette page rappelle les remboursements et rachats de dettes financières effectués en 2022 pour plus d'EUR 1 billion qui témoignent de notre volonté de traiter de manière anticipée nos échéances de dette.

Ils incluent EUR 673 million de remboursements et rachats obligataires, un remboursement par avance à fin 2022 de la dette bancaire Segisor de maturité July 2023, le remboursement de EUR 60 million de PGE Cdiscount en August 2022 et la réduction d'autres dettes financières pour EUR 180 million. Début 2023, d'autres rachats obligataires ont été effectués pour un total de EUR 66 million. Page 21. Ce tableau synthétise l'évolution de la DSN du groupe par segment. Sur la France, en y incluant la holding Segisor, détentrice de nos participations en Amérique latine, la réduction est de EUR 340 million avec une DSN de EUR 4.5 billion à fin 2022.

Sur le périmètre France Retail, déduction faite de la valeur au 12/31 des entreprises cotées en Amérique latine, le levier sur EBITDA net de loyer s'établit ainsi à 3.7x. Au LATAM, la DSN augmente du fait d'Assaí qui enregistre l'impact de son plan d'investissement et de conversion de magasins. Page 22, l'échéancier obligataire au December 31, 2022 comprend EUR 4.3 billion d'obligations à Term Loan B contre EUR 5.1 billion à fin 2021, réduction qui fait suite pour remboursements et rachats effectués. Depuis début 2022, nous avons remboursé, sans émission de nouvelles dettes, l'intégralité des maturités de June 2022 et January 2023 et racheté par avance près de EUR 150 million de dettes Quatrim d'échéance January 2024 et près de EUR 50 million d'EMTN d'échéance March 2024.

Ces remboursements et rachats ont été effectués en mobilisant les fonds détenus sur les comptes séquestre dédiés ainsi que des produits de cession d'actifs et nous ont permis de réduire les frais financiers. Des rachats tactiques dans le marché ont également été effectués sur le TS 2026 avec une décote nous permettant d'optimiser nos frais financiers. Page 23, quelques mots sur la liquidité en France. Le groupe dispose en France d'une liquidité de EUR 2.5 billion à fin December 2021, dont EUR 2 billion de lignes de crédit confirmées non tirées et EUR 434 million de trésorerie. La maturité de notre principale ligne de crédit est en July 2026 pour EUR 1.8 billion.

Les covenants de notre crédit syndiqué, testés à la fin de chaque trimestre, sont respectés au T4 avec un ratio de 3.1x pour le ratio dette sécurisée sur EBITDA sous la limite des 3.5 et de 3x pour le ratio EBITDA sur frais financiers au-dessus du seuil de 2.5x. Pour conclure cette partie financière, page 23, un rappel de nos priorités 2023 opérationnelles et financières. D'abord, s'agissant de nos plans opérationnels destinés à améliorer notre génération de cash-flow et notre rentabilité, nous visons une baisse des stocks de EUR 190 million dès le premier semestre, compensant le surstock constaté fin 2022. Un nouveau plan de réduction de coûts est engagé avec une cible de EUR 250 million d'économies dans les enseignes de distribution.

Nous visons enfin l'accélération du plan d'expansion en proximité après le succès du plan 2022 avec, en 2023, 1,000 nouveaux magasins nous présentant au moins EUR 500 million de volume d'affaires en année pleine. S'agissant de notre désendettement, nous visons la finalisation de notre plan de cession d'actifs en France pour EUR 400 million nous permettant d'atteindre d'ici fin 2023 la cible de EUR 4.5 billion. La poursuite de la monétisation d'actifs en Amérique latine, l'ensemble nous permettant de poursuivre la baisse de la dette. Merci. Nous pouvons maintenant passer aux questions.

Operator

This is the conference operator. We will now begin the question and answer session. The first question is from Clément Genelot of Bryan, Garnier & Co. Please, go ahead.

Clément Genelot
VP of Equity Research – Retail and E-commerce, Bryan, Garnier & Co

Oui, bonjour à tous et merci. J'aurais three questions, en fait. La première sur les prix. De combien voulez-vous revoir les prix de fond de, du rayon à la suite de votre position, de votre repositionnement sur les prix ? Est-ce que vous êtes toujours à l'aise à avoir un écart de prix de 30% en fond de rayon entre la partie supermarché et E.Leclerc ? On en croit la dernière pub de E.Leclerc. Ma second question, elle porte plutôt sur la variation de BFR. Pouvez-vous nous confirmer que la variation de BFR, elle a effectivement été mauvaise sur le fourth quarter ? Elle a particulièrement impacté par une normalisation du nombre de jours de règlement fournisseur. Ma third question, elle porte plutôt sur la merger avec Teract.

Pouvez-vous nous confirmer que vous êtes actuellement en train de négocier avec les banques et les créanciers créditeurs pour réallouer une partie de la dette de Casino Group à la nouvelle entité de Casino France et Teract ? Du coup, on est bien d'accord que votre participation finale en equity sera bien inférieure au chiffre annoncé de 85% dans la press release. Merci.

David Lubek
CFO, Casino Guichard-Perrachon

Je vais commencer peut-être par la question sur les prix. En effet, je dirais, nous avons d'une part des prix, d'autre part de la générosité, et nous regardons l'impact net. Au fond, quand vous avez, par exemple, des prix, mais que vous avez une réduction de 10% par l'abonnement, on considère que le prix payé par le client, c'est le prix initial moins l'abonnement. C'est une chose qu'il faut faire pour être complètement honnête en termes d'évaluation des prix. En 2022, nous avons eu une forte montée de la générosité, en effet, et que nous sommes en train de réallouer aujourd'hui en baissant les prix, en baissant la générosité. Je dirais que les deux éléments qu'il faut prendre en compte, en effet, c'est la générosité et c'est la localisation.

Comparer un magasin sur la Côte d'Azur à un magasin breton n'est pas tout à fait pertinent. Il faut comparer, au fond, le prix par rapport à la zone géographique. Nous sommes, comme vous le savez, dans des zones géographiques plutôt riches qui sont Paris, Rhône-Alpes et PACA. Nous avons des prix compatibles au prix moyen de ces zones, notamment quand on enlève la générosité. On considère au fond que si on prend en compte la localisation géographique, si on prend en compte la générosité, nos prix sont tout à fait pertinents. Néanmoins, nous allons précisément, comme je viens de vous le dire, réallouer une partie de la générosité en baisse de prix. Vous pouvez le voir déjà dans une série de magasins dont les prix baissent et dont la générosité est relativement, progressivement réduite. Voilà pour les prix.

Je passe la parole à David sur les 2 autres questions. Sur Teract, les 85, 15 qui figurent dans le communiqué d'hier représentent les valeurs d'entreprise de chacune des 2 sociétés. Ça résonne sans dette de part et d'autre. Si effectivement, ensuite, en fonction du niveau de dette de chacune des entités, il y aura un ajustement des parités en conséquence. Le point, là, c'était simplement sur la base des projections des entreprises respectives d'acter ces premiers paramètres d'équilibre financier. On communiquera en temps utile s'il y a en fonction des étapes et en fonction de l'avancée des réflexions financières sur cette structure.

Sur le BFR, comme je l'ai dit, les faits notables de fin d'année, c'est surtout le surstockage, puisque quand on se retrouve avec une activité, comme on l'a vu, en forte baisse, enfin, en baisse significative en hyper-super, alors que c'était pas ce qui avait été anticipé en septembre-octobre, ça entraîne un excédent de stock en fin d'année et c'est ce qu'on corrige au premier semestre. Pour le reste, il peut y avoir des variations diverses et variées puisqu'il y a chaque mois, 1 milliard de flux entrants, un peu plus de 1 milliard de flux entrants et sortants. Mais l'élément opérationnel significatif, c'est celui des stocks.

Operator

La prochaine question est de la part de Nicolas Champ de Barclays. À vous la parole.

Nicolas Champ
Equity Research Analyst, Barclays

Oui, bonjour, merci. 2 questions. D'abord, la première, est-ce que vous pouvez faire un point sur l'évolution de votre tendance de chiffre d'affaires en France depuis le début de l'année ? Donc, comment ça se situe par rapport aux ventes du T4 qui étaient quand même un petit peu faibles, notamment au niveau des hypermarchés, supermarchés ? La deuxième question, c'est le montant des charges exceptionnelles cash en France reste quand même assez élevé. Comment vous les voyez évoluer, pardon, en 2023 ? Et notamment, donc, vous avez annoncé un nouveau programme de réduction de coûts. Est-ce qu'on peut savoir un petit peu plus les modalités et notamment l'impact cash qui est associé à ce programme de réduction de coûts de EUR 250 million, s'il vous plaît ? Merci.

David Lubek
CFO, Casino Guichard-Perrachon

Sur les tendances depuis le début de l'année, on est un peu dans la lignée de ce qu'on voyait au fourth quarter. C'est-à-dire que les enseignes porteuses Franprix, Monoprix, la proximité restent tout à fait porteuses. On voit vraiment la résilience de ces enseignes dans l'environnement inflationniste actuel. À la fois du fait de leur zone de chalandise et de la qualité de leur offre, elles restent dynamiques, à la fois en trafic et en chiffres. Sur les hyper et supermarchés, on est dans une phase de retournement. De manière classique, il faut d'abord que les volumes repartent et ça passe par les mesures qui ont été évoquées de baisse des prix permanents, d'ajustement de la promotion, etc. Lorsque les volumes sont suffisamment repartis, on peut avoir un redressement du chiffre. C'est forcément 2 temps.

Je dirais que c'est ça qu'on peut dire pour l'instant sur le début de l'année. On a des tests assez encourageants dans un certain nombre de magasins où on voit cette phase de hausse de volume suivie ensuite d'une hausse de chiffres. Forcément, ça prend un petit peu de temps pour se concrétiser dans le chiffre. Les charges exceptionnelles, on a mentionné que sur ces charges, EUR 100 million cette année étaient liées aux transformations de l'ensemble du parc des hypermarchés et d'un certain nombre de changements de concepts chez Monoprix. Tout ça est passé derrière nous. Il restera cette année effectivement des baisses de coûts qui peuvent entraîner, comme on l'a vu l'année dernière, un certain nombre de charges exceptionnelles.

Vous voyez que dans le détail qu'on a donné, il y a environ EUR 80 million qui sont sur les plans d'efficience en 2022. Les EUR 100 million qui étaient liés à la transformation complète des concepts, ceux-là ne vont pas se réitérer cette année.

Operator

La prochaine question est de la part de Alexander Kofoed de Nordea. C'est à vous la parole.

Alexander Kofoed
Associate, Leveraged Finance, Nordea

Yeah, hi. Thanks for taking my question. I hope it's possible to answer in English. I was just wondering if you could comment a bit on the Teract press release. You referred to 85% of a new entity being controlled by Casino. Would this also apply after the EUR 500 million equity injection that you also allude to? That's my first question. Second question being, this new entity, do you plan on or have you investigated this entity becoming an unrestricted subsidiary with the aim to raise debts at this new entity level? That's my second question. Third question here as well, if I may.

There has now been non-recurring items for some quarters now in Casino France reported at EUR 235 million in 2022, and you now give guidance for savings of EUR 250 million. Is this at least EUR 250 million, is that on top of any savings you expect from the EUR 82 million costs that you have reported to existing savings plan? When do you expect for this line item, i.e. non-recurring items, to come down meaningfully? I guess by meaningful, I mean disappear in order to sort of stay aligned with the nature of quote-unquote non-recurring. Those are my questions. Thank you.

Nicolas Champ
Equity Research Analyst, Barclays

Yeah. This relates to the previous question that has been asked, so I will just state it again in English. The 85% and 15% mentioned in the press release relates to the enterprise value of CGP Distribution France and of Teract based on the relative valuation and analysis of the business plans. It does not include or factor any debt or any equity. Of course, these, the ultimate participation, if the deal comes through, we'll have to include that. It's too early to discuss any detailed financial structure. Of course, we just at this stage of the exclusivity with, between us and Teract. That's why we communicated yesterday.

I don't think there's much more to add except that it's an interesting industrial project and the financial parameters we have set are the ones that are set today, based on the current state of the discussion. On the non-current items, as I mentioned previously, on the EUR 235 million this year, EUR 100 million was linked to the transformation, the whole transformation of the hypermarket network. The Géant brand was discontinued and transformed into Hyper Frais and Casino Supermarchés, and there were some concept changes at Monoprix as well. This EUR 100 million does not happen again as it is in 2023. EUR 80 million were linked to cost savings realized in 2022.

There will be more cost savings realized in 2023. You can assume there will be some exceptional costs as well, but not the EUR 100 million linked to the transformation of concepts. Of course, the goal is, to reduce this line significantly.

Operator

Gentlemen, there are no more questions registered at this time.

David Lubek
CFO, Casino Guichard-Perrachon

Merci beaucoup. Très bonne journée.

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