Icade (EPA:ICAD)
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May 13, 2026, 5:35 PM CET
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AGM 2025
May 13, 2025
Bien, Mesdames et Messieurs, chers actionnaires, bonjour. Je vous remercie de participer à notre assemblée générale mixte qui se réunit aujourd'hui sur première convocation. En ma qualité de Président du Conseil d'Administration, je présiderai cette assemblée générale. Je vous rappelle que les scrutateurs sont les deux actionnaires présents à cette assemblée générale qui disposent du plus grand nombre de voix et qui acceptent cette fonction. Si je me réfère à la liste communiquée par CG2S, les actionnaires présents dans la salle qui disposent du plus grand nombre de voix sont la Caisse des Dépôts représentée par Alexandre Torel et le Groupe Frédéric Holle Assurances représenté par Florence Habib de Lonqvist. Acceptez-vous ces fonctions ? Merci. Je vous propose, avec l'accord des scrutateurs, de désigner comme Secrétaire de l'Assemblée Générale Jérôme Lucchini, Secrétaire Général en charge de la gouvernance du groupe et de la Direction Juridique et Assurances.
Le bureau est maintenant constitué. Je vous précise à titre préalable qu'assistent également à la présente assemblée générale un huissier et une sténotypiste. Je vous précise également que cette assemblée générale est retransmise en direct sur le site internet de la société, conformément à la réglementation. Je vous informe que le quorum du quart des actions ayant le droit de vote requis pour l'assemblée générale mixte est atteint. Provisoirement, il est de 80,05% avec 1 702 actionnaires. Le chiffre définitif vous sera donné avant le vote. Je vous précise que sont présents autour de moi : Nicolas Joly, Directeur Général ; Bruno Valentin, membre du comité exécutif et Directeur Financier ; Jérôme Lucchini, membre du comité exécutif et Secrétaire Général. Sont également présents les commissaires aux comptes pour Forbis Mazard, représenté par Claire Guéguant-Hocquet ; et pour PricewaterhouseCoopers, Monsieur Lionel Petit.
Sont également présents au premier rang les administrateurs de la société. Sont également présents les membres du comité exécutif de la société. Je vous propose d'ouvrir cette assemblée générale. Au vu de ces informations, je déclare cette assemblée générale ouverte. L'ensemble des documents prévus par la réglementation a bien été mis à disposition au siège et sur le site internet de la société dans les délais requis. De même est tenu à disposition sur le bureau l'ensemble des documents requis par la réglementation. Nous allons maintenant passer à la présentation de l'activité de la société en détaillant les faits marquants de l'exercice écoulé et les résultats financiers.
Selon l'usage, je vous propose que vous nous dispensiez, si vous en êtes d'accord, de la lecture des différents rapports à l'assemblée générale qui ont, bien sûr, été communiqués par ailleurs et qui sont sur le site de la société. Je donne maintenant la parole à Nicolas Joly, Directeur Général, qui va vous présenter les faits marquants et les résultats financiers au titre de l'exercice 2024, puis Nicolas Joly vous présentera l'activité du premier trimestre 2025 et les perspectives pour cette année. Nicolas, c'est à vous.
Merci, Frédéric. Donc, vous le voyez, l'année 2024 a été marquée par la résilience de l'activité de foncière avec des revenus locatifs en croissance, essentiellement portés par l'indexation. Une performance contrastée dans notre activité de promotion, avec, au cours de l'année, une revue exhaustive du portefeuille d'opérations au premier semestre et un second semestre plus positif grâce à une amélioration de l'activité dans le diffus, notamment. Nous avons également réalisé en 2024 des avancées très concrètes dans le déploiement de notre plan stratégique Reshape que nous avions présenté début d'année 2024. En particulier, des premières étapes ont été franchies sur les nouveaux segments de croissance que nous avions identifiés, à savoir les data centers et les résidences étudiantes. Nous avons également conservé un bilan solide, avec en particulier un niveau de liquidité élevé et un ratio de levier raisonnable.
Enfin, le versement d'un dividende de 4,31 € par action au titre de l'exercice 2024 sera soumis au vote. Un point en slide 6 sur les chiffres clés. Vous le voyez, en 2024, Icade a enregistré un cash flow net courant du groupe à hauteur de 3,98 € par action, un chiffre supérieur à la guidance qui avait été donnée, soutenu par la résilience de l'activité de foncière et la gestion optimisée de notre passif. Le cash flow net courant des activités stratégiques, à savoir la foncière et la promotion, a atteint 2,94 € par action. L'ANR NTA était quant à lui en baisse de -11% à 60,10 € par action, reflétant essentiellement la baisse de la valorisation du portefeuille de la foncière.
En termes de passif, en haut à droite, le ratio LTV, Loan to Value, s'est établi à 36,5% et le ratio dette nette sur EBITDA était de 10 fois à fin 2024. Sur les métiers qui figurent en bas du slide, vous voyez que la foncière a fait preuve de résilience, nous le signalions tout à l'heure, avec des revenus locatifs en progression de plus de 2,5% like for like, donc à périmètre constant, à hauteur de €369,2 millions grâce essentiellement à l'effet de l'indexation. La valeur du portefeuille d'actifs s'élevait à €6,4 milliards, en diminution à périmètre constant de -7,1%. Le chiffre d'affaires économique de la promotion, quant à lui, était €1,214 milliard, en retrait de -6,1%, compte tenu essentiellement du recul de l'activité tertiaire.
La marge opérationnelle, quant à elle, a été négativement impactée par les dépréciations comptabilisées dans le cadre de la revue du portefeuille d'opérations de la promotion que j'évoquais tout à l'heure. Si on rentre dans les performances opérationnelles, on peut noter, côté foncière, qu'Icade a enregistré en 2024 une bonne dynamique commerciale. Vous le voyez sur la slide avec la signature ou le renouvellement de plus de 130 000 mètres carrés, qui représentent en tout un loyer facial de 35 millions d'euros et une durée ferme moyenne, WALB, de 6,4 ans. Ces chiffres intègrent essentiellement une bonne performance, vous le voyez en bas à gauche, de nos actifs de bureau Well Position, les actifs de bureau qu'on considère adaptés aux enjeux de demain et qui reflètent l'appétit pour des actifs de qualité qui répondent aux meilleurs standards en matière de localisation.
Cette année fut également l'occasion de constater une activité qui est restée dynamique sur nos parcs d'affaires, et puis d'illustrer également l'approche opportuniste avec des négociations pragmatiques que nous pouvons avoir sur les bureaux que nous considérons comme à repositionner à moyen terme, comme l'illustre la transaction avec la SNCF sur l'immeuble du Monnet à Saint-Denis. À fin 2024, compte tenu du départ de locataires, le taux d'occupation financier s'est établi en retrait, comme anticipé, à 84,7%. Concernant nos activités de développement, 2024, Icade a livré deux immeubles qui étaient préloués intégralement : le Cologne, vous voyez en haut à gauche, au sein de notre parc de Parly-Orly-Rungis, pour une surface d'un peu moins de 3 000 mètres carrés, et l'immeuble Next à Lyon, pour une surface d'un peu plus de 15 000 mètres carrés.
Les loyers faciaux provenant de ces deux livraisons représentent un total de 5,8 millions d'euros. De son côté, le pipeline de projets lancés sur les trois prochaines années représente un montant de 45 millions d'euros de loyers faciaux annuels potentiels, avec des projets prévus à la livraison d'ici fin 2026, qui sont déjà préloués à plus de 85% et donc sécurisés. Concernant notre activité de cession et de rotation de notre patrimoine, en 2024, le marché de l'investissement est resté calme, comme vous le savez, avec un volume d'investissement qui s'est inscrit en retrait total à 15 milliards d'euros, stable par rapport à l'année dernière, mais en retrait par rapport aux moyennes historiques.
Dans ce contexte, néanmoins, Icade a cédé pour plus de 80 millions d'euros, essentiellement les quatre actifs que vous voyez, situés à Marseille, Lyon et Neuilly, à des prix supérieurs à la valeur d'expertise, pour un rendement moyen de 5,80%. Concernant l'activité de promotion, 2024 a été une année empreinte d'incertitudes macroéconomiques et politiques, en particulier en France. Dans ce contexte, le volume de réservations est resté quasi stable, soutenu par les réservations auprès des particuliers au second semestre. Icade a ainsi enregistré un niveau de réservation de 5 300 logements, porté par la hausse des réservations de 17% en volume et 7% en valeur auprès des particuliers, vous le voyez en bas à gauche, ceci porté par la baisse des taux d'intérêt et l'adaptation de notre offre commerciale à la demande.
Il est à noter qu'après la fin du plan de soutien de 2023, les bailleurs sociaux et les acteurs du logement intermédiaire ont contribué dans une moindre mesure, en volume et en valeur, à l'activité en 2024, vous le voyez en bas à droite. En slide 12, vous avez l'illustration de quatre projets emblématiques lancés en 2024 et menés avec succès par les équipes qui ont effectivement connu un bon retentissement commercial. Le projet de Quétigny-Rive-Cromoy, près de Dijon, ou encore celui de Time à Saint-Denis, en bas à gauche, qui était initialement sur un foncier prévu en développement bureau. Donc, vous le voyez, on a eu la capacité de se repositionner, des projets qu'on avait présentés lors de notre Investor Day début 2024.
Le succès de ces projets a permis notamment de maintenir le niveau du backlog, un niveau stable et satisfaisant à 1,6 milliard €, permettant de sécuriser le chiffre d'affaires 2025. Le backlog, vous l'avez en tête, c'est l'activité qu'on pousse devant nous à horizon 12-18 mois. Je le disais en propos liminaire, 2024 fut aussi une année pour les équipes chargées sur les axes identifiés dans le cadre de notre plan stratégique Reshape. Conformément aux piliers du plan stratégique, nous avons avancé dans l'analyse du portefeuille des actifs to be repositioned, donc les actifs de bureau à repositionner qui ne sont plus adaptés aux enjeux de demain pour des raisons de localisation ou de niveau des immeubles.
Donc, nous avons dans votre société la chance d'avoir la boîte à outils avec notre activité de promotion qui nous permet d'envisager, comme vous le voyez à droite sur le slide, des projets de reconversion de bureaux en résidentiel notamment. On figure deux illustrations qui ont été des succès. En effet, en 2024, la foncière a cédé ses deux actifs, celui localisé à Lyon, la tour Lafayette, qui a permis de transformer une tour anciennement de bureaux en tertiaire, pardon, en une centaine de logements, et sur un ancien site Renault au Plessis-Robinson, un immeuble tertiaire qui a été redéveloppé pour construire 650 logements. À fin 2024, vous le voyez en bas à gauche, la valeur du portefeuille des actifs à repositionner représente environ €600 millions, c'est un peu moins de 11% du portefeuille de bureaux.
Il représente également un montant de loyer IFRS annualisé de €38 millions. À date, grâce au travail des équipes, des projets ont été identifiés pour environ 70% de la valeur brute de ces actifs. En 2024, Icade a également avancé sur la diversification de son portefeuille d'actifs, au-delà de notre socle historique d'immeubles tertiaires, en particulier sur les projets de data centers et étudiants. Ainsi, sur le segment étudiant, en février 2025, Icade a signé un premier partenariat avec un opérateur de premier plan, Cardinal Campus, ceci afin d'opérer son futur portefeuille d'actifs en marque blanche au travers d'un contrat de gestion, un management contract. À ce stade, notre ambition, d'afficher sur la diapositive, est de créer environ 500 à 1 000 lits par an.
Et pour ce faire, nous pourrons nous appuyer sur notre activité de promotion qui bénéficie, comme vous le savez, d'un excellent maillage territorial et d'un savoir-faire reconnu dans le développement de résidences étudiantes de dernière génération, les équipes d'Icade Promotion ayant développé plus de 5 000 lits ces dernières années. Et comme vous l'avez vu sur la slide précédente, le portefeuille d'actifs de bureaux à repositionner peut constituer un réservoir d'opportunités également d'actifs tertiaires à transformer pour accueillir des développements étudiants. Diversification en data centers également, sujet sur lequel nous avons mené des avancées extrêmement concrètes en 2024, avec deux sujets majeurs : le lancement des travaux du projet Equinix dans le parc des Portes de Paris, au nord. Les travaux ont commencé, la livraison est prévue au deuxième trimestre 2026.
Autre gros sujet, le développement du projet de data centers Hyperscale, de grande taille, dans le parc de Parly-Orly-Rungis, avec en 2024 le dépôt du permis de construire et, tout aussi important, la sécurisation de l'accès à l'énergie auprès de RTE pour une puissance demandée, donc désormais sécurisée, de 130 mégawatts à horizon 2031. Enfin, concernant le troisième pilier du plan stratégique Reshape, qui est de développer la ville de 2050, plus mixte et plus durable, Icade a publié son livre blanc « Entrées de ville, quartiers de vie », qui détaille notre volonté d'œuvrer à la transformation des entrées de ville. Ceci afin de répondre aux défis de la crise du logement, de la réindustrialisation, mais également de l'adaptation des villes au changement climatique.
Dans ce contexte, le groupe a également signé en décembre 2024 un accord avec Casino portant sur l'acquisition d'un portefeuille d'un peu plus d'une dizaine de sites pour environ 50 millions d'euros, des sites qui ont vocation à être redéveloppés, vous voyez, qui recèlent un potentiel de développement de logements significatif de 3 500 logements. Un premier closing a eu lieu en mars sur neuf premiers sites qui représentent environ 30 millions d'euros. Ces sites, à terme, nous permettront donc de redévelopper un peu plus de 50 000 mètres carrés de surface existante. Concernant nos résultats financiers, focus pour commencer sur les cash flows nets courants. Cash flows nets courants en 2024 atteignent 302 millions d'euros, soit 3,98 € par action, un chiffre qui est supérieur à la guidance, je le disais en propos liminaire.
Le cash flow de nos activités stratégiques s'établit, vous le voyez, à 232 millions d'euros. Il reflète des performances contrastées par métier. Un cash flow de la foncière qui a progressé de 30 millions d'euros, soutenu à la fois par la hausse des revenus locatifs et à la fois par l'amélioration de notre résultat financier. Le cash flow de la promotion, quant à lui, a baissé de 36 millions d'euros, négativement impacté essentiellement par les dépréciations qui ont été passées au premier semestre suite à la revue exhaustive de notre portefeuille de projets pour intégrer les nouvelles données de l'environnement macroéconomique.
Concernant notre actif net réévalué, la NRNTA par action atteint fin 2024 60,10 € par action, chiffre qui s'inscrit, vous le voyez, en retrait d'environ 11%, sous l'effet principalement de la baisse de la valeur du portefeuille de la foncière à 5,80 € par action et du dividende versé à hauteur de 4,80 €. Concernant justement l'évolution de la valeur du patrimoine de la foncière, vous le voyez sur la diapositive, l'année 2024 a été marquée par le ralentissement des baisses de valeur après des corrections significatives en 2023. Le ralentissement à gauche de la baisse des valeurs des bureaux well-positioned se confirme en 2024 à -6,7% versus presque 17%, vous le voyez, en 2023. Les locaux d'activité, quant à eux, font preuve de résilience avec une appréciation de la valeur de ces actifs en 2024 à hauteur de 1,9%.
Concernant la gestion de notre bilan, en 2024, Icade a maintenu une position de liquidité solide à 2,6 milliards, couvrant l'intégralité de ses échéances de dette jusqu'à fin 2029. Le groupe a par ailleurs procédé au rachat de 350 millions d'euros de souches obligataires afin de réduire les échéances 2025 et 2026, et a également émis de nouvelles obligations long terme à échéance 2030 et 2031 pour un montant de 149 millions d'euros, ceci nous permettant d'étendre la maturité globale de la dette. Si on regarde plus particulièrement les ratios d'endettement, vous voyez que le ratio Loan to Value atteint 36,5%, en hausse mécanique à fin 2024 de 3 points, reflet de la baisse de la valorisation du patrimoine et d'un volume de cession en 2024 qui est resté limité.
Le ratio dette nette sur EBITDA augmente à 10 fois du fait de l'impact négatif sur l'EBITDA des dépréciations significatives enregistrées dans l'activité de promotion, qui représente plus de 2,2 points dans la hausse du ratio. On est sur cet effet one-off. Un focus sur la cession de nos activités non stratégiques de la santé en 2025. Avec un point d'étape, nous confirmons à nouveau notre volonté de céder cette participation résiduelle, malgré l'absence d'avancées significatives en 2024, choix assumé. Dans un environnement de marché qui a été détérioré depuis 2023, Icade a travaillé à des solutions alternatives pour poursuivre son désengagement par rapport au schéma qui était initialement envisagé en 2023. Peut-être à noter deux facteurs encourageants dans la poursuite du processus de cession.
D'une part, on le constate, on a une reprise progressive du marché de l'investissement dans le secteur de la santé avec quelques transactions observées en 2024, et on le voit, un secteur qui est plus animé encore début 2025. D'autre part, une résilience de cette classe d'actifs qui a enregistré en 2024 une baisse de valeur limitée de -1,7%, avec une stabilité au second semestre. Dans ce contexte et conformément à notre décision stratégique, Icade poursuit les discussions à la fois avec Premia REM, donc précédemment Primonial, des investisseurs tiers autour de tables existants, mais également des actionnaires historiques du véhicule anciennement Icade Santé, Premia Healthcare.
Nous avons également signé en février 2025 avec un actionnaire historique du tour de table, Predica, un accord pour procéder à un échange de titres détenus par Icade dans Premia Healthcare contre des titres détenus par Predica dans une société portant un immeuble de bureaux bien positionné à Lyon, dont Icade était déjà l'associé majoritaire. Néanmoins, l'environnement de marché actuel conduit Icade à constater un décalage dans le calendrier d'exécution par rapport à ce qui était initialement prévu en 2023. Ainsi, la cession des portefeuilles français et internationaux, ce qu'on appelle les étapes 2 et 3, est désormais envisagée de manière graduelle entre 2025 et 2026. Et vous le voyez, au 31 décembre 2024, la valeur de la participation résiduelle d'Icade dans ses activités de santé françaises et internationales représentait une valeur totale d'1,3 milliard €.
Pour compléter le point sur les résultats 2024, un focus, comme Frédéric l'évoquait, sur l'activité du premier trimestre 2025. Concernant l'effet marquant au premier trimestre, la foncière a, ce trimestre encore, enregistré une bonne dynamique locative avec 50 000 mètres carrés signés ou renouvelés, soutenus principalement par une transaction emblématique, la signature au sein de l'immeuble Pulse, donc anciennement l'immeuble du Comité Olympique, avec le conseil départemental de Seine-Saint-Denis pour 29 000 mètres carrés, qui a constitué la plus grosse transaction locative du trimestre. La résilience du taux d'occupation, vous le voyez, des bureaux bien positionnés se confirme en légère augmentation à 88,4%, hors effet de la transaction Pulse, puisque les équipes du conseil départemental rejoindront le bâtiment en fin d'année. Les revenus locatifs sont, vous le voyez, à périmètre constant, quasi stables à +0,5%.
La promotion, quant à elle, enregistre une croissance des réservations en volume et en valeur, soutenue par l'activité résidentielle, et ce malgré un contexte qui est toujours incertain, qui nécessite, selon nous, de rester encore prudent. En termes de structure bilancielle, Icade a maintenu un niveau de liquidité solide à fin mars 2025. Vous voyez, avec €2,3 milliards de liquidité et la signature de lignes additionnelles de crédit revolving pour €190 millions. Enfin, nous avons confirmé notre guidance 2025 annoncée en février dernier. Si on rentre plus dans le détail sur l'activité locative de la foncière, je vous le disais, un peu plus de 50 000 mètres carrés signés ou renouvelés, une belle performance dans un premier trimestre qui est traditionnellement peu dynamique.
Ça permet d'enregistrer une activité solide, ça cristallise un montant de loyer facial de €12 millions, avec une hold, donc une durée ferme de ces engagements qui est supérieure à 9 ans. Je vous parlais de la transaction signée avec le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis sur l'immeuble Pulse. Donc, le Conseil départemental pour ses services centraux a loué la totalité de l'immeuble, c'est 29 000 mètres carrés, et ce seulement trois mois après le départ du Comité des Jeux Olympiques. Donc, ceci confirme que même dans des zones qui peuvent être à la peine en termes de transactions locatives, quand vous êtes en mesure d'avoir des immeubles qui sont bien localisés et qui offrent les critères qui sont recherchés, on est en capacité de louer.
Ce bail représente un bail d'une durée ferme de 12 ans, donc sans capacité de sortie pour le preneur anticipée, avec un loyer économique en ligne avec le marché. Comme je vous le disais, on a une prise de bail qui est anticipée entre la fin d'année 2025 et début 2026. Le taux d'occupation financier total à la foncière est de 83,1%, il s'inscrit en retrait de -1,6 point par rapport aux chiffres qu'on partageait tout à l'heure à fin 2024, principalement lié à la vacance progressive et attendue sur les actifs de bureaux à repositionner. Dans les bureaux bien positionnés, le taux d'occupation, comme on l'évoquait tout à l'heure, est resté résilient à 88,4%, soutenu par les baux signés sur l'immeuble Next qui a été livré à Lyon, ainsi que la Tour Écho à La Défense, à proximité d'où nous sommes.
En incluant la transaction avec le conseil départemental sur l'immeuble Pulse, ce taux d'occupation des bureaux well-positioned remonterait à 91,1%. Concernant notre activité de promotion, des signaux positifs sur l'activité résidentielle. En effet, dans la continuité de la tendance observée au deuxième semestre 2024, les réservations ont été soutenues par l'activité résidentielle par rapport à une activité tertiaire en retrait significatif. Ainsi, à fin mars 2025, la promotion enregistre un volume de réservation de 697 logements, représentant en valeur un montant de €209 millions, en croissance de +16% sur le volume, +22% en valeur, soutenue, vous le voyez, d'un côté par l'activité sur le diffus auprès des particuliers, mais également par les réservations en bloc. Les réservations auprès des particuliers enregistrent en effet 432 logements pour €148 millions, montant en croissance de 9% en volume et 20% en valeur.
Cet écart étant notamment dû à la réservation de logements plutôt haut de gamme sur le trimestre, tel que le redéveloppement d'un ancien hôtel en logement haut de gamme à Neuilly, au 58 boulevard Victor Hugo, ou à Lyon sur le développement 6e art Lafayette, l'immeuble précédemment bureau, siège de Framatome. Les réservations en bloc sont en croissance elles aussi de 265 logements pour €62 millions. Vous le voyez, des chiffres significatifs, +28% en volume, +28% en valeur, essentiellement du fait d'un effet base. Nous avions enregistré un faible volume sur les réservations en bloc au premier trimestre 2024.
À fin mars 2025, les revenus consolidés IFRS s'inscrivent, conséquence de ces résultats opérationnels, en légère croissance de +1,2%, expliquée par, vous le voyez, une stabilité des revenus locatifs de la foncière et un chiffre d'affaires IFRS de la promotion qui est en croissance d'un peu plus de 2%. Sur la base des résultats du groupe au 31 mars 2025 et des prévisions à fin d'année, Icade a, à l'occasion des résultats, confirmé sa guidance 2025, vous voyez inscrite à l'écran, anticipant un cash flow net courant groupe entre 3,40€ et 3,60€ par action, incluant un cash flow net courant des activités non stratégiques, donc dividendes et intérêts financiers provenant de notre participation résiduelle dans nos activités de santé, estimé à 0,67€ par action hors effet des cessions.
La guidance sera évidemment réajustée en temps voulu en fonction des cessions qui seront effectivement réalisées sur la participation résiduelle dans nos activités de santé. Merci, Nicolas. Je vais maintenant passer la parole à Flore Jachimowicz, qui est membre du comité exécutif en charge de la RSE et de l'innovation, qui va évoquer devant vous les progrès de la société en matière de transition climatique et de préservation de la biodiversité. Flore, c'est à vous. Merci. Bonjour à tous. Quelques mots pour vous dire que la RSE reste au cœur du plan stratégique Reshape et que, plus que jamais, même en dépit des reculs qui peuvent parfois être souhaités ou demandés par certains, nous restons convaincus et engagés dans cette stratégie de réduction de nos émissions carbones et de protection des sols et de la biodiversité. Sur nos résultats carbone, des bonnes nouvelles.
Nous sommes en ligne avec la trajectoire 1,5 degré du groupe. Nous avons une réduction importante de nos émissions pour la foncière, avec 43% de nos réductions de nos émissions carbone. Nous avons une réduction importante également à la promotion, avec 20% de nos émissions carbone en réduction, et nous avons également cette même réduction de 20% pour les activités du corporate. Nous sommes donc très bien engagés, et cela est soutenu notamment par un plan d'investissement pour la foncière tertiaire de 145 millions d'euros pour adapter notre patrimoine au réchauffement climatique. Et pour ce qui est de la promotion, c'est notamment lié à tous les travaux que nous faisons, les efforts que nous faisons pour construire en matériaux biosourcés ou en rénovation.
Au total, en valeur absolue, nous voyons une baisse de 44% de nos tonnes émises en 2024, supérieure à notre objectif qui était fixé en 2030. Cela est dû essentiellement aux travaux, aux efforts que nous faisons sur nos métiers, avec une réduction de l'intensité par mètre carré, mais aussi à une moindre activité de la promotion cette année. Sur la partie biodiversité, nous voyons, pour la partie promotion, le métier de la promotion, un léger retrait de nos résultats par rapport à l'an dernier. Nous avons mis en œuvre cette année un gros chantier sur le pilotage de nos indicateurs biodiversité. Comme vous le savez, la biodiversité est plus difficile à piloter que ne l'est le carbone, et donc c'est un chantier que nous aurons pour cette année.
Sur la partie foncière, nous avons des bons résultats, notamment sur nos parcs d'activités, notamment sur le parc des Portes de Paris, avec une extension de la forêt urbaine qui fait que nos indicateurs sont améliorés sur ce parc. Nous continuons à travailler, à intégrer des solutions de soutien à la nature sur nos bâtiments hors parc. 55% de ces bâtiments sont aujourd'hui porteurs de solutions en soutien à la nature. Merci. Merci, Flore. Je vais maintenant passer la parole à Florence Perronneau, qui est Présidente du Comité des Nominations et des Rémunérations, également Vice-Présidente de la société, pour vous présenter les éléments relatifs au gouvernement d'entreprise. Mesdames, Messieurs les actionnaires, je vais, dans un premier temps, vous présenter les informations essentielles du rapport sur le gouvernement d'entreprise que vous trouverez dans son intégralité aux pages 247 et suivantes du document d'enregistrement universel de votre société.
Tout d'abord, concernant la gouvernance, le conseil d'administration propose à l'assemblée générale la ratification de la nomination provisoire en qualité d'administrateur d'Audrey Girard et de Florence Habib de l'Oncle, 8e et 9e résolutions. Le renouvellement en qualité d'administrateur de Dorothée Clouzot, Olivier Mareuse et Bernard Spitz, 10e et 12e résolutions. Si ces propositions sont approuvées, le conseil d'administration sera toujours composé de 15 administrateurs, dont 5 administrateurs indépendants et 8 administratrices. Concernant la rémunération des dirigeants, je vous présente donc la politique de rémunération des mandataires sociaux CNP Assurance et les éléments de rémunération versés ou attribués aux mandataires sociaux au titre de l'exercice 2023, en application de la politique de rémunération qui avait été approuvée par l'assemblée générale du 19 avril 2023 CNP Assurance.
Sur la rémunération des administrateurs au titre du vote ex-ante, 13e résolution, il vous est proposé d'approuver la politique de rémunération des administrateurs qui est inchangée depuis 2019. Pour rappel, l'enveloppe globale de rémunération qui avait été fixée à 600 000 € par l'assemblée générale en 2019 et la rémunération individuelle dépend de l'assiduité aux réunions. Au titre de 2024, le montant global réparti entre les administrateurs a été de 398 750 €, soit un montant inférieur à ce plafond de 600 000 € que vous aviez voté. Concernant la rémunération du Président du Conseil d'Administration, au titre du vote ex-ante, 14e résolution, il vous est proposé d'approuver la politique de rémunération du Président du Conseil d'Administration. Cette politique est également inchangée depuis 2019.
Au titre du vote Ex-post, 17e résolution, il vous est donc proposé d'approuver la rémunération fixe annuelle attribuée à Monsieur Frédéric Thomas, au titre de l'exercice 2024, qui s'élève à la somme de 240 000 €. Concernant la rémunération du Directeur Général, au titre du vote Ex-ante, 15e résolution, il vous est proposé d'approuver la politique de rémunération du Directeur Général. Pour rappel, cette politique de rémunération avait été révisée et approuvée par l'assemblée générale du 21 avril 2023. La rémunération fixe de 450 000 € par an, la rémunération variable, elle-même plafonnée à 50% de cette rémunération fixe, soit 225 000 € par an. Elle est liée notamment à l'atteinte d'objectifs financiers, d'objectifs stratégiques et de durabilité. Trois quarts de ces objectifs sont des objectifs quantitatifs. Le Directeur Général bénéficie également d'attributions d'actions sous conditions de performance qui sont valorisées à 150 000 € maximum par an.
Au titre du vote Ex-post, 18e résolution, il vous est proposé d'approuver les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés ou attribués à Monsieur Nicolas Joly, au titre de l'exercice 2024. La rémunération fixe s'élève à 450 000 €. Elle a déjà été versée. La rémunération variable s'élève à 168 018 €. Je vous précise que, conformément à la loi, le versement de cette somme à Monsieur Nicolas Joly ne pourra intervenir qu'après votre approbation du say-on-pay Ex-post individuel le concernant. Les actions attribuées gratuitement sous conditions de performance sont par ailleurs valorisées à 150 000 €. Merci, Florence. Je vais maintenant passer la parole aux commissaires aux comptes qui vont vous présenter leurs différents rapports. Merci, Monsieur le Président. Mesdames, messieurs les actionnaires, bonjour.
Donc, le collège des commissaires aux comptes, les cabinets Forbes, Vismaza et Price Waterhouse Coopers, que nous représentons avec mon collègue Lionel Lepetit, ont émis quatre rapports à l'issue de nos travaux. Trois rapports au titre de l'assemblée générale ordinaire, le rapport sur les comptes annuels. Le premier rapport, donc, sur les comptes annuels qui fait l'objet de la première résolution. Notre rapport sur les comptes consolidés fait l'objet de la deuxième résolution. Nous avons également émis un rapport sur les conventions réglementées qui fait l'objet de la quatrième résolution. Nous avons également émis deux rapports au titre de votre assemblée générale extraordinaire qui portent sur des autorisations à donner à votre conseil d'administration pour réaliser différentes opérations sur le capital prévues aux résolutions 23 et 27.
Alors, conformément à l'usage de votre assemblée, je vous propose de ne pas donner une lecture exhaustive de ces rapports, mais on va vous en donner un résumé. Notre premier rapport porte sur les comptes annuels de votre société. Il formalise une certification sans réserve ni observation au regard des règles et principes comptables définis par le référentiel français. Il figure en page 425 du document d'enregistrement universel. Nos travaux au titre de ce rapport ont principalement porté sur l'évaluation des titres de participation de votre société qui figurent au bilan pour un montant de 1,34 milliard d'euros. Nous avons également effectué des diligences spécifiques sur les informations données dans le rapport de gestion ainsi que le gouvernement d'entreprise, et nous n'avons pas d'observation sur ces sujets-là. Merci, Claire. Bonjour à tous. Moi, je vais enchaîner avec le rapport sur les comptes consolidés.
Il s'agit d'un rapport sur les comptes consolidés de la certification sans réserve. Un commentaire ensuite sur la justification de nos appréciations, qui est un élément important de notre rapport puisque nous y portons à votre connaissance les points clés de l'audit, c'est-à-dire les risques que nous avons considérés comme étant les plus importants pour l'audit des comptes de l'exercice. Nous précisons également dans cette partie les réponses que nous avons apportées face à ces différents risques. Concernant les comptes consolidés, les points clés de l'audit portent sur le traitement comptable et l'évaluation des participations résiduelles dans la foncière santé, l'évaluation à la juste valeur des immeubles de placement et, par ailleurs, l'évaluation du chiffre d'affaires et de la marge à l'avancement des activités de promotion immobilière.
Donc, pour chacun de ces points, nous décrivons dans notre rapport la nature du risque identifié et la réponse d'audit apportée qui ont contribué à la formation de notre opinion d'ensemble sur les comptes consolidés. Nous indiquons aussi dans notre rapport qu'au titre des vérifications spécifiques, nous n'avons pas d'observations à formuler sur la concordance des informations relatives au groupe données dans le rapport de gestion avec les comptes consolidés. Je vais enchaîner maintenant. Effectivement, c'est moi qui enchaîne avec le rapport, si ça passe. Le rapport spécial, donc le rapport sur les conventions réglementées. Il nous a été donné avis d'aucune convention autorisée et conclue au cours de l'exercice écoulé à soumettre à l'approbation de l'AG.
En revanche, nous avons été avisés d'une convention autorisée et conclue depuis la clôture de l'exercice, dont il a été fait mention tout à l'heure, qui est soumise à l'approbation de l'AG. Il s'agit d'une convention relative au contrat d'échange de titres et de créances conclu entre Icade et Prédica, en date du 17 janvier 2025. Nous précisons les caractéristiques et modalités dans notre rapport. En seconde partie de notre rapport spécial, nous reprenons les conventions qui ont déjà été approuvées par l'AG et dont l'exécution s'est poursuivie. Et là, on retrouve le contrat de frais de siège et de licence de marque entre la Caisse des Dépôts et Icade, qui date du 1er juin 2022, et par ailleurs, le protocole de cession et d'investissement conclu entre Icade et, entre autres, Prémia Healthcare. Alors, je reprends la parole pour terminer.
Au titre de l'assemblée générale extraordinaire, nous avons donc émis deux rapports qui concernent des autorisations que vous devez donner à votre conseil d'administration afin de procéder à plusieurs opérations sur le capital de votre société. Ces rapports détaillent les diligences que nous avons menées au titre des opérations envisagées et concernent la résolution 23 qui traite d'une réduction de capital par rachat d'actions et la 27e résolution qui traite de l'augmentation du capital réservé aux adhérents d'un plan d'épargne d'entreprise. Ces rapports n'appellent pas d'observations particulières de notre part. En cas de réalisation, les conditions de certaines opérations feront l'objet d'un examen ultérieur de notre part et, le cas échéant, des rapports complémentaires pourraient être établis lors de l'utilisation de certaines de vos délégations par votre conseil d'administration.
Et enfin, je vous précise, c'est une nouveauté de cette année, que le cabinet Forbes Vismaza a émis pour la première fois un rapport de certification des informations en matière de durabilité que votre société a publié dans son rapport de gestion annuel. Ce rapport figure en page 220. C'est donc la première édition pour ce nouveau rapport prévu par les textes. Il conclut sur le respect des normes applicables en matière extra-financière que vous a évoqué Flor tout à l'heure, à la fois au titre de l'analyse de double matérialité qui ont permis de construire les analyses de la société et les nôtres, de la consultation du comité social et économique sur ces questions-là, ainsi qu'au titre de la réglementation sur la taxonomie européenne. Je vous remercie pour votre attention. Merci.
Je vais repasser la parole à Nicolas Joly qui va vous présenter la proposition de dividendes au titre de l'exercice 2024. Merci, Frédéric. Nous proposerons au vote de l'assemblée générale la distribution d'un dividende au titre de l'année 2024 de 4,31 € par action. Celui-ci inclut la quote-part résiduelle du dividende consécutif à la première étape de la cession de nos activités de santé à hauteur de 2,54 €. Le dividende a déjà fait l'objet d'un paiement d'un acompte à hauteur de 2,16 € par action le 6 mars 2025. Le paiement du solde, 2,15 € par action, sera versé le 3 juillet 2025. Merci, Nicolas. Nous allons passer à la phase de réponses aux questions. Nous n'avons pas reçu de questions écrites dans les temps. Une question a été reçue hors limite, mais a fait l'objet d'une réponse écrite.
Donc, je vous propose donc de poser vos questions par oral. Je vous demande bien sûr d'être les plus brefs possible pour que le maximum de personnes puissent intervenir. Vous avez autour de vous des personnes qui sont munies de micros et qui vous le passeront si vous avez une question à poser. Y a-t-il des questions, Monsieur, là-bas ? Oui, bonjour, Monsieur le Président. Je suis actionnaire, je suis rentré au capital d'Icade au moment de l'absorption d'ANF. À l'époque, le cours était de l'ordre de 80 €. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques perspectives sur les évolutions du cours ? C'est ma première question.
La deuxième question, c'est quelques précisions, s'il vous plaît, sur les dépréciations auxquelles vous avez procédé au cours de l'exercice, qui ont dû être assez considérables dans la mesure où les pertes des comptes simples et des comptes consolidés sont loin d'être négligeables. Et enfin, puisque vous prévoyez des attributions d'actions gratuites, ce qui est d'ailleurs tout à fait légitime, est-ce que vous avez prévu simultanément un moyen d'éviter une dilution excessive ? Nicolas Joly va répondre à la question. Merci, Monsieur. Pour prendre votre première question sur le cours de bourse, effectivement, je pense qu'il y a plusieurs facteurs. On avait eu l'occasion aussi de l'évoquer par le passé. Vous avez des facteurs qui sont propres au secteur de l'immobilier, avec, depuis la période que vous évoquez, une remontée significative des taux. Et clairement, l'immobilier est une classe d'actifs qui est un proxy des taux.
Donc, c'est immédiat, on l'a vu et on l'a vu sur l'ensemble du secteur. Au sein de ce secteur, il y a une vraie différenciation selon les classes d'actifs. Clairement, la classe d'actifs à laquelle Icade, en tant que foncière, est aujourd'hui historiquement exposée majoritairement, c'est le bureau et plutôt du bureau de périphérie. C'est une classe d'actifs qui vit une vraie révolution des usages. Cette révolution des usages engendre des inquiétudes sur la pérennité de ces actifs-là, en particulier outre-Atlantique et outre-Manche.
Alors, la France est un peu spécifique sur le sujet, mais clairement, post-Covid, qui a agi un peu comme un catalyseur, un révélateur de ces tendances et qui a accentué le télétravail, embarquant aussi un effet d'inefficience des surfaces qu'on ne mesurait pas historiquement, fait qu'il y a une vraie inquiétude sur la classe d'actifs bureaux, qui se traduit mécaniquement dans la baisse significative du volume d'investissement associé à cette classe d'actifs. Je vous ai évoqué un volume d'investissement global de €15 milliards en France, qui est une année très faible cette dernière année. C'est la première année qu'on avait le bureau qui représentait, qui n'était pas la classe majoritaire. Donc, au sein de l'immobilier, des foncières majoritairement exposées aux bureaux ont été plus significativement impactées que d'autres.
Et vous pouvez le regarder auprès d'autres foncières cotées qui font apparaître des décotes sur ANR qui sont très significatives et plus que d'autres classes d'actifs. Si je dresse un parallèle avec, par exemple, une autre classe d'actifs qui est le commerce, le commerce a aussi vécu ces années avec l'apparition de l'e-commerce, qui a posé des vraies questions structurelles sur la pérennité du modèle du commerce physique. Il semblerait, en tout cas au vu des performances des foncières cotées sur ce secteur-là, qu'on soit sorti. Pour le bureau, on est encore dans l'œil du cyclone. Et puis, le troisième point, au-delà de l'immobilier du bureau, ce sont des sujets qui sont propres à Icade, parce qu'on vit une phase de transformation. Votre société est en train de se transformer.
On a pris, il y a deux ans, la décision stratégique d'aller cristalliser la valeur construite ces 12-15 dernières années autour de notre activité de santé, valeur qui a été d'ailleurs rendue pour partie aux actionnaires. Vous le voyez encore sur les 4,31 €, il y a 2,54 € qui sont une part de la plus-value qui a été cristallisée. Et donc, on est encore au milieu du gué. On n'est pas encore le Icade de demain qu'on sera à l'horizon de Reshape. Pourquoi ? Parce qu'il nous reste encore cette activité de la santé. Aujourd'hui, ça pèse sur le cours, clairement, parce que le marché, surtout dans le contexte actuel, a besoin de visibilité. Et donc, la question se pose de se dire à quel horizon de temps on va être en mesure de cristalliser cette participation résiduelle sur la santé pour se dégager des marges de manœuvre.
Et encore une fois, c'est une décision à assumer. On ne remet pas en question la décision stratégique de céder, bien au contraire, pour les raisons évoquées. Pour autant, ce n'est pas parce qu'on a décidé de céder la santé qu'il faut le faire à n'importe quelles conditions. Vous l'avez vu dans la guidance que nous proposons, c'est encore contributif significativement au cash flow du groupe. Ça génère du dividende associé. On est sur des portefeuilles d'actifs qui sont stabilisés, classes d'actifs résilientes qui distribuent du dividende, qui nous assurent des produits financiers. Donc oui, pour céder, mais pas à n'importe quelles conditions. Et c'est sûr que ça induit une décote supplémentaire qui pèse sur le cours, qui reste supportée par un niveau de dividendes cette année encore qui est substantiel, notamment du fait de la cession d'une première partie de la santé.
Mais voilà les raisons pour lesquelles aujourd'hui, on a un cours qui est effectivement très en retrait, plus significativement en retrait ces deux dernières années que nos pairs. Donc, il y a des sujets qui sont propres au secteur, en particulier bureaux, mais qui sont aussi propres à Icade, convocation évidemment à être temporaire, parce que l'enjeu de Reshape, une fois repositionné notre portefeuille historique, c'est d'aller construire la croissance qui, à terme, sera reflétée dans le cours de bourse, en tout cas notre conviction. Ça, c'est pour votre première question.
Sur la deuxième question, qui est celle des dépréciations, à la différence d'une activité de foncière où on est un peu tributaire de l'état locatif en place, qui nous conduit finalement à supporter au fil du calendrier locatif les départs, à la promotion, on a décidé en 2024 de faire cet exercice de vérité, de tirer les conclusions d'un environnement qui avait évolué, hausse des taux, effectivement, qui impacte la solvabilisation de la demande, qui avait impacté notre coût de revient pour tirer les conséquences de ce nouvel environnement.
Et donc, on a, avec Charles Emmanuel Kuhn, le Directeur Général d'Icade Promotion et l'ensemble des équipes, passé à la paille de fer l'ensemble de notre portefeuille de projets, à peu près 500 projets, et on a décidé d'abandonner ce qui devait être abandonné, donc en dépréciation les études qui avaient été engagées, parfois les fonciers qui avaient pu être achetés, de reconfigurer autant que possible, quand c'était possible, à des conditions de rentabilité adaptées au nouvel environnement. Et ça, ça nous a conduits donc à passer à peu près €85 millions de dépréciation, dont une partie, vous l'aviez vue dans le résultat de la promotion avec des cash flows négatifs à moins €36 millions, qui est venue impacter l'activité courante, parce qu'il y a des projets qu'on a décidé de conserver une fois reconfigurés.
Donc voilà, c'est un montant significatif, c'est un travail qui n'a pas vocation à être répété. C'est vraiment un exercice de vérité que d'autres promoteurs ont également mené dans le même espace-temps, qui est venu impacter ponctuellement nos résultats du premier semestre et donc de l'année 2024. Et donc, la question, la dernière question sur les actions gratuites, effectivement, donc on a des volants d'actions gratuites qui sont prévus pour justement aller assurer de la rétention auprès de nos meilleurs éléments, et c'est bien logique, et ça permet d'orienter tout le monde sur l'évolution à terme du cours de bourse. On reste sur des montants qui sont cohérents avec ce qu'on a pu faire les années précédentes et qui représentent un montant de capital extrêmement faible. On parle de 0,1% du capital, donc on a un effet dilutif qui est là, mais qui est extrêmement, qui est non significatif.
Merci. D'autres questions ? Monsieur ? Attendez, on va vous donner un micro. Claude Reveize, ancien DGA de SILIC. Le micro, s'il vous plaît. Merci. Oui, Claude Reveize, ancien DGA de SILIC. Non, je m'étonne précisément qu'il ait fallu attendre les questions-réponses pour avoir un développement sur l'évolution du cours. Je déplore notamment qu'il n'y ait pas eu une présentation et un slide de l'évolution du cours sur une période un peu plus longue, avec une comparaison avec des indices de référence et des comparaisons avec les pairs d'Icade dans le secteur effectivement du foncier. Comme si l'évolution du cours était un élément non pas insignifiant, mais qu'on passe sous silence et qui ne fait pas l'objet, comme vous l'avez fait à l'instant, d'un commentaire intégré à la présentation des résultats annuels.
Je vais laisser aussi Nicolas répondre, mais dans d'autres lieux, dans d'autres circonstances et dans d'autres supports, c'est un point qui est assez régulièrement évoqué, notamment sur les dépréciations portées dans ce contexte général que Nicolas a rapporté à grands traits et à la fois très précisément. Mais bon, dont acte, mais je vais laisser donc Nicolas y répondre plus précisément. Effectivement, on a l'occasion d'échanger sur ce thème de l'évolution du cours historique à chaque prise de parole, quasiment. Je pense que l'occasion de la présentation des résultats est également le cas de le faire auprès de la communauté financière, essentiellement dans les séances de Q&A, effectivement, mais on revient là-dessus. On prend le point, on est à votre disposition aussi avec l'équipe pour effectuer ce travail. Peut-être un point, vous assurez que c'est tout sauf insignifiant.
On atteste d'ailleurs mes objectifs personnels, ma rémunération variable, et comme vous l'avez vu, assise notamment sur cet objectif de cours de bourse qui n'a pas été atteint. Il ne faut pas que ce soit inscrit dans mes objectifs pour que j'aie à m'en préoccuper. Mais à la fois en tant qu'actionnaire de la société, parce que j'ai acheté par deux fois des actions, à la fois au titre de mes objectifs variables et à la fois en tant que responsabilité de directeur général et l'équipe comité exécutif autour de moi, je peux vous assurer que le cours de bourse, c'est une préoccupation constante. En revanche, notre mission, c'est de créer de la valeur pour la société à terme, de maximiser la création de valeur. Et c'est comme ça qu'on l'entend, c'est comme ça que Reshape a été construit.
C'est un plan qui, à terme, va maximiser selon nous la création de valeur pour la société, mais ça implique de passer par cet exercice de vérité qu'on évoquait sur la promotion, cet exercice de vérité qu'on évoquait sur le portefeuille de bureaux. C'est un diagnostic que j'ai lancé en arrivant il y a deux ans avec les équipes, et on a assumé de dire qu'il y avait 10-15% du portefeuille de bureaux qui n'étaient pas aptes à passer les enjeux de demain. Donc, forcément, il y avait des pertes à assumer là-dessus. Que sur les immeubles qui sont bien positionnés, compte tenu d'une forte inflation, aujourd'hui, quand on renouvelle un bail, on cristallise de la réversion négative parce que les valeurs locatives n'ont pas évolué aussi vite.
Ce sont des exercices de transparence, de vérité qu'on a menés vis-à-vis du marché, qui les a appréciés, et je pense qu'il faut le faire parce que sinon le marché s'imagine des choses qui sont encore pires. En revanche, la diversification qui va nous amener la croissance, ce sont des choses qui prennent du temps. Donc, on a encore quelques mauvaises nouvelles à cristalliser qui dépendent de notre état locatif sur lequel on est transparent, mais à terme, on est confiant dans la capacité à recréer de la valeur qui a vocation à combler justement ce gap entre l'actif net réévalué à €60 par action aujourd'hui et un cours de bourse qui trade à €21, et c'est ce qui, à terme, se reflétera. Mais ça prend du temps et notre mission, c'est de maximiser la création de valeur pour la société. Merci. D'autres questions ? Monsieur ?
Bonjour, Patrick Canal, une question pour Monsieur Joly. Quelles sont les pistes de diversification d'Icade ? Vous avez mentionné effectivement le logement étudiant. À moyen terme, quelles seront les principales priorités que vous envisagez dans le cadre du plan Reshape ? C'est-à-dire à l'horizon 2028, voire au-delà, quelles seront les priorités ? Merci pour votre question, Monsieur. On a eu l'occasion de détailler cette réflexion-là lors de la présentation du plan stratégique il y a un an. Effectivement, on va vers plus de diversification. En tant qu'investisseur, j'entends, parce qu'on est déjà un promoteur diversifié. Pour quelle raison ? Pas pour fuir le bureau, qu'on soit bien clair là-dessus. Nous, on a une vraie conviction sur le bureau qui passe un mauvais moment, il faut le dire, mais il faut faire l'exercice qu'on a fait de transparence sur ce sujet-là.
Et quand vous avez des bureaux qui sont bien placés, qui répondent aux critères de demain, ESG, comme le soulignait Flore, flexibilité, service, vous êtes en capacité, et le travail des équipes de la foncière le démontre, de remplir vos immeubles. Donc, on continuera à faire du bureau et vous l'avez vu dans le pipeline. Pour autant, la mission d'Icade qu'on présente dans Reshape, c'est de bâtir la ville de 2050. Et cette ville, ces quartiers de ville, ces quartiers qui sont mixtes, qui sont plus durables aussi, mais on profite de cette mixité pour être, en tant qu'investisseur, capable aussi de l'accompagner dans le long terme sur des classes d'actifs qui sont capables de créer suffisamment de valeur par rapport à la rentabilité de nos investissements attendus.
Et donc, le travail qu'on a fait pour construire Reshape, c'est analyser de manière méthodique et exhaustive, je dirais quasiment l'ensemble des lignes de diversification potentielles et de se concentrer sur trois classes d'actifs qui sont des classes d'actifs sur lesquelles il y a un vrai réservoir de croissance et sur lesquelles on est légitime. Ces trois classes d'actifs, c'est l'activité, donc là, ce que les Anglo-Saxons appellent le light industrial, donc ce n'est pas de l'industriel lourd, mais c'est vraiment de l'activité, le logement étudiant, effectivement, et les data centers. Pourquoi ? Sur ces trois classes d'actifs, il y a un vrai réservoir de croissance, en particulier sur l'étudiant et le data center, mais surtout Icade est légitime, si on les prend une par une.
Sur l'activité, on gère aujourd'hui deux grands parcs d'activités : parc des Portes de Paris à Saint-Denis-Aubervilliers, 50 hectares, Rungis, 60 hectares, qui sont justement des mini-Icade, si je puis dire. Vous êtes avec les mêmes enjeux : une partie tertiaire, des immeubles à repositionner, de l'activité à développer, et on a des fonciers qui sont disponibles et qui sont situés de manière unique aux Portes de Paris. Donc, on sait gérer ces espaces-là en termes de services, en termes d'ESG, etc. On a un savoir-faire, donc on est crédible. Deuxième point, le logement étudiant, je le disais dans la présentation, on est crédible parce qu'on a construit ces dernières années plus de 5 000 logements, et on n'a pas uniquement créé du logement étudiant, on a créé du logement étudiant de dernière génération. Parce que le driver de cette offre, c'est un manque d'offre et un manque d'offre de qualité.
Et c'est exactement ce qu'Icade Promotion a construit ces dernières années, sauf qu'on a vendu ces immeubles à des acteurs qui peuvent être Brookfield, qui peuvent être CLE, etc., parce qu'en tant qu'investisseur, on n'avait pas vocation à les intégrer. C'est ce qu'on fait désormais. L'idée étant de capter de la valeur à chaque étape, en tant que développeur, en tant qu'investisseur, peut-être un jour en tant qu'opérateur, mais à ce stade, pour ne pas perdre de temps et pour limiter les risques opérationnels, vous l'avez vu, on a conclu un partenariat d'ailleurs non exclusif avec un opérateur de premier plan qui exploite 6 000-7 000 résidences en France, qui s'appelle Cardinal Campus. Et data center, troisième axe, on ne fait pas des data centers parce que le monde de l'immobilier aujourd'hui est très excité par ce thème.
On fait des data centers parce que certes, il y a un vrai potentiel, mais on fait des data centers parce qu'on en fait déjà. On en a cinq au parc des Portes de Paris, et on en fait aussi parce que les opérateurs viennent nous voir, parce que ce à quoi ils se heurtent aujourd'hui, c'est une résistance et des politiques et des collectivités, parce que ce sont des objets qui sont massifs, qui embarquent des enjeux environnementaux qu'il faut adresser, et puis qui ne s'inscrivent pas forcément harmonieusement dans un environnement à tissu urbain existant. Or, c'est précisément le savoir-faire d'Icade que d'être capable de construire dans la durée des quartiers mixtes qui sont pensés pour interagir ensemble, main dans la main avec les collectivités. Donc, c'est aujourd'hui pour ces raisons-là que les opérateurs viennent taper à notre porte.
Donc voilà, c'est pour ça qu'on a retenu ces classes d'actifs. Ça ne veut pas dire qu'on ne va pas faire d'hôtels, ça ne veut pas dire que, je ne sais pas, on ne va pas faire d'écoles, mais concrètement, là où on va investir de manière prioritaire, et l'ambition de Reshape, c'est de déployer un peu moins de 2 milliards d'euros à horizon 2028, c'est précisément toujours sur le bureau, mais aussi sur ces classes d'actifs de diversification. Merci, Nicolas. D'autres questions? Monsieur? Oui, bonjour, je suis actionnaire. J'ai vu dans la présentation que vous avez faite de la reprise d'actifs de Casino, que vous parliez, si j'ai bien compris, de futures surfaces commerciales. Est-ce que ça veut dire que vous allez détenir des surfaces commerciales ou des surfaces d'entrepôt dans le futur? Et puis, ma deuxième question, pardon, elle ne me revient plus. Bon, j'y repenserai. Merci, Monsieur.
Effectivement, il fait mention de surfaces commerciales, parce qu'aujourd'hui, ce sont des surfaces commerciales existantes. Et c'est là tout l'enjeu. D'ailleurs, notre job demain, c'est d'être promoteur de l'existant, plus que jamais. À horizon 2030, un tiers de nos développements seront de la restructuration. En revanche, en tant qu'investisseur, on n'a pas vocation à être investisseur sur cette typologie d'actifs sur lesquels, je vous le disais, il n'y a pas forcément, nous, d'avantage concurrentiel pour Icade. Or, c'est une classe d'actifs qui est peut-être un peu plus revenue en grâce aujourd'hui, sur lesquels on peut trouver des investisseurs. Donc là, l'idée, c'est vraiment d'agir en tant que développeur-promoteur, chef d'orchestre un peu des parties prenantes, et de trouver des investisseurs pour les parties commerces, qui peuvent d'ailleurs être les propriétaires actuels.
Ces opérations sont aussi l'occasion, et pour les bailleurs et pour les exploitants, d'optimiser leur outil commerce, des sujets que Charles Emmanuel connaît bien, que je connais bien aussi. C'est un des enjeux. Pour autant, si on intègre dans ces développements des développements mixtes qui peuvent correspondre aux priorités de notre plan stratégique, logement étudiant ou autre, là, il est tout à fait possible qu'on envisage de se positionner en tant qu'investisseur. Et vous avez récupéré votre deuxième question ? Oui, ça y est, elle est revenue. Vous avez parlé à propos des data centers de sécurisation de l'alimentation électrique. Est-ce que c'est une notion que vous pourriez étendre à d'autres surfaces que vous possédez ? Puisqu'on a vu qu'en Espagne, tout s'est arrêté d'un coup pendant plus de 24 heures. Alors là, la gestion du réseau, ça relève moins de notre responsabilité. Fort heureusement, chacun a ses problèmes.
Non, mais pour revenir, effectivement, vous le soulignez à raison, sur le sujet du data center, il y a trois choses qui font la valeur : le foncier, le permis de construire, l'accessibilité à l'énergie et la sécurisation de l'énergie. En France, sur les gros développements, la règle actuelle, c'est que la personne qui demande l'énergie peut y avoir accès. Vous prenez votre place dans la file auprès de RTE. Tout l'enjeu, c'est néanmoins d'être capable de la sécuriser le plus vite possible. C'est ça qui fait la valeur commerciale de ces ensembles-là. Et vous le voyez, on est déjà sur des horizons de temps qui sont lointains, parce que Rungis, on ne l'a pas fait aujourd'hui, mai 2025, c'est quelque chose qu'on a entamé, on est déjà en 2031. Donc, on le regarde sur un certain nombre de nos autres sites existants. Est-ce qu'on peut renforcer des puissances installées ?
Je pense au parc des Portes de Paris ou même à Rungis. Pourquoi pas essayer d'optimiser un peu cette puissance-là ? On regarde aussi avec les équipes de promotion qui couvrent la totalité du territoire, si on n'a pas d'autres opportunités, qui pourraient cocher ces cases, des fonciers pertinents, de l'énergie disponible assez rapidement. Là, on peut travailler main dans la main avec les équipes des RTE. Ce sont des infos qui sont disponibles en open data, et puis des collectivités avec lesquelles on peut travailler. Sachant qu'à ce stade, le gros de l'activité sur le numérique et le data center, c'est quand même très concentré en Île-de-France et autour de la zone sud-est Marseille à cause de la présence des câbles sous-marins. Merci. Peut-être une dernière question avant de passer au... Je n'en vois pas. Si, là-bas, excusez-moi.
Il y a un axe de diversification dont on vous parlait très peu. Ce sont les entrepôts. ADP, par exemple, à Roissy, abandonne un peu. Il devait faire une piste supplémentaire pour les passagers, et en fait, il se réoriente sur le fret en construisant de gros entrepôts. Or, nous avions ici un emplacement sur Silic, Rungis et Orly, et sur les entrepôts, enfin, on a eu dans le passé des entrepôts, mais ça a disparu. Est-ce que c'est un axe que vous avez totalement abandonné ? C'est en tout cas un axe qu'on a regardé, et en particulier pour Orly-Rungis, dans le business plan qu'on a construit pour ce parc-là.
C'est un axe qu'on a regardé et on ne l'a pas retenu parce qu'on a considéré qu'on allait créer davantage de valeur sur les développements qu'on envisage aujourd'hui sur ce parc, avec un développement de projets d'activité sur un foncier, de la reconfiguration tertiaire en hôtel ou un immeuble de bureaux plus adapté ou en numérique. Donc, on l'a regardé dans le travail d'exhaustivité que je vous évoquais. On a juste considéré qu'on allait créer moins de valeur en mettant des gros entrepôts que ce que le business plan comporte actuellement sur l'actif. Bien, merci. Donc, je vous propose de clore cette séance de questions. Donc, nous allons passer donc à la mise au voix des résolutions proposées. Donc, vous avez... Je ne sais pas s'il faut les passer, non ?
Donc, vous avez noté que lors du jour de cette assemblée générale, on porte sur, au-delà de la dimension distinction ordinaire et extraordinaire, sur des projets de résolutions suivants. Bon, je ne vais pas vous les détailler, je vais simplement vous rappeler les grandes thématiques qui sont derrière ces propositions de résolutions. Donc, vous avez bien sûr, classiquement, à caractère ordinaire, les résolutions portant sur l'approbation des comptes annuels et consolidés et l'affectation de résultats. Donc, je reviendrai quand on les positionnera. Donc, c'est l'approbation des comptes annuels, l'approbation des comptes consolidés et l'affectation de résultats. Vous avez ensuite une résolution sur les conventions réglementées. Vous avez trois résolutions qui portent sur le renouvellement et la nomination des commissaires aux comptes. Vous avez quatre, cinq, pardon, résolutions portant sur les administrateurs. C'est à la fois la ratification de la nomination et le renouvellement des mandats.
Vous avez, ça a été les propos de Florence Perronneau, un certain nombre d'items portant sur la rémunération des mandataires sociaux, donc ça s'appelle le CEO&PAY, donc jusqu'à la... Je vais passer jusqu'au 18. Vous avez donc des, classiquement, les renouvellements des autorisations financières. Vous avez également ce qui a été développé par Florence Simovitch, les progrès réalisés par la société en matière de transition climatique. Ce sont donc les items 20 et 21. Et enfin, la ratification du transfert du siège social, puisque vous savez, nous sommes arrivés ici à La Défense après avoir quitté le Moulineau. Vous avez ensuite un certain nombre de résolutions à caractère extraordinaire qui portent sur le renouvellement d'autorisations et de délégations financières. Je ne vais pas vous les détailler. Quelques questions, d'ailleurs, vont directement porter sur ces aspects. Nous avons également des modifications statutaires qui s'alignent sur les évolutions réglementaires.
On l'évoquait tout à l'heure, d'ailleurs, sur l'usage, la consultation et l'utilisation des moyens électroniques. Et vous avez, classiquement, donc la disposition concernant les pouvoirs pour formalités. Donc, nous avons eu les derniers résultats concernant le quorum final qui s'établit à 80,07%, soit 60 706 556 actions pour 1 723 actionnaires. Donc, l'assemblée peut valablement délibérer. Je vous rappelle, comme classiquement, l'usage des tablettes qui vous ont été remises. Avant que vous procédiez au vote, nous allons vous rappeler ce fonctionnement par l'intermédiaire d'un court film. Pour voter les résolutions de l'assemblée générale, une tablette vous a été remise. Elle est strictement personnelle et sert uniquement lors de cette assemblée. À l'annonce du vote d'une résolution, la fenêtre de vote s'affiche automatiquement sur votre tablette, même si celle-ci est en veille. Pour voter, rien de plus simple.
Appuyez sur le bouton correspondant à votre choix : pour, abstention ou contre. Appuyez sur OK pour valider votre choix avant la clôture du vote. Une fois votre vote validé, vous ne pouvez plus le modifier. Merci de bien vouloir restituer votre tablette en sortie de salle. Bien, donc j'espère que c'est clair pour vous. Si, bien sûr, vous avez un incident technique ou un quelconque problème au cours du vote, n'hésitez pas à interpeller les personnes qui sont dans la salle et qui pourront vous aider à régler ce petit problème. Je vous rappelle que les résolutions ordinaires nécessitent, pour être adoptées, une majorité de plus de 50% des voix exprimées et que pour les résolutions extraordinaires, elles nécessitent, pour être adoptées, une majorité de plus des deux tiers des voix exprimées. Donc, nous allons maintenant mettre aux voix les résolutions.
Je déclarerai le vote en disant : « Le vote est ouvert. » À partir de ce moment-là, vous pouvez vous exprimer sur vos tablettes, puis à la fin du décompte, j'indiquerai que le vote est clos. Donc, je vous remercie, bien sûr, de ne pas quitter la salle avant la fin du vote. Voilà, donc nous allons commencer. La première résolution porte sur l'approbation des comptes annuels de l'exercice clos le 31 décembre et sur l'approbation des dépenses et charges non déductibles. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Résolution adoptée. Deuxième résolution qui porte sur l'approbation des comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2024. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Troisième résolution portant sur l'affectation du résultat de l'exercice et la fixation du dividende. Le vote est ouvert. Le vote est clos.
Il y a un problème technique là, je ne sais pas si quelqu'un l'a... C'est réglé ? Ce n'est pas réglé ? C'est bon ? Parfait. Très bien. Donc, le vote est donc clos. La résolution est adoptée. Quatrième résolution portant sur le rapport spécial des Commissaires aux Comptes sur les conventions réglementées et approbation de la nouvelle convention qui est mentionnée. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Cinquième résolution portant sur le renouvellement de Forbis Mazard aux fonctions de Commissaire aux Comptes titulaires. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Sixième résolution portant sur le renouvellement de Forbis Mazard aux fonctions de Commissaire aux Comptes en charge de la mission de certification des informations en matière de durabilité. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Septième résolution : nomination de PricewaterhouseCoopers Audit en qualité de commissaire aux comptes en charge de la mission de certification des informations en matière de durabilité. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Huitième résolution portant sur la ratification de la nomination provisoire de Madame Audrey Girard en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Neuvième résolution portant sur la ratification de la nomination provisoire de Madame Florence Habib Deloncle en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Dixième résolution portant sur le renouvellement de Madame Dorothée Clouzot en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Onzième résolution portant sur le renouvellement de Monsieur Olivier Mareuze en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Douzième résolution portant sur le renouvellement de Monsieur Bernard Spitz en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Treizième résolution portant sur l'approbation de la politique de rémunération des membres du conseil d'administration. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Quatorzième résolution portant sur la politique de rémunération du Président du conseil d'administration. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Quinzième résolution portant sur l'approbation de la politique de rémunération du Directeur général et/ou de tout autre dirigeant mandataire social. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Seizième résolution portant sur l'approbation des informations visées au 1 de l'article L22-19 du Code de commerce. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Dix-septième résolution portant sur l'approbation des éléments fixes, variables, exceptionnels composant la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours de l'exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice à Monsieur Frédéric Thomas, Président du Conseil d'Administration. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Dix-huitième résolution portant sur l'approbation des éléments fixes, variables, exceptionnels composant la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours de l'exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice à Monsieur Nicolas Joly, Directeur Général. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Dix-neuvième résolution portant sur l'autorisation donnée au Conseil d'Administration à l'effet de faire racheter par la société ses propres actions dans le cadre du dispositif de l'article L22-10-62 du Code de Commerce. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Vingtième résolution portant sur le CEON Climate. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Vingt-et-unième résolution portant sur le CEON Biodiversity. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Nous allons maintenant passer aux résolutions à caractère extraordinaire. Vingt-deuxième résolution, pardon, excusez-moi, j'ai anticipé, je suis allé un peu vite. Vingt-deuxième résolution portant sur la ratification du transfert du siège social du 27 Camille Desmoulins à 92130 Issy-les-Moulineaux, 1 avenue du Général de Gaulle, 92800 Puteaux, avec effet au 27 décembre 2024. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Nous allons maintenant passer aux résolutions à caractère extraordinaire. Vingt-troisième résolution portant sur l'autorisation donnée au conseil d'administration en vue d'annuler les actions rachetées par la société dans le cadre du dispositif de l'article L22-10-62 du code de commerce. Le vote est ouvert.
Le vote est clos. La résolution est adoptée. Vingt-quatrième résolution portant sur la délégation de compétences à donner au Conseil d'Administration pour augmenter le capital par incorporation de réserves, bénéfices et/ou primes. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Vingt-cinquième résolution portant sur la délégation de compétences à donner au Conseil d'Administration pour émettre des actions ordinaires avec maintien du droit préférentiel de souscription. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Vingt-sixième résolution portant sur l'autorisation à donner au Conseil d'Administration pour augmenter le montant des émissions. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Vingt-septième résolution portant sur la délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour augmenter le capital par émission d'actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital avec suppression du droit préférentiel de souscription au profit des adhérents d'un plan d'épargne d'entreprise en application des articles L3332-18 et suivants du code du travail. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Vingt-huitième résolution portant sur la modification de l'article 10 des statuts concernant l'utilisation des moyens de télécommunication lors des réunions du conseil d'administration et la consultation écrite des membres du conseil d'administration. Le vote est ouvert.