Mersen S.A. (EPA:MRN)
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May 8, 2026, 5:35 PM CET
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AGM 2024
May 16, 2024
Bienvenue à tout le monde. Mesdames, Messieurs les actionnaires, je vous salue. Vous êtes, depuis que je préside le conseil d'administration de Mersen, vous n'avez jamais été aussi nombreux. Donc, je suis très heureux. C'est un grand plaisir pour moi de vous retrouver au sein de la Tour Trinity, le siège social que j'apprécie beaucoup. J'ai beaucoup apprécié le changement de siège social, donc je suis très heureux de vous accueillir ici. Cette assemblée est diffusée en direct sur le site Internet de la société. Vous pourrez également la réécouter en différé. Sont présents autour de moi, comme d'habitude, Luc Temelin, Directeur Général du groupe, à ma droite, Thomas Baumgartner, Directeur Administratif et Financier, et Delphine Jacquemont, Directrice Juridique et Secrétaire du conseil, comme chaque année. Sont également représentés nos commissaires aux comptes, KPMG Audit et Ernst & Young Audit.
Et selon la tradition, je passe la parole à Delphine Jacquemont, qui va nous rappeler les formalités légales effectuées.
Bonjour à tous. Cette assemblée se réunit sur première convocation. Les avis de convocation ont été publiés dans les journaux d'annonces légales et mis en ligne sur les sites Internet de la société. Une lettre de convocation a été adressée aux actionnaires au nominatif, conformément à la loi. L'ensemble des documents prévus par la réglementation en vigueur a été tenu à votre disposition au siège de la société et sur le site Internet de la société dans les délais requis.
Donc, je vous propose que nous procédions à la composition du bureau. Je vous rappelle que les scrutateurs sont les deux actionnaires présents à cette assemblée qui disposent du plus grand nombre de voix et qui acceptent cette fonction. Il s'agit de BPI France, et pas BPI Finance, pardon, représentée par Monsieur Vladislav Kassil, et d'Amiral Gestion, représentée par Monsieur Paul Manigaud. Je les remercie d'avoir accepté de remplir cette fonction et d'être présents à nos côtés aujourd'hui. Je propose, avec l'accord des scrutateurs, de désigner Delphine Jacquemont comme secrétaire de l'Assemblée Générale Mixte. Je présiderai l'Assemblée Générale en ma qualité de Président du Conseil. Le bureau étant maintenant constitué, je repasse la parole à Delphine, qui va faire le point sur le quorum de notre assemblée.
Alors, les actionnaires présents, représentés ou ayant exprimé leur vote par correspondance ou par vote électronique, possèdent 18 042 134 actions, ce qui représente 74,57% des actions ayant le droit de vote. Le quorum du quart des actions ayant le droit de vote étant atteint, l'Assemblée peut donc valablement délibérer pour les deux parties ordinaires et extraordinaires. Nous vous donnerons les chiffres du quorum définitif juste avant de passer au vote des résolutions. Je repasse la parole à Olivier.
Et donc, selon la tradition, je déclare la séance de ce conseil ouverte. La séance de cette assemblée générale, j'ai du mal ce matin. Voici l'agenda que je vous propose.
Oui, c'est cet après-midi.
Oui, c'est cet après-midi. Je vous propose pour notre assemblée, Thomas Baumgartner, donc notre Directeur Administratif et Financier, va nous commenter les résultats 2023 du groupe et le début de cette année 2024. Luc Temelin nous apportera ensuite un éclairage sur les marchés de croissance du groupe. Ce sera l'occasion de faire un point sur notre plan stratégique, très important pour moi, à l'horizon 2027. Madame Catherine Porta, du cabinet KPMG Audit, s'exprimera au nom du Collège des Commissaires aux Comptes pour la présentation de leur rapport. Je vous donnerai ensuite un résumé des travaux effectués par le Conseil, puis Denis Thierry, puis Carole Froissart vous communiqueront un résumé des travaux des comités spécialisés du Conseil d'Administration. Nous répondrons ensuite, comme le veut la tradition, aux questions que vous souhaiterez nous poser et nous passerons enfin au vote des résolutions.
Monsieur Baumgartner, vous avez la parole. Oui.
Merci Olivier, c'est juste à temps, parce que je peux voir la présentation sans me retourner. Donc bonjour, merci à tous de participer à cette réunion. Je vais avoir le plaisir de vous présenter les résultats financiers 2023. D'autant plus de plaisir parce qu'ils sont très bons. Et comme vous pouvez le constater, on a établi des records sur plusieurs domaines et des records par rapport aux années précédentes. On a une croissance à chaque fois depuis les quatre dernières années, avec un chiffre d'affaires qui atteint €1,2 milliards, avec un résultat opérationnel courant de €137 millions et un ROCE, c'est important puisqu'on investit beaucoup, 13%, donc de retour sur capitaux employés.
Ces éléments ne seraient pas tout à fait complets si on n'avait pas aussi eu une reconnaissance de nos engagements et de notre stratégie, de nos actions en termes de RSE. Je mentionnerai quelques-uns, notamment en termes de taxonomie verte, vous savez, qui est la nouvelle réglementation européenne, pour voir en quoi les entreprises répondent aux objectifs climatiques. Donc, nous avons déjà, d'ores et déjà 75% du chiffre d'affaires éligible et 21% du chiffre d'affaires aligné. Nous avons aussi confirmé nos ratings extra financiers. On regarde précisément le rating MSCI, où on est double A, d'un très bon niveau, qui est un rating qui est utilisé par les marchés financiers.
Et Ecovadis, où on a le statut Gold, qui est utilisé surtout par nos clients et fournisseurs, de plus en plus d'ailleurs. Alors si je reviens au chiffre d'affaires, vous voyez que le 1,2 milliard, ça représente une croissance organique de 13%. Toutes nos zones géographiques ont été en croissance, nos deux pôles également. Ils ont tous les deux plus de 13%. Et comme vous pouvez le constater sur ce slide, tous nos marchés ont été en croissance, en particulier deux marchés, l'électronique, alors surtout les semicon IC, qui ont eu 80% de croissance l'année dernière, mais Luc en parlera davantage de ce marché après. Oui, j'imagine. Et les transports dans le ferroviaire, l'aéronautique et véhicules électriques.
Je vous rappelle que véhicules électriques, ce n'est pas encore un grand marché chez nous, mais c'est un marché en développement futur important. Je voudrais rajouter deux points. L'un, c'est sur les énergies, énergies en particulier renouvelables, solaires et éoliennes. On a une croissance qui est modérée et si cette croissance est modérée, elle est tout à fait assumée par le groupe. En fait, nous aurions pu faire plus, mais nous avons des capacités limitées, notamment en Chine. On n'a pas voulu augmenter nos capacités en Chine. On a préféré utiliser une partie de ces capacités pour aller sur de nouveaux marchés qui sont plus prometteurs, encore plus prometteurs à terme, qui sont les semi-conducteurs IC. Et enfin, les industries de procédés qui ont très bien fonctionné, qui sont liées à, disons, au PIB de l'économie.
Mais on a fait nettement mieux, notamment, parce qu'on a pris des parts de marché, notamment parce qu'on a réussi à passer des hausses de prix conséquentes, en particulier sur ce marché-là. Je vais y revenir. Alors, cette croissance de l'activité s'est traduite par une croissance des résultats. Vous voyez que l'EBITDA courant a accru de 9%, 14% au rechange. Il faut vous rappeler qu'on est un groupe très international. On n'a que 9% de notre chiffre d'affaires en France et donc on convertit en euros les résultats de nos sociétés américaines, chinoises. Et évidemment, quand le dollar et le renminbi se déprécient par rapport à l'euro, ça fait un peu moins d'euros au global. Donc, la vraie performance, c'est plutôt les 14% en change, hors effet change, qu'il faut voir.
Nous avons aussi une croissance de 13% de notre résultat opérationnel courant, 19% en reféchange. Vous voyez qu'on progresse de quarante points de base sur notre marge opérationnelle courante. Comme je l'avais dit aussi, en termes de ROCE, il est fort, il est fort. Il a pris encore cinquante points de base dans un contexte certes favorable, de pleine utilisation des capacités de production. Alors, je voudrais juste mentionner un petit détail, c'est que nos amortissements n'ont pas beaucoup augmenté. Pourquoi ? Alors qu'on fait beaucoup d'investissements. Pourquoi ? Parce qu'on ne les a pas encore mis en service fin 2023. On les met progressivement en service en 2024 et donc il faudra s'attendre plus tard, dès 2024, à une augmentation des amortissements, mais qui seront, qui sera couverte par une augmentation du chiffre d'affaires.
Alors, quand on explique un peu mieux la variation de cette marge, vous savez, les 40 points de base qu'on a gagnés, il y a quelques éléments qu'il faut retenir. D'abord, un effet volume positif, mixte volume, mais c'est surtout du volume. C'est lié à la forte croissance du chiffre d'affaires. Donc, plus il y a de chiffre d'affaires, évidemment, plus c'est bénéfique pour nos résultats. Le deuxième point, ce sont les quatre lignes suivantes, entourées de deux rouges, qui se voient dans un global, je dirais, parce que vous avez d'une part des inflations, inflation matières premières et énergie, beaucoup l'énergie en 2023, l'inflation masse salariale d'autre part. Et ces deux sources d'inflation ont été compensées par nos efforts de productivité qu'on fait chaque année, mais surtout par des effets prix.
Et on a pu passer des effets prix parce que, comme vous le savez, on est une entreprise technique, technologique, avec des produits sur mesure et donc on n'a pas de difficulté à passer nos effets prix quand il y a de l'inflation, en tout cas jusqu'à présent. Troisième élément que je voulais mentionner, c'est que les 11,3%, c'est déjà une bonne marge. Elle aurait pu être supérieure. En fait, on a, parce qu'elle tient compte de surcoûts, de surcoûts qui sont temporaires, liés à la constitution des équipes dans le véhicule électrique. Je vous rappelle qu'on a très peu de chiffre d'affaires. En revanche, on a constitué en 2023, toute une équipe pour se préparer. On ne peut pas arriver dans le véhicule électrique sans une équipe très forte en supply chain, en production, etc. Donc, c'est un surcoût temporaire.
De même, dans le projet P-SIC, que Luc va en parler, on a commencé à constituer des équipes. Et puis, plus globalement, parce qu'on a ce grand projet de croissance, on a commencé à rentrer du monde et donc tout ça pèse dans nos marges pour 140 points de base. La bonne nouvelle, c'est qu'au fur et à mesure qu'on va croître, vous allez avoir cet effet-là qui va disparaître. Donc une très bonne marge au global, tout en ayant pu financer des ressources qui vont nous servir à notre croissance future. Quand on regarde le résultat net, il progresse de 16% et tient compte de l'amélioration du résultat opérationnel courant.
Il tient compte de charges et produits non courants, enfin de charges, en particulier, quelques litiges, des frais liés aux acquisitions sur lesquels on est en train de travailler. On a un taux d'impôt de 23% et on a aussi eu une augmentation du résultat financier, enfin des charges financières, liées à la hausse très brutale des frais financiers. Alors maintenant, ça se stabilise, mais en 2023, il y a une hausse d'à peu près de quatre points des frais, des intérêts financiers, enfin des taux d'intérêt aux États-Unis et en Europe. Et donc, ça a touché notre part variable de notre dette. La plupart de notre dette est à taux fixe, mais on a quand même une part variable. Malgré tout ça, on a réussi à augmenter notre marge, donc, nette de 16%.
Alors, j'en viens au cash, là où on a eu peut-être notre meilleure performance, puisqu'il augmente de 70% avant investissement. C'est considérable. C'est lié bien sûr à la croissance de notre EBITDA, c'est la première ligne. C'est lié aussi à un très bon taux de BFR. Très bon taux de BFR, parce que, vous savez, on a fait, on a signé des contrats et on s'est assuré dans ces contrats d'avoir des avances de paiement importantes de la part de nos clients. Donc, ça nous aide. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'on a une meilleure maîtrise des stocks en 2023. Vous voyez qu'ils augmentent que de 24 millions d'euros, comparé à 70 millions d'euros l'an dernier, pour une croissance qui est à peu près comparable.
Donc tout ça nous donne finalement un flux de trésorerie opérationnel très important de 179 millions d'euros. Alors, flux de trésorerie avant investissement très important, mais investissement aussi significatif. Vous vous souvenez qu'on a annoncé il y a l'année dernière, ou au début de l'année, un plan d'investissement de 300 millions d'euros sur 2023, 2024, 2025, qui viendrait en plus de nos investissements normatifs. Et sur ces 300 millions d'euros, on en a dépensé 95 en 2023, conformément à ce qu'on avait escompté. Et vous avez, dans plusieurs investissements, Luc y reviendra aussi. Et nous avons 6,6% de notre chiffre d'affaires, qui sont nos investissements, je dirais, normatifs, qui tiennent compte de nos investissements de maintenance, de renouvellement de nos équipements, de la sécurité et de l'environnement.
On investit chaque année dans l'investissement, dans ces domaines-là et nos investissements, dans nos investissements courants, il y a aussi des investissements pour la croissance, qui ne sont pas liés au plan de croissance 2027, mais qui sont liés à d'autres poches de croissance. Alors, je mentionnerais par exemple, l'augmentation de nos capacités de production en Inde, parce qu'on a des croissances très fortes, en particulier dans le ferroviaire, dans ce pays. Alors, notre dette a légèrement diminué. C'est lié à plusieurs facteurs. C'est lié d'abord au cash. Vous voyez le cash de 179 millions d'euros qui vient diminuer la dette et qui a permis de financer nos investissements, qui sont très importants. Et c'est ça, c'est plutôt une bonne surprise. On a fait vraiment un très très bon cash.
Par ailleurs, je ne sais pas si beaucoup d'entre vous ont participé à l'augmentation de capital. Si vous l'avez fait, merci. Ça nous permet, grâce à cette augmentation de capital, quatre-vingt-seize millions d'euros en net, de garder une flexibilité financière, parce que pour nous, avoir un bilan sain est très important pour nous permettre de saisir une occasion, s'il fallait saisir une occasion. Donc c'est un grand avantage en termes de stratégie financière, de sorte qu'aujourd'hui, nous avons un bilan très solide. On mesure cette solidité du bilan par ce ratio, dette nette sur EBITDA, le leverage, qui est à un point. Alors, on a une politique d'être entre un et deux, entre un virgule cinq et deux virgule cinq.
Donc, on est plutôt plus bas, mais comme on va investir, on va revenir dans cette politique-là et on est très loin de nos covenants financiers. Alors aussi, on a renforcé la structure financière, ce n'est pas que le niveau d'endettement, c'est aussi le fait d'avoir une liquidité et une liquidité à terme, c'est-à-dire des financements. Et comme vous pouvez voir sur ce slide, d'abord, on n'a aucun gros emprunt avant 2026. Et même en 2026, pour les rembourser, on a des lignes de crédit. Vous voyez qu'on a 320 millions d'euros de crédits syndiqués qui ne sont pas utilisés, donc on peut les mobiliser à tout instant. Et en plus, on vient de rajouter, alors en début d'année, un financement qui nous donne une vision plus long terme de 100 millions d'euros.
Alors, on a été la deuxième entreprise française à revenir sur le marché des Schuldscheine allemands. C'est un marché très intéressant de financement privé et qui nous permet d'avoir une maturité. On fait très attention à ça, avoir une maturité assez longue dans nos taux de financement. Puis, vous voyez, dans notre financement et puis vous voyez qu'on a une politique de taux qui est plus à taux fixe qu'à taux variable, ce qui est mieux dans l'environnement actuel.
Ce n'est pas facile...
Ouais. Voilà. Merci.
Ça fait une petite ambiance.
Oui, ça fait une petite ambiance et ça fait la bonne transition avec le deuxième sujet qui est lié, qui est la RSE. En fait, nous, on cherche une performance globale et donc c'est bien d'avoir une performance financière, c'est bien d'avoir une performance dans notre business. C'est bien aussi de travailler la performance de la RSE au sein de l'entreprise. Alors, on a quatre axes, partenaire responsable. On a avancé. Vous savez qu'on fait, on envoie des questionnaires très complets à nos quatre cents fournisseurs les plus stratégiques. Ils nous ont répondu. Quelques-uns avaient des notes qui n'étaient pas assez satisfaisantes. On a commencé à faire des audits, enfin, plus que commencer, on a fait 56% des audits et on va continuer.
Et on ne veut pas trop garder ces fournisseurs qui ont des notes insuffisantes. Donc on parle avec eux et puis si jamais ils ne font pas de plan de progrès, on se sépare de ces fournisseurs-là. On l'a déjà fait. Deuxième point, c'est le capital humain. On fait plein de choses. Juste un KPI qu'on montre à l'externe, c'est un peu réducteur, mais puisqu'on a plein de choses, c'est 26,1% de nos femmes ingénieurs et cadres, contre 25,3%. On travaille beaucoup sur le gender diversity, aussi sur le gender pay. Et un point qu'on n'a pas mis là, mais que je voudrais rajouter, c'est que 89% de nos salariés sont motivés, sont fiers ou très fiers de travailler pour Mersen.
On fait des enquêtes annuelles chaque année et en fait, on mesure le pouls de l'entreprise et en fait, il est très bon et donc on s'en réjouit. On travaille beaucoup sur l'éthique et la compliance. Donc, les personnes qui ne font pas leur formation ne restent pas dans l'entreprise quand ils nous rejoignent dès les premiers mois ou alors n'ont pas leur bonus quand ils sont déjà dans l'entreprise. Alors ça, c'est très incitatif. Mais je voudrais surtout parler de l'impact environnemental, parce que c'est là, je crois, là où on a fait le plus de progrès. On a réduit notre intensité de nos émissions en CO₂ de 26% en une seule année, de plus de 40% par rapport à 2018.
Et donc, on travaille énormément et je crois que ce point-là est vraiment une très grande réussite. Et Luc dira, va nous, vous dire qu'on va continuer à travailler sur plusieurs axes pour s'améliorer encore. Alors, fort de... J'ai, j'ai pas parlé du premier trimestre. J'aurais dû, sans doute. On a fait un très bon premier trimestre, en ligne avec ce qu'on avait annoncé, avec 7% de croissance. Pareil, toutes les géographies en croissance, nos deux pôles d'activité. Et donc, fort de ces résultats, fort de cette tendance, nous proposons à cette assemblée générale un dividende de 1,25 €.
Alors, en montant absolu, il est équivalent à l'an dernier, mais ça représente un plus grand cash out pour l'entreprise, €30 millions, parce qu'on a fait cette augmentation de capital et ça constitue un taux de distribution de 37%. Donc c'est en ligne avec notre taux de distribution habituel, qui est entre 30% et 40%. C'est plutôt dans la fourchette haute de ce qu'on appelle de taux de distribution ou le payout ratio. Voilà, j'en ai fini et je laisse Luc parler de notre feuille de route. Merci.
Je ne sais pas si le petit micro marche. Oui, c'est parti ? D'accord, je vais m'écarter un petit peu pour peut-être montrer quelques choses à l'écran, parce qu'en fait, la présentation, à la base, est assez technique. Il y a des slides un peu compliqués à comprendre, mais vous avez l'habitude, chaque année, vous venez. Et d'ailleurs, cette année, peut-être que c'est nous qui poserons les questions, voir si vous avez compris ou non. Bon. Oui, la feuille de route est bien engagée puisque, ben vous verrez les graphes qui nous projettent jusqu'à 2027. Il y a au moins un 2023 qui a apporté des chiffres. On va essayer de faire pour le mieux en 2024.
Sachant que, je le redirai, le graphe de croissance à vingt-sept, il est surtout, l'accélération se passe surtout en vingt-six, fin vingt-cinq, vingt-six, vingt-sept. Alors, pour un peu vous réexpliquer pourquoi on est engagé sur ce type de croissance et quels sont les marchés qui les poussent. Donc, transition des énergies fossiles vers le renouvelable. Les énergies fossiles, c'est une centrale à charbon qui émet plein de CO₂, à gaz, qui en émet plein, un peu moins, mais enfin, quand même pas mal. Et puis un peu de nucléaire, mais enfin, grosso modo, c'est du charbon et du gaz. L'électricité sort de ces machines en courant continu. Il y a des transformateurs et ça arrive chez vous. Et chez vous, vous avez quelques convertisseurs de puissance, parce que vous avez plein d'instruments, d'équipements qui travaillent en courant continu.
Donc c'est là qu'il y a des semi-conducteurs, mais de faible puissance. C'est des fois d'ailleurs dans une petite boîte qui est dans le fil d'alimentation. Il y en a, c'est du silicium. Depuis de longues années, on est sur ce business-là, mais rien de particulier à raconter. Là, maintenant, on est en train de sortir d'électricité d'un champ solaire, et l'éolienne ne tourne pas toujours à la même vitesse quand elle tourne. Et donc, il y a des convertisseurs qui ajustent les fréquences pour qu'on puisse réinjecter le bon courant alternatif sur le réseau et qu'il arrive chez vous. Et un panneau solaire, c'est encore plus compliqué. Lui, il envoie du courant continu. Et donc, lui, il faut le convertir en courant alternatif. Donc, de nouveau, conversion de puissance. C'est le bloc qu'on a mis en vert au milieu.
Ça veut dire ça, la conversion de puissance, c'est la transformation d'un courant qui a une forme X en un autre qui est utilisable. Et même des fois, c'est l'horreur, on prend du DC, on le passe en alternatif et on le repasse en DC. Mais tout ça, ça va s'organiser dans le temps. Et puis surtout, les fermes solaires et les fermes éoliennes, elles sont loin des centres d'utilisation. Donc, vous avez des stations qui montent l'intensité, pardon, la tension du courant pour le transporter. Plus vous transportez du courant à haute tension, moins vous allez perdre d'énergie. Et dans un convertisseur de puissance, historiquement, c'était en silicium. C'est un très beau produit, mais il y a beaucoup de perte d'énergie. Et d'où l'apparition du carbure de silicium, qui, lui, permet d'économiser ou de réduire les pertes.
Voilà, tout ça va vers, c'est des tendances. Et c'est ce qui fait qu'en fait, étant sur le semi-conducteur, sur la conversion de puissance, on a des belles perspectives de croissance, le véhicule électrique étant un truc à part. Voilà, parce que c'est des dispositifs, comme dans l'automobile, très dédiés et très spécifiques. Et les batteries qui vont dans un véhicule électrique, c'est un arrière avec des batteries qui stockent du courant pour renvoyer ça sur le réseau. Donc voilà, en fait, pourquoi on a un peu d'activité dans Mercenne. Alors, c'était des tendances dont on parlait depuis longtemps, le renouvelable, le carbure silicium.
Et il s'est passé, mais comme je vous l'ai dit l'année dernière, qu'en 2022, tous les gens qui sont dans le carbure de silicium sont venus nous voir pour nous demander d'augmenter nos capacités pour suivre ce business. Et comme on est avec eux depuis longtemps, contrairement au milieu du silicium, qui est plutôt japonais... L'industrie du semi-conducteur SiC est américaine, beaucoup, là où on est très présent, et un peu européenne. Et donc on a pris, je dirais, à peu près 80% de la demande, voire 90% de la demande des acteurs. Voilà, ils sont venus vers nous. Donc, on a un petit peu trié, on a construit ce plan. Et à part la barre 2023, qui a été rajoutée, on a à peu près quasiment la même chose que l'année dernière.
Donc tous ces business qui se développent vont nous porter à un milliard sept. On a pris quand même quelques précautions, mais bon, on a quand même mis pas mal de challenges derrière. Et puis vous avez la part, en fait, de ces marchés, là, aujourd'hui, qui est à 27%, 28%, on va passer à 45%. Parce que le bloc en dessous, là, qui est une belle assise du groupe, qui rapporte pas mal d'argent et qui fait qu'on a des équipes, j'allais dire, là où il faut, un peu partout, croît aussi et est assez intéressant. Souvent, on fait peu de commentaires sur le bloc gris, mais il est hyper intéressant. Donc voilà, 23. Rajoutez que l'effet de change nous a pas aidés, sinon on aurait fait 1 250, s'il avait été le même qu'en 22.
Il y a un petit plan d'acquisition, je ne sais pas si vous vous en souvenez, sur la période, on n'en a pas fait. Donc c'est ça qu'on a un peu en réserve pour faire monter le chiffre d'affaires, éventuellement. Bon, là, ça devient un peu plus compliqué. On rentre dans les produits qu'on fabrique, totalement inconnus du grand public. Bon, feutre d'isolation, vous voyez un peu ce que ça peut être, c'est une sorte de laine de verre que vous avez chez vous, ou dans votre four de cuisine, mais qui tient à 2 400 degrés. Donc c'est à base de carbone. On fait ça à Édimbourg, en Écosse, et puis aussi un peu aux États-Unis. Et le graphite isostatique, c'est le graphite Mersen.
C'est un graphite très performant, qui est aussi utilisé dans des fours, et c'est le seul matériau au monde qui tient jusqu'à 3 000 degrés. Vous allez me dire : qu'est-ce qu'on fait à 3 000 degrés ? Pas grand-chose en général, mais en l'occurrence, le verre au silicium est élaboré à 2 400. Le silicium est à 1 500. De toute façon, tout ce qui est au-dessus de 1 000, il n'y a pas vraiment de métaux qui tiennent, donc c'est le graphite qui prend la place. Et puis ça m'évitera de vous le dire plus tard, parce qu'il va y avoir des investissements en purification, etc. C'est un produit que vous pouvez purifier. Vous passez un gaz chimique, c'est du chlore, à l'intérieur du four où vous mettez votre bloc de graphite et vous sortez un produit qui est 100% en carbone.
Il y a même, il y a plus d'impuretés, ou alors très, très, très petites. Et pour le semi-conducteur, c'est clé. Sinon, vous ne faites pas votre microprocesseur, il est pollué. Donc c'est pour ça qu'on est très très bien positionné. Voilà, donc, vous avez bien le fameux plan d'investissement, entre les 95 de l'année dernière. Vous avez le plan 24 et un petit bout en 25. Ça, c'est ce qu'on fait en plus pour faire le 1,7 milliard. On utilise, enfin, on dépense régulièrement entre 6% et 7% d'investissement dans cette entreprise pour la faire tourner. Donc, il se rajoute donc à cela pour arriver au fameux 240 dont on parle cette année. Donc c'est beaucoup.
Et puis, vous avez un petit bloc, alors moins, j'allais dire, coûteux, quelque part, en CapEx, qui permet d'adresser les produits à fabriquer pour les véhicules électriques, fusibles et busbar. On n'a pas trop donné d'indications. Alors, il y a des pays quand même, il y a quand même beaucoup de choses qui s'investissent aux États-Unis, parce que c'est là-bas qu'on a nos usines, c'est là-bas qu'on a nos plus gros clients. Mais il y a l'Écosse pour la partie isolation. Et en usine de finition, parce qu'on vend des produits finis, prêts à être utilisés à nos clients, on a des usines de finition. On usine, on purifie, on fait des dépôts sur les pièces en graphite. C'est assez compliqué. Les pièces sont... L'usinage est aussi assez complexe. Et là, il faut les avoir aux bons endroits.
Donc, on en a déjà de très bonnes, très belles en Corée et en Chine, mais on est obligé d'augmenter les capacités d'une qui est aux États-Unis, enfin deux qui sont aux États-Unis, mais surtout une, où on met à peu près €90 millions d'investissement. Et la France, c'est pour Soitec. Il y a des investisseurs Soitec dans cette salle, bien sûr ? Ah bon ? Si, j'en suis sûr. Donc, avec Soitec, on est parti dans une aventure où on met à peu près aussi €90 millions sur Gennevilliers, parce qu'on avait un centre d'expertise et il fallait aller vite. Une petite photo, ça va pas durer longtemps. Je sais pas quoi vous dire ? Voilà, il y a un wafer qui permet de faire des transistors. C'est rond, c'est grand comme ça.
Et à la fin, les transistors sont dans des boîtes noires. Il y aura ça sur vos voitures, dans un capot, près du moteur. Il y en aura quatre ou cinq. Et puis, à ce jour, plein de SiC part dans l'industrie, le transport, l'éolien, le solaire est passé beaucoup encore à cette sur SiC. Et puis, il y a la case de droite qui vient mettre un petit coup de dynamisme dans ce business, donc sur les voitures. Alors bon, je ne vais pas revenir trop là-dessus. Ça, c'est les avantages un peu de nos matériaux. Donc, je vous l'ai dit, ça tient à des très très hautes températures, ça s'usine de façon très très précise, ça peut être purifié. Bon, suscepteur d'épitaxie, ce n'est pas simple à expliquer. On passe.
Et Soitec, en fait, on ne livre pas du graphite à Soitec, on livre un carbure silicium, qui n'est pas celui qui est utilisé dans le transistor, mais qui va servir de support. Il y a un slide que vous n'allez pas bien comprendre, mais je, on va en redire deux, trois mots. Et en fait, notre atout à nous, c'est que disposant d'une usine aux États-Unis qu'on avait achetée il y a longtemps, enfin, pas si longtemps, quatre, cinq ans, Columbia, on a la capacité, justement, d'augmenter nos capacités de production, pas de manière infinie, mais de manière assez importante. Tous nos concurrents sont, j'allais dire, scotchés à leur capacité actuelle. Leurs usines ne peuvent pas en faire plus. Puis en redémarrer une de zéro, quelque part, c'est hyper coûteux et c'est quand même assez risqué.
Non, nous, on a cette capacité-là et en fait, les clients sont venus, nous ont pris, pas parce qu'on était capable de livrer cent tonnes de plus cette année, mais quatre mille tonnes de plus en 2027. On est un peu les seuls... Donc voilà, c'est important. Et on parle de 2027, 2030, 2035, les véhicules électriques, ça va être encore beaucoup plus important. Donc on verra, on a le temps d'y réfléchir, mais voilà, ça peut être utile d'avoir des capacités. L'usinage, évidemment, on en a, mais on est obligé d'investir pour les agrandir. On est un peu partout dans le monde, là où ça se passe. Donc les Chinois essaient de faire du carbure de silicium.
On les livre là en ce moment, prudemment, parce qu'ils ne savent pas tout à fait très bien faire, mais ils vont y arriver un jour. Donc, on est sur place. Europe, facile. STMicro développe son site. On a Gennevilliers, on a Malonneau, on a l'Écosse. Et puis tous les fabricants américains, on est sur place. Voilà les pièces. Il n'y a pas d'échelle. Alors, ce qui est à gauche, c'est des cylindres qui sont comme ça. Il y a aujourd'hui, peut-être, si on ne compte pas les Chinois, peut-être 3 000 fours qui fonctionnent quotidiennement. Dans chaque four, il y a un cylindre comme ça. Je ne sais pas le poids qu'il fait, mais si vous faites les calculs, ça se change toutes les semaines.
Les quantités de fours, vous arrivez à peu près à ces fameuses 4 000 tonnes de graphite isostatique nécessaires en 2027 pour alimenter le marché du carbure de silicium, sachant qu'on a à peu près capté 50% de ce qui nous avait été demandé il y a un moment donné, c'était trop. On a dit : « Écoutez, nous, on se limite à ça. Vous irez chercher vos produits un peu ailleurs quand même. » Puis de toute façon, il n'est pas pensable d'avoir 100% de parts de marché. Donc, des internes de four, juste à l'endroit où il y a des grosses consommations, il y a un isolant qui est cylindrique aussi. Et les clients qu'on livre, vous ne les connaissez pas du tout. Non, je, même One Semi, si vous lisez des revues de semi-conducteurs, peut-être.
STMicroelectronics, parce qu'en Europe, on en entend parler. Mais voilà, c'est des inconnus qui font la partie lingot et wafer. Et puis, au milieu, il y a Soitec, nos amis de Grenoble, qui sont sur une technologie de rupture et à qui on va livrer des wafers en SiC, donc fabriqués à Gennevilliers. Et Soitec ne va pas faire les transistors. Soitec va vendre son substrat, puisqu'il le processe, au même titre que ceux qui sont certains à gauche ou qui sont à droite, des gens qui vont faire les transistors. Donc, Infineon, ST, il y en a plein d'autres. À côté de ça, c'est un business qui est très intéressant pour le graphite.
Je ne reviens pas sur la phase d'épitaxie, mais c'est une phase où on dépose un produit sur le wafer, et ils ont besoin d'être sur des pièces en graphite, revêtues, purifiées. C'est un gros marché aussi. De nouveau, des gens qui vous donnent, qui vous disent aucun nom, enfin, qui vous rappellent rien du tout. TEL, Aixtron, Nuflare. Aixtron, c'est une société qui est en Hollande. Nuflare et TEL, c'est plutôt au Japon et ASM, c'est plutôt italien. Et aussi, à la fin du process, quand vous faites un transistor, parce qu'il faut implanter plein d'espèces dans le silicium pour que le transistor fonctionne, vous mettez vos wafers dans une machine d'implantation ionique.
C'est un gros canon à électrons et qui bombarde le wafer avec un atome de phosphore, un atome de bore, à l'endroit où il faut pour que le transistor soit construit. Et donc c'est une grosse machine qui a un grand tunnel et le faisceau passe à l'intérieur d'un tunnel qui est fait en graphite. Donc, vous avez quelques pièces. Là aussi, c'est un gros business et qui se développe plutôt beaucoup. Maintenant, toutes ces machines sont chez des gens qui font des transistors. Infineon, vous connaissez un peu, ST, Bosch, parce qu'on a tous acheté un essuie-glace chez Bosch, mais honnêtement, c'est une fable semi-conducteur, il faut un peu tout, mais c'est une super boîte qui est dans le semi-conducteur. Donc voilà, vite fait, bien fait. Maintenant, où on fait ça ?
On avait, on a nos usines de production de graphite aux États-Unis, l'usine historique de Saint Mary's, Columbia, le nouveau venu, mais où on met des capacités rapidement. Tous ces produits-là sont... Alors, on en a une aussi en Chine, Chongqing, mais qui adresse plutôt le marché du solaire et d'autres applications aujourd'hui, mais qui est prévue pour adresser aussi le SiC. Mais une fois qu'on a les produits, les blocs, en fait, c'est des semi-produits, il faut les usiner. Donc, on a des sites hyper spécialisés, BCT, Greenville. BCT pour World Speed, Greenville pour One Semi, Gennevilliers pour ST, pour Soitec, Hollyton pour tout le monde, y compris les Chinois. Vous avez vu, SiCC, c'est un acteur chinois.
En Corée, il n'y a pas énormément de SiC, mais il y a de la purification, il y a du revêtement de SiC aussi. Donc voilà, Malonneau, une ancienne acquisition pour usiner les pièces. Voilà le dispositif, juste unique. Il n'y a plus qu'à alimenter et à faire les pièces. Gennevilliers, la France, pour Soitec, un peu une autre histoire, puisqu'en fait, là, on livre des disques en carbure de silicium qu'on fait dans des fours particuliers, fours qu'on est en train d'acheter pour pouvoir faire des productions massives en 2025. Produit qu'on ne savait pas faire il y a encore deux, trois ans. Beaucoup de R&D, beaucoup de développement, d'allers-retours avec Soitec.
Et a priori, à ce stade, certainement quelques milliers de wafers en test chez Soitec et chez leurs clients pour être qualifiés et puis livrés de manière assez importante en 2025. C'est une techno un peu concurrente à celle dont on vient de parler, mais il y a tellement de volume et tellement de demande que de toute façon, je pense que tout le monde va y trouver son compte. Donc voilà, un peu de subventions, pas assez bien sûr, de France 2030, mais ça fait pas de mal. Et puis une usine, je dirais, pas quasiment finie, mais bien avancée, plutôt fin 2025. Voilà.
Si tu peux un tout petit peu accélérer ta présentation.
Non, c'est pas mal, je trouve, c'est... Non ? Allez, hop. Donc, à vingt-sept, 250 millions d'euros uniquement sur le SIC. Il y a un petit 40% sur high-tech. Vous allez voir, je vais aller vite. Là, c'est plus sympa, il y a des photos de voitures, parce qu'en fait, on n'a pas vraiment le droit de divulguer avec qui on a des contrats, c'est un peu compliqué. Donc on met des photos. Donc globalement, on livre BM, Hyundai et Ford en fusible. Un contrat fusible sur six, sept ans, c'est... ça peut être 15, 20, 30 millions d'euros. Vous verrez, le contrat ACC, sur la même période, c'en est 250, voire 300. Mais on est très bien placé en fusible. On n'a pas— il y a des concurrents, mais c'est un peu notre truc.
Et puis, on a deux unités de production à Shanghai et à Roerès, qui montent en puissance, mais il faut qu'on aille encore chercher des clients. Donc, vous avez quelques photos. Ce n'est pas très grand, c'est comme ça, c'est dans une boîte. Vous ne les verrez jamais, c'est dans la batterie. Voilà. Alors, ACC, on a quand même, alors on n'a pas trop le droit de dire beaucoup de choses, mais enfin, grosso modo, on reste sur ce qu'on faisait l'année dernière : 250 à 300 millions d'euros de chiffre d'affaires potentiel sur sept ans avec eux, à condition qu'ils vendent bien leurs voitures. Ça, c'est évidemment toujours la question derrière, mais enfin, c'est leur prévision. Livraison à deux usines, Douvrin et Termoli en Italie, où l'usine, je crois, se construit. Leurs usines fabriquent des cellules.
C'est ça l'objectif principal des gigafactories, c'est de faire des cellules, ce n'est pas de faire des packs. Et dans un coin d'usine, ils assemblent les cellules pour faire des packs et les expédier chez les constructeurs pour qu'ils les mettent sur les voitures. Et donc, notre busbar connecte des cellules. Et chez Stellantis, par exemple, il rentre dix et douze packs par voiture, en fonction de la taille. Et vous avez les modèles. Donc, si vous avez à acheter des voitures électriques, vous achetez que cela. Et ce n'est pas l'investissement du siècle, j'allais dire, par rapport à ce qu'on dépense ailleurs, €20, €25 millions, mais alors, on est en train de développer et d'investir dans des machines hyper complexes d'automatisation. Il faut faire un busbar toutes les dix secondes.
Aujourd'hui, une usine à Angers, le busbar, il y en a certains, on les fait en une journée, pour Alstom. On a vu lundi le dispositif EV, là d'où est partie un peu la R&D et la production des fusibles, donc à Shanghai. Deux grandes lignes, je ne sais pas, ça doit faire à peu près vingt mètres de long, cette ligne d'assemblage. Il y a un peu la même, un peu différente, sur Roerès, pour les... pour certains constructeurs allemands, parce qu'on est parti de Roerès pour livrer Marquardt, par exemple, et Volkswagen et toute cette, les marques de chez Volkswagen. Mais on va monter en cadence à Roerès si on rentre et on devrait rentrer chez Ford et GM. Angers est le centre de R&D des busbars, donc tout passe par là pour faire des chiffrages.
Et les busbars ACC, voire peut-être un autre client, tout sera fait à Saint-Bonnet, qui, comme tout le monde sait, est à Lyon. À 2027, €100 à €120 millions d'additionnels. J'accélère. Ne pas oublier, parce que dans le plan, il n'y a pas tout, donc ce qui est là pour récompenser éventuellement des décalages dans l'auto, dans le cycle, on n'est pas à l'abri d'avoir ça ou de faire un peu plus. Donc, le solaire, on s'est capé, on ne veut pas faire plus de €100 millions, on ne veut pas allouer beaucoup plus de tonnage à ce marché en Chine, qui est, qui est, où on est bien placé, mais on ne veut pas non plus, on ne veut pas faire de course à la capacité. Notre usine est saturée. On fait 6 000 tonnes, pas plus. Donc, on jongle.
On pourrait éventuellement réallouer du graphite au solaire si, par ailleurs, la demande était plus faible. Voilà, c'est une façon de compenser s'il fallait. L'éolien reste toujours très intéressant. Les flottes installées tournent, il y en a chaque année qui s'additionnent. Voilà. Et puis, dans le stockage d'énergie, on n'en parle pas trop, mais on commence à avoir des chiffres assez importants. Il y a de plus en plus de gros packs batterie de stockage qu'on met à côté d'un parc solaire quand il ne fonctionne pas ou quand une éolienne ne tourne pas, pour un peu compenser et continuer à alimenter les maisons, s'ils sont reliés à des maisons. Et c'est souvent ce que vous devriez peut-être avoir aussi à côté des stations de recharge, quelque part, à droite, à gauche, sur les autoroutes.
Il est très possible qu'il y ait des gros packs de stockage pour en backup ou pour filer un petit coup de main. Donc voilà, ça, ce n'est pas trop dans le plan. Bon, ce n'est pas des chiffres énormes, mais je pense que c'est intéressant à savoir. Les objectifs 2024, vous les avez vus mille fois. Qu'est-ce que je peux redire ? Rien. Voilà, là aussi, je ne vais pas dire grand-chose, j'accélère. Rien n'a changé. €1,7 milliard, marge op 12%, bon, RCE 13%. Il est déjà 13% cette année, mais Thomas vous a expliqué pourquoi il était si bon. Et un petit slide. Alors là, il faut que je dise des choses que Thomas ne vous a pas présentées. Voilà, il vous a dit qu'on avait fait beaucoup de progrès ces cinq dernières années. Vous les avez en face de vous.
Réduction des émissions de CO2. Je vous redis que nos processus n'en émettent pas. C'est juste la conversion kilowatts en CO2, en fonction de la typologie de l'électricité. En France, il n'y a pas de conversion quasiment en cellule nucléaire, mais ailleurs, il y en a. On a alimenté nos usines quasiment maintenant à 73%, voire 80%, en énergie dite renouvelable. À Chongqing, on est à 50 kilomètres du barrage des Trois Gorges. On a eu un certificat comme quoi on avait des électrons hydrauliques. L'eau, il n'y a pas d'unité, c'est sympa, c'est 850 000 mètres cubes. On l'a bien baissé. Et puis le recyclage des déchets, 70%. Pas facile d'arriver à 80%, mais c'est l'objectif à 2027.
Et un petit point à noter, on peut compenser nos émissions carbone en mettant un peu des sous dans des projets green. Et nous, on a décidé de compenser notre surplus de CapEx. Les 300 millions de CapEx qu'on vient mettre dans le plan, ça correspond à peu près à 200, 210 000 tonnes de CO2. Donc, vous faites le calcul. Et on s'est dit : on veut être neutre, on va les compenser. Donc, on a mis un peu d'argent, notamment en Inde. C'est quand même un peu le pays où il y a quelques émissions. Ils sont numéro trois. Il ne faudrait pas qu'ils se transforment... enfin, il ne faudrait pas qu'ils suivent la même voie que la Chine. Donc, on a décidé d'investir dans des parcs solaires, dans deux, trois États, pour neutraliser nos CapEx supplémentaires.
Et le dernier slide, je crois que tu as parlé de tout. Tu as oublié quoi ?
Rien, tu as été très complet. Voilà, c'est fini hein ? Merci mille fois. Nous en venons maintenant au rapport des commissaires aux comptes. Vous les trouverez dans le document d'enregistrement universel.
Merci Monsieur le Président.
Catherine, vous avez la parole.
Bonjour à toutes et à tous. Je pense que je vais être nettement moins passionnante que Luc Temelin, mais je vais être beaucoup plus rapide.
Oh, ça va hein !
Donc, au nom du Collège des commissaires aux comptes, donc Ernst & Young Audit et KPMG, je vais vous rendre compte sur nos travaux réalisés au titre de l'exercice 2023. Donc, travaux qui ont consisté, d'une part, bien entendu, à réaliser l'audit pour vérifier la sincérité et régularité des comptes annuels et consolidés du groupe, et d'autre part, les autres informations qui vous sont communiquées, notamment dans le rapport de gestion et les conventions réglementées. Donc, à ce titre, nous avons émis trois rapports au titre des résolutions ordinaires qui vont vous être présentées. Notre rapport sur les comptes consolidés établis selon les normes IFRS, notre rapport sur les comptes annuels établis en normes françaises et notre rapport sur les conventions réglementées.
Donc, je me permets de vous les résumer dans la mesure où ils figurent intégralement dans le document d'enregistrement universel que vous avez dû récupérer. Aussi bien pour les comptes annuels que les comptes consolidés, nous avons exprimé une opinion sans réserve et sans observation sur l'exercice 2023. Comme les années précédentes, nous avons donc justifié nos appréciations en portant à votre connaissance les points clés de l'audit, qui ont été les éléments sur lesquels notre jugement professionnel est le plus important. Sur les comptes consolidés, il s'agit de la valorisation des goodwills et sur les comptes annuels, l'évaluation des titres de participation. Pour ces travaux, nous avons apprécié en fait l'approche retenue par la société pour valoriser ces goodwills et ces titres de participation et le caractère raisonnable des estimations qui ont été retenues.
Évidemment, s'assurer que l'information qui vous est communiquée en annexe est appropriée et documentée de façon satisfaisante. Et enfin, dans ces deux rapports, on confirme qu'en ce qui concerne les vérifications spécifiques, notamment le rapport de gestion et l'ensemble des documents mis à disposition des actionnaires, n'appellent pas de remarques de notre part. Et puis, nous avons également vérifié, puisque ça existe maintenant depuis deux ans, le format d'information électronique européen, selon lequel la société doit maintenant déposer son URD et ses comptes. Pour ce qui concerne le rapport spécial sur les conventions réglementées, nous avons été avisés d'une nouvelle convention cette année entre votre société et Mersen Thaïlande, qui consiste en un abandon de créance de 96 000 € qui a été accordé à cette participation. Et il n'y a pas de convention antérieure à l'exercice 2023 qui se soit poursuivie.
Par ailleurs, vous allez devoir vous exprimer aussi sur des résolutions à caractère extraordinaire. Donc, à ce titre, nous avons établi un rapport sur ces résolutions le vingt-trois avril. Résolutions qui vont se présenter à vous au titre de la résolution numéro seize et les résolutions dix-huit à vingt-neuf. Donc, les résolutions visent à autoriser le Conseil à réaliser un certain nombre d'opérations. Donc, en résolution numéro seize, ce sera réduire le capital par annulation d'actions. En résolution dix-huit, dix-huit à vingt-trois et vingt-six, d'émettre des actions et ou valeurs mobilières avec maintien ou suppression du droit préférentiel de souscription. En résolution vingt-quatre, d'émettre des actions et ou valeurs mobilières réservées aux salariés et mandataires sociaux des sociétés du groupe dont le siège est situé hors de France. En résolution vingt-cinq, d'émettre des actions et ou valeurs mobilières réservées aux salariés adhérents d'un plan d'épargne entreprise.
Et enfin, dans les résolutions vingt-sept à vingt-neuf, d'autoriser l'attribution d'actions ordinaires gratuites avec ou sans conditions de performance. Donc, dans ce rapport sur l'ensemble de ces résolutions, nous n'avons pas formulé d'observations particulières. Et bien entendu, s'agissant de délégations, nous établirons des rapports complémentaires, le cas échéant, si votre conseil utilisait les autorisations sur lesquelles vous allez vous exprimer ce jour. Voilà, je vous remercie.
Merci beaucoup. Bien. Je vais maintenant passer à la présentation du rapport sur le gouvernement d'entreprise. Vous trouverez dans son intégralité aux pages 27 à 70 de notre document d'enregistrement universel 2023. Alors, pour commencer, la composition du conseil d'administration. Non, c'est là que je veux. Le conseil est composé à ce jour de neuf membres qui vous sont présentés à l'écran. Voilà. Comme vous pouvez le constater, nous avons procédé à des modifications depuis la dernière assemblée générale. Magali Josel, qui représentait d'une manière permanente BPI France Investissement au sein du conseil depuis mai 2018, a demandé en début d'année à être déchargée de cette responsabilité afin de se consacrer à d'autres mandats relevant du fonds d'investissement qu'elle dirige. Elle a donc quitté le conseil en début d'année.
Pour la remplacer, Carole Foissot a démissionné de son mandat d'administrateur indépendant de Mersen pour devenir représentante permanente - je ne sais pas si on dit représentant permanent ou représentante permanente - de BPI France Investissement. En remplacement de Carole en tant qu'administratrice indépendante, le conseil d'administration a coopté Jocelyne Vassois, actuellement Directrice des Ressources Humaines et membre du comité exécutif de Vinci. Jocelyne apportera au conseil, de manière évidente, son expérience et sa gestion dans les ressources humaines des grands groupes internationaux, ainsi que dans les sujets de gouvernance et de RSE, dans lesquels elle a été fortement impliquée. Il y aura donc deux résolutions la concernant, la ratification de sa cooptation et le renouvellement de son mandat pour une durée de quatre ans. Jocelyne, si tu veux bien venir te présenter quelques minutes.
Merci, monsieur le président. Mesdames et messieurs les administrateurs, bonjour. Donc, en quelques mots, pour éviter de répéter ce que vous pouvez lire à l'écran. Donc, je suis ingénieure de formation. J'ai débuté ma carrière dans l'aéronautique et le conseil avant de rejoindre le groupe Danone, où j'ai fait mes armes en tant que RH. Je suis restée dans ce groupe douze ans. J'ai occupé donc des fonctions de DRH, à la fois en France et à l'international, et j'ai ensuite rejoint le groupe LVMH pour animer les divisions distribution sélective et parfums cosmétiques, puis la maison Dior. Parfums Christian Dior, pour être plus précise. Après avoir accompagné la transformation, à la fois sociale et financière du groupe Vivarte, j'ai rejoint le groupe L'Oréal, où j'ai occupé la fonction de DRH de la division recherche et innovation du groupe.
Et j'ai rejoint le groupe Vinci donc en tant que DRH de ce groupe en janvier 2020. Donc je suis honorée de l'offre que me propose Mersen et c'est avec enthousiasme que je l'accepte et je m'engage fermement devant vous à y consacrer le temps nécessaire pour faire de ce mandat un succès, tant pour Mersen que pour l'ensemble de ses équipes. Merci.
Merci Jocelyne. Alors, point suivant de l'ordre du jour. Monsieur Michel Crochon est arrivé au terme de son mandat, qui ne peut pas être renouvelé en raison des limites d'âge, chose qui va m'arriver l'année prochaine, mon cher Michel. Monsieur Crochon avait rejoint le conseil d'administration de Mersen en 2017. Il était membre du comité d'audit et des comptes depuis cette date et avait pris en charge... Donc dès que j'ai pris la présidence du conseil d'administration, j'ai souhaité abandonner la présidence du comité stratégique pour la confier à Michel, dont l'expérience professionnelle justifiait complètement, il l'a démontré pendant toute cette période, d'assumer à ma place cette présidence, qui est devenue ensuite une coordination des débats sur les sujets stratégiques, puisque nous avons souhaité que tout le conseil, très rapidement, soit complètement impliqué aux décisions stratégiques du groupe.
Alors, je tiens à te remercier chaleureusement, qui est la formule, mais au-delà de cela, ce mouvement que nous avons fait tous les deux a été extrêmement bénéfique pour Mersen et tout ce que tu as fait pendant ces années ont procédé énormément à l'amélioration stratégique du groupe. Et donc, sois-en remercié publiquement.
Et tout le commerce aussi.
Avec ces changements, les responsabilités au sein du conseil d'administration et dans les comités ont également évolué. Donc, depuis décembre 2021, Magali Josel est également chargée des questions RSE au sein du conseil d'administration du groupe Mersen. Elle est remplacée à cette fonction par Emmanuel Blot, représentant permanent de BPI France Participation. Ce dernier apportera sur ce sujet son expertise d'analyse environnementale multicritères et d'analyse socio-économique réalisée lors des projets d'investissement. Très impressionnant, Emmanuel. La présidence du Comité de la gouvernance, des nominations et rémunérations est assurée depuis janvier par Jocelyne Vassois, en remplacement de Carole Foisseau. Cette dernière reste membre de ce comité et remplace Emmanuel Blot, qui rejoint le Comité d'audit et des comptes. Si les résolutions la concernant sont approuvées, Jocelyne Vassois poursuivra cette responsabilité. Le Comité d'audit et des comptes, toujours présidé par Denis Thierry, accueille Emmanuel Blot en remplacement de Magali Josel.
Emmanuel Blot a acquis une grande expertise financière dans ses fonctions au sein de BPI France. En remplacement de Carole Foisseau, le comité accueille également Emmanuel Picard, qui apporte à ce comité ses expériences de direction générale chez Alstom, Saint-Gobain et Imerys. Vous avez donc à l'écran la composition nouvelle du conseil et de ses comités, elle tient compte des critères d'indépendance et des expertises de ses membres. Nous passons maintenant aux éléments de rémunération dus au titre de 2023. Vous avez ici, en synthèse, les éléments de rémunération pour le Directeur Général du groupe, le détail étant dans l'URD. La rémunération fixe de Luc Teymelin est de €500,000. La rémunération variable de €715,451, basée sur des critères de marge opérationnelle courante, de cash flow, d'EBITDA et des critères individuels.
Ces objectifs ont été atteints à 100% du maximum. Ça me donne l'occasion de redire, mais il a été dit à la fois par Thomas et par Luc, la remarquable performance de Mersen en 2023. En ce qui concerne les critères extra financiers, ils ont été atteints à 77%. Il s'est également vu attribuer 12 600 actions de performance valorisées à €318 254. En ce qui concerne ma rémunération, elle est de €120 000 en tant que rémunération fixe annuelle et une rémunération en tant qu'administrateur de €37 603. En ce qui concerne la politique de rémunération pour 2024, elle est également décrite en détail dans l'URD.
Pour les directeurs, pour le directeur général et les présidents, et le président du conseil d'administration, elle est sans modification par rapport à 2023. Je redis un peu ce que je viens de dire, donc je ne vais pas le redire. En ce qui concerne la politique de rémunération des membres du conseil d'administration, le conseil propose d'augmenter l'enveloppe maximale de 305 000 € à 330 000 €. Cette augmentation d'environ 8%, permettant ainsi de prendre en compte la densité plus importante des réunions du conseil et des comités. Il s'agit d'une enveloppe maximale, la rémunération de chaque administrateur étant majoritairement liée à son taux de présence aux réunions. Voilà qui conclut ma présentation sur le rapport sur le gouvernement de l'entreprise, tel qu'il figure dans l'URD. Alors, j'en viens maintenant à la présentation des travaux du conseil d'administration en 2023.
En 2023, le conseil d'administration s'est réuni onze fois, avec un taux de présence de 100% pour les réunions au calendrier initial, 98% en incluant toutes les réunions. Elles sont tellement nombreuses. Au cours de ces réunions, le conseil d'administration s'est notamment prononcé sur les sujets suivants. En ce qui concerne la stratégie de développement du groupe, approbation des plans stratégiques et des budgets, revue des acquisitions. Nous avons également eu de nombreuses discussions stratégiques, en particulier sur la dynamique des marchés, dont Luc vous a longuement parlé tout à l'heure. Trop longuement. Sur la politique RSE du groupe, nous avons tout particulièrement revu la nouvelle feuille de route RSE, qui vous a été également proposée, présentée, avec d'une part les enjeux RH et d'autre part, les enjeux climatiques. Sur les résultats du groupe, nous avons arrêté les comptes et les guidances.
Nous avons évidemment approuvé l'augmentation de capital. En ce qui concerne la gouvernance, principalement les plans de succession, cooptation d'administrateurs, examen de l'indépendance des administrateurs, modification du règlement intérieur du conseil d'administration. Enfin, évidemment, approbation des résolutions à présenter à l'Assemblée Générale. Voilà pour ce qui concerne le conseil. Nous allons maintenant passer au compte rendu des travaux des comités, en commençant par le CGNR. Alors, Carole Froissart, qui va présenter pour la première et dernière fois, vu ce que je vous ai expliqué il y a quelques minutes, le compte rendu des travaux du Comité de Gouvernance, Nomination, Rémunération. En effet, Carole a occupé le poste de Président du CGNR depuis la dernière assemblée jusqu'à début janvier, où elle a renoncé à ce poste, ayant accepté de représenter BPI France Investissement. N'étant plus considérée comme administrateur indépendant, elle ne pouvait plus être Présidente du CGNR.
Je vous rappelle, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, que c'est Jocelyne Vassois qui lui a succédé. Ma chère Carole.
Merci Olivier. Mesdames et messieurs les actionnaires. Alors, comme vient de le mentionner notre président Olivier Legrain, c'est en effet la première et la dernière fois que je présente les activités du Comité de la gouvernance des nominations et des rémunérations. J'ai... C'est avec grand plaisir, en effet, que j'ai passé le relais en totale confiance à Jocelyne Vassois, en ce début d'année, comme présidente de ce comité. Alors, pour ce qui concerne l'année 2023, le comité s'est réuni cinq fois avec un taux de présence de 100%. Il a mené ses travaux en étroite collaboration avec la direction générale et la direction des ressources humaines, notamment sur les sujets de gouvernance et sur les sujets de rémunération.
Alors, sur les activités en matière de gouvernance, le comité a désigné un de ses membres, en l'occurrence, Monsieur Denis Thierry, pour réaliser une enquête sur le fonctionnement du conseil. Les résultats de cette évaluation ont été restitués au conseil d'administration le 15 février 2024. Les conclusions de cette évaluation sont présentées en page 32 de l'URD et je vais porter à votre connaissance quelques pistes d'amélioration qui ont été relevées. Donc, j'en citerai quatre : communiquer plus systématiquement sur les réactions du marché financier après les principales publications, poursuivre les visites de sites pour les membres qui le souhaitent afin d'améliorer la connaissance des métiers de Mercen, renforcer la place de la RSE dans les débats du Conseil et revoir le plafond de rémunération globale des administrateurs, compte tenu du nombre élevé de séances.
Toujours en matière de gouvernance, le comité a évalué la mise en œuvre de la politique de féminisation des instances dirigeantes, qu'il suit depuis longtemps. Il a sélectionné une administratrice en vue d'un remplacement. Enfin, le comité a examiné le plan de succession élaboré par la direction générale et la direction des ressources humaines. Sur la partie, maintenant, rémunération, notre président vient de vous présenter en détail les éléments de rémunération et les évolutions soumises à votre vote, dont je ne reviendrai pas dessus. La seule évolution concerne le plafond de rémunération des administrateurs, compte tenu du grand nombre de réunions. Je vous remercie de votre attention.
Merci Carole. Denis ?
Mesdames et Messieurs les actionnaires, en tant que Président du Comité d'audit et des comptes, je suis heureux de vous faire part du résumé des activités de ce comité pour l'année 2023. Notre comité s'est réuni six fois au cours de l'année 2023, avec un taux de participation de 100%.
Les principaux sujets suivants ont été examinés : revue et validation des résultats annuels et semestriels du groupe, revue du document d'enregistrement universel, dit URD, évolution des normes comptables, revue des travaux en matière de conformité, notamment relatifs à la loi dite Sapin 2 et à la réglementation RGPD, revue de l'avancement du plan d'évolution des systèmes d'information du groupe, revue de la cartographie des risques, en particulier risques cybersécurité et risques environnementaux, politique de cybersécurité du groupe, bilan du contrôle interne et des audits 2023, revue et approbation du programme d'audit 2024, revue des conventions courantes et réglementées, examen de l'indépendance des CAC, commissaires aux comptes, revue des honoraires hors audit, renouvellement de la charte des missions hors audit. Enfin, point sur les travaux liés à la taxonomie européenne.
Je précise également que le règlement intérieur du conseil a été modifié en décembre 2023 pour préciser la mission du Comité d'audit et des comptes en matière extra-financière. Il est désormais prévu que ce comité, en lien avec l'administrateur en charge du suivi des questions RSE, s'assure régulièrement de la pertinence et de l'intégrité de l'information fournie au conseil d'administration en matière de RSE. En 2024, de nouveaux ajustements seront apportés au règlement intérieur afin de tenir compte de la réglementation CSRD, qui a encore renforcé le rôle du Comité d'audit et des comptes sur ce sujet. Par ailleurs, le Comité a eu l'occasion de s'entretenir à deux reprises avec les commissaires aux comptes, hors la présence du management. Voilà résumé les travaux du Comité et je vous remercie de votre attention.
Merci beaucoup, Denis. Alors, en ce qui concerne le sujet de la CSRD, mentionné à l'instant par Denis, comme vous le savez, à partir de 2024, le groupe devra publier un rapport de durabilité traduisant ses politiques et ses performances en matière de RSE. Ce rapport devra faire l'objet d'une vérification par un auditeur habilité. La direction financière du groupe a procédé à une revue des cabinets habilités à réaliser cette mission et en a fait une synthèse au Comité d'audit et des comptes début de cette année. Sur recommandation du Comité d'audit et des comptes, le conseil d'administration vous propose de nommer le cabinet Grant Thornton pour la durée du mandat restant à courir des mandats de certification des comptes, soit une durée de quatre ans.
Si nous passons maintenant aux délégations financières demandées, je vous rappelle qu'en 2023, afin de financer son plan de croissance très important, le groupe a réalisé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription, conformément à la 21e résolution de l'Assemblée générale mixte du 19 mai 2022. Elle a donné lieu à la création de 3 573 408 actions nouvelles, représentant un montant de €100 055 424. Le conseil d'administration souhaite pouvoir à nouveau disposer des délégations nécessaires pour procéder, s'il le jugeait utile, à toutes les émissions qui pourraient s'avérer nécessaires dans le cadre du développement des activités de Mersen. Le schéma qui vous est présenté résume les différents plafonds des résolutions financières qui sont similaires en pourcentage à celles votées il y a deux ans.
Les attributions d'actions s'inscrivent dans une politique de motivation et de fidélisation du capital humain, essentiel dans un environnement international et compétitif. Cette année, je vous ai proposé trois plans comme l'année dernière, à savoir un plan pour les dirigeants, un plan pour les principaux managers du groupe, un plan pour les hauts potentiels et experts. Pour l'ensemble de ces plans, la durée de trois ans et la présence est requise à l'issue de ces trois ans. Pour les dirigeants du groupe, des conditions de performance ambitieuses et quantifiées, à la fois financières et extra-financières, ont été fixées en lien avec la feuille de route et objectifs du groupe, ainsi qu'un critère de performance boursière. Vous avez à l'écran, est-ce que vous avez bien à l'écran ?
Vous avez à l'écran une synthèse de ces critères et le détail dans la brochure de convocation aux pages 36 à 38. Pour le plan manager, des critères financiers et non financiers ont été revus pour être alignés avec ceux du plan dirigeant. Seuls les poids respectifs sont différents. Les critères sont désormais mieux alignés sur les ambitions du plan stratégique 2027. Pour le plan des hauts potentiels ou experts, il n'y a pas de conditions de performance, le but étant d'assurer une fidélisation plus importante. Le nombre maximum d'actions gratuites serait en augmentation de 35% par rapport à l'année dernière.
En effet, il nous a semblé raisonnable de prendre en compte les deux points suivants : la très forte croissance du groupe entre 2019 et 2023, environ 30% du chiffre d'affaires, et celle attendue sur les prochaines années, 40% entre 2023 et 2027.
Le nombre de bénéficiaires plus important, en particulier sur le plan expert et talent, en raison de la croissance importante des effectifs du groupe Mersen. La croissance sera en moyenne plus importante pour les plans dirigeants, plus 40%, que pour le plan manager, plus 27%. Le conseil ayant souhaité valoriser davantage ceux qui auront la responsabilité du plan stratégique 2027 ou seront particulièrement impliqués. Voilà ce que j'avais à vous dire. Nous n'avons pas reçu de questions écrites. Avant de soumettre les résolutions, selon la tradition, vous avez la parole. Si vous aviez la gentillesse de vous présenter avant de poser votre question.
Michel Artolitte, actionnaire individuel. Je tiens tout d'abord à remercier chaleureusement Monsieur Temelin pour l'accueil convivial qu'il nous a réservé au bureau d'enregistrement. C'est suffisamment rare pour être souligné. Et ensuite, j'ai écouté avec grand intérêt, jusqu'à la Sainte-Trinité, vos explications. Je cherche encore la Sainte-Trinité. Mes questions. J'ai eu l'occasion de visiter un champ éolien en Champagne-Ardenne et j'ai compris ce jour-là que le problème, c'était de pouvoir, à un moment donné, stocker l'électricité pour la restituer. Ma connaissance était plutôt dans les actions de Saft, qui a développé ce genre d'outils. Donc, je voulais savoir si finalement, Mersen était dans le circuit. L'autre question porte sur le développement que vous avez sur les batteries. Vous avez parlé du partenariat avec Stellantis, l'usine de Douvrain.
Là encore, je pose la question, on sait que les Chinois ont pris une avance considérable dans les batteries, que vous, vous arrivez sur ce marché. Enfin, vous arrivez, non, vous y êtes déjà, puisque ça fait partie de votre stratégie. Mais le marché est sans doute extensif, mais très concurrentiel. Et pour finir, je n'ai pas entendu parler de drones. Est-ce que vous intervenez, à un moment donné, dans le processus des drones ? Merci pour vos réponses.
Comment marche le micro ? Tiens, là. Oui, allez, je prends celui-là. Les drones, oui. Alors, il n'y a pas une production de drones en Europe qui utilise énormément nos produits. En fait, il y a encore de l'électronique de puissance, puisqu'ils sont certains motorisés par de l'électricité. De toute façon, il y a une certaine puissance électrique d'autant plus qu'ils sont gros. Donc, on a des affaires aux États-Unis. Ce sont des outils militaires sophistiqués, sont quand même démarrent souvent là-bas. Donc, on travaille avec des gens comme Raytheon et plein d'autres. Donc, c'est un marché d'ailleurs qui n'est pas négligeable. Mais enfin, bon, après, ça restera petit. Les champs solaires ?
Éoliens.
Et alors, les champs éoliens.
Un jour, j'ai assisté au final d'une chauve-souris.
Ah ! Alors... Non, mais ils ont fait des trucs, ils ont...
Ils ont posé de l'électricité.
Non, mais la chauve-souris, je crois qu'ils ont trouvé une solution. Ils mettent une sorte de revêtement en bout des pales qui émet des ultrasons, qui les chassent maintenant. Voilà. Et oui, et donc, Saft, oui, on travaille avec eux. C'est un client, je ne sais pas, €2-3 millions, mais il y a plus gros. CATL, c'est mille fois plus gros que Saft, LG, Samsung. Donc, c'est plutôt les Coréens et les Chinois qui sont numéro un et numéro deux sur ce type de batterie. Northvolt essaie d'en faire. Voilà, c'est ce qui est sur un des derniers slides, quand on parlait de stockage d'énergie. C'est là où on a des offres en conversion d'énergie et en fusibles de protection.
Donc voilà, maintenant, il y a des packs de plusieurs mégawatts qui sont installés à certains endroits pour continuer à envoyer de l'électricité lorsque l'éolienne est à l'arrêt, parce qu'elles sont souvent, hélas, en panne ou lorsqu'il n'y a pas de vent. Bon, les chauves-souris, le stockage. Mais vous m'avez posé plein de questions avant donc. Ah oui, alors, vous avez raison, on revient sur CATL et d'autres. Comme les Chinois ont commencé à faire des véhicules électriques il y a dix ans, évidemment, ils ont des industriels qui savent très bien faire les batteries. Et l'astuce quand même, c'est qu'en fait, ils font les matières premières. Ils sont très forts en termes de matières premières. Ils les ont toutes. Ils utilisent des procédés de purification, d'élaboration des matières premières à des standards qui sont, j'allais dire, chinois.
Mais de toute façon, ils les ont pas chères et il n'y en a pas trop en Europe, hein. Même s'il y a quelques projets d'ouverture de mines, bon, je pense que ça va prendre du temps. Donc voilà, les matières premières vont arriver de Chine, un peu de Chili, un peu d'Australie. Donc voilà, c'est déjà un petit handicap, mais les giga factories françaises sont parties pour en faire des cellules. Maintenant, à quel prix, comparé aux Chinois ? Je ne sais pas. De toute façon, c'est sûr qu'il va falloir mettre peut-être quelques petites taxes quelque part hein, sur les produits importés, comme veut le faire le président américain. Maintenant, nous, aujourd'hui, on n'a rien à perdre. Les packs chinois arrivent évidemment fermés. Renault, Peugeot, BMW, jusqu'à présent, les mettaient sur leur voiture.
Et Stellantis, c'est le premier à vouloir faire un pack à lui, avec ses batteries, ses cellules, pardon. Et donc on a pris cette affaire. Les autres ne sont pas encore arrivés à ça. On est en stade de prototypage, et on compte bien mettre nos bus bars à la place d'un produit un peu moins sophistiqué qui assure une cellule, enfin, une batterie, une batterie chinoise. Donc voilà, nous, on souhaite simplement que les gigafactories européennes fassent des cellules et des packs avec des designs faits maison. Donc on n'a rien à perdre. On part de zéro, donc on a déjà ce contrat de €300 millions. On a pris un autre petit contrat. Alors évidemment, on ne peut pas en parler avec BM la semaine dernière sur des convertisseurs.
Et puis ça va, on a, on vise pas le milliard hein. On vise de la niche rentable. Il y a des affaires qu'on refuse hein. Donc, mais oui, ils ont de l'avance.
Oui, bonjour Monsieur le Président, Jean-Claude Jessois, actionnaire individuel. Moi, j'ai quelques remarques sur votre plaquette Mercéde en bref. J'ai vu que vous aviez 89% de votre personnel qui était content de travailler chez Mercéde. Donc, il y en a 11% qui ne sont pas contents. Ça fait plus de huit cents personnes. Je trouve que ce taux est un peu faible.
Faible ? Il faudrait qu'on ait plus de mécontents ?
Bien oui, non, plus de contenu.
Je ne sais pas trop dire comment l'interview a été faite. Non, mais s'ils ne sont pas très très contents, ça va. Mais je ne sais pas, le taux est élevé hein. On se compare par rapport à des scoring d'autres entreprises.
D'autre part, concernant le montant des dividendes, vous dites, vous indiquez dans votre plaquette 36 millions d'euros de dividendes versés. Sur un total de 24 millions d'actions à €1,15, ça fait pas 36 millions. Je pense que vous vous êtes basé sur le €1,25.
Alors d'abord, on s'est basé sur le €125 millions, parce que c'est un €125 millions, mais après, il y a des dividendes versés à des minoritaires, parce qu'on a des joint ventures. Donc le €36 millions concerne l'ensemble des dividendes, des dividendes des actionnaires de Mercène et des actionnaires minoritaires dans certaines joint ventures qu'on a.
Dans le camembert qui présente la structure de l'actionnariat, quelle est la part des salariés dans les 15,7% d'actionnaires individuels ?
On a moins de 3% de parts salariés dans ce taux.
D'accord. Et enfin, dernière remarque sur votre cours de bourse. Dans votre graphique, je constate qu'en 2023, votre action, elle a fait aucune performance. On part de 37, on arrive à 35.
Bon, on est à trente-neuf ce matin. C'est pas terrible.
Non, mais je tiens à dire qu'effectivement, le cours de bourse a été un petit peu sous pression parce qu'on est une société de taille mid cap, on va dire, et que quand il y a des risques qui sont importants, géopolitiques, macroéconomiques, ce qui s'est passé, en fait, les financiers ou les investisseurs se réfugient plus sur les grandes caps que sur les petites caps, donc on souffre plus que les autres.
J'avais oublié une question. Est-ce que vous pouvez revenir au slide qui mentionne la proposition de dividende ? C'est possible de revenir en arrière ?
François, la machine, là.
Parce que vous, vous indiquez, vous indiquez que votre dividende, il passe de 1,15 à 1,25 et vous dites : Montant des, montant versé en augmentation de 17%. Moi, 1,25 moins 1,15, ça fait 9% d'augmentation.
Non, non, le dividende est resté stable par euro. D'accord ? On ne l'a pas augmenté par action. En revanche, on a plus d'actions parce qu'on a fait une augmentation de capital l'an dernier. C'est pour ça qu'il y a un montant distribué qui est plus important en valeur, en millions d'euros.
Oui, bonjour, Monsieur Chavigner. À l'époque de Carbon Lorraine, le risque, c'était la captation de technologie par un groupe chinois. Depuis, la Chine est devenue leader dans le ferroviaire, leader dans l'éolien, leader dans le solaire. Au niveau de l'électrique, les véhicules électriques, en fait, on a plus que deux constructeurs européens, enfin, deux constructeurs qui ne sont pas chinois au niveau mondial, c'est-à-dire Tesla et Volkswagen. Et on estime qu'actuellement, c'est 12% du marché mondial dans l'électrique, ça sera 42% en 2030. Donc là, ça commence à poser de sérieux problèmes. On voit, par exemple, aux États-Unis, ils mettent en place l'IRA.
Sauf qu'aux États-Unis, il y a aussi le problème, on va dire, de Taïwan qui se ferme, qui se crève dessus avec le problème des fondeurs, c'est-à-dire TSMC, ASML, au point où on se demande s'ils ne vont pas se relocaliser aux États-Unis. La mise en place de barrières est énorme. Est-ce qu'à un moment, il ne va pas y avoir un problème avec tout ce qui vient de Chine, au niveau américain ? Donc, est-ce que vous regardez ça ? Est-ce que vous seriez prêt à carrément vous localiser aux États-Unis pour votre société ? Et au niveau des puces, en fait, il y a deux domaines dans la puce. On va dire, il y a la puce, ce que fait STM, c'est-à-dire la puce pour la télécom, la puce pour le véhicule électrique. Et un autre domaine qui explose, c'est l'IA.
Et les puces IA et les puces qui sont dans les télécoms, ce n'est pas les mêmes technologies et ce n'est pas compatible. Donc, on a vu ce qu'a fait NVIDIA, qui est monté au plafond. Je ne sais pas s'il y a d'autres concurrents, mais ils sont très loin derrière.
AMD.
Oui, AMD, oui. Après, je ne sais pas s'il y a d'autres concurrents. Au niveau, est-ce que vous travaillez... Enfin, vos produits sont demandés par NVIDIA ? Est-ce qu'il y a d'autres concurrents qui les demandent ? Parce qu'aux États-Unis, vous avez aussi Marvell Technologies. Je ne sais pas s'ils sont dans l'IA, mais est-ce que vous êtes aussi sollicité pour eux ? Ou alors, votre monde, c'est plutôt tout ce qui est, on va dire, chinois, un peu japonais, peut-être Siemens en France, enfin en Europe. Comment vous voyez cette redistribution ? Parce que l'IA, ça va exploser. Le marché de l'IA prévu, ça va être partout.
En fait, c'est du silicium. L'IA, c'est du silicium, donc qui... comment dire ? Le microprocesseur va tourner plus vite, mais en fait, ils font des systèmes intégrés qui permettent de gagner du temps. C'est un microprocesseur qui pédale plus vite, mais c'est celui du silicium. Donc, ça va rentrer dans notre plan de croissance du silicium, où on fait 60 millions d'euros. On va passer à 120 en 2027. On n'a pas vraiment intégré un boost dû à l'IA là-dedans, parce que de toute façon, la grosse masse, c'est ça. Il y a beau y avoir un peu d'IA à droite, à gauche, sur quelques data centers ou en masse, c'est quand même ça, et les PC.
Les télécoms, c'est quand même un peu en retraite par rapport à ce que c'était avant.
Oui, mais ça aussi. Des fois, il y a des vagues, il y a des cycles. D'ailleurs, le cycle, aujourd'hui, n'est pas très favorable. Ce n'est pas l'IA qui va doubler les capacités de production du silicium électronique. Donc, en fait, on en revient à la base. Les wafers qui permettent de faire tout ce qui est microprocesseur, MEMS, tout ce qui va dans les ordinateurs. Rien à voir avec l'électronique de puissance, c'est fait au Japon. Il y a deux grosses sociétés, Sumco, Shin-Etsu, qui font les gros disques en silicium. On fournit peu, mais un peu. Nous, on est plutôt avec Global Wafer et les autres, quelque part.
Et quelques Chinois, mais qui font des wafers de plus petite qualité, de moins bonne qualité. Bon, après, il y a plein d'autres capteurs, il y a, c'est vaste comme application. Il y a de la RF qui se développe, il y a pas mal de choses. Quand vous parlez de ST, de GAN, même de carbure de silicium, il y a certains dépôts qui sont faits sur des wafers de silicium. Donc ça, c'est la grosse masse. TSMC, c'est une fonderie. Il vaudrait mieux que, voilà, elle fonctionne encore pendant un petit bout de temps, mais effectivement, ils font des usines aux États-Unis, mais on livrera, nous, les produits d'ion implant, d'épitaxie dans les nouvelles fab. En fait, on est un peu agnostique, on est implanté partout, donc, et souvent, on livre par les OEM.
Les fabricants de machines, souvent, on leur livre et eux, ils distribuent à leurs clients. Donc, en fait, on ne prend pas, on ne fait pas très attention à où finit le produit, parce qu'il est géré par les OEM. STMicro, c'est géré par Extron, c'est géré par Tel, même si des fois, on travaille un peu en direct. Voilà. Après, on surveille effectivement les tensions Amérique-Chine sur certains composants. ASML, que vous devez connaître, puisque vous avez l'air d'être très au courant, ils n'ont plus trop le droit de vendre leurs machines de lithographie en Chine. Mais bon, ils vont vendre ailleurs. Voilà, on est suffisamment implanté à droite, à gauche pour ne pas avoir de sujets particuliers. Après, vous parliez des voitures. Écoutez, moi, je... enfin, c'est plutôt une question qu'il faut adresser à Volkswagen, Mercedes, Stellantis, hein.
Mais oui, les constructeurs européens, américains, ont de beaux concurrents. Et c'est vrai que nous, on préfère que Volkswagen, Renault, Peugeot, GM, se développent parce qu'on n'a pas grand-chose dans les batteries en Chine. On fournit quelques clients, mais des petits. BYD fait ses produits en interne, CATL achète sur place. Donc à la limite, on n'a pas vraiment un risque. Le seul risque, c'est de ne pas prendre plus de parts de marché, de croître, mais on n'a pas un risque de perdre quelque chose.
Je vous rappelle qu'on est très fortement implanté en Chine. On a 15% de notre chiffre d'affaires là-bas. Et le solaire, vous parliez du solaire qui a disparu de l'Europe pour aller en Chine. En fait, nos clients sont chinois et on est à €100 millions, là où en 2022 déjà, alors qu'on y pense, on attendait 2025 pour y être. Et on pourrait être plus gros parce qu'on est limité par nos capacités. Donc, en fait, on est un peu... enfin, c'est toutes ces tensions géopolitiques fait que, on préfère qu'il n'y en ait pas, bien sûr, mais on est plutôt mieux positionné que d'autres entreprises, parce qu'on produit là où on vend et on a un footprint mondial.
Il n'y a pas de... vous, vous parlez d'un acteur chinois qui aurait récupéré de la techno chez nous, ou ? Non. Non, non, on n'a pas fait ça, nous. Non, non, non, non. Et puis, l'usine qui fait le graphite, on ne fait pas les formulations sur place. On envoie la... oui, ce qui fait la qualité du produit, on envoie ça dans un sac sous forme de poudre, donc vous ne pouvez pas découvrir ce qu'il y a à l'intérieur. Bon, après, il... enfin, c'est des gens, on a toujours en tête qu'ils copient, copient, copient. Enfin, ils copient pas, des fois, ils sont en avance sur nous. Je veux dire, en ce moment, c'est plutôt les Européens qui regardent ce qu'il y a dans un pack batterie chinois que le contraire.
Donc, en semi-conducteur, ils ont fait leur route. Alors, ils ne sont pas au top. Il y a des produits qu'ils ne savent pas faire parce qu'il faut de longues années. Le cycle, ils ont du mal, c'est très compliqué à faire. Mais ils achètent 10 000 fours, ils mettent 50 000 gars à travailler derrière, ils se fichent des pertes de l'usine pendant 20 ans. À la fin, ça paye.
La batterie, ils ont quinze ans d'avance.
Ah oui, oui, là. Non, mais enfin, les cellules, ils ne savent pas faire des cellules meilleures que les Européens. Ils ont des coûts très bas. Mais donc voilà. Après, c'est des cellules assez basiques, hein, mais ils en font des kilomètres carrés. Ah oui, depuis dix ans, ils font 90%, 95% des cellules et je ne sais pas, 80% des panneaux. Ah ben, il n'y a pas de concurrence, donc il peut peu y avoir de problème. Ils ont tué tout le monde en 2012. Mais il y a quelques... on n'en a pas trop parlé, là, mais il y a quelques projets qui reviennent sur les États-Unis. Donc nous, on est en contact avec deux, trois sociétés qui veulent relancer une production locale. Il y en a un en France, hein, vous devez le connaître.
Bon, la barre est haute, hein. Franchement, pour, s'il n'y a pas des taxes à l'entrée, c'est imbattable. Elles sont monstrueuses, leurs usines. Monstrueuse. Il y a encore un fabricant français, Photowatt, chez EDF, il y a quarante fours. Il y en a cinquante mille en Chine. Ils font des lingots qui montent au plafond, qui font huit mètres, qui sont gros comme ça, entièrement automatisés. Je crois que j'ai été long, encore une fois.
Oui, je suis un nouvel actionnaire individuel, donc je vais peut-être poser des questions auxquelles vous aviez déjà répondu les assemblées précédentes. Au niveau mondial, quel serait votre concurrent sur l'ensemble de vos métiers ? Dans la fabrication de cellules, de temps en temps, il y a des électrodes en carbone. Est-ce que vous êtes sur ce marché ? Vous n'avez pas du tout parlé des nanoparticules qui ont quand même des propriétés intéressantes. Si vous n'êtes pas sur ce marché, y a-t-il une raison technique qui le justifie ? Et vous n'avez pas parlé également des piles à combustible. Alors, est-ce que le marché est inexistant pour vous ou... ? Voilà, mes quelques questions.
Bon, alors, les piles à combustible, les fuel cells, on peut avoir un peu de business, mais dans des fuel cells high tech, où il n'y a pas de... Je vous vois jamais derrière, OK. Où y a pas trop de notions de prix, donc de la fuel cells aéronautique ou sur certaines applications. Ou il peut y avoir des plaques bipolaires en... C'est celui-là ? Bon. Ou il peut y avoir des plaques bipolaires en graphite, mais en fait, voilà, c'est seulement quelques millions d'euros et on n'espère pas grand-chose là-dedans. Voilà, moi, je vais pas vous donner mon avis sur le produit par lui-même et l'hydrogène, etc. On n'a pas de... voilà, on regarde ça. Y a pas un gros marché.
Déjà, il faut faire de l'hydrogène à un moment donné, pas cher. Donc voilà. Mais il y a une niche indéniable. Les électrodes en graphite dans les fabrications de cellules photovoltaïques ? Ah, c'est de la poudre. En fait, c'est de la poudre. Il y a différentes poudres de graphite et de carbone dans une batterie lithium-ion. On n'est pas là-dedans parce que ce n'est pas notre métier, hein. Souvent, c'est du graphite naturel qui... voilà. Emerys en vend, je ne sais pas s'ils en vendent beaucoup, mais voilà, il y a plein. C'est là où je vous dis que les Chinois sont forts, hein. Ils en extraient dans des mines, ils les purifient, ils les broient, ils les traitent thermiquement. Voilà, ils ont des bases de coûts très très basses.
Donc, je pense que les giga factories européennes n'en feront jamais. Enfin, il n'y aura pas une production de graphite en Europe. Ils continueront à acheter ce produit certainement en Chine. Donc voilà, il y a deux produits, donc on n'est pas du tout dessus. Nanoparticules, nanocarbone, il y a longtemps que... enfin, voilà, il y a une petite filière, Arkema, je pense, en fait, un petit peu. Pour être tout à fait franc, on utilise nous pour rendre plus isolant des fibres qui vont dans les fours R6C. Mais encore une fois, c'est de la production de particules, ce n'est pas notre domaine.
Il y avait des concurrents aussi.
Nos concurrents, alors, on n'en a pas frontal, on en a plein. Voilà, on est numéro deux en graphite, SGL, deux, trois Japonais, mais qui restent un petit peu, j'allais dire, dans l'archipel. Sur la partie semi-conducteur, un peu SGL, puis il y a d'autres petits. La partie conversion de puissance est un peu fragmentée. Donc, à la fin, quand on regarde notre offre, on est peut-être, voilà, on est un petit peu les seuls. Voilà, sur la partie protection électrique, on a un groupe américain, deux même, quelques autres en Europe. Il y a des Chinois, mais qu'on ne voit pas trop en Europe pour des histoires de normes quand même, parce qu'ils ne passent pas forcément tous les tests de qualification électrique.
Et sur la partie matériaux, on ne les voit pas plus que ça, mais ils sont bien occupés chez eux quand même, hein. Il y a, notamment, le solaire qui les occupe pas mal.
On a des grosses parts de marché et il n'y a pas de concurrent français. Je ne sais pas si c'était aussi votre question.
Est-ce qu'il y a d'autres questions ?
Oui.
Une autre question me vient à l'esprit concernant... on n'a pas eu les piles à combustible. Est-ce que vous avez des partenariats avec OP Mobility, qui, lui aussi, est impliqué dans le développement avec Stellantis ?
Non. Je vais faire plus court. C'est peut-être même un peu court, mais non, non, non. On n'a pas vraiment, on a... Voilà, on sait qu'Alstom a des trains qui auront des piles à combustible, ils sont sur un... ça marche pas bien ? Ils sont sur des produits qu'on ne fait pas. Il y a, il y a, voilà, il y a aussi dans la pile à combustible, il y a une membrane échangeuse d'ions. Quelque part, on avait regardé une acquisition, puis on n'a pas été beaucoup plus loin là-dessus. Donc voilà, ce n'est pas un endroit où on mise beaucoup. Il marche pas, Véronique, ce micro ?
Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Ah !
Oui, tout à l'heure, vous parliez d'épitaxie, les gravures par un jet moléculaire. Il y a une boîte française, la Riber.
À Bezons, juste en face de chez nous, oui.
Et vous travaillez avec eux ?
Ouais, ils achètent des petits creusets pour évaporer le produit qui doit être déposé par MBE, hein, mais vous êtes super bon.
Oui, mais ils sont leaders mondiaux quasiment sur ce secteur.
Mmm.
Ils vendent quelques machines en Asie, j'ai vu.
Ouais, les machines MBE, vous en, vous en vendez pas des masses, euh. Ils doivent en vendre une par mois, euh, ça coûte cher, hein. Il y en a au CEA, au LETI, hein, ils en ont vendu un peu à droite, à gauche. Et donc, pour déposer le fameux produit par MBE, il... À la base, il est dans un creuset qui est chauffé et c'est des creusets en graphite ultra-purifiés. Donc, c'est un petit client, hein, mais c'est assez technique. Bah, c'est bien de connaître Hubert !
On en reste là ? Merci beaucoup.
Je vais tout d'abord vous donner les chiffres définitifs du quorum. Donc nous avons 1 570 actionnaires présents, représentés ou ayant exprimé leur vote par correspondance ou par vote access, qui possèdent 18 058 669 actions représentant 74,64% des actions ayant le droit de vote. Avant de passer au vote des résolutions, je vous propose de visionner une courte vidéo d'explication sur l'utilisation de vos tablettes.
Pour voter les résolutions de l'Assemblée générale, une tablette vous a été remise. Elle est strictement personnelle et sert uniquement lors de cette assemblée. À l'annonce du vote d'une résolution, la fenêtre de vote s'affiche automatiquement sur votre tablette, même si celle-ci est en veille. Pour voter, rien de plus simple. Appuyez sur le bouton correspondant à votre choix : pour, abstention ou contre. Appuyez sur OK pour valider votre choix avant la clôture du vote. Une fois votre vote validé, vous ne pouvez plus le modifier. Merci de bien vouloir restituer votre tablette en sortie de salle.
Voilà, donc nous pouvons commencer avec la résolution numéro un : Approbation des comptes annuels de l'exercice clos le 31 décembre 2023. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro deux : l'approbation des comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2023. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Et la résolution est adoptée. Résolution numéro trois : Affectation du résultat de l'exercice et fixation du dividende. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro quatre : Rapport spécial des commissaires aux comptes et sur les conventions réglementées. Ratification d'une convention nouvelle. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Résolution numéro cinq : Nomination de Grant Thornton en qualité d'auditeur durabilité, ex-commissaire aux comptes, en charge de la mission de certification des informations en matière de durabilité. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Et la résolution est adoptée. Résolution numéro six : Ratification de la nomination provisoire de Madame Jocelyne Vassois en remplacement de Madame Carole Foisseau, en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro sept : Renouvellement de Madame Jocelyne Vassois en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro huit : Non-remplacement et non-renouvellement en qualité d'administrateur de Monsieur Michel Crochon. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro neuf : Approbation de la politique de rémunération du Président du Conseil d'Administration. Le vote est ouvert. Le vote est clos.
La résolution est adoptée. Résolution numéro dix : approbation de la politique de rémunération du directeur général et de tout autre dirigeant dans l'intersocial. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro onze : approbation de la politique de rémunération des administrateurs. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro douze : approbation des informations visées au 1 de l'article L. 22-10-9 du Code de commerce. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro treize : approbation des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature au cours de l'exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice à Monsieur Olivier Legrain, Président du Conseil. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Résolution numéro quatorze : approbation des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours de l'exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice à Monsieur Luc Temelin, Directeur Général. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro quinze : autorisation à donner au Conseil d'Administration à l'effet de faire racheter par la société ses propres actions dans le cadre du dispositif de l'article L. 22-10-62 du Code de Commerce. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Nous passons maintenant aux résolutions à titre extraordinaire. Résolution numéro seize : autorisation à donner au Conseil d'Administration en vue d'annuler les actions propres détenues par la société, rachetées dans le cadre du dispositif qui a été voté tout à l'heure. Le vote est ouvert.
Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro dix-sept : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour augmenter le capital par incorporation de réserves, bénéfices et/ou primes. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro dix-huit : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital de la société ou d'une société du groupe, avec maintien du droit préférentiel de souscription. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro dix-neuf : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital de la société ou d'une société du groupe, avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Résolution numéro vingt : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital et/ou à des titres de créance, avec suppression du droit préférentiel de souscription en rémunération de titres dans le cadre d'une offre publique d'échange. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt et un : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital de la société ou d'une société du groupe et/ou à des titres de créance, avec suppression du droit préférentiel de souscription par une offre visée au 1° de l'article L. 411-2 du Code monétaire et financier, dite par voie de placement privé. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Résolution numéro vingt-deux : autorisation d'augmenter le montant des émissions prévu aux dix-huitième à vingt-et-unième résolutions de la présente assemblée générale, suspension en période d'offre publique. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt-trois : délégation à donner au conseil d'administration pour augmenter le capital par émission d'actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital, dans la limite de 10% du capital, en vue de rémunérer des apports en nature, de titres de capital et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée.
Résolution numéro vingt-quatre : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour émettre des actions ordinaires et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital et ou à des titres de créance, avec suppression du droit préférentiel de souscription au profit des salariés des sociétés du groupe Mersen, dont le siège social est situé hors de France et en dehors d'un plan d'épargne d'entreprise. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt-cinq : délégation de compétences à donner au conseil d'administration pour augmenter le capital par émission d'actions ordinaires et ou de valeurs mobilières donnant accès au capital, avec suppression du droit préférentiel de souscription au profit des adhérents d'un plan d'épargne d'entreprise, en application des articles L. 3332-15 et suivants du Code du travail. Le vote est ouvert. Le vote est clos.
La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt-six : fixation des limites globales des émissions d'actions ordinaires et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital et ou des titres de créance susceptibles d'être réalisés en vertu des délégations de compétences ci-dessus. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt-sept : autorisation à donner au conseil d'administration en vue d'attribuer gratuitement des actions à certains membres du personnel salarié, avec condition de performance, suspension en période d'offre publique. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt-huit : autorisation à donner au conseil d'administration en vue d'attribuer gratuitement des actions au profit de certains dirigeants, le directeur général, les membres du comité exécutif et directeurs de business unit, de la société ou des sociétés du groupe, avec condition de performance. Suspension en période d'offre publique également.
Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Résolution numéro vingt-neuf : autorisation à donner au conseil d'administration en vue d'attribuer gratuitement des actions à certains membres du personnel salarié, cadres à haut potentiel ou dotés d'une expertise dans un domaine stratégique, sans condition de performance. Suspension en période d'offre publique, le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Enfin, la dernière résolution, la résolution numéro trente. Il s'agit de donner pouvoir pour les formalités. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée. Olivier ?
Alors, tout le monde est en train de partir au plus mauvais moment. Alors, tout le monde s'en va ? Je voulais, pour les... enfin, pour ceux qui me restent, publiquement féliciter mon voisin de droite.
Micro.
Ah, on m'a coupé le micro en plus ! C'est génial. Est-ce que le micro marche ? Je ne sais pas.
Je suis à côté.
Mon voisin pourra m'entendre, mais c'est... Pour l'année remarquable 2023. Je voulais extrêmement entendre le président du conseil. Tous les membres du conseil se joignent à moi pour féliciter Luc, toutes les équipes opérationnelles qu'il pilote. Cette année, est-ce qu'elle est exceptionnelle ou pas ? Je ne sais pas. En tout cas, elle est remarquable. Oui, je veux bien, mais je crois que je ne peux plus rien, alors je peux parler sans micro. Alors, cela allait mieux ? Waouh ! On m'a voulu couper le micro au moment où je félicite mon voisin. Alors, c'est vrai que ce n'est pas dans le cours de bourse. Le cours de bourse n'est pas exceptionnel, mais l'année est remarquable et le plan stratégique qui a été présenté est également remarquable.
Je voulais donc, avant que nous nous retrouvions pour ce pot convivial, faire ces quelques minutes de félicitations au Directeur Général du groupe. Je vous remercie.