Séché Environnement SA (EPA:SCHP)
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Apr 24, 2026, 5:35 PM CET
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Earnings Call: Q3 2023

Oct 24, 2023

Speaker 2

Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous nous entendez bien pour cette conférence téléphonique sur Teams pour le chiffre d'affaires du 30 septembre 2023 du groupe Séché Environnement. Est-ce que quelqu'un peut me signaler que vous nous entendez bien ?

Speaker 5

Oui, c'est bon.

Speaker 4

On vous entend très bien, oui, parfait.

Speaker 5

On vous entend très bien, oui.

Speaker 2

Merci. Je ne suis pas encore totalement familier de cette innovation. Comme d'habitude, je vais introduire avec les grands faits marquants. Je vais passer la parole à Manuel Andersen, qui vous décrira précisément les différentes composantes du chiffre d'affaires du 30 septembre. Et puis je reviendrai pour conclure et nous serons à votre disposition pour la séance de questions-réponses. Donc, tout d'abord, sur les faits marquants de la période, pas de surprise sur ce troisième trimestre 2023, qui, globalement, est en ligne avec ce que nous vous avions indiqué lors de la présentation en septembre du 30 juin 2023. Donc un chiffre d'affaires neuf mois en ligne avec les objectifs.

Sur le périmètre réel, donc un chiffre d'affaires T3 en hausse de 12,8%, un chiffre d'affaires sur neuf mois au total à plus 14%. Nous vous avions signalé les effets de périmètre. Pas de nouvel effet de périmètre sur le T3. Donc des effets de périmètre qui représentent, en termes de chiffre d'affaires, €15,4 millions avec STUI. Et puis, on reviendra avec un peu d'activités sur nouvelles, sur la partie assainissement 34 et Rhônisère. En termes organiques, à périmètre constant, le groupe affiche un T3 en hausse de plus 7,8%, donc une hausse qui continue à être dynamique, ce qui nous amène à un chiffre d'affaires neuf mois en hausse de 8,3%.

Comme vous allez le voir dans les chiffres, dans les détails géographiques, on a la confirmation, lors de ce troisième trimestre, d'un haut niveau d'activité en France, avec une croissance organique de plus 11%, qui se poursuit sur neuf mois. Et puis, une évolution plus contrastée à l'international. Pas de nouveauté dans le sens où on a toujours une activité un peu en retrait sur l'Afrique du Sud et sur l'activité mondiale Solarca, ce qui nous amène globalement à une activité internationale à plus 2% sur les neuf mois. Donc, évidemment, cette croissance organique sur les neuf mois de plus 8,3% nous conforte dans nos perspectives de fin d'année.

Nous maintenons évidemment nos objectifs de croissance sur l'année, tels que nous vous les avions indiqués en septembre. Nous souhaitions vous signaler que le groupe continue sa croissance externe avec une acquisition au Pérou, un spécialiste de l'urgence environnementale, ESAC, une activité qui est vraiment core business, qui vient compléter notre maillage territorial au Pérou et les services qu'on peut offrir aux industriels. Je reviendrai sur le rationnel et les agrégats. Manuel, je te passe la parole sur le chiffre d'affaires.

Speaker 4

Merci. Bonjour à tous et à toutes. Donc, effectivement, quelques mots sur la construction de ce chiffre d'affaires du troisième trimestre et notamment sur les effets de périmètre qui l'ont construit. Tout d'abord, le chiffre d'affaires publié s'établit à 259,5 millions d'euros. C'est une progression de 11% par rapport au troisième trimestre 2022. Ce chiffre d'affaires publié intègre un chiffre d'affaires non contributif de 17,8 millions d'euros, qui est fait d'une part d'investissements dits IFRIC 12, pour 3,1 millions d'euros. Ce sont essentiellement des investissements qui sont réalisés sur l'UVE Moov de Montauban, qui est un outil qui est en revamping jusqu'à la fin de cet exercice, jusqu'en décembre 2023.

Le chiffre d'affaires non contributif intègre également la TGAP, la taxe générale sur les activités polluantes, que nous collectons pour le compte de l'État, et cette année, à hauteur de 14,7 millions d'euros, contre 14,3, donc un nombre, un chiffre assez proche de l'an passé. Donc, le chiffre d'affaires contributif, lui, s'établit à 241,7 millions d'euros. Donc, c'est une progression, comme on l'a dit, de 12,8% en données publiées, qui intègre donc un effet de périmètre à hauteur de 15,4 millions d'euros. Donc, essentiellement, ce sont les activités de STUI et les activités d'assainissement qui totalisent donc ce montant.

Les activités d'assainissement, STUI a été intégré, je vous le rappelle, en décembre 2022. Séché Assainissement 34 a été acquis en octobre 2022 et Séché Haris en janvier 2023. C'est sa première consolidation. À périmètre constant, il y a quelqu'un qui a le micro ouvert. À périmètre constant, donc la croissance s'établit à 7,8%. On l'a dit, c'est des tendances qui sont très proches et dans la continuité des précédents trimestres et qui consacrent donc un haut niveau d'activité en France. Également, la poursuite d'évolution assez inégale à l'international et également la comptabilisation d'effets, d'effets Forex, d'effets de change défavorables à hauteur de €4,3 millions sur ce trimestre.

Si on analyse l'évolution de ce chiffre d'affaires par périmètre géographique, pour commencer par l'international, l'international, en données publiées, c'est, le chiffre d'affaires s'établit à €59,9 millions. C'est un recul de 8,2%, de 1,8% retraité de l'effet Forex. On remarquera qu'il est négatif, comme je le disais, de 4,3%, de €4,3 millions. Il était positif l'année dernière de plus €4,3 millions. Ces évolutions sont essentiellement liées à la volatilité du ZAR, c'est-à-dire du rand sud-africain, qui s'est sensiblement dégradé sur la période.

Donc, à données comparables, on constate des évolutions différentes en fonction des zones géographiques et également, même à l'intérieur des zones géographiques, des évolutions contrastées entre les filiales. En Europe, c'est-à-dire essentiellement l'Italie et l'Espagne, on constate une baisse des activités de Valls Chemical, mais qui est principalement liée au repositionnement de cette filiale sur des métiers à forte valeur ajoutée, de purification chimique, au détriment de ses activités de négoce. Par rapport à cela, Mecomère continue d'avoir une bonne orientation de ses activités, soutenue en cela par la montée en puissance des capacités nouvelles qui ont été ouvertes en 2022 et qu'on continue d'utiliser et de faire progresser.

En Afrique du Sud, on constate une décroissance marquée de près de 17% à périmètre constant. Alors, c'est à la fois la poursuite du retrait des activités de Spill Tech, notre filiale spécialisée en urgence environnementale, donc des métiers qui sont liés à l'accidentologie. Même si le T3 de cette année est supérieur au T1 et au T2, nous restons sur un niveau d'activité qui reste inférieur à celui de l'an passé. Quant à Interwest, l'activité s'inscrit ponctuellement en recul par rapport à un T3 2022 qui était fort.

En fait, si on constate, si on regarde sur moyenne période, les chiffres d'affaires d'Interwest s'établissent entre 14 et 20 millions par trimestre d'euros. Ils font 16 millions d'euros sur ce trimestre. Ils en faisaient 20, justement, il y a un an. D'où cet écart, mais ça ne modifie pas les bonnes perspectives qu'on a sur cette filiale, sur l'ensemble de l'année. L'Amérique latine continue de connaître une croissance très soutenue, avec près de 80% de hausse. C'est essentiellement lié à la bonne orientation des marchés en Amérique latine, au Pérou, au Chili, qui sont des marchés industriels très liés aux matières premières et à l'énergie.

Solarka, on en a parlé, reste en retard, malgré un carnet de commandes bien orienté, avec un chiffre d'affaires qui reste assez étale sur ces trois premiers trimestres, mais des perspectives qui restent favorables en raison de ce carnet de commandes. Si on regarde la France, avec un chiffre d'affaires contributif donc de 181,8 millions d'euros, en progression de 22%, évidemment, cette forte croissance intègre un effet de périmètre, l'effet 14,4 millions d'euros. Je le disais, ce sont les activités de STEI, les activités d'assainissement. Retraitées de ces activités, la hausse reste très sensible, 11,7%. Elle reflète des effets commerciaux positifs sur nos métiers, principalement les métiers de l'économie circulaire et de la dangerosité.

Je dirais que c'est plutôt des effets pris dans les activités d'économie circulaire, notamment, tandis que les activités de services restent bien orientées, en particulier les activités de dépollution et d'offre globale. L'analyse maintenant en séquence par trimestre montre que le T3 est effectivement un trimestre très fort, 226,3 millions d'euros. Je le disais, c'est même le troisième en importance sur la série des sept précédents trimestres. C'est évidemment lié logiquement à la bonne tenue des activités en France sur ces trois trimestres, avec des niveaux très solides, assez constants dans leur importance.

Et puis une tendance, comme on l'avait souligné à la fin du deuxième trimestre et cette fois-ci, une tendance moins favorable à l'international, mais qui est liée essentiellement à l'évolution du change, mais aussi sur le troisième trimestre, je l'ai dit, au retard ponctuel d'Interwest sur ce troisième trimestre. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a un micro ouvert ? Est-ce que ça fait une résonance ? Merci. Si on analyse maintenant l'évolution du mix activité, on voit que les services et l'économie circulaire, les métiers liés à l'économie circulaire ont été des principaux contributeurs. À périmètre échange constant, c'est aussi l'économie circulaire qui performe le plus, notamment en France.

On va retrouver là, notamment, les effets pris dans la valorisation de la valorisation énergétique. La croissance est plus limitée sur les métiers de dangerosité. On peut relier ça aussi à une croissance en volume, qui est elle-même limitée par la saturation des autorisations, notamment dans les métiers de gestion de déchets ultimes. À l'international, le seul fait remarquable, c'est la baisse des activités de services. Et là, on va retrouver essentiellement la baisse ponctuelle Interwest et puis les retards de Solarka et de Spiltech, les autres activités n'appelant pas de commentaires particuliers.

On va retrouver ces contributions inégales au niveau des filières, avec au niveau de la filière DND un recul de 4,2% à périmètre constant et à change constant. C'est là encore le fait de l'international qui baisse fortement en raison de l'Afrique du Sud essentiellement, on l'a dit, répété, Interwest, alors que l'activité en France est plutôt, reste plutôt bien orientée, avec une progression de chiffre d'affaires sur ce segment de 6,4%. La filière déchets dangereux, elle affiche une forte croissance, plus 27,3% en données publiées.

C'est évidemment en partie lié à l'effet de périmètre de €13,9 millions, STUI et en filière déchets dangereux. À périmètre constant, la progression ressort à 14,4% et elle est soutenue par les métiers de valorisation et de services, comme on l'a vu en France. Et puis, à l'international, par les évolutions favorables des marchés en Amérique latine, qui compensent largement la moindre performance de Solarka dans les autres zones.

Si on regarde en un petit peu en pré-conclusion sur les neuf premiers mois, on a un chiffre d'affaires contributif qui progresse de 14% à €733.3 millions, intégrant un effet de périmètre de €50 millions sur ces neuf mois, ce qui fait ressortir une croissance organique, net de l'effet de change, de +3%, tout à fait en ligne avec les six premiers mois de l'année, comme Baptiste l'a rappelé. C'est une croissance, on le voit, qui est portée principalement par la France, +11% sur les neuf mois.

L'international restant en progression plus modeste de 1,8%, à périmètre et échanges constants, ce qui reflète donc essentiellement le retard de Solarka et de Spiltech. Interwest avait, je le rappelle, réalisé une très bonne performance sur les deux premiers trimestres de cette année. Je vais laisser la parole à Baptiste pour détailler les perspectives.

Speaker 2

Merci Manuel. Je vais revenir sur les perspectives de façon assez simple, puisqu'on observe globalement, on s'attend à une poursuite des tendances sur le dernier trimestre, avec, en France, des marchés qui continuent à être bien orientés, avec une bonne tenue des activités d'économie circulaire et de valorisation et des activités de services en direction des industriels et également des clientèles publiques. On a vu dans la répartition trimestrielle qu'on avait une base forte au dernier trimestre 2022. Il faudra en tenir compte. Néanmoins, la partie française continue à être bien orientée et soutient la croissance forte du groupe sur cette année.

L'international, il faut évidemment qu'on regarde par zone géographique, avec en Europe, globalement, des marchés en Italie qui continuent à être en croissance en volume. Donc une croissance qui continuera à être positive sur la fin de l'année. En Afrique du Sud, une position plus inégale, dans le sens où on continue à avoir un Interwest qui croît de façon positive, globalement, qui continue son trend, qui a eu à faire face sur ce troisième trimestre à un troisième trimestre 2022 qui était très fort. Donc Interwest qui continue globalement à croître positivement en tendance. Et puis un Spiltec qui est plus sur une situation, cette année, de grande faiblesse côté urgence intervention.

Donc, on voit quelque part la résilience d'une partie d'Interwest, c'est-à-dire sans contrat très significatif. On voit que Spiltec continue à avoir de l'EBITDA positif et donc contribue tout de même au résultat net du groupe. En Amérique latine, on continue à avoir une dynamique forte des marchés, avec globalement un ensemble de repositionnement de Canet sur les marchés d'offre globale et de dépollution, donc sans contrat significatif d'urgence environnementale forte. Et un Chili qui est tout de même dynamique sur ce deuxième semestre. Solarca, une reprise qui est toujours attendue. Donc on n'a pas un rebond très très fort de Solarca.

On a toujours, comme l'a mentionné Manuel, un carnet de commandes significatif qui nous laisse penser que Solarca va avoir des trimestres qui viennent, qui devraient être plus forts que les trimestres qu'on a connus. Donc un objectif de croissance 2023 qui est évidemment conforté, compte tenu de ces trois premiers trimestres et des perspectives de fin d'année. Dans le slide suivant, je reviens rapidement sur les acquisitions qui ont été réalisées ou qui sont en cours de finalisation. Fourya, qui devrait être finalisée dans les prochaines semaines, qui... donc le closing devrait intervenir rapidement. Rentodrum, qui, en Namibie, a été réalisée en août. Ça, vous les connaissez, on en a parlé en septembre. Et puis une nouvelle acquisition, ESAC.

C'est une petite société, puisque c'est un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros, un excédent brut d'exploitation de 1,2 million d'euros en 2022. Cette opération a été closée en début de mois. On a acheté 100% de la société. C'est des contrats d'urgence intervention avec, ce qui est intéressant, une certaine résilience, dans le sens où c'est des contrats pluriannuels de trois à cinq ans auprès de très grands industriels internationaux et péruviens.

Le management reste avec nous et ceci est une acquisition qui est évidemment core business et surtout qui va s'imbriquer avec Canet en offrant à notre clientèle industrielle péruvienne et globale un ensemble de services à leur disposition et qui vient compléter les outils d'incinération et de traitement et notre capacité de dépollution et d'offre globale. Donc, un ensemble de prestations qui se complètent avec cette dernière acquisition, sur lequel, à n'en pas douter, probablement, on va vivre des synergies dans les années qui viennent. Voilà ce que je voulais, ce qu'on voulait vous signaler sur ce chiffre d'affaires du 30 septembre 2023. Nous sommes maintenant à votre disposition pour les questions. Donc là, maintenant, vous pouvez ouvrir le micro. Voilà.

C'est peut-être qu'on a été très clair.

Speaker 1

Oui, bonjour, ici Alexandre Arlette, de chez Gilbert Dupont. J'avais une question concernant les activités économie circulaire. Dans quelle mesure est-ce qu'elles ont bénéficié de la valorisation énergétique et donc du prix d'électricité élevé à la suite de l'environnement favorable ? C'est-à-dire à peu près quel est le chiffre d'affaires lié au surcoût, entre guillemets, de prix, de prix de vente d'électricité par rapport au prix historique ?

Speaker 2

On avait indiqué au 30 juin €7 millions de

Speaker 1

Chiffre d'affaires.

Speaker 2

De chiffre d'affaires supplémentaire lié à l'évolution du prix principalement, puisqu'il y a pas, y avait assez peu d'effet volume. Donc, si vous faites une règle de trois au 30 septembre, vous êtes proche de la vérité.

Speaker 1

OK, merci. Et justement, est-ce que vous avez déjà commencé à engranger des contrats de vente pour l'année prochaine ?

Speaker 2

Oui, on a commencé. Alors, vous savez, il y a une grosse partie de nos contrats sur la partie chaleur qui est liée à des contrats long terme. Donc, dans ces contrats long terme, il y a une application automatique d'une formule d'indexation, donc, qui a joué grandement en notre faveur cette année, sur lequel on, à ce stade, compte tenu des évolutions des prix de l'électricité sur le marché international, du gaz, des quotas CO2, on s'attend plutôt à une baisse de cette formule d'indexation sur 2024. À l'inverse, vous avez raison, sur la partie électricité, on avait bénéficié en début d'année des prix hauts en vendant à terme l'électricité produite.

Là, on a fait exactement la même chose sur début 2024. Donc on a commencé à sécuriser des prix assez élevés sur 2024, moins évidemment qu'en 2023, mais qui sont élevés. Après, comme vous le savez, il y a une discussion. Il y a eu une taxe, la CRIM, la cotisation sur la rente inframarginale, qui est intervenue dans la loi de finances 2023, qui est venue réduire le bénéfice qu'on avait sur ces productions d'électricité à partir du biogaz. A priori, on sera sur la même tendance en 2024, ceci étant aujourd'hui discuté dans le cadre du projet de loi de finances.

Speaker 1

OK. Donc éventuellement, il pourrait y avoir un effet de base un petit peu exigeant sur la valorisation énergétique l'année prochaine.

Speaker 2

Absolument, oui. C'est bien ça, oui.

Speaker 1

D'accord, merci.

Speaker 5

Oui, bonjour, Nicolas Royaux, Portzamparc. J'aurais quelques questions de mon côté. Déjà, une très courte sur la date de la consolidation de ESSAK. Est-ce que c'est déjà quelque chose sur laquelle vous avez de la visibilité ou est-ce qu'il faut attendre des autorisations particulières ? La deuxième, peut-être, pour revenir sur la France, on comprend que ça se comporte toujours bien. Est-ce que vous n'avez pas du tout de message de ralentissement chez certains de vos clients, peut-être selon certaines activités ou voilà, pour avoir un petit peu plus de couleur là-dessus. Et est-ce qu'il faut comprendre du message que vous avez passé sur les volumes, que la croissance, que ça soit au T3 ou ce que vous attendez au T4 en France, ça serait essentiellement des effets prix ? Et deux petites dernières questions sur Interwaste.

Je comprends que le T3, c'est un effet de base, et que la croissance sous-jacente reste favorable. Est-ce que c'est bien ça qu'il faut comprendre ? Et la dernière, sur Solarca, qu'est-ce qui explique en fait l'absence de reprise alors que le carnet de commandes est assez haut depuis plusieurs trimestres maintenant ? Merci.

Speaker 2

Merci, c'est des bonnes questions. La date de consolidation de ESSAK, à partir du moment où le closing a été fait en début de mois, évidemment, il faudra en discuter avec les commissaires aux comptes, mais je pense qu'on peut raisonnablement penser qu'on va consolider ESSAK à partir du 1er octobre 2023. Sur la France, comme je vous l'indiquais, nous, on n'a pas de... aujourd'hui, on n'a pas de signe de ralentissement significatif sur les prochains mois. Ce qui veut dire que globalement, évidemment, il y a des, on a des clients qui se portent moins bien, notamment des clients dans la chimie, mais on a d'autres clients qui se portent bien. Donc aujourd'hui, on n'a pas de...

En tout cas, ça n'a pas d'impact sur nos comptes, comme vous pouvez le voir, par ailleurs, et comme vous pouvez le comprendre dans nos perspectives d'atterrissage 2023. Est-ce que ça veut dire qu'il n'y aura pas d'effet volume et ce sera purement des effets prix sur le T4 ? Non, il y aura des effets volumes positifs sur le T4. Dans la logique de ce que je vous avais indiqué lors de la présentation du 30 juin, c'est-à-dire qu'on est en retard sur notamment la gestion de la dangerosité par rapport à nos arrêtés au 30 juin. On a toujours un peu de retard au 30 septembre. Donc, ça veut dire qu'il y aura des effets volumes positifs, notamment dans la gestion de la dangerosité au T4 2023.

Interwaste, c'est exactement ça. C'est-à-dire que c'est je ne peux pas le dire mieux. C'est-à-dire que on a toujours une croissance sous-jacente qui est positive. On est extrêmement confiant dans la croissance en monnaie locale sur les trimestres qui viennent. Donc, on n'a pas de ralentissement significatif à vous signaler. En effet, il y avait un trimestre au T3 2022 qui avait fait à peu près 20 millions d'euros, donc qui était un pic par rapport à la croissance habituelle, normative ou en tout cas dans le plan d'affaires d'Interwaste, bénéficiait à ce moment-là de contrats sur des désamiantages, récupération d'amiante et...

Qui avaient été significatifs et contribué, et qui avaient participé à ce pic sur le T3 2022. Sur Solarca, en effet, il y a des difficultés opérationnelles qui existent. Il y avait des difficultés opérationnelles sur la première partie de l'année, plutôt au Moyen-Orient et à Taïwan. Ces contrats ont débuté, viennent de débuter. Néanmoins, on a d'autres difficultés dans d'autres pays. On a un contrat, enfin, Solarca a un contrat en Israël sur lequel, comme vous pouvez l'imaginer, les conditions ne sont pas totalement favorables à la réalisation de ce contrat. Et puis, quelques difficultés opérationnelles au Portugal. Il n'y a pas de remise en cause sur les grands clients. Il n'y a pas d'annulation de contrat.

Il y a des retards qui perdurent. Ce qui nous incite à penser qu'on devrait voir dans les semaines qui viennent le... C'est pas le bout du tunnel, hein, parce qu'on a quand même une activité qui est intéressante sur Solarca, mais qui n'est pas en ligne avec le potentiel de Solarca. On en parle souvent, c'est pas ça reste mineur quand même à l'échelle du groupe, mais ce n'est pas à la hauteur encore du potentiel de Solarca. C'est pour ça qu'on pense que compte tenu du carnet de commandes, Solarca devrait faire, j'espère, un bon Q4.

Mais en tout cas, si ce n'est pas le Q4, s'il y a encore des difficultés, ce sera le Q1 2024. On est en train de régler ces sujets de réalisation opérationnelle là où on peut le faire facilement, compte tenu du contexte géopolitique. J'espère avoir répondu à vos questions.

Speaker 4

Merci beaucoup.

Speaker 3

Bonsoir. Est-ce que vous m'entendez? Jean-François Granger d'OBHF.

Speaker 2

Très bien.

Speaker 3

Deux questions pour ma part. On est à plus de 8% de croissance organique sur les neuf mois. On a une bonne dynamique France qui se maintient. Vous êtes assez confiant sur la fin d'année, entre autres pour la partie internationale. Alors, j'ai bien compris qu'il y a un effet de référence soutenu au Q4. Néanmoins, est-ce que l'objectif, qui était plus ou moins d'avoir une croissance organique de 5%, paraît pas un peu quand même un peu prudent ? Est-ce qu'on peut effectivement plutôt tabler sur un niveau plutôt proche de 8% sur l'ensemble de l'année, ce qui nous mettrait au-delà du milliard d'euros pour le chiffre d'affaires contributif ?

Parce que finalement, compte tenu de la performance Q3, on aurait finalement, sur la base d'une croissance limitée à 5% organique, une croissance Q4 assez limitée. Donc, est-ce que finalement, on ne peut pas être un petit peu au-dessus des attentes sur l'ensemble de l'année ? C'est ma première question. Et deuxième question, ce n'est pas précisé dans le communiqué, mais en termes justement de perspectives et de guidance, est-ce que vous réitérez là aussi les objectifs en termes de profitabilité ? Merci.

Speaker 2

Alors, globalement, je vais faire, je vais rester exactement sur la communication qu'on avait faite lors de la présentation du 30 juin, parce que nous sommes exactement en ligne avec ce qu'on attendait lors de la communication du 30 juin. Dans le sens où on s'attend globalement à un chiffre d'affaires proche d'un milliard d'euros et une marge opérationnelle de l'ordre de 22%, une marge de BE de l'ordre de 22%. Ça veut dire que globalement, potentiellement, là où vous avez raison, c'est qu'on pourrait être, compte tenu de la dynamique en cours, compte tenu du mix activité, potentiellement à un niveau supérieur en termes de chiffre d'affaires. Ceci ne signifierait pas automatiquement une hausse de l'excédent brut d'exploitation et du résultat opérationnel courant.

Compte tenu du mix activité, qui est différent entre ce qu'on a connu l'année dernière et ce qu'on a connu cette année, on revient sur les différents points, mais on a eu des surcoûts liés à nos nouvelles activités, qui sont en train de s'apurer. On a un mix activité qui est différent entre 22 et 23 et par rapport à l'activité qu'on attendait en 23. On a établi ces guidelines globalement en termes d'activité et de rentabilité en début d'année. On les maintient, mais force est de constater, comme vous le voyez, qu'il y a plus de services par rapport à ce qu'on attendait, et globalement, un mix activité qui est différent.

Donc, peut-être qu'on se retrouvera dans la situation que vous indiquez, avec un chiffre d'affaires qui est au-delà du milliard d'euros. Ce n'est pas nos guidelines. Nous, on est proche d'un milliard d'euros, mais ceci, si c'est le cas, en tout cas, si vous avez raison, ceci se traduira pas mécaniquement par une hausse de la rentabilité. J'espère avoir été clair.

Speaker 3

OK, c'est très clair. Merci beaucoup.

Speaker 2

Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Très bien. Donc, merci à tous.

Speaker 3

Désolé, peut-être en complément, si on essaie de se projeter avant le 12 décembre, est-ce qu'on peut considérer qu'on reste sur une dynamique à peu près similaire pour le périmètre France et donc une amélioration du point international, auquel cas on peut s'attendre, pour 2024, sur un niveau de croissance qui pourrait être, qui pourrait être plutôt de bon niveau. En termes de croissance d'activité, est-ce qu'on peut espérer, suite aux intégrations, là aussi, des effets un peu de synergie au mix, qui feraient qu'on aurait une amélioration de la profitabilité sur 24 ? Est-ce qu'aujourd'hui, en l'état actuel des choses, c'est un scénario qui vous paraît assez plausible ?

Speaker 2

Pardon, je vous laisserai poser cette question, Madeline Bastordet. Je réponds, je suis incapable de répondre à votre première partie parce qu'on est en plein budget. Et donc, aujourd'hui, je ne sais pas répondre. Vous voyez, il y a des sujets d'effet volume, des sujets d'effet prix, il y a des activités sur lesquelles on sait, des activités sur lesquelles on ne sait pas. Et la croissance est beaucoup drivée par les effets volume et les effets prix, comme on l'a connu. Donc là, c'est beaucoup, c'est trop tôt pour moi pour répondre à votre question. La deuxième partie, c'est que pour moi, c'est évident. C'est-à-dire que, tel que je vous l'ai indiqué, il y a eu des surcoûts ponctuels liés aux acquisitions. Ces surcoûts doivent être gommés.

Je ne l'ai pas intéressé, c'est que ce n'était pas satisfaisant ma réponse, mais c'est... Donc, ces acquisitions, elles ne sont pas là pour être dilutives sur notre marge. Tendanciellement, il y a eu des surcoûts d'intégration. Le but, c'est d'intégrer rapidement et que ces intégrations soient génératrices de synergies et créatrices de valeur. Donc, pour répondre à la deuxième partie, c'est évident. Après, il y a la question de l'ampleur, où là, on est plutôt sur un sujet de résultat. Et ça, on est en train d'essayer de l'approcher. C'est là aussi, je peux difficilement vous dire quoi que ce soit sur cette publication du troisième trimestre, voilà, sur ces éléments concernant les acquisitions.

Speaker 3

OK, merci Baptiste.

Speaker 2

Pas de problème. Manuel est évidemment à votre disposition si vous avez d'autres questions ou vous avez besoin d'autres précisions concernant cette publication et l'activité du troisième trimestre. En attendant, on vous remercie pour votre écoute et pour votre participation à cette conférence téléphonique qui est enregistrée. Merci à toutes et à tous.

Speaker 4

Bonne fin de journée.

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