Capgemini SE (EPA:CAP)
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AGM 2024

May 16, 2024

Speaker 9

Bonjour Mesdames et Messieurs les actionnaires, bonjour à nos amis, les membres de votre conseil d'administration. Bonjour à tous. Je suis ravi de vous accueillir à nouveau au Pavillon Gabriel pour cette assemblée générale. Cette année encore, pour faciliter le dialogue, est-ce que vous voudriez bien noter que la réunion est retransmise en direct sur notre site Internet et que les actionnaires qui ne peuvent être présents au Pavillon Gabriel ont la possibilité d'accéder à une plateforme en ligne pour poser des questions en direct et à distance lors de notre traditionnel moment d'échange. Je les invite, à cet égard, à poser dès à présent leurs questions en se connectant à la plateforme Lumi Technology avec les codes d'accès qui leur ont été communiqués en amont. Je vous propose tout d'abord de former le bureau de l'Assemblée.

En tant que président du conseil d'administration, j'en assumerai la présidence et vous propose de nommer comme scrutateurs les actionnaires présents disposant du plus grand nombre de voix et qui ont accepté cette fonction. Ils sont situés à ma gauche, donc à votre droite, sur une table réservée à cet effet. Il s'agit en fait de deux salariés du groupe qui représentent les salariés actionnaires, Monsieur Christophe Duvigneau et Lucia Sinapi, qui représentent les salariés actionnaires et qui étaient jusqu'à aujourd'hui membres du conseil. Le bureau de l'Assemblée a désigné comme secrétaire de l'Assemblée, Olivier Lepic, qui est le secrétaire du conseil d'administration et le secrétaire général du groupe. Le bureau ainsi constitué, je peux déclarer la séance ouverte.

Sont également présents à la tribune, Ayman Ezat, que vous connaissez bien maintenant, le Directeur Général, et une personne que vous ne connaissez pas encore, Nivi Bhagat, la Directrice Financière du groupe, qui a été nommée le premier janvier 2024 et que nous connaissons bien puisqu'elle est dans le groupe depuis longtemps. Sont aussi présents dans la salle, au premier rang, les membres de votre conseil d'administration et certains membres du comité exécutif. Je demande au secrétaire de l'Assemblée de rappeler les formalités légales pour la validité de notre débat.

Speaker 7

Merci Monsieur le Président. Je vous rappelle donc que l'Assemblée générale a été dûment convoquée avec un avis de réunion publié au Bulletin officiel le 29 mars 2024. L'avis de convocation a été publié au Bulletin officiel et dans le journal d'annonce légale le 24 avril 2024. L'ensemble des documents légaux sont à la disposition des participants, évidemment. L'Assemblée est appelée à délibérer sur l'ordre du jour qui s'affiche derrière moi et dont vous pouvez prendre connaissance. Le quorum, au moment où nous ouvrons cette assemblée générale, est largement réuni. Il doit être de 20% pour l'Assemblée générale à caractère ordinaire et 25% pour l'Assemblée générale à caractère extraordinaire. Le quorum d'ouverture est précisément de 80,31%. Monsieur le Président me dit à l'oreillette que c'est un record dans l'histoire du groupe, en tout cas dans l'histoire récente.

On peut s'en féliciter évidemment, puisqu'il représente cent trente-sept millions six cent un mille deux cent sept actions pour huit mille sept cent trente-huit actionnaires du groupe. Donc, 81,31% des actions et des droits de vote présents, représentés ou ayant voté par correspondance ou Internet pour l'Assemblée générale à caractère ordinaire et 81,31% pour l'Assemblée générale à caractère extraordinaire. Le quorum est donc atteint pour l'Assemblée ordinaire comme extraordinaire, pour que nous puissions valablement délibérer. Évidemment, le quorum définitif vous sera confirmé avant l'ouverture des votes à la fin de cette assemblée générale.

Il a été mis à votre disposition à l'entrée ainsi que sur vos tablettes de vote, un exemplaire de la brochure de convocation et du document d'enregistrement universel 2023, qui inclut le rapport de gestion, le rapport du Conseil sur le gouvernement d'entreprise, ainsi que le rapport du Conseil sur les projets de résolution qui sont donc présentés à cette assemblée générale. Je redonne maintenant la parole à Monsieur Paul Armelin, qui va vous présenter les grandes lignes du déroulement de cette assemblée générale.

Speaker 9

Bien, écoutez, assez traditionnellement, j'ouvrirai la séance par quelques considérations de moi qui connais quand même le groupe depuis longtemps et qui constate avec plaisir son évolution. Emmanuel Nezat, le directeur général, reviendra sur l'année 2023, ses enseignements et ce qui l'a engagé pour encore consolider plus avant le positionnement du groupe. Nivi Bhagat nous présentera les résultats 2023 un peu plus en détail. Puis, c'est loin des figures imposées, Franck Grévry, qui est un membre du comité d'extension générale, partagera avec vous ce qu'il pense sur l'apport de l'intelligence artificielle générative, Gen AI, plus généralement, mais en particulier pour le groupe dans ses relations avec ses clients. Ensuite, nous écouterons le président du comité des rémunérations, Patrick Pouyanné, qui vous rapportera et qui expliquera les résolutions qui sont soumises à vos votes sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux.

Et ensuite, Frédéric Oudéa, Président du Comité Éthique et Gouvernance et administrateur référent sur les développements et l'actualité de la gouvernance du groupe. Nous écouterons ensuite les commissaires aux comptes et leur résumé de leur rapport. Puis viendra la session de questions-réponses et nous voterons ensuite sur les vingt-huit résolutions qui ont été soumises au vote des actionnaires. Ce qui m'amène un peu à mon introduction. Ce que je voudrais dire d'abord, c'est aujourd'hui, cela fait quatre ans que j'ai passé le relais à Ayman Ezat comme Directeur Général. C'est le temps d'un premier mandat, quatre années, et donc tout à l'heure, nous allons nous prononcer sur le renouvellement de ce mandat.

C'est le moment de faire un premier bilan et je dois constater avec un plaisir important, même plus que ça, émouvant, que les quatre années qui viennent de se passer ont plus que confirmé la pertinence du choix que j'avais fait en proposant au conseil d'administration de porter Eman au poste de directeur général. Il s'est révélé comme un chef d'entreprise remarquable. Et moi, ce qui me frappe, c'est que la performance et tous les nouveaux développements qu'il a imprimés au groupe se font dans un prolongement et une fidélité totale aux valeurs fondatrices du groupe, et je pense à son fondateur, Serge Kampf. Parmi les faits d'armes de ces quatre années, je voudrais quand même souligner, parce qu'on finit par l'oublier, il a pris ses fonctions quelques jours, quelques semaines après la clôture de l'acquisition d'Altran.

Et il a remarquablement intégré Altran et ça a changé le groupe, ça a transformé le groupe et ça a permis au groupe de devenir un leader de ce qu'on a appelé l'industrie intelligente. Puis, toujours dans le bonheur de cette période, il a affronté la tempête du Covid. Parce que le Covid, on est en mai 2020, c'est quand même le moment où c'était une discontinuité hors du commun de l'année. Et je dois dire que le groupe a marqué non seulement de la résilience, mais des comportements exemplaires qui ont été remarqués partout, et notamment en Inde. Je lui en sais vraiment gré.

Dernier point, il s'est arrêté, il a énoncé une nouvelle ambition dont je vous parlais l'année dernière, qui est que le groupe n'est plus seulement une SS2I, comme on disait avant, mais est un groupe qui se veut être le partenaire stratégique de la transformation technologique et numérique et business de ses clients. Et je crois que c'est une ambition excitante et sur laquelle nous avons enregistré des progrès importants. Le fait est que notre chiffre d'affaires a crû de 59% depuis qu'il a pris ses fonctions, sur, enfin, entre 2020 et fin 2023. On est passé de €14 milliards à €22 milliards. Et Capgemini est aujourd'hui une véritable valeur de croissance.

Et ce concept fait un peu peur à la Bourse de Paris, mais je sais qu'il attire des actionnaires nouveaux, des actionnaires importants, notamment américains, où la croissance est vécue comme une valeur fondamentale. Ce qui nous amène aujourd'hui à le proposer sans hésitation que pour un renouveau, un nouveau, un renouvellement de quatre ans. Et pour moi, c'est le signe d'une transition réussie et qui a conforté le choix que nous avons fait en 2020. Je voudrais, s'agissant de l'année 2023, pointer aussi le fait qu'il y a eu incontestablement un ralentissement de la demande qui était général, qui était lié à l'augmentation des taux d'intérêt dans le monde. Et le groupe y a fait face. Dans cette année de ralentissement, Eman et son équipe ont continué à consolider le statut du groupe, son statut de partenaire de transformation, continué à investir.

Et malgré l'érosion de la demande qu'on a enregistrée, le groupe a amélioré sa marge opérationnelle. Et comme d'habitude, je voudrais dire, c'est dans le petit temps, sinon le mauvais temps, qu'on constate les meilleurs équipages et les meilleurs barreurs. Donc, je trouve que l'année a été remarquable. Et d'ailleurs, vous avez noté que lorsque les résultats de 2023 ont été publiés, les marchés, la Bourse a enregistré une forte augmentation, ce qui montrait la confiance qu'ont les marchés dans Eman Nezat et dans toute son équipe. Je leur dis bravo. Je voudrais dire un mot ensuite sur la technologie. Je suis un passionné de technologie et je pense qu'aujourd'hui, la technologie mondiale enregistre des changements, des innovations sans cesse plus rapides.

On a salué il y a un an l'irruption de ChatGPT, si on s'en souvient, qui avait obtenu cent millions d'utilisateurs en cinq jours. Donc c'était quelque chose de révolutionnaire. Mais la technologie, plus généralement, avec les climate tech, avec ce qui se passe dans l'énergie, avec ce qui se passe dans les biotechnologies, la technologie change le monde, révolutionne le monde. Et pour comprendre, pour maîtriser, pour absorber, pour tirer parti de la technologie, nos clients, les entreprises, ont besoin d'aide, ont besoin d'un passeur. Le passeur de technologie, c'est la mission du groupe et la performance du groupe en la matière, en termes de passeur de technologie, vient d'être saluée.

Je veux dire que j'étais particulièrement fier de voir qu'il y a quelques jours, le très grand analyste industriel de la technologie, qui est le groupe Forrester, a publié un tableau qui montre quels sont les meilleurs partenaires des entreprises quand il s'agit des services liés à l'intelligence artificielle. Capgemini figure dans ce classement, dans ce tableau très parlant, parmi les deux leaders. Il y a deux leaders, un groupe américain de consulting pur et Capgemini, loin devant les autres, comme un leader des services d'intelligence artificielle. Je trouve que c'est le signe que Capgemini réussit dans sa vocation même, qui est d'être la passerelle, le passeur, celui qui aide nos clients et nos entreprises dans la technologie. Quelques mots ensuite sur un sujet rebattu, mais qui fait l'objet de débats très intenses, en tout cas dans d'autres pays, qui est la répartition de la valeur.

Comme tous les ans, je vous montre ce tableau. Il s'agit de calculer si la valeur que nous créons année après année est répartie de manière équilibrée entre les parties prenantes du groupe. La valeur se calcule, comme vous le savez, comme la différence entre le produit des services rendus, le chiffre d'affaires, et les achats de biens et services consommés pour produire le service rendu, les consommations intermédiaires, les matériels, la sous-traitance. Il s'agit donc de la valeur ou de la richesse qu'ajoute le groupe, d'où le terme valeur ajoutée. C'est la somme des valeurs ajoutées qui est utilisée dans le calcul du produit intérieur brut. Vous voyez les chiffres ? Valeur ajoutée du groupe : 19 milliards. La valeur ajoutée se répartit de la manière suivante : 68% pour les collaborateurs. Ce pourcentage est stable par rapport à l'année dernière.

18% pour les États, charges sociales et de retraite, impôts et taxes, 11% pour l'entreprise, qui intègrent les acquisitions, les coûts d'intégration, les dotations aux amortissements. Ce pourcentage est en hausse d'un point par rapport à l'année précédente, 3% pour les actionnaires, ce pourcentage est stable, et 0,2% pour les créanciers. Ce pourcentage est en baisse d'un point, il était de 1% l'année dernière. À mesure que le groupe se désendette grâce à sa capacité réaffirmée de dégager du cash flow, la part de la valeur ajoutée qui va à nos créanciers s'est fortement réduite. Cette répartition est stable.

Deuxième point, je voudrais souligner que dans ce contexte, les plans d'actionnariat du groupe, plans d'actionnariat salariés, sont proposés à la quasi-totalité des employés et ils contribuent ainsi à établir un actionnariat salarié de plus de 8%. Notre ambition à moyen terme est de monter vers 10%, mais nous sommes aujourd'hui autour de 8%. À cet égard, j'ai lu avec intérêt un article du Figaro, qui montrait que les entreprises qui, comme Capgemini, ont une proportion significative d'actionnaires salariés, sont les plus performantes. Euronext vient en effet de relancer l'indice FEAS de l'actionnariat salarié. Il regroupe les trente-trois entreprises les mieux placées au sein du SBF 120, dont près des deux tiers des sociétés du CAC.

Et cet indice bat le marché, le journaliste dit, à plate couture, mais il affiche une hausse de plus de 10% contre 7% pour le reste du CAC. Sur un an, l'écart est encore plus significatif. Il s'adjuge près de 18% contre 8% pour l'indice phare. Dernier mot, le dividende. Eh bien, on s'en est tenu à la règle habituelle, ce qu'on appelle le payout ratio. C'est la part du bénéfice net qui est attribué aux actionnaires. Elle est constante à 35% et donc l'augmentation du dividende est en proportion de l'augmentation du résultat net. Quelques mots encore sur la gouvernance. Votre conseil d'administration, que j'ai le plaisir de présider, veille à mettre en œuvre les meilleures pratiques en termes de ESG pour que Capgemini soit un modèle.

Je voudrais saluer, puisque vous avez, l'année dernière, voté en faveur de l'arrivée de nos nouveaux, nouvelles administratrices, Megan Clarken, qui est devant moi, et Ulrika Fern, les deux sont là. Elles ont rejoint le conseil d'administration grâce à vos votes. Je dois souligner la rapidité de leur intégration et l'importante contribution de ces deux personnes à nos débats. C'est assez remarquable de voir des nouvelles arrivantes contribuer aussi vite aux débats et de manière aussi pertinente. Aujourd'hui, nous vous proposons en fait des renouvellements. Nous proposons d'abord, je dois le dire, le renouvellement d'Emma Nezat, mais aussi le renouvellement de Sian Herbert Jones et de Belen Moscoso del Prado. Sian a aujourd'hui une certaine séniorité dans le groupe. Elle était membre du comité d'audit, dont elle est un pilier.

Elle est devenue membre du comité éthique et gouvernance et nous nous félicitons de sa contribution et de son travail pour le groupe. Belén Moscoso est un des piliers du comité des rémunérations et elle aussi, je suis très heureux de la soumettre à nouveau positivement à votre vote pour qu'elle reste parmi nous. Dans l'hypothèse où vous approuvez ou approuverez ces résolutions, la composition du conseil serait ainsi de quinze administrateurs, dont deux administrateurs représentant les salariés et un administrateur représentant les salariés actionnaires. Il compterait 40% d'administrateurs ayant des profils internationaux et 42% de femmes. Frédéric Goudéa, en tant que Président du comité éthique et gouvernance, reviendra plus en détail sur ces éléments. Et si vous me permettez, avant de passer la parole à Eman, je voudrais revenir sur une note un peu plus sportive.

Vous avez peut-être noté qu'à l'occasion de la Coupe du monde de rugby 2023, nous avons prolongé, dans la fidélité à Serge Kampf et à sa passion pour le rugby, l'engagement du rugby. Certains ont pu voir que le bâtiment, siège historique du groupe, rue Tilsitt, place de l'Étoile, avait été à nouveau décoré d'une façade qu'on peut au moins qualifier de rugbystique. Nous avons été voir un certain nombre de matchs. Nous étions passionnés. Nous avons réussi à diffuser cette passion du rugby dans beaucoup de pays. Il m'est arrivé de voir en Inde des jeunes gens s'efforcer de jouer une version un peu simplifiée de rugby, il faut le dire, mais les distrayant de leur passion habituelle pour le cricket.

Moi, je veux dire que la passion qu'avait Serge pour le rugby, qui était pour lui le sport d'excellence parce qu'il résonnait de l'engagement des individus et de l'accomplissement collectif, se répercute encore et toujours dans le rugby. C'est pour moi à la fois un signe de confiance, de fidélité et d'optimisme, même si la France, après avoir vaincu la Nouvelle-Zélande, je le dis à Megan, en match d'ouverture, a été éliminée dès le stade des quarts de finale, devant, il faut bien le dire, une équipe très valeureuse d'Afrique du Sud. Attendons le coup, la prochaine fois, mais bon. Et place aux Jeux olympiques. Voilà, merci. Et maintenant, je donne la parole à Emma Nezat.

Speaker 7

Merci Paul. Euh, avant de céder la parole à Eman, nous vous proposons de regarder une petite vidéo qui revient sur l'exercice 2000, enfin sur la période 2020-2024 de Capgemini. Ensuite, Eman nous fera un retour sur l'année 2023 et nous évoquera le positionnement stratégique du groupe.

Speaker 9

Que de chemins parcourus par Capgemini ! La technologie a changé le monde et le quotidien dans nos sociétés, et le groupe a su saisir les opportunités qu'elle a créées. Ces dernières années, tout s'est accéléré. Notre stratégie n'a pas dévié et c'était la bonne. Nous sommes devenus le partenaire de la transformation business et technologique des plus grands acteurs de leur secteur.

Speaker 13

Notre offre de service, qui va du conseil à l'ingénierie, est unique sur le marché. Grâce à notre expertise sectorielle, nous proposons à nos clients des solutions sur mesure pour les accompagner dans leur double transition digitale et durable, avec l'obsession du résultat concret et de la valeur délivrée. Le groupe Capgemini a pris une nouvelle dimension. Dans la course mondiale au talent, nous sommes aujourd'hui plus de 340 000, dans plus de 50 pays. Nos résultats nous placent parmi les acteurs les plus performants de notre secteur. Ils soulignent la pertinence de notre stratégie. Nos avancées ESG sont à la mesure de notre ambition d'entreprise responsable. Nous visons l'exemplarité. La marque Capgemini agit et s'engage, là où le monde bouge, là où la performance nous rassemble et nous inspire, là où l'avenir se décide. Notre ambition est forte. La technologie sera au cœur du monde qui vient.

Nous en sommes convaincus et nous sommes déterminés à continuer de jouer un rôle majeur. Nous sommes au rendez-vous de ces transformations profondes. L'IA et l'IA générative, avec un plan de 2 milliards d'euros pour renforcer notre leadership, mais aussi le cloud, les climate tech, le quantique et les technologies immersives. Nous nous appuierons sur notre écosystème des meilleurs partenaires technologiques et industriels du monde. Nous pourrons encore et toujours compter sur l'énergie et la passion de nos équipes pour inventer le futur et construire avec nos clients un avenir meilleur, inclusif et durable.

Speaker 1

Mesdames et Messieurs, chers administrateurs, actionnaires, chers administrateurs, je suis très heureux de vous retrouver aujourd'hui au Pavillon Gabriel et je voudrais remercier les actionnaires qui sont ici présents dans la salle. C'est avec grand plaisir que je m'adresse à vous, ici, pour la cinquième fois, à l'occasion de notre assemblée générale annuelle. C'est un temps d'échange important dans la vie de notre entreprise et c'est pour moi l'occasion de vous faire savoir où en est votre société. C'est aussi, bien sûr, le moment privilégié pour partager notre ambition et nos perspectives. Et cette année, il revêt un caractère particulier, alors que vous aurez dans quelques instants à vous prononcer sur le renouvellement de mon mandat d'administrateur.

Donc j'en profite pour remercier chaleureusement Paul Hermelin et le conseil d'administration pour leur confiance et leur soutien, ainsi que l'ensemble des équipes et des managers de Capgemini, qui démontrent chaque jour leur engagement pour faire de notre stratégie le succès que je viens vous présenter aujourd'hui. Lors de ma prise de fonction, je vous avais exprimé ma joie personnelle et ma fierté de pouvoir m'impliquer toujours plus dans la vie de cette entreprise que j'aime. Aujourd'hui, quatre ans plus tard, mon engagement est intact. Quand je regarde les perspectives que notre positionnement de partenaire de la transformation business et technologique des entreprises nous ouvre, je peux dire que mon ambition pour notre groupe est encore plus forte. Je voudrais commencer, Mesdames et Messieurs, par un mot sur l'année écoulée.

2023 a été une nouvelle année de croissance et l'occasion d'affirmer notre agilité, notre résilience et la pertinence de notre positionnement. Nous avons atteint ou dépassé tous les objectifs que nous nous sommes fixés. Dans un contexte que l'on peut qualifier de difficile, nous avons réussi tout au long de l'année à gérer les vents macroéconomiques contraires. Nous avions bien anticipé le ralentissement du marché et cela nous a permis de continuer à gagner des parts de marché. Nivi Bhagat, notre nouvelle Directrice Financière, va bien sûr vous présenter dans le détail nos chiffres 2023. Il faut voir dans cette performance le fruit de la transformation de notre groupe et une nouvelle preuve que la stratégie que nous avons engagée porte ses fruits.

Le petit film qui a été projeté en ouverture de notre trajet nous a proposé de prendre un peu de recul et de regarder l'évolution de Capgemini ces dernières années. En dix ans, la taille du groupe a plus que doublé et sur les quatre dernières années, notre marge opérationnelle a progressé de cent points de base, notre flux de trésorerie a augmenté de plus de 50% et le bénéfice par action de près de 80%. Je peux l'affirmer, le profil du groupe a profondément changé et j'en suis fier. Ce changement n'est pas le fruit du hasard. Il est le résultat de notre histoire, de nos efforts collectifs et d'une exécution sans faille de notre stratégie.

Nous avons su faire preuve de continuité et mobiliser au mieux les atouts du groupe, tout en accélérant sur les sous-jacents de la transition vers une économie plus digitale et plus verte. En deux mots, Mesdames et Messieurs, continuité et accélération. Continuité et accélération, car nous avons solidifié les fondamentaux du groupe, ce qui fait la force et l'ADN de Capgemini. Nous sommes un groupe diversifié en termes de géographie, de métiers, de secteurs d'activité. Nous avons poursuivi une dynamique de croissance à travers le monde et je suis particulièrement fier de notre stratégie de croissance en Asie-Pacifique sur les quatre dernières années, où nous avons enregistré une croissance de notre chiffre d'affaires de plus de 90%. Nous sommes des entrepreneurs tournés vers l'avenir et notre groupe est d'une richesse insoupçonnée en matière d'innovation. Nous sommes reconnus par nos clients pour notre discipline dans l'exécution de nos projets.

Enfin, nous avons à cœur d'attirer les meilleurs talents, de les former, de les conserver, en offrant un cadre de travail unique et des perspectives passionnantes, car, je le rappelle, ils font vivre Capgemini et sont notre plus grande force. En 2023, dans un environnement complexe, nous avons continué à attirer des talents avec plus de 60 000 recrutements. Continuité et accélération, car au cours des dernières années, nous avons su renforcer et sécuriser notre positionnement sur l'ensemble de la chaîne de valeur de nos clients. Nos clients ne sont plus à la recherche de briques technologiques, mais de solutions. Ils nous sont capables de proposer des solutions de bout en bout sur l'ensemble de la chaîne de valeur. C'est le fruit de l'intégration réussie d'Altran, il y a maintenant quatre ans.

C'est aussi cette intégration qui a permis cette convergence entre l'ingénierie et l'informatique, qui nous permet d'être aujourd'hui le leader de l'industrie intelligente, c'est-à-dire la transformation en profondeur des entreprises vers des produits et des services, des chaînes d'approvisionnement, mais aussi des processus de production plus digitaux et plus intelligents. Nos clients ne cherchent plus des solutions généralistes. Chaque industrie est unique et a ses propres opportunités et défis. Pour pouvoir être pertinent, il faut être spécifique à un secteur. Chez Capgemini, nous avons une vraie expertise sectorielle. Nous travaillons étroitement avec les plus grands partenaires technologiques mondiaux pour accompagner nos clients dans la recherche de solutions pour leurs besoins spécifiques. Continuité et accélération, car nous avons su mobiliser nos savoir-faire pour accompagner nos clients dans la transition environnementale. Avec eux, nous construisons un avenir plus inclusif et plus durable.

Nous les accompagnons sur toute la chaîne de valeur : stratégie net zéro, conception et développement de produits plus durables, informatique verte, transition énergétique, économie circulaire. Le marché associe pleinement notre nom à la transition environnementale. C'est une source de fierté pour notre groupe et nos collaborateurs. Continuité et accélération, enfin, de notre capacité à faire preuve d'agilité et à nous adapter à un environnement mondial en évolution rapide. D'abord, après la pandémie, où nous avons vu beaucoup de projets qui devaient s'étaler sur plusieurs années, être accélérés. Nous avons su saisir cette période d'hypercroissance et nous positionner en tant qu'acteur majeur. Puis, depuis plus d'un an, face à un marché en ralentissement, nous avons su faire preuve d'anticipation. Nous avons continué à gagner des parts de marché, comme en témoignent nos résultats pour l'année 2023. Aujourd'hui, nous avons pleinement repositionné Capgemini.

Nous sommes un partenaire business et technologique pertinent sur l'ensemble de la chaîne de valeur de nos clients, sur tous les métiers. Chez nos clients, nous nous adressons à l'ensemble de l'équipe dirigeante et sommes associés étroitement à leur création de valeur, dans cette double transition vers une économie numérique et durable. Nous sommes un des acteurs les plus performants de notre secteur. Nous avons durablement dépassé la barre des 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Nous sommes le seul acteur international qui ait atteint des niveaux de marge opérationnelle supérieurs à la période pré-Covid. Cela se traduit concrètement pour vous par un dividende en croissance de 5% cette année, à 3,40 € par action. Nous sommes vus par nos clients comme un partenaire stratégique, parce que le digital, que nous maîtrisons, est un élément majeur de création de valeur.

Je vous invite à lire dans le rapport annuel intégré, qui vous a été remis, leurs nombreux témoignages. Par exemple, celui d'ACC, cette coentreprise française créée par Stellantis, Total Energy et Mercedes-Benz, que nous accompagnons dans le développement de sa première gigafactory en France. Vous y trouverez également le témoignage du Directeur des Opérations de Telia, un leader dans le secteur des télécoms, dont nous accompagnons la transformation numérique, ou encore celui du Directeur de la Transformation Digitale d'Alstom, que nous accompagnons dans la transition vers un secteur ferroviaire, digital et plus durable. Nous avons aussi progressé sur notre image de marque. Celle-ci est désormais pleinement reconnue. Nous sommes visibles dans des événements majeurs. Je pense à notre présence au World Economic Forum de Davos, au CES de Las Vegas ou encore à la Foire de Hanovre.

Rugby, golf, sport automobile hybride, nous sommes aussi partenaires de la transformation du sport et notre marque y rayonne. Je me réjouis de continuer cette année avec l'emblématique America's Cup, la plus ancienne des compétitions sportives. Enfin, nous sommes une entreprise responsable. Nous avons réalisé des progrès significatifs au cours des quatre dernières années en matière d'ESG. Quelques exemples. Sur le plan environnemental, rappelons que nous nous sommes fixés l'objectif de réduire nos émissions de scope un, deux et trois, de 90% à l'horizon 2040, par rapport à 2019. En 2023, nous avons déjà atteint 30% de réduction sur l'ensemble du scope un, deux et trois. Et nos efforts ont été reconnus par l'organisation CDP, Carbon Disclosure Project, qui vient de confirmer notre présence dans leur liste A parmi les 346 sociétés mondiales ainsi distinguées sur les 21 000 qui ont été évaluées.

Nous avons également progressé sur la diversité et l'inclusion, et notamment sur la représentation des femmes dans nos équipes, qui atteint aujourd'hui 38,8% à la fin 2023, en progression de près de six points depuis 2019. C'est fort de ce positionnement robuste que nous avons abordé 2024. Quelques mots sur cette nouvelle année. Pour nous, ce sera une année de croissance. Comme je l'annonçais en février, ce début d'année a été moins dynamique qu'en 2023. Le ralentissement du marché s'est poursuivi au premier trimestre 2024. C'est le point bas en termes de croissance cette année. Il est désormais derrière nous et nous nous attendons à une reprise progressive du marché à partir du deuxième trimestre. Nous prévoyons le retour d'une bonne dynamique pour la fin de l'année, ce qui est de bon augure pour l'année 2025. Nous sommes confiants.

Et malgré un contexte macroéconomique qui reste incertain, mais désormais habitué à cette incertitude, les dirigeants travaillent sur des projets de transformation profonde de leur modèle économique. Ces programmes de grande ampleur doivent leur permettre de préparer l'avenir et sont sous-tendus à la fois par le digital et la durabilité. Nous le voyons sur la dynamique des opportunités commerciales et ça touche tous nos domaines prioritaires, nos solutions pour l'industrie intelligente, l'expérience client, la transition environnementale ou encore le cloud. Ensuite, bien sûr, l'intelligence artificielle. Elle continue d'être un sujet d'intérêt majeur des dirigeants. En juillet dernier, nous annoncions un plan d'investissement de deux milliards dans l'intelligence artificielle. Nous le déployons et nous continuons à renforcer les compétences de nos équipes grâce à notre campus dédié et à étoffer notre portefeuille d'offres afin de créer le maximum d'impact chez nos clients.

Franck Grévy fera une présentation détaillée sur le sujet dans quelques minutes. Je voudrais maintenant parler de l'avenir. À moyen terme, la trajectoire vers une économie plus numérique et plus durable ne peut pas être inversée. Dans cette double transition, Capgemini est idéalement situé. Nous sommes le catalyseur qui accélère cette évolution en fournissant les solutions et les expertises nécessaires pour relever ces défis majeurs. Nous permettons à nos clients d'accélérer leur double transition vers un monde numérique et durable, tout en répondant à un objectif ultime : créer de la valeur pour nos clients. Nous avons dès lors face à nous un important potentiel de croissance pour le groupe. Et pour conclure, je veux ici redire ma confiance dans le potentiel de la technologie à dessiner une économie numérique, durable et à réaffirmer notre engagement à la garder humaine.

Je veux aussi réaffirmer ma conviction quant aux perspectives de croissance de notre groupe. Elles sont grandes et je sais pouvoir compter sur l'engagement de nos équipes pour continuer à développer Capgemini. Je vous remercie de votre soutien.

Speaker 7

Merci, Emmanuel. Je vais maintenant demander à Nivi Bhagat de venir nous présenter les résultats de l'exercice 2023. Nivi travaille déjà sur son français, mais elle va effectuer sa présentation en anglais. Il ne vous aura pas échappé qu'il vous a été proposé des écouteurs dans lesquels vous allez pouvoir écouter la traduction en français. Nivi, the floor is yours.

Speaker 6

Merci Olivier. Bonjour à toutes et à tous. Je suis très heureuse et honorée d'être présente parmi vous aujourd'hui pour vous présenter les résultats de votre groupe pour 2023. Merci de m'avoir écoutée en français. Let's start the presentation in English. Et maintenant, nous allons pouvoir passer à l'anglais. Après deux années de croissance record, notre industrie a ralenti en 2023, dans un contexte d'affaiblissement macroéconomique et de montée des tensions géopolitiques. Cependant, cette décélération progressive a été bien anticipée et Capgemini a délivré des résultats solides en 2023, en ligne ou supérieur à nos prévisions. Le groupe a réalisé en 2023 un chiffre d'affaires consolidé de €22,522 millions. Cela représente une hausse de 2,4% sur un an en données publiées.

Cela correspond à une croissance de 4,4% à taux de change constant dans la fourchette de 4% à 7% de croissance que nous avions fixée pour l'année. Les acquisitions finalisées en 2023, comme BTC au Japon ou HDL en Europe centrale, ont contribué à cette croissance à hauteur de 50 points de base. En excluant cette contribution, la croissance organique du groupe s'élève donc à 3,9%. La marge opérationnelle a atteint €2,991 millions, soit un taux de 13,3% du chiffre d'affaires. Cette amélioration de 30 points de base sur un an est supérieure à l'objectif de 0% à 20 points de base fixé pour 2023.

Après prise en compte des autres produits et charges opérationnelles ainsi que du résultat financier et des charges d'impôts, le résultat net part du groupe s'est élevé à €1,663 millions, en hausse de 7% sur un an. Enfin, Capgemini a généré un free cash flow organique de €1,963 millions, supérieur à l'objectif d'environ €1,8 milliard fixé pour 2023. Passons maintenant à l'évolution de notre chiffre d'affaires par ligne de métier, à taux de change constant. Les services de conseil en stratégie et transformation, qui représentent 9% du chiffre d'affaires du groupe, ont enregistré une croissance de 8,6% en 2023. Cette dynamique continue reflète notre positionnement en tant que partenaire stratégique, business et technologie de nos clients, afin d'accompagner leur transformation numérique et durable.

Les services d'applications de technologie, qui constituent le cœur de l'activité de Capgemini, avec 62% du chiffre d'affaires du groupe, ont enregistré une croissance de 4,5%, avec un focus croissant des clients sur les programmes d'agilité opérationnelle et de maîtrise des coûts. Le chiffre d'affaires des services d'opération et d'ingénierie, qui représente 29% du groupe, a augmenté de 2,8%. Si la décélération de la croissance a été visible dans toutes nos régions opérationnelles, l'Europe a mieux résisté que l'Amérique du Nord, en raison d'un mix sectoriel moins favorable. Sur le plan sectoriel, les secteurs publics et manufacturiers ont bénéficié d'un élan robuste en 2023, avec une croissance de 10,6% et 7,8% respectivement, à taux de change constant.

En revanche, les services financiers sont restés pratiquement stables, avec une croissance de 1%. Le secteur des technologies, médias et sociétés de télécommunication a reculé de 3,3%. Si l'on regarde maintenant plus en détail l'évolution de notre chiffre d'affaires par région à taux de change constant, le Royaume-Uni et l'Irlande ont conservé une dynamique robuste avec une croissance de 7,9% de leur chiffre d'affaires. La région Reste de l'Europe a également bien performé avec une croissance de 7,6% de son chiffre d'affaires. Le chiffre d'affaires de la France a enregistré une croissance de 6,1%. Le chiffre d'affaires de la région Asie-Pacifique et Amérique latine a progressé de 4,6%.

Enfin, le chiffre d'affaires de la région américaine d'Amérique du Nord a enregistré un léger recul : 1,3%. En ce qui concerne la marge opérationnelle par région, toutes les régions du groupe ont maintenu ou augmenté leur rentabilité en 2023. L'amélioration de notre marge opérationnelle en 2023 repose principalement sur une progression de 40 points de base de notre marge brute. Nous continuons à bénéficier de l'évolution de notre portefeuille d'offres vers des services plus innovants et à valeur ajoutée, combinée au renforcement de notre efficacité opérationnelle. Dans un contexte d'inflation élevée et de ralentissement du marché, cela démontre notre résilience et la valeur croissante que nous créons pour nos clients. Passons maintenant à l'analyse du résultat net.

Les autres produits et charges opérationnelles ont représenté une charge nette de 645 millions d'euros, en hausse de 171 millions d'euros en glissement annuel. En conséquence, le résultat d'exploitation de Capgemini a atteint 2,346 millions d'euros, soit 10,4% du chiffre d'affaires du groupe. Les charges financières nettes sont en baisse à 42 millions d'euros en 2023, contre 129 millions d'euros en 2022. Cette amélioration est principalement due à l'augmentation des intérêts générés par nos actifs de trésorerie. Les charges d'impôts sont en baisse de 84 millions d'euros sur un an, à 626 millions d'euros.

Après prise en compte du résultat financier, des charges d'impôts, des intérêts minoritaires et du résultat des sociétés mises en équivalence, le résultat net part du groupe s'élève à €1,663 millions, en hausse de 7% par rapport à 2022. Le bénéfice par action non dilué progresse de 7% à €9,70 et le résultat normalisé par action est en hausse de 8% pour atteindre €12,44. Enfin, quelques mots sur le bilan du groupe. Les capitaux propres parts du groupe progressent fortement pour atteindre €10,743 millions au 31 décembre 2023. Comme nous l'avons déjà mentionné, nous avons généré un flux de trésorerie important en 2023.

Au cours des deux dernières années, les fluctuations de la liquidité et les taux d'intérêt ont éclipsé l'amélioration sous-jacente, forte et régulière de notre génération de trésorerie. Avant variation du besoin en fonds de roulement, notre flux de trésorerie disponible s'est amélioré de près d'€1 milliard entre 2021 et 2023, pour atteindre €2,3 milliards l'année dernière. Cette forte génération de trésorerie nous a permis de réduire à nouveau notre endettement net l'année passée. Il est passé de €2,6 milliards à fin 2022, à €2 milliards à fin 2023. Après une performance déjà record en 2022, nos résultats de 2023 nous placent parmi les leaders de notre industrie.

Cela illustre la façon dont la transformation de Capgemini et son positionnement en tant que partenaire commercial et technologique de ses clients, ont redéfini la résilience du groupe. Nos choix stratégiques, notre rigueur d'exécution et nos investissements continus dans l'innovation et les talents portent leurs fruits. Ces résultats renforcent également notre confiance dans notre capacité à atteindre nos ambitions financières à moyen terme, à l'horizon 2025. Passons maintenant aux comptes sociaux statutaires. Le résultat net de la société mère du groupe, Capgemini SE, s'élève à €805 millions en 2023, contre €430 millions en 2022. En conséquence, le conseil d'administration a décidé, lors de sa réunion du 13 février 2024, de soumettre à l'approbation de cette assemblée générale un dividende de €3,40 par action.

Cela représente un montant total de €587 millions, sur la base du nombre d'actions ayant droit au dividende au 31 décembre 2023. Je vous remercie de votre attention.

Speaker 7

Merci, Nivi. Dans son propos liminaire, monsieur Hermelin évoquait l'intelligence artificielle générative qui fait l'actualité, pas seulement dans le secteur dans lequel opère Capgemini. Il nous a semblé intéressant que Franck Grévy, qui est membre du comité exécutif et spécialiste de ces questions, vienne nous exposer les perspectives de cette technologie pour le groupe.

Speaker 6

Merci Olivier. Mesdames, Messieurs, chers actionnaires, je suis très heureux d'échanger avec vous aujourd'hui sur le sujet de l'intelligence artificielle générative.

Speaker 3

Et j'imagine que vous vous posez aujourd'hui des questions légitimes sur l'IA, des questions sur la réalité de l'impact de l'IA derrière l'emballement, le battage médiatique qu'elle suscite. Des questions également sur notre capacité à développer un business significatif de services autour de l'IA. Alors, face à ces questions, je voudrais partager avec vous ma conviction profonde. L'intelligence artificielle générative est une révolution technologique majeure et incontournable. Dans l'histoire des innovations digitales, nous positionnons l'IA et l'IA générative au même niveau que les innovations majeures des trente dernières années : le téléphone portable, Internet, le cloud. Il ne s'agit donc pas pour nous d'un engouement qui va disparaître dans les prochains mois. Cette révolution technologique affecte toutes les fonctions de l'entreprise et toutes les industries.

Et lorsqu'elle est couplée à une transformation du modèle opérationnel, du modèle économique et du business de l'entreprise, elle permet de générer de nouvelles sources de revenus, à travers le lancement, par exemple, de nouveaux produits ou services, mais elle permet également d'améliorer de manière importante l'expérience client et d'atteindre une nouvelle frontière en termes d'efficacité opérationnelle, en particulier dans l'IT, les opérations, la supply chain et les fonctions support. Alors, il y a un point important à noter, c'est que des résultats tangibles ne peuvent être obtenus par les entreprises qu'en déployant ces technologies à l'échelle et en engageant un vrai programme de transformation. Il ne faut donc pas s'arrêter à quelques expériences locales pour voir l'impact réel de cette technologie. Et je crois profondément que c'est l'enjeu majeur des entreprises dans les années à venir.

Alors, Capgemini a fait depuis plusieurs années de la maîtrise de l'IA et de l'IA générative, plus récemment, l'un des piliers de sa stratégie. Eman l'a évoqué avant, nous avons aujourd'hui trente mille personnes en data et intelligence artificielle et je crois que c'est l'une des équipes les plus grosses au monde. Sur le sujet de l'IA générative, nous avons engagé une mobilisation collective, massive et au long cours dans l'ensemble de nos lignes de métier. C'est dans cette perspective que nous avons développé un plan d'action ambitieux et réaliste, avec un investissement de €2 milliards sur trois ans. Alors, cet investissement est très significatif et il est nécessaire pour faire de Capgemini un leader dans le domaine de l'IA.

Un point important à noter, c'est un investissement productif qui va soutenir nos marges et non peser sur elles en créant plus de valeur pour nos clients. Notre objectif est d'avoir une équipe d'environ soixante mille personnes en data et intelligence artificielle à moyen terme. Alors, pour être concret, nous avons lancé un plan d'action majeur en six points. Nous avons d'abord lancé un portefeuille d'offres de services spécifiques sur l'IA générative et nous avons revu l'ensemble de nos offres en utilisant cette nouvelle technologie. Je vous présenterai quelques exemples de nos offres sur la slide suivante. Deuxième point, nous avons mis en place des partenariats stratégiques avec nos grands partenaires habituels, avec AWS, Google, Microsoft, Salesforce et Mistral AI. D'autres partenariats stratégiques viendront compléter notre écosystème dans les prochaines semaines.

Le troisième point, nous avons créé un réseau mondial de laboratoires en intelligence artificielle générative au sein de nos trente laboratoires d'innovation. Nous avons fait ça avec trois objectifs en tête. Le premier : explorer et tester les nouveaux modèles d'IA générative pour bien comprendre l'évolution de cet écosystème qui est bouillonnant. Le deuxième sujet : mener des projets de recherche et développement afin de sélectionner les nouvelles technologies les plus prometteuses qui seront demain dans nos offres. J'évoquerai à la fin de cette présentation ces quelques technologies. Enfin, tester avec nos clients différents cas d'usage afin de les aider à prioriser ceux qui permettent la création de plus de valeur avec un risque maîtrisé. Le quatrième point de notre plan d'action adresse le sujet de la formation de nos équipes. Je pense aux équipes de vente, avant-vente, équipes de solutions et équipes projets.

Et sur ce sujet, nous avons lancé un programme très ambitieux afin qu'à court terme, la plupart de nos collaborateurs soient exposés aux technologies et usages de l'IA générative. Le cinquième point de ce plan est clé pour Capgemini, en tant que société de services. Parce que afin de garantir la qualité, le délai, le coût de nos projets, nous développons des méthodologies, des accélérateurs, des plateformes. Et par exemple, nous avons lancé lors de la dernière conférence mondiale Google, la plateforme Raise, qui permet aux entreprises de déployer des cas d'usage en IA générative à l'échelle avec les trois hyperscalers. Nous avons également lancé la plateforme Aura, qui leur permet de déployer un ChatGPT privé à un coût optimisé.

Enfin, je n'oublie pas le lancement de notre plan interne d'efficacité opérationnelle, qui comprend un volet sur l'efficacité des projets et un autre sur l'augmentation des fonctions support de Capgemini. Alors, je vous propose de regarder quelques exemples des offres que nous avons lancées. La première offre, qui est essentielle pour nous, c'est une offre sur la création de plans stratégiques sur l'IA générative avec nos clients. Sur cette offre-là, nous aidons nos clients à définir trois éléments clés. Premièrement, les cas d'usage prioritaires et les fondations technologiques nécessaires. Le deuxième sujet important, c'est la mise en place d'un nouveau modèle opérationnel qui est clé pour obtenir les bénéfices de l'IA générative. Et enfin, nous les aidons à définir un plan de formation et d'accompagnement des employés de l'entreprise.

Ici, je cite l'exemple d'un équipementier ferroviaire pour qui nous avons défini et mis en œuvre un nouveau modèle opérationnel qui leur permet le développement et le déploiement d'assistants génératifs customisés à l'échelle. Nous avons également lancé une offre qui permet aux entreprises de développer et déployer à l'échelle des assistants d'IA générative spécialisés avec les données de l'entreprise. Cette offre adresse les trois terrains de jeu principaux de Capgemini. Le premier de ces terrains de jeu est l'expérience client. Là, nous développons des assistants pour les services clients, la vente, le marketing ou le commerce. Ici, sur la slide, vous avez l'exemple d'un fournisseur de services de mobilité électrique européen, avec qui nous avons développé des assistants pour son service client. Cela lui permet de réduire de 50% le temps moyen de traitement par les agents du call center.

Alors, dans le domaine de l'industrie intelligente, qui est notre deuxième terrain de jeu, nous développons des assistants pour augmenter l'efficacité des usines de fabrication de produits, des opérations et de la phase d'ingénierie des produits et des services. Et sur la slide, vous pouvez voir l'exemple d'une entreprise de cosmétiques avec qui nous avons développé ce type d'assistant. Cela leur permet de générer en continu de nouvelles formules de parfum et d'accélérer le développement de celles qui ont retenu leur attention. Enfin, nous avons développé une offre d'IA générative sur l'ingénierie logicielle et vous pouvez voir sur la diapositive un exemple de résultat que nous obtenons avec une grande banque américaine. Ce portefeuille d'offres est en évolution permanente. Notre ambition étant que l'IA générative soit pervasive sur l'ensemble de notre portfolio d'offres de services.

Il est intéressant de noter que le déploiement de notre stratégie nous permet d'obtenir déjà des premiers résultats significatifs. À fin 2023, nous avions déjà gagné plus de 300 projets qui sont en cours de réalisation et nous avions 800 opportunités qualifiées dans notre portefeuille. Aujourd'hui, nous continuons de voir une accélération de la demande de manière très importante. Nous avons également reçu de nombreux signes de reconnaissance par nos partenaires stratégiques, qui témoignent de notre leadership mondial sur ce sujet. Nous sommes par exemple le premier intégrateur mondial en IA et machine learning avec AWS et le partenaire de l'année de Google pour les solutions d'IA générative dans les différentes industries.

Alors, concernant le futur de l'IA, il est important de comprendre que cette étape est loin d'être la dernière et dans les mois à venir, nous devrions voir de nouvelles avancées rapides et de grande ampleur. Je pense à trois sujets. Premier sujet, c'est de nouveaux modèles d'IA générative sont lancés régulièrement. Vous avez vu les dernières conférences sur ce sujet, et des modèles plus performants, plus efficaces et donc avec un coût réduit d'utilisation. Le deuxième sujet est le sujet de l'apparition de l'IA neurosymbolique. Si nous voulons simplifier ce terme, il s'agit d'un type d'IA qui combine par exemple l'IA générative et les graphes de connaissances et qui permet d'avoir une IA capable de raisonnement, d'apprentissage et de modélisation cognitive.

Enfin, le troisième sujet qui va être omniprésent dans les prochains mois, c'est le sujet des agents d'intelligence artificielle qui vont exécuter de manière automatisée ou autonome une série de tâches en fonction d'un contexte pour résoudre un problème spécifique. En conclusion, notre vision est simple : l'IA accompagnera les personnes, les employés des entreprises au quotidien, dans toutes leurs tâches, sous la forme d'assistants spécialisés. Je vous remercie.

Speaker 7

Merci Franck. N'hésitez pas à utiliser le temps des questions-réponses à la fin de cette assemblée générale pour d'éventuelles questions sur ce domaine et ces questions passionnantes de l'intelligence artificielle générative. J'invite maintenant Monsieur Patrick Pouyanné, Président du Comité des Rémunérations, à nous présenter les résolutions qui concernent donc la rémunération des dirigeants, le say on pay.

Speaker 8

Chers actionnaires, mesdames et messieurs, bonjour. Il me revient donc, en tant que président du Comité de rémunération de votre conseil, de vous présenter les éléments tenant à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux de Capgemini et leur mise en œuvre. Un rappel, tout d'abord, sur la politique de rémunération qui est en place au sein de votre groupe, établie en conformité avec les meilleures règles de gouvernance, notamment du code AFEP-MEDEF. Elle se veut à la fois transparente pour l'actionnaire, équilibrée, corrélée à la performance et soutenant la stratégie de l'entreprise, ainsi que ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale.

Elle est décrite en détail dans le document d'enregistrement universel, donc je ne vais pas le faire, mais vous êtes appelés aujourd'hui à vous prononcer sur la politique de rémunération des administrateurs et des dirigeants mandataires sociaux, le Président du Conseil et votre Directeur Général, à travers diverses résolutions. Tout d'abord, en ce qui concerne la politique de rémunération des administrateurs, qui fait l'objet des résolutions numéro 5 et numéro 10, au titre de l'année 2023, tout d'abord, l'enveloppe maximum avait été portée à €1,7 million. La rémunération soumise au vote pour la totalité de l'année est de €1,4 million, donc bien en dessous du plafond. Cette politique, d'ailleurs, sera maintenue pour 2024, puisque nous proposons de reconduire de façon inchangée l'enveloppe maximum de €1,7 million.

Quant aux modalités de l'allocation de cette enveloppe, qui sont en vigueur depuis 2014, elle comprendra également la rémunération de la présence effective des présidents des comités aux réunions desdits comités. Voilà pour ce qui concerne les résolutions numéro 5 et numéro 10. Ensuite, j'en viens aux résolutions concernant votre Président, Paul Hermelin, et ce qui couvre, qui sont pour 2023, la résolution numéro 6 et pour 2024, la résolution numéro 8. Je vous rappelle que depuis mai 2022, Paul Hermelin n'a plus qu'une rémunération en tant qu'administrateur de votre groupe, une rémunération en tant que Président du Conseil fixe de €250 000, une rémunération en tant que Président du Comité Stratégie RSE de €30 000 et une rémunération, comme tous les autres administrateurs, en fonction de sa présence effective aux réunions du conseil.

Et je peux vous dire que littéralement, Paul est toujours présent. Sachant de la politique, non pas pour avoir la, être rémunéré, mais parce qu'il consacre encore beaucoup de temps à la société et à votre compagnie. S'agissant donc de cette politique, elle sera d'ailleurs inchangée pour 2024, en tant que à sa structure : 250 000 € au titre du président de la présidence du Conseil, 30 000 € au titre de la présidence du Comité Stratégie RSE. Et encore une fois, comme pour les autres administrateurs, la rémunération en fonction de la présence effective. J'en viens maintenant à votre directeur général, Emmanuel Ezzat, et tout d'abord à la rémunération, à la résolution, pardon, numéro sept, qui concerne sa rémunération 2023, qui, dont je vous rappelle la structure.

Premièrement, Emmanuel Ezzat bénéficie d'une rémunération d'une part, d'une structure, d'une partie fixe, de son salaire fixe, de €1 million au titre de 2023. Ensuite, il a une partie variable qui peut se porter jusqu'à 180% du fixe. Cette partie variable étant constituée pour 60% d'une partie financière sur la base de critères quantitatifs et pour 40% sur la base d'objectifs personnels, dont 50% sont quantifiés et 50% sont qualitatifs. Ensuite, quatrième, troisième élément de la rémunération d'Emmanuel Ezzat, il y a le plan d'épargne longue, qui est une rémunération cash qui correspond à 40% de la rémunération fixe. Ce plan d'épargne longue, ceci se situe en fait au régime de retraite supplémentaire qui a été fermé en 2015 et dont d'ailleurs, Emmanuel n'était pas bénéficiaire.

Ce plan est payable sur deux années et représente donc à la cible 40% de sa rémunération fixe. Je vais vous en donner la traduction pour 2023. Enfin, dernier élément de la structure de rémunération, l'attribution d'actions de performance, donc des actions sous conditions de performance. En 2023, comment cela se traduit-il ? La rémunération variable a été évaluée compte tenu des critères que nous appliquons strictement au sein du conseil, puisque la plupart des critères, comme je l'ai dit, 80% des critères sont quantifiés. Donc, nous appliquons la règle qui est au contrat qui est passé avec Emmanuel en début d'année et nous faisons des calculs et nous sommes arrivés à 102,1%, ce qui est bien en dessous d'ailleurs du maximum de 180%, €1 026 670.

Ça ne traduit pas d'ailleurs une mauvaise performance, au contraire, comme l'a dit Paul, de la part d'Emmanuel Ezzat et de son équipe. Ça traduit plutôt que les critères financiers, notamment, qui sont appliqués, sont relativement stricts pour répondre à ceux qui auraient un doute. Puisque finalement, plus Emmanuel fait de la croissance de son chiffre d'affaires, moins il est rémunéré, puisque c'est une proportion de la croissance du chiffre d'affaires. Donc, il y a là d'ailleurs peut-être quelque chose un jour à améliorer. Donc, soyez rassurés, les critères sont stricts et les conseils les appliquent de façon très rigoureuse. Le plan d'épargne longue, ben, je vous ai dit que c'était 40% de l'épargne, de la partie fixe. Ça a correspondu cette année à 131%.

On ne prend que les critères financiers de la partie variable, €401 240, ce qui fait une rémunération totale en cash de €2 422 010 pour la partie. Et les actions de performance, la règle du jeu que nous suivons, c'est que la valeur IFRS des actions que nous pouvons attribuer à Emmanuel doit être inférieure ou égale à un an de rémunération totale en numéraire. Alors, on fait toujours un exercice pour essayer d'approcher, mais on arrondit. Donc cette année, ça sera 19 500 actions dont la valeur IFRS représente près de €2,4 millions.

Et vous voyez que c'est juste inférieur aux 2,422,000 €, ce qui veut dire que le conseil a donné le maximum qu'il s'était fixé comme règle, traduisant en cela la confiance et l'appréciation qu'il a du travail réalisé par Emmanuel Ezzat en tant que CEO. Pour la résolution, pour la rémunération 2024, je vais par contre revenir à mes documents parce qu'il y a effectivement quelques, un peu plus d'explications à vous donner, puisque comme l'a dit Paul, il s'agit du nouveau mandat pour Emmanuel Ezzat et que sa rémunération avait été restée inchangée pendant quatre ans et que nous avons considéré que comme nous voulions d'ailleurs la maintenir inchangée pour les quatre ans à venir, nous n'allions pas lui demander de rester fixe pendant huit ans. Et donc, c'était l'occasion pour nous de réévaluer la rémunération d'Emmanuel Ezzat.

Et donc, nous avons fait dans ce cadre-là, un certain nombre d'exercices, notamment un certain nombre d'exercices de... Nous avons pris en considération un certain nombre d'éléments. Bien sûr, la bonne performance du groupe, que Paul a rappelé sur la durée du premier mandat, avec une très forte hausse du chiffre d'affaires de 59%, une amélioration de la marge opérationnelle de 72%. On s'est ensuite appuyé sur une analyse de marché et nous avons pris en compte uniquement un benchmark des sociétés françaises, du CAC 40, car nous considérons que c'est un benchmark approprié.

Nous avons regardé pour information ce qui se pratiquait dans des sociétés concurrentes internationales, mais ce n'est pas celles-là que nous avons retenues pour notre analyse finale, car cela aurait conduit sans doute à positionner la rémunération de votre Directeur Général à un niveau jugé trop élevé par rapport au marché français. Ceci nous a conduit à constater que la rémunération fixe, notamment de votre CEO, inchangée depuis quatre ans, était inférieure de plus de 20% à la rémunération médiane du CAC 40, ce qui est beaucoup. Comme nous ne voulons pas la modifier dans les quatre années qui viennent et qu'il y a quand même un phénomène d'inflation, nous avons décidé de proposer, de vous proposer d'augmenter cette, vous allez le voir, cette rémunération fixe de 30% et de laisser l'ensemble des autres éléments de la structure de rémunération d'Emmanuel Ezzat inchangée.

Donc le seul élément que nous vous proposons de faire bouger, c'est sa rémunération fixe. Et donc j'en viens maintenant à la description de cette politique de rémunération que nous vous proposons pour 2024 et donc pour les années qui suivront. Une rémunération fixe de 1,3 million d'euros au lieu de 1 million d'euros, une rémunération variable qui peut aller jusqu'à un maximum de 180% du fixe, mais je vous ai fait le commentaire sur le caractère très précis des critères que nous retenons, notamment financiers. Le plan départ de long qui reste 40% du fixe soumis aux objectifs financiers de la part variable et un plan d'action de performance qui sera maintenu au maximum à la valeur IFRS de la rémunération totale numéraire, comme actuellement.

Vous voyez d'ailleurs que sur la rémunération variable, vous avez un peu plus d'informations sur cette planche. Elle se fixe donc 60% encore sur les indicateurs financiers, qui peuvent aller jusqu'à 120%, faire fois deux, 40% sur les indicateurs non financiers, dont la moitié sont quantitatifs, associés à la stratégie RSE. Et notamment, nous avons décidé cette année de retenir deux critères : la croissance des ventes d'offres durables, qui est une des parties importantes de la stratégie de croissance du chiffre d'affaires que notre CEO met en avant, ainsi que la diversité des leaders exécutifs de l'entreprise en termes de critères RSE. Par ailleurs, en termes de critères qualitatifs, nous en avons trois qui nous paraissent être au cœur de la volonté stratégique de l'entreprise.

Le premier, c'est la capacité d'attraction et de rétention des talents qui, dans ces métiers-là, est essentielle. Le second, c'est la capacité de développer des partenariats stratégiques avec les grands clients. Et enfin, le dernier, c'est celui de faire évoluer le portefeuille d'offres stratégiques. Voilà ce que je peux vous dire pour la politique de rémunération qui va être soumise à votre vote. En amendant, continuant, je vous l'ai dit, la structure de la rémunération restant inchangée. Voilà ce que je peux vous dire et j'espère que vous pourrez soutenir cette politique présentée par votre conseil à travers les résolutions cinq à dix. Merci de votre attention.

Speaker 7

Merci Monsieur Pouyanné. Je vais donc maintenant demander à Monsieur Frédéric Oudéa, Président du Comité Éthique et Gouvernance et Administrateur Référent, d'évoquer la gouvernance du groupe Capgemini.

Speaker 4

Chers administrateurs, mesdames et messieurs, il me revient, en tant qu'administrateur référent et Président du Comité Éthique et Gouvernance, de vous présenter l'activité du conseil et ma propre activité au cours de l'exercice 2023, conformément au règlement intérieur du conseil d'administration. Je voudrais commencer par l'activité 2023 du conseil et des comités. Ça a été une année chargée. Le premier des principaux sujets à traiter, c'était ce sujet de gouvernance, avec le renouvellement du Directeur Général qui a été examiné.

Le conseil d'administration salue unanimement la performance de Monsieur Emanezad en tant que Directeur Général au cours de son premier mandat, performance rappelée par notre Président Paul Hermelin, et souhaite, à l'unanimité, le reconduire dans ses fonctions de Directeur Général à l'issue de l'assemblée générale, réaffirmant ainsi notre plein soutien à son action et à la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie du groupe. En conséquence, comme l'a déjà mentionné Paul, votre conseil vous propose également le renouvellement de son mandat d'administrateur pour une durée de quatre ans. Nous avons aussi naturellement porté toute notre attention sur les orientations stratégiques à moyen terme du groupe, approuvées par le conseil d'administration.

Le séminaire stratégique a notamment été l'occasion de présentations et d'échanges sur les chantiers stratégiques en cours et différentes présentations ont été faites également au cours de l'exercice 2023, lors des conseils, pour nous permettre de nous assurer du déploiement de cette stratégie. Alors, Franck Grévy y a fait référence. Je vous rappelle qu'il y a trois grands terrains de jeu, playing field, trois piliers à cette stratégie. Tout ce qui concerne l'expérience client, l'accompagnement de l'expérience client, que les entreprises proposent bien sûr à leurs clients, à la fois plus personnalisés et plus axés sur les données. L'industrie intelligente, intelligent industry, qui vise à favoriser les synergies entre les mondes du numérique et de l'ingénierie pour aider les entreprises à créer des produits, opérations et services intelligents et à grande échelle.

C'est un domaine, vous le savez, dans lequel le groupe est leader mondial grâce à l'acquisition d'Altran, notamment. Et enfin, la gestion de l'entreprise, centrée sur la transformation des processus, des équipes, des solutions, des opérations, pour permettre à l'entreprise de fonctionner avec plus d'agilité et d'efficacité opérationnelle. Les résultats remarquables du groupe en 2023 confirment plus que jamais la pertinence de la stratégie du groupe et la qualité de son positionnement comme partenaire stratégique de ses clients. Je voulais aussi, en troisième point, mentionner que nous avons une attention particulière sur la stratégie climat. Nous avons bénéficié d'une formation en 2023 sur cette stratégie et le programme Zéro Émission Net du groupe, en complément bien sûr de la séance annuelle dédiée au suivi de la mise en œuvre plus globale de la stratégie RSE du groupe.

Et nous avons eu une présentation détaillée des offres durables du groupe qui a été faite lors du séminaire stratégique du Conseil, avec une focalisation sur les services proposés aux clients du groupe afin de les accompagner dans leur démarche de décarbonation. Sur cette slide, vous voyez donc que nous avons eu, encore une fois, un très bon niveau d'activité. Vous avez un conseil actif, engagé, huit réunions de conseil, vingt réunions de comité, deux sessions exécutives, un très bon taux de participation au total. Bien entendu, je vous renvoie au document d'enregistrement universel si vous voulez avoir encore plus de détails sur nos travaux. Le deuxième point que je voulais évoquer, c'est l'évaluation du conseil d'administration. Cette année encore, au titre de l'exercice 2023, cette évaluation a été interne et j'en ai eu la responsabilité.

Je l'ai conduite à travers une série d'entretiens individuels très approfondis avec chacune et chacun des administrateurs. L'objectif, je vous le rappelle, c'est mesurer l'adéquation de la composition du Conseil, son fonctionnement et bien sûr, la contribution effective de chaque administrateur. La synthèse de ces travaux a été présentée au Conseil d'administration dans sa réunion du 13 février 2024. Alors, en synthèse, à l'unanimité, il y a eu un très fort alignement pour considérer, d'une part, que la composition du Conseil était bien équilibrée au regard des enjeux du groupe et bien sûr, des objectifs fixés pour cette période 2022-2026.

Et par ailleurs, les administrateurs ont unanimement exprimé aussi leur satisfaction concernant notamment le fonctionnement du Conseil et des comités, la qualité des documents, le niveau d'information concernant la stratégie, le suivi de la performance et les leviers de compétitivité du groupe, et la très grande collégialité des travaux du Conseil, l'esprit d'ouverture des débats où chacune et chacun peut effectivement contribuer. Deuxièmement, l'organisation de séances de formation importantes. On en a déjà fait référence à celles sur l'intelligence artificielle générative et les offres durables du groupe. Et enfin, également, l'augmentation du nombre de sessions exécutives de, je le vous rappelle, sur 2023. Alors, ça nous a permis, cette évaluation aussi, de déterminer des priorités pour l'année 2024.

Nous avons notamment identifié trois priorités : la poursuite de l'implication du Conseil dans la définition et le suivi des orientations stratégiques, notamment à l'occasion du séminaire stratégique annuel, mais aussi des réunions du Conseil, et avec, encore une fois, le suivi d'indicateurs précis. L'approfondissement de notre suivi des acquisitions, le suivi de ces acquisitions, mais aussi de leur intégration au sein du groupe Capgemini, en complément du suivi spécifique qui est assuré par le Comité Stratégie et RSE. Et enfin, l'enjeu de la gestion des talents, avec une application encore accrue du Comité Éthique et Gouvernance et bien sûr, du Conseil d'Administration, sur les questions de gestion des talents et de suivi des plans de succession.

De ce point de vue, nous avons aussi souhaité poursuivre l'organisation de rencontres régulières avec les dirigeants opérationnels du groupe, à l'occasion de réunions du conseil ou bien sûr, des sessions de formation. J'en viens maintenant à la composition du conseil d'administration, en vous rappelant que nous nous étions fixé des objectifs spécifiques, que vous avez sur cette slide, sur la gauche : diversité des profils, internationalisation, échelonnement bien sûr, des mandats et maintien d'un nombre mesuré d'administrateurs pour nous permettre d'avoir cette cohérence et collégialité des débats. Vous le voyez, nous avons respecté cette feuille de route avec, comme l'a rappelé Paul, la nomination en 2023 de deux nouvelles administratrices, Mesdames Megan Clarken et Ulrika Fern, suite au départ de Mesdames Rueckert et Claver.

Nous avons maintenu le même nombre d'administrateurs, quinze, et Paul a rappelé les bons ratios de diversité, puisque nous avons 40% d'administrateurs de nationalité étrangère et 42% de femmes qui apportent toutes leur expérience et expertise complémentaire aux travaux de votre conseil. Si on entre un tout petit peu plus dans la granularité des expertises, et je ne suis pas sûr que vous puissiez lire en détail la slide, vous savez, on classe les expertises plus précises de l'ensemble des membres du conseil. Nous considérons que nous avons là un excellent équilibre, une pluralité de compétences qui nous permettent effectivement de couvrir le champ vaste, bien entendu, des clients sur lequel Capgemini agit et bien entendu, de l'ensemble des sujets qu'un conseil a à examiner, notamment d'un point de vue stratégique et des enjeux de durabilité.

Vous avez toutes ces informations également, bien sûr, dans le document de référence. Alors, j'en viens maintenant aux résolutions qui sont soumises à votre approbation. Nous avons donc trois renouvellements d'administrateurs. Madame Sean Herbert Jones, c'est la onzième résolution. Madame Sean Herbert Jones a rejoint le Conseil d'administration de Capgemini le 18 mai 2016. Elle est membre du Comité d'audit et des risques depuis cette date, également membre du Comité Éthique et Gouvernance depuis le 19 mai 2022. Elle fait bénéficier le Conseil de ses très solides compétences en matière de finance et d'audit et de son expérience de transactions dans un contexte international, notamment dans le secteur des services. Elle apporte également au Conseil d'administration son expérience de dirigeant, à l'expertise multiculturelle et d'administrateur indépendant au sein de conseils d'administration de grandes entreprises internationales.

La résolution douze porte sur le renouvellement de Madame Belén Moscoso del Prado, administrateur également indépendant, comme Madame Sean Herbert Jones. Belén Moscoso del Prado a rejoint le conseil d'administration de Capgemini le 20 mai 2020 et a été nommée à la même date membre du comité des rémunérations. Elle a acquis, au cours de sa carrière, une très solide expérience de l'innovation et de la transformation appliquée au digital et à la stratégie tournant dans l'utilisation des données de groupes de dimensions internationales. Enfin, bien sûr, résolution treize, et pas des moindres, le renouvellement d'Emmanuel Sadde comme administrateur, qui vous est proposé dans le cadre de notre souhait de renouveler ses fonctions de Directeur Général. Je vous rappelle que l'ensemble de ces mandats seraient renouvelés pour une durée de 4 ans.

Dernière résolution de gouvernance, il vous incombe cette année d'élire un administrateur représentant les salariés actionnaires en remplacement de Madame Lucia Sinapi-Tomas, dont le mandat vient à échéance. J'en profite pour saluer Lucia et la remercier de sa contribution très active et positive à nos travaux. Conformément à l'article 11.5 des statuts de la société, cet administrateur doit être élu par l'Assemblée générale et il y avait donc deux candidats, Monsieur Christophe Merveilleux du Vignaud, c'est la quatorzième résolution. Il a été désigné par les membres du conseil de surveillance des différents FCPE de Capgemini, qui représentent au total 7,3% de la part du capital détenu par les salariés actionnaires, 8,9% du capital social au 31 décembre 2023.

Et Madame Laurence Metzke, résolution A, en l'espèce non agréée, je vais venir, par le Conseil, qui a été élue au suffrage direct par tous les salariés actionnaires au nominatif. Alors, je voudrais souligner que nous avions deux personnalités de grande qualité, mais le Conseil d'Administration recommande la candidature de Monsieur Merveilleux du Vignaud, qui a été désigné par les FCPE, représentant le plus grand nombre de salariés actionnaires et détenant le pourcentage de capital le plus important. Je vous remercie pour votre attention.

Speaker 7

Merci Frédéric. Je vais maintenant demander à Monsieur Dominique Müller, au nom du Collège des commissaires aux comptes, de bien vouloir nous présenter et résumer leur rapport. Merci Dominique.

Speaker 2

Merci. Bonjour, Mesdames et Messieurs. J'ai le plaisir, effectivement, au nom du Collège des commissaires aux comptes, de vous rendre compte de notre mission au titre de l'exercice 2022-2023. Je ne sais pas si les slides vont apparaître, et également de vous présenter le contenu de nos rapports. Ces rapports sont déposés sur le bureau de l'Assemblée générale. Ils sont également disponibles dans le document d'enregistrement universel. Je vous propose donc, conformément à l'usage de cette assemblée, de vous en résumer les termes de ces différents rapports et de ne pas vous les commenter de manière exhaustive. Je commencerai tout d'abord par notre rapport sur les comptes consolidés. En ce qui concerne les comptes consolidés, ils ont été préparés selon le référentiel IFRS, tel qu'adopté par l'Union européenne. Nous avons certifié ces comptes sans réserve ni observation.

Nous avons considéré comme points clés de notre audit les éléments qui ont été jugés comme étant les plus importants et qui ont donc fait l'objet d'une attention particulière lors de notre audit. Pour 2023, ces points clés concernent la comptabilisation du chiffre d'affaires à l'avancement sur des contrats pluriannuels basés sur les livrables des services ou des contrats à éléments multiples et l'évaluation de la valeur recouvrable des écarts d'acquisition. J'en profite également pour vous rappeler que l'objectif fondamental de notre mission est d'obtenir une assurance raisonnable sur la sincérité, la régularité et l'image fidèle des comptes, et de nous assurer que ceux-ci ne comportent pas d'anomalies significatives. Pour ce faire, nous sommes intervenus dans toutes les entités significatives du groupe, tant en France qu'à l'international, et notre approche est adaptée aux activités et aux différents métiers du groupe ainsi qu'à son organisation.

La vérification du rapport de gestion et des autres documents adressés aux actionnaires n'appelle pas de commentaires particuliers de notre part. Concernant le rapport sur les comptes annuels de la société Capgemini SE, qui sont préparés selon les principes comptables français, nous avons considéré comme point clé de notre audit l'évaluation des investissements dans les filiales de Capgemini et nous avons certifié ces comptes sans réserve ni observation. En ce qui concerne les conventions et notre rapport spécial sur les conventions réglementées, nous n'avons été avisés d'aucune convention nouvelle conclue au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2023. Notre rapport fait également état qu'aucune convention conclue et autorisée lors d'exercices antérieurs ne s'est poursuivie au cours de l'exercice 2023. Voilà pour ce qui concerne les trois rapports relevant de l'Assemblée générale ordinaire.

En ce qui concerne l'Assemblée générale extraordinaire, nous avons émis cinq rapports relatifs à des projets de résolution soumis cet après-midi à votre attention et portant sur des opérations concernant le capital. Et nous n'avons pas formulé d'observations sur les modalités de principe qui vous ont été proposées par votre conseil d'administration. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les actionnaires, je vous remercie de votre attention.

Speaker 7

Voilà qui conclut donc les présentations ex cathedra de cette assemblée générale. Il est maintenant l'heure de passer au temps des questions-réponses. Pour votre information, des questions écrites ont été reçues par la société en amont de l'Assemblée générale. Les réponses apportées sont évidemment disponibles sur notre site Internet. Nous allons consacrer vingt-cinq minutes à cette séance de questions-réponses. Nous prendrons des questions dans la salle ainsi que via la plateforme sécurisée disponible aux actionnaires en ligne, qui n'ont d'ailleurs pas manqué de nous poser des questions depuis le début de cette assemblée générale. J'en ai déjà reçu quelques-unes que je soumettrai tout à l'heure à ceux qui vont y répondre. Nous nous efforçons évidemment de répondre au plus grand nombre de questions dans ce temps disponible, ces vingt-cinq minutes.

Donc, pour les actionnaires présents en salle et afin que le plus grand nombre de personnes puissent s'exprimer, nous vous remercions donc de respecter un temps imparti de une minute par question après vous être présenté. Les hôtesses qui sont présentes ont un micro et je vous demanderais donc de lever la main si vous souhaitez poser une question. Je propose de commencer par justement une question reçue en ligne et elle porte sur l'intelligence artificielle générative pour Monsieur Ezat. Pensez-vous, Monsieur Ezat, que la France soit bien positionnée sur l'intelligence artificielle ? Pensez-vous que Capgemini soit bien positionnée dans cette révolution technologique ? Quel est le but de votre partenariat avec Mistral AI ? Et considérez-vous que l'intelligence artificielle générative, mais Franck a déjà répondu partiellement à cette question, est une opportunité pour le groupe Capgemini ?

Speaker 1

Merci, c'est une très bonne question, bien sûr. Alors, je vais, je pense qu'on a déjà parlé du fait que l'intelligence artificielle générative est une opportunité pour Capgemini, donc je ne reviendrai pas tellement sur le point, mais je vais me concentrer un peu sur l'opportunité pour la France. Donc, je pense que la France a adopté une approche proactive sur le sujet et dispose de très bons atouts, donc, et de bons fondamentaux. Je pense notamment au talent, à la recherche et à l'écosystème d'innovation. Donc, je vais élaborer un petit peu sur le sujet. D'abord, sur les talents. La France compte plus de 1,2 million d'ingénieurs, a des très bonnes écoles d'ingénieurs et une tradition d'excellence scientifique reconnue mondialement, notamment dans de nombreux domaines, et notamment aussi dans les mathématiques et dans les statistiques.

Sur l'innovation, la France est l'un des hubs d'innovation les plus dynamiques d'Europe. Elle bénéficie d'un écosystème puissant, de recherches formidables, avec des leaders mondiaux tels que le CNRS, le CEA, l'INRIA, Paris-Saclay, l'École polytechnique et encore Mines Télécom, qui collaborent et travaillent avec des partenaires à la fois français, mais aussi internationaux. Au niveau des start-up, le pays nourrit depuis maintenant un certain nombre d'années une scène de start-up florissante marquée par de nouveaux champions tels que Mistral AI, qui est vraiment une des sociétés les plus performantes au niveau mondial dans le domaine de l'IA générative, créée par des Français il y a un peu plus d'un an, et qui a déjà levé plus de 500 millions d'euros en termes de moyens pour se financer. C'est une parfaite illustration de l'excellence française.

Notamment, vous avez vu les annonces que le président de la République a fait cette semaine, avec des investissements importants de sociétés comme Microsoft, qui investit près de quatre milliards justement dans ce domaine en France, mais aussi des sociétés comme AWS. Et je pense que ceci met en évidence l'excellence française dans le domaine et le potentiel, à la fois pour la France, mais aussi pour Capgemini, d'être un des meilleurs acteurs dans le domaine. Et comme Paul l'a dit, nous venons d'être reconnus par une société de conseil comme étant un des deux leaders mondiaux dans le domaine des services IA. Évidemment, ceci est le fruit des compétences qu'on a pu acquérir en France et développer au niveau de l'intelligence artificielle.

Speaker 7

Alors, peut-être maintenant une question dans la salle. Est-ce qu'il y a... ? Monsieur. Alors, on va porter un micro. Bonjour, quelle est votre question ?

Speaker 10

Bonjour. Toujours sur l'IA, comment se situe Capgemini par rapport aux GAFA ? J'ai entendu Monsieur Ezzat indiquer un partenariat stratégique en IA avec Google. Est-ce qu'il n'y a pas un risque à terme que l'ogre Google n'avale la sirène Capgemini ?

Speaker 1

C'est une très bonne question. C'est des questions qu'on se pose tout le temps, comme vous pouvez l'imaginer. On évalue vers où vont justement ces sociétés telles que Google, telles que AWS ou telles que Microsoft. Elles continuent à se développer au niveau des plateformes technologiques, c'est-à-dire qu'elles amènent, elles apportent les technologies nécessaires au développement de l'IA. Nous, ce qu'on apporte, c'est les services. Donc, on est toujours très complémentaires. D'ailleurs, avec Google, Google Cloud, nous avons créé un centre commun pour développer justement des cas d'usage spécifiques par industrie au niveau de l'IA. On l'a annoncé il y a quelques mois et ce centre avance très bien.

Nous avons, à travers ça, élaboré des cas d'usage qui à la fois permettent de développer les métiers de Capgemini dans les services, puisqu'on apporte et on aide nos clients à mettre en place ces cas d'usage, et en même temps, évidemment, elles utilisent les technologies Google dans l'intelligence artificielle. Donc c'est assez complémentaire et on travaille assez bien ensemble. Mais vous avez raison, d'une manière générale, on continue à observer certains de ces géants mondiaux technologiques américains pour regarder leur appétit de développement dans le monde des services. Mais on est très bon dans les services, ils sont très bons dans la technologie et on est assez complémentaires et je pense que ça continuera comme ça.

Speaker 7

Alors peut-être pour clore sur ce sujet de l'IA, qui manifestement passionne, une question cette fois-ci pour Nivi Bhagat, qui vient d'un actionnaire qui a posé cette question sur la plateforme. Je vais demander à Emmanuel de traduire la question en anglais : Quel est l'impact des deux milliards d'investissements du groupe Capgemini dans l'IA sur les marges du groupe ?

Speaker 6

Non, il n'y a pas d'impact négatif en ce qui concerne la marge opérationnelle. C'est positif et je vais vous l'expliquer. Les investissements que l'on réalise, ça va être dans les personnes, la formation, les capacités. Donc là, on a 30 000 personnes pour les data, IA, et on s'attend à ce que ça augmente à 60 000 dans les trois prochaines années. Et les investissements, ensuite, comme l'a dit Franck, c'est pour le portefeuille, pour travailler avec nos clients. Et nous allons mettre en place des partenariats stratégiques, notamment les partenariats dont on a déjà parlé. Donc, dans ce contexte, l'idée, c'est de pouvoir se concentrer sur la croissance. Ces investissements positifs vont être axés sur la croissance et également pour l'amélioration de notre marge opérationnelle et surtout créer de la valeur pour nos clients.

Speaker 7

Merci Nivi. Est-ce qu'il y a une autre question dans la salle ? Écoutez, je vous propose de passer à... S'il y a bien une question, monsieur.

Speaker 5

Oui, merci. Jean-Yves Koch, ancien du groupe et toujours modeste actionnaire. Vous avez pointé l'enracinement technologique du groupe et merci pour ce magnifique parcours, traduit par l'intégration réussie d'Altran. Comment pensez-vous poursuivre cet enracinement technologique ?

Speaker 7

Et comment allez-vous vous assurer que les nombreux dirigeants du groupe, partout dans le monde, auront, à l'instar des GAFAM, d'ailleurs, qui viennent d'être cités, la tête dans la technologie pour assurer la meilleure offre aux clients ? Merci.

Speaker 1

Merci Jean-Yves. Donc, deux choses. Un, sur le renseignement technologique du groupe. Ça reste les fondamentaux. Nous sommes un groupe qui vient de la technologie. Nous avons une passion pour la technologie depuis plus de cinquante ans. Évidemment, on a évolué, mais notre passion reste toujours la même, c'est comment aider les entreprises et la société à utiliser la technologie de façon à pouvoir progresser, amener du progrès économique et du progrès au niveau de notre société. Parce que si on pense, par exemple, à toute la transition énergétique, aujourd'hui, elle est fortement supportée par les développements technologiques. Donc, nous continuons à regarder quelles sont les technologies qui sont en avance. Nous avons un certain nombre de labos.

On a des labos sur la 6G, on a des labos sur les toutes les technologies immersives, on a des labos sur le quantique, qui nous permettent justement de continuer à explorer quelles seraient les prochaines étapes. Nous avons aussi, à l'intérieur du groupe, des sociétés spécialisées comme Cambridge Consulting, qui travaillent sur la R&D. Donc ils sont vraiment très en amont des développements futurs au niveau technologique. La deuxième chose, c'est évidemment continuer à investir en termes de compétences et à développer nos collaborateurs, année après année, au niveau technologique. Et comme vous l'avez vu, nous continuons à augmenter le nombre d'heures de formation de nos collaborateurs. L'année dernière était de l'ordre de cinquante-huit heures par collaborateur et on a un objectif de continuer à l'augmenter encore cette année.

Et enfin, par des acquisitions ciblées dans le monde de la technologie. Deuxièmement, on continue à favoriser et à promouvoir au sein du groupe des gens et des personnes, des experts qui ont une passion pour la technologie. Donc, ce n'est pas uniquement le management et la croissance, c'est aussi des gens qui arrivent à innover et à développer des nouvelles technologies, à accompagner nos clients sur comment pouvoir utiliser les nouvelles technologies pour créer plus de valeur. Donc, je pense que c'est une passion qui a toujours été dans le groupe, qui le restera toujours et nos talents sont attirés notamment par cette passion pour la technologie, pour son œuvre et sa valeur ajoutée, à la fois pour aider les entreprises à progresser, mais aussi aider la société à progresser.

Speaker 7

Alors, j'ai deux questions sur les rémunérations qui nous viennent depuis la plateforme, dont l'une d'un des salariés de Capgemini. La première, je vais demander à Monsieur Patrick Pouyanné d'y répondre. La question est la suivante : Trouvez-vous que les objectifs de rémunération variable des dirigeants sont suffisamment difficiles ? Monsieur Pouyanné, je crois, a répondu en partie dans sa présentation à cette première question. Pensez-vous que la partie des objectifs liés à la RSE est suffisamment ambitieuse ? Pensez-vous que le poids pourra être plus important à l'avenir ?

Speaker 8

Bien. Sur la première question, j'ai en partie répondu dans mon discours. Honnêtement, quand je compare d'ailleurs à ce que je vois dans d'autres entreprises, c'est dur. Parce qu'en fait, encore une fois, les trois critères sont calculés proportionnellement. En gros, lorsque le chiffre d'affaires augmente de €100 millions, on fait 100 sur €22 milliards, quand avant, pour Paul, on faisait 100 sur €15 milliards. On n'a pas changé la façon de calculer. Donc, je peux vous dire que c'est un peu plus dur chaque année. On le fait pareil sur les points de base. En fait, on prend comme référence le budget qu'affiche Eman et qui est ambitieux quelque part, parce que c'est aussi un outil de management interne. Donc en fait, il utilise le budget interne pour tirer vers le haut l'entreprise et nous, on prend cette référence pour calculer les écarts de performance.

Donc, a priori, si les équipes délivrent, eh bien, il ne va pas gagner plus. Et pareil sur le cash out. Donc, c'est une façon très, très minutieuse, enfin très pointilleuse, je te dirais, d'évaluer. Donc, là-dessus, je vous rassure. Sur les critères dits RSE, bon, vous savez, tout le monde est partagé sur ce sujet-là. Augmenter la part des critères RSE, les avis sont très partagés parce que justement, ils sont en général... C'est plus difficile d'évaluer s'ils sont, s'ils sont, comment dire, exigeants ou non. Donc, il y a des avis assez partagés, notamment des agences qui nous, qui suivent les entreprises. Et donc, je pense qu'avec, on a 20% dans la part variable. On a aussi 20%, je crois, dans, dans les, un peu monté sur la partie des actions de performance.

Je pense que c'est raisonnable, sachant qu'une partie est quantifiée, puis on a aussi après les actes objectifs stratégiques. Est-ce qu'ils sont ambitieux ? Écoutez, c'est une évaluation qui est faite, encore une fois, par exemple, sur la diversité. Je pense que le conseil a joué tout à fait son rôle en demandant à Capgemini de passer la diversité de ses talents, leaders féminins, de 20%, où ils étaient, à près de 30%, à quasiment 2% par an. Je me rappelle qu'on avait discuté de cet objectif, c'est-à-dire avec Paul, ce n'était pas gagné, il y avait eu un débat. Donc on a joué notre rôle de tirer vers le haut et l'entreprise y arrive, mais pas avec beaucoup de marge, donc un petit peu plus.

Donc je pense que de ce point de vue-là, la réponse, elle est simplement, encore une fois, dans les taux de performance que l'on vous démontre. Donc, je pense que oui, ce... Et d'ailleurs, vous l'avez vu, si on a augmenté la part fixe, on a décidé de conserver la structure inchangée.

Speaker 7

Parfait. Alors, toujours sur les rémunérations, mais cette fois-ci, celles des administrateurs. La question d'un salarié de Capgemini, qui n'a pas donné son nom : Comment justifiez-vous, et là, je pense que je m'adresse au président du conseil, comment justifiez-vous la hausse de 44% de l'enveloppe versée au conseil d'administration, la hausse de 4,6% du dividende entre 2022 et 2023 par rapport à l'augmentation de 1,7% de l'enveloppe salariale pour Capgemini CIS ?

Speaker 9

Alors, je pense que c'est assez compliqué à comparer. Je vais expliquer un petit peu comment le faire. Premièrement, l'évolution de l'enveloppe des administrateurs tient compte, un, de l'augmentation du nombre de réunions du conseil. On était de sept, on est passé à huit. Donc, ça augmente, une petite augmentation. Pour le reste, je suis, à vrai dire, responsable de ce qui-

Speaker 1

Ce calcul qui donne une certaine difficulté de comparaison. Avant 2022 et jusqu'en mai 2022, j'avais une rémunération en tant que président chargé de coacher Eman dans la transition, qui, si vous vous en souvenez, était de 800 000 €. En 2022, en mai 2022, donc, je suis passé dans une rémunération normale d'administrateur, qui était divisée par presque plus de deux, par trois, puisque je suis passé à 250 000 €. Mais cette rémunération de 250 000 € n'était plus comptée comme une rémunération, mais comme une rémunération d'administrateur. Donc elle a changé d'endroit, et c'est ce qui explique l'augmentation que vous avez mesurée. À structure constante, l'augmentation ressort en fait négative, elle est de moins 6%. Donc elle apparaît facialement comme supérieure, mais parce que ma rémunération est passée de rémunération à rémunération d'administrateur à l'occasion d'une division par trois.

Voilà, c'est assez compliqué à comprendre, mais finalement, là où vous avez vu une augmentation, c'est en fait une baisse de 6%. Évidemment, chacun se réjouira que les rémunérations des salariés du groupe n'aient pas connu une semblable évolution.

Speaker 7

Tout à fait. Est-ce qu'il y a une question dans la salle ? Madame.

Speaker 11

Bonjour messieurs, bonjour madame. J'ai bien noté que la rémunération fixe du DG augmentait de 30%, que l'enveloppe des salariés de 1,7%. Est-ce que ça ne pose pas de problème au sein des salariés de Capgemini de voir une telle différence ? Parce que 1,7%, ce n'est quand même pas beaucoup. Merci.

Speaker 9

Alors, je crois que, premièrement, dans son exposé, Patrick Pouyanné vous a souligné que l'augmentation de 30% est une augmentation qui a augmenté après un gel depuis le début du mandat, il y a quatre ans. Il vous a souligné que cette augmentation, que cette augmentation, enfin, ce niveau de rémunération ne bougerait pas pour les quatre années à venir. Donc, comparer les 30% à une augmentation d'une année me paraît une erreur de parallaxe, une erreur d'optique. Il faut regarder l'évolution cumulée sur quatre ans. Deuxièmement, je crois que le 1,7%, c'est une augmentation, mais ce n'est pas l'augmentation des coûts salariaux, qui est bien supérieure.

Speaker 7

Est-ce qu'il y a une autre question dans la salle, monsieur ?

Speaker 12

Que faites-vous en matière de cybersécurité ? Avez-vous eu des attaques déjà dans le passé et comment y avez-vous répondu ?

Speaker 7

Les attaques sont quotidiennes, mais je vais laisser monsieur Eman Ezat y répondre.

Speaker 1

Écoutez, oui, comme toute société, on est soumis à des attaques constantes en termes de cybersécurité. Donc, il faut savoir qu'on a une cellule spécialisée au niveau du groupe de cybersécurité, avec des équipes de très grande valeur. On a des processus détaillés sur comment réagir. On a des processus de prévention. On s'attaque nous-mêmes pour vérifier que, justement, on est impénétrable. Or, personne n'est impénétrable, mais en tout cas, pour essayer de trouver où est-ce qu'il y a des failles potentielles qu'on puisse combler. On a eu des investissements massifs depuis plusieurs années pour renforcer notre cybersécurité et arriver à ce qu'on appelle un environnement zero trust en termes de cybersécurité, qui est l'environnement le plus avancé en termes de défense, en termes de cyber.

Alors, touchons du bois, personne n'est à l'abri de potentiellement être pénétré, mais aujourd'hui, nous avons pu pallier à l'ensemble des attaques que nous avons eues en termes de cybersécurité. Je pense que ça reste très important, ça reste un domaine d'investissement important. Pourquoi ? Parce que nous aussi, on est une porte d'entrée potentielle vers nos clients. Du coup, on est fortement attaqué, mais on se débrouille assez bien dans le domaine, on a de très bonnes compétences, on se protège bien et on travaille bien aussi avec un environnement à la fois au niveau français et au niveau européen, justement pour partager les informations et continuer à faire évoluer nos capacités de défense.

Évidemment, la prochaine étape, ça va être le quantique et on se prépare déjà, justement, à travers des défenses algorithmiques, de comment on se prépare par rapport à une évolution vers l'informatique quantique. Mais ça changera beaucoup d'éléments en termes de cyber dans les années qui viennent, quand l'informatique quantique deviendra un peu plus mature.

Speaker 7

Alors, une question qui vient de la plateforme Internet, et je pense que je la pose à un Président du Conseil, Monsieur Paul Hermelin : quelle est l'importance des préoccupations RSE ou ESG dans les débats du conseil d'administration ?

Speaker 9

Je ferai d'abord une nuance. RSE, en français, c'est Responsabilité Sociale et Environnementale. Les Anglo-Saxons s'occupent de ESG, c'est Environment, Social and Governance, ce que je crois plus complet. Sur le plan gouvernance, je dirais très franchement que c'est une préoccupation de tous les membres du conseil et je pense que Frédéric Goudéa vous a montré que le groupe s'efforçait d'être vraiment aux avant-postes de la discipline et des règles de gouvernance en application stricte et rigoureuse du code AFEP-MEDEF. Sur les dimensions plus sociales et environnementales, dès 2017, nous avons défini des priorités. J'étais à l'époque Président Directeur Général, avec des engagements dans les priorités que nous avons choisies. À l'époque, je vous rappelle qu'on avait choisi trois thèmes. Un thème qui était le respect de l'environnement et déjà la neutralité carbone.

Un deuxième thème qui était l'inclusion digitale, donc la lutte contre la fracture numérique et un troisième thème qui était la diversité. Ces thèmes se sont développés, ils ont été poursuivis. D'ailleurs, Eman s'est très fort saisi de ces thèmes dès qu'il a pris ses fonctions. On les a complétés et en 2021, on a publié une politique complète ESG, qui était rendue publique, qui a été diffusée sur les trois piliers : environnement, social et gouvernance. De ce fait, nous avons d'ailleurs complété, et le comité stratégie que je préside est devenu, enfin, au départ, je ne présidais pas, puisque j'étais Président-Directeur Général, mais que je préside maintenant, est devenu le comité Stratégie et RSE. Donc, nous travaillons sur l'ensemble de ces thèmes.

C'est, y sont suivis les discussions sur les sujets environnementaux, la capture du carbone, la neutralité carbone ont été passionnées, avec des contributions très dynamiques des membres du conseil. Une présentation par notre responsable climat, qui est James Tobey, que nous avons trouvée d'ailleurs tellement intéressante que nous avons suggéré qu'elle soit présentée à tous les membres du conseil. Donc, tous les membres du conseil ont eu une formation en la matière. Ensuite, s'agissant du social, sur le social, il y a d'abord l'inclusion digitale, qui est un des thèmes historiques du groupe. Mais quelque part, le social dans le groupe, c'est quand même beaucoup les questions de personnes, puisque le groupe est un groupe de, de, de, on appelle un people business, un, un, un métier d'homme, un métier d'homme et de femme, bien entendu.

Et il me semble que le conseil porte une attention permanente aux problèmes des talents du groupe, aux problèmes non seulement du leadership, mais de toutes les personnes du groupe, avec des exposés récurrents annuels de notre directrice chargée des ressources humaines. L'attention portée à l'engagement des personnes, avec des questionnaires réguliers qui permettent de suivre ça. Et j'ai remarqué que ces sessions consacrées aux talents étaient celles qui suscitaient parmi le plus de questions des membres du conseil. Donc, je crois pouvoir dire, au nom du conseil, que la RSE fait partie vraiment des sujets qui passionnent le conseil et les membres du conseil.

Speaker 7

Alors, encore, on a encore le temps pour prendre une question dans la salle, peut-être, s'il en reste une ? Non, bah écoutez, il y a une dernière question sur la plateforme. Monsieur Ezat, en ce début d'année, vous avez annoncé avec Orange le lancement de l'offre Cloud avec Bleu. Je crois d'ailleurs que le Président de la République en a parlé hier lors de l'événement Choose France. Pouvez-vous nous en dire plus, Monsieur Ezat ?

Speaker 1

Écoutez, la société Bleu a été créée et a lancé ses activités commerciales, donc il y a maintenant plusieurs mois. Donc, comme vous le savez, Bleu travaille désormais avec des entreprises et des organismes publics français intéressés pour s'assurer qu'ils soient prêts à migrer lorsque les premiers services seront disponibles à la fin de l'année. Bleu vise bien sûr l'obtention de la labellisation SecNumCloud en 2025, date à laquelle il pourra proposer un cloud de confiance s'appuyant sur la technologie Microsoft. Donc il faut se rappeler que cette joint-venture avec Orange, sur la base d'une plateforme cloud Microsoft Azure, a pour but d'assurer que les entreprises ou les administrations qui seraient hébergées seraient protégées des lois extraterritoriales, notamment américaines, le Cloud Act.

Donc, c'était l'objectif de création de cette entreprise, c'est de pouvoir donner justement cette sécurité au niveau des données à un certain nombre d'administrations et d'entreprises françaises, tout en donnant un cloud mondial performant sur la base d'une plateforme Azure Microsoft. Donc, les choses sont sur les rails comme prévu. Nous aurons une mise en service, un démarrage à la fin de l'année avec les services complets en 2025.

Speaker 7

Merci. Nous arrivons donc à la fin de cette session de questions-réponses et comme il n'y a pas d'autres questions dans la salle, je vous propose de passer maintenant à la séquence de vote. Je rappelle, avant d'ouvrir le vote, que chaque actionnaire présent est en possession d'une petite tablette de vote individuelle qui lui a été remise lors de l'enregistrement sur la feuille de présence. Cette tablette intègre, pour chaque actionnaire, le nombre de voix dont il dispose. Nos actionnaires sont également passionnés de technologie, mais je vous propose quand même de regarder un court film sur l'utilisation de cette tablette afin que vous puissiez en disposer de la manière la plus efficace possible au moment du vote.

Speaker 9

Pour voter les résolutions de l'Assemblée générale, une tablette vous a été remise. Elle est strictement personnelle et sert uniquement lors de cette assemblée. À l'annonce du vote d'une résolution, la fenêtre de vote s'affiche automatiquement sur votre tablette, même si celle-ci est en veille. Pour voter, rien de plus simple : appuyez sur le bouton correspondant à votre choix. Pour, abstention ou contre. Appuyez sur OK pour valider votre choix avant la clôture du vote. Une fois votre vote validé, vous ne pouvez plus le modifier. Merci de bien vouloir restituer votre tablette en sortie de salle.

Speaker 7

Voilà pour l'utilisation de la tablette. Je vous rappelle que la majorité en assemblée est décomptée uniquement à partir des votes pour ou contre. Les abstentions, comme je l'ai dit au début de cette assemblée générale, n'étant plus assimilées à des votes contre. Je sollicite de cette assemblée, Monsieur le Président, l'autorisation de ne pas lire in extenso le texte de chaque résolution, comme je le fais chaque année. Je me contenterai de citer le titre de chacune de ces résolutions avant le vote. Je vous rappelle que les conditions de majorité, qui sont la majorité ordinaire, c'est-à-dire plus de 50% des suffrages exprimés pour l'Assemblée à caractère ordinaire et la majorité des deux tiers pour les résolutions à caractère extraordinaire.

Le quorum de clôture a un tout petit peu évolué entre les chiffres que j'évoquais en début de présentation, puisque le quorum atteint 80,33% contre 80,31% pour les plus attentifs d'entre vous au début de cette assemblée générale pour les résolutions à caractère ordinaire et 80,34% pour les résolutions à caractère extraordinaire. Donc, nous allons pouvoir maintenant procéder au vote et nous allons passer immédiatement à la première des vingt-huit résolutions qui portent sur l'approbation des comptes sociaux de l'exercice 2023. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée à hauteur de 99,98%. Résolution numéro deux : l'approbation des comptes consolidés, cette fois-ci, de l'exercice 2023. Le vote est ouvert. Le vote est clos.

Cette résolution est adoptée sur le même score de 99,98%. Résolution numéro trois porte sur l'affectation du résultat et la fixation du dividende. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée à hauteur de 99,99%. Nous sommes coquets, nous ne dirons pas 100%. La résolution numéro quatre : les conventions réglementées, donc le rapport spécial des commissaires aux comptes. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée à 99,99%. Résolution numéro cinq : l'approbation du rapport sur les rémunérations des mandataires sociaux. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée à hauteur de 96,50%. Résolution numéro six : l'approbation de la rémunération de Monsieur Paul Hermelin, Président du Conseil d'Administration. Le vote est ouvert. Le vote est clos.

La rémunération de Monsieur Paul Hermelin est adoptée à hauteur de 96,81%. Résolution numéro 7 : l'approbation de la rémunération 2023 de Monsieur Emanezat. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La rémunération 2023 de Monsieur Ezat est approuvée à hauteur de 94,44%. Je vous remercie pour les applaudissements. Résolution numéro 8 : l'approbation de la politique de rémunération 2024 du Président du Conseil d'Administration, Monsieur Paul Hermelin. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La rémunération 2024 du Président du Conseil d'Administration est approuvée à hauteur de 96,83%. Résolution numéro 9 : l'approbation de la politique de rémunération 2024, cette fois-ci, du Directeur Général. Le vote est ouvert. Le vote est clos.

La politique de rémunération 2024 du directeur général de Capgemini est adoptée à hauteur de 93%. Résolution numéro 10 : l'approbation de la politique de rémunération 2024 des administrateurs. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette politique de rémunération 2024 des administrateurs est adoptée à hauteur de 99,70%. Résolution numéro 11 : le renouvellement du mandat de Madame Sian Herbert Jones en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Le renouvellement du mandat de Madame Sian Herbert Jones est adopté à hauteur de 97,84%. Résolution. Félicitations, Sian, pour ce renouvellement. Résolution numéro 12 : le renouvellement, cette fois-ci, de Madame Belén Moscoso del Prado, en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos.

Et le renouvellement du mandat de Madame Belén Moscoso del Prado est adopté à hauteur de 99,13%. Résolution numéro treize : le renouvellement du mandat de Monsieur Eman Ezat en qualité d'administrateur. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Monsieur Ezat est renouvelé pour quatre ans en qualité d'administrateur, à la hauteur de 98,91%. Félicitations également, Eman. La résolution numéro quatorze, la nomination de Monsieur Christophe Merveilleux-Duvigneau en qualité d'administrateur représentant les salariés actionnaires. Christophe, tu peux peut-être te lever ? Oui, excuse-moi, j'avais oublié que tu étais aussi au premier rang. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La nomination de Monsieur Christophe Merveilleux-Duvigneau est approuvée à hauteur de 96,40%.

La résolution A, Monsieur Oudea vous a expliqué qu'il y avait donc deux candidats, un qui a été proposé par le Conseil et une autre candidate de qualité, mais qui n'a pas été agréée par le Conseil. Nous devons également voter sur cette résolution. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette résolution est donc rejetée à hauteur de 88,53%. Résolution suivante, la résolution numéro quinze, la nomination du cabinet Mazars en qualité de commissaire aux comptes certifiant les informations en matière de durabilité. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La nomination du cabinet Mazars est adoptée à hauteur de 99,23%. Résolution numéro seize : l'autorisation d'un programme de rachat par la société de ses propres actions. Le vote est ouvert. Le vote est clos.

Cette résolution est adoptée à hauteur de 99,54%. Résolution numéro 17 : l'autorisation d'annuler les actions rachetées dans le cadre des programmes de rachat d'actions. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette résolution est adoptée à hauteur de 99,53%. Résolution numéro 18 : délégation pour augmenter le capital d'un montant maximum de 1,5 milliard d'euros par incorporation de primes, réserves, bénéfices ou toute autre somme. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution numéro 18 est adoptée à hauteur de 99,82%. Résolution numéro 19 : délégation pour émettre des actions et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital avec maintien du droit préférentiel de souscription. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée à hauteur de 95,77%.

Résolution numéro vingt : Délégation pour émettre avec suppression de droit préférentiel de souscription des actions et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital par offre publique, autre que les offres publiques mentionnées au premier alinéa de l'article L 411-2 du Code monétaire et financier. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette délégation est adoptée à hauteur de 94,67%. Résolution numéro vingt et un : Délégation pour émettre avec suppression du droit préférentiel de souscription des actions et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital par offre au public visé au premier alinéa de l'article L 411-2 du Code monétaire et financier. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette délégation est adoptée à hauteur de 93,27%.

Résolution numéro vingt-deux : l'autorisation en cas d'émission avec suppression du droit préférentiel de souscription, de fixer le prix d'émission. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette résolution est adoptée à hauteur de 93,28%. Résolution numéro vingt-trois : la délégation pour augmenter le nombre de titres à émettre en cas d'augmentation de capital avec maintien ou avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette nouvelle délégation est adoptée à hauteur de 90,72%. Résolution numéro vingt-quatre : l'autorisation à effet d'émettre des actions et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital en rémunération d'apports en nature, de titres de capital ou de valeurs mobilières. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette résolution est adoptée à hauteur de 97,31%.

Résolution numéro 25 : l'autorisation de procéder à des attributions d'actions sous conditions de performance à des salariés et des mandataires sociaux de la société et de ses filiales. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette autorisation est adoptée à hauteur de 94,85%. Résolution numéro 26 : délégation d'émettre des actions et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital au profit des adhérents de plan d'épargne salariale du groupe Capgemini. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Cette résolution est adoptée à hauteur de 98,83%. Résolution numéro 27 : délégation d'émettre des actions et ou des valeurs mobilières donnant accès au capital au profit de salariés de certaines filiales étrangères. Le vote est ouvert. Le vote est clos et cette résolution est adoptée à hauteur de 98,83%.

Et enfin, dernière résolution, vingt-huitième, les pouvoirs pour formalités. Le vote est ouvert. Le vote est clos. Et cette dernière résolution est adoptée à hauteur de 99,99%. Voilà, Monsieur le Président, l'ensemble des vingt-huit résolutions ont été adoptées avec un score supérieur à 90%, ce qui est évidemment une immense satisfaction et un signe de confiance de la part de nos actionnaires. Et il vous appartient de conclure cette assemblée générale.

Speaker 9

Je constate que nous avons épuisé l'ordre du jour. Je voudrais vous remercier encore une fois, féliciter à nouveau Emma Nezat et l'équipe de direction pour l'année 2023 et dire que ceci augmente nos attentes encore, si c'est possible, pour 2024. Je vais donc clore cette assemblée générale et je vous souhaite à l'année prochaine. Merci beaucoup.

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