Bonjour, c'est avec un plaisir certain qu'on reprend le fil de nos réunions d'actionnaires physiques après 2 années de réunions virtuelles à huis clos. L'ensemble des membres du conseil d'administration, Aiman Ezzat, le directeur général, beaucoup de membres de la direction générale sommes heureux de vous retrouver aujourd'hui pour pouvoir échanger en direct. Je le signale, pour faciliter le dialogue et continuer à tirer parti des dispositifs qu'on avait mis en place en 2020 et 2021, vous noterez que la séance d'aujourd'hui est retransmise en direct sur notre site Internet et que les actionnaires qui n'ont pas pu être présents au Pavillon Gabriel aujourd'hui ont la possibilité d'accéder à une plateforme en ligne pour poser des questions en direct et à distance lors de notre session questions-réponses.
Je vous invite d'ailleurs à poser dès à présent vos questions en vous connectant à la plateforme Lumi Technology avec les codes d'accès qui vous ont été communiqués en amont. Je vous propose que nous constituions le bureau de cette assemblée d'actionnaires. En tant que président du conseil d'administration, il me revient d'en assumer la présidence et je vous propose de nommer comme scrutateurs les deux actionnaires présents qui disposent du plus grand nombre de voix et qui ont accepté ces fonctions. Ils sont situés au premier rang sur une table réservée. Il s'agit en l'occurrence de Lucia Sinapi-Thomas, qui représente le conseil de surveillance de l'ESOP, donc du programme d'achat d'actions par les salariés, et qui, comme vous le savez, siège au conseil d'administration du groupe, et de monsieur Pierre Hessler, qui est un des dirigeants historiques du groupe que vous connaissez bien.
Le bureau de l'Assemblée, nous avons procédé à cette désignation, a évidemment confirmé comme secrétaire de l'Assemblée Olivier Lepick, qui est le secrétaire du conseil d'administration et le secrétaire général du groupe. Le bureau ainsi constitué, je déclare la séance ouverte. Sont présents à la tribune Aiman Ezzat, Directeur général, que vous commencez à bien connaître. À sa gauche, Carole Ferrand, Directrice financière du groupe. Un peu plus loin, Frédéric Oudéa, Administrateur référent, et Laurence Dors, Présidente du comité des rémunérations. D'emblée, je signale que c'est la dernière fois que nous aurons Laurence. Elle peut venir si elle veut et si elle reste actionnaire dans la salle, mais c'est la dernière fois qu'on l'aura à la tribune, puisque Laurence nous a fait part de sa décision de ne pas demander son renouvellement comme administrateur.
Elle avait atteint une ancienneté de 12 ans et donc elle allait perdre sa qualité d'administrateur indépendant, comme en vertu des règles de place que vous connaissez bien. Elle pensait que dans ces conditions, rester au conseil perdait un peu de son intérêt et de sa valeur. Elle nous a déclaré ne pas vouloir être candidate à un renouvellement. Je voudrais, en votre nom, et certainement au nom de tous les membres du Conseil, remercier Laurence pour sa contribution tout au long de ces 12 années, en particulier en tant que président du Comité des rémunérations, parce que vous savez bien que toutes les règles nouvelles et qui sont confirmées et renforcées année après année sur ce qu'on appelle le C&P, elle a navigué dans le Comité des rémunérations, dans toutes ces règles, et elle va nous les rapporter pour une dernière fois.
Merci Laurence, que je remercie en votre nom à tous. Sont aussi présents au premier rang les administrateurs actuels du groupe. Alors pour une raison que je ne sais pas, le nouveau candidat qui vous sera présenté tout à l'heure s'est assis de l'autre côté. Parce qu'il est arrivé par ce côté-là. Donc il est un peu isolé. Donc les administrateurs existants sont pour moi à gauche et l'imprétrant est à droite. Merci Olivier d'être avec nous. Je demande au secrétaire de l'Assemblée, Olivier, de rappeler les formalités légales pour la validité de l'Assemblée.
Merci Monsieur le Président. Je vous rappelle donc que l'Assemblée générale a été dûment convoquée avec un avis de réunion publié au BALO le 28 mars 2022. L'avis de convocation a été publié au BALO et dans un journal d'annonces légales le 27 avril 2022. L'ensemble des documents légaux sont évidemment à la disposition des participants. L'Assemblée est appelée à délibérer sur l'ordre du jour qui s'affiche derrière moi et que vous allez voir défiler. Le quorum au moment où nous ouvrons cette assemblée générale est très largement réuni. Je rappelle qu'il doit être de 20% pour l'assemblée générale à caractère ordinaire et de 25% pour l'assemblée générale à caractère extraordinaire.
Le quorum d'ouverture est donc de 72.65% des actions et des droits de vote présents, représentés ou ayant voté par correspondance ou Internet pour l'assemblée générale à caractère ordinaire et exactement du même niveau, c'est-à-dire 72.65% pour l'assemblée générale à caractère extraordinaire. Le quorum est donc, vous l'imaginez bien, atteint autant pour l'assemblée ordinaire que pour l'assemblée extraordinaire. Elles peuvent donc valablement délibérer. Le quorum définitif vous sera évidemment aussi confirmé avant l'ouverture des votes à la fin de cette assemblée générale.
Par ailleurs, il vous a été remis à l'entrée un exemplaire de la brochure de convocation, du rapport annuel intégré et du document d'enregistrement universel 2021 qui inclut le rapport de gestion, le rapport du Conseil sur le gouvernement d'entreprise ainsi que le rapport du Conseil sur les projets de résolution qui sont donc présentés lors de cette assemblée générale. Il appartient maintenant donc au président Paul Hermelin de nous exposer les grandes lignes du déroulement de cette assemblée générale.
Merci Olivier. Juste donc rapidement notre ordre du jour. Je vais présenter quelques mots sur la situation du groupe vue par le conseil avec une petite présentation de notre politique ESG, donc environnement social et gouvernance, qui sera résumée dans une petite vidéo. Aiman Ezzat va nous parler de l'année 2021 et nous présenter ses priorités pour 2022. Carole Ferrand détaillera ses résultats, pas trop parce qu'on commence à bien les connaître. Il y aura une intervention d'un membre du comité exécutif, Pascal Brier, qui est le membre du comité en charge de l'innovation et de la technologie et qui va nous faire une présentation. Puis nous passerons à ces figures un peu imposées. Laurence Dors pour son dernier rapport sur le CNP, Frédéric Oudéa pour ce rapport sur la gouvernance.
Nous vous présenterons les deux candidats qu'il vous est proposé de nommer pour rejoindre le Conseil, Olivier Roussat qui est ici et Maria Ferraro qui n'a pas pu se rendre à Paris et qui présentera une vidéo. Puis nous aurons les commissaires aux comptes dans leur rapport et enfin le moment attendu, la session de questions-réponses et le vote des 31 résolutions. Donc pour commencer maintenant le contenu, je voudrais dire quelques mots, pas trop longs. D'abord en votre nom, certainement au nom du conseil qui l'a exprimé de manière répétée, notre satisfaction et notre fierté devant la performance du groupe en 2021. Nous avons félicité en votre nom Aiman, la direction générale et tous les collaborateurs du groupe pour une année qui a été, le communiqué de presse a indiqué, une année record.
Une année qui a vu le groupe relever ses prévisions deux fois, qui a battu des records en termes de croissance, d'amélioration de marge, de génération de cash et une année remarquable d'intégration d'Altran. La seule chose que je voudrais ajouter, je l'ai déjà dit en taquinant Aiman, c'est que fin avril, il a publié les chiffres du premier trimestre. Ils étaient encore plus éclatants et plus impressionnants que ceux de l'année 2021. Je lui demande de prendre garde parce que nous prenons goût à ce genre de performance et on aura tendance à attendre chaque année toujours plus. Attention, on est parti sur un très grand pied et c'est très heureux.
Au fond, cette fin d'année 2021 et ce début 2022 va nous permettre de conclure que la transition qui avait été annoncée pour une durée de deux ans est complètement maintenant derrière nous. Quelque part, la performance montre qu'Aiman et son équipe n'ont pas eu besoin de deux ans. Ce que je voudrais dire et ajouter, c'est que je pense que vous voyez que sur ma proposition, le conseil a eu raison de nommer Aiman Ezzat Directeur Général du groupe. C'est un patron exceptionnel.
Il est à la fois fidèle aux traditions et aux valeurs du groupe telles que Serge Kampf les a mises en place il y a maintenant plusieurs décennies et en même temps, il conduit des innovations, je dirais certainement pas des ruptures, mais certains infléchissements comme ceux qu'il a introduits, notamment dans la priorité, on le verra, à la soutenabilité et au combat pour le climat, où je pense qu'il a donné un nouveau élan au groupe au-delà. Il sera mentionné que j'avais commencé en 2016, mais je pense que vraiment ce qu'il a fait depuis 2020 est d'une nature différente. Vous verrez dans son exposé que c'est bien sûr quelqu'un qui continue la tradition, mais qu'il l'amplifie et il l'infléchit quand il estime devoir ajouter d'autres priorités.
Je pense vraiment que cette transition est maintenant derrière nous et qu'on peut se féliciter de la manière dont elle s'est passée. Je voudrais dire quelques mots sur ce qu'on appelle les parties prenantes. Je voudrais mettre un slide qui n'est pas original, qui présente les parties prenantes du groupe. D'abord, moi, je commence toujours par les clients parce que je crois que c'est sans les clients, il n'y a pas de groupe qui existe. Dans un métier d'homme, les talents, nos actionnaires, mais on doit ajouter nos grands partenaires, que ce soit les partenaires technologiques ou nos fournisseurs ou les organisations avec lesquelles nous travaillons et la société civile dans toutes ses formes. Je pense que le groupe est heureux de travailler avec l'ensemble des parties prenantes, notamment pour accomplir ce qui est sa raison d'être.
La raison d'être, vous le savez, telle que nous l'avons écrit, je la rappelle, elle est très synthétique libérer les énergies humaines par la technologie pour un avenir inclusif et durable. Inclusif, c'est-à-dire une dimension sociale et durable, une dimension environnementale. Je pense que autour de cette raison d'être, nous pouvons maintenir un dialogue et un dialogue actif avec toute cette partie prenante. Faisons un petit peu le tour de cette catégorie. Les clients, nous avons mis en place et quelque part, je dois dire que le conseil d'administration a joué un rôle d'aiguillon. Si tu t'en rappelles bien, Aiman, plusieurs membres du conseil nous avaient demandé des métriques précises permettant d'écouter la voix du client et de voir comment il réagissait. D'ailleurs, cette dispositif de dialogue qui est devenu maintenant récurrent, annuel, nous enrichit beaucoup.
Je voudrais souligner l'importance de votre conseil d'administration dans la priorité mise au dialogue avec les clients. Les collaborateurs ensuite, je pense qu'ils viennent de passer deux années difficiles avec la COVID, puis plus récemment sur des niveaux géographiques plus limités, mais avec la crise, la guerre entre la Russie et l'Ukraine. C'est une priorité de tous les jours du groupe. Je suis sûr qu'Aiman va en parler. C'est une de ses priorités, tant en 2021 qu'en 2022. Mais je dirais vraiment, les talents sont une des grandes priorités du groupe et on travaille avec eux. Les chiffres d'ailleurs, vous verrez, de recrutement sont absolument ébouriffants. Mais l'attractivité du groupe a été travaillée par Aiman et son équipe. Je crois vraiment qu'on peut dire que le travail avec cette partie prenante est quotidien.
Les actionnaires, on ne parlera pas du cours de bourse d'aujourd'hui qui est impacté par des événements qui sont totalement externes au groupe. Vous regarderez les valeurs technologiques, elles sont méchamment secouées aujourd'hui comme depuis quelques jours. Je dirais qu'Aiman, qui avait montré une grande expertise dans le dialogue avec les actionnaires quand il était directeur financier du groupe, a poursuivi des communications avec les actionnaires, une communication moyen terme avec un Capital Markets Day, une présentation des objectifs ESG du groupe qui a été très bien accueillie et qu'il avait d'abord fait approuver par votre conseil d'administration. Le conseil était très associé, comme il est associé aux prévisions et aux objectifs de moyen terme. Ces trois communautés. Un peu plus, pas marginales, mais un petit peu moins essentielles, les partenaires.
Là, je crois que j'ai passé en son temps le relais à Aiman pour la relation avec les grands partenaires technologiques. Elle est plus intime que jamais. Aiman me disait qu'hier encore, il parlait avec un très grand, notre très grand partenaire situé à Seattle, aux États-Unis. Vous savez, il y en a deux là-bas, donc ce n'est pas difficile, c'est l'un des deux. Intimité avec nos grands partenaires technologiques, dialogue très renouvelé avec nos fournisseurs, avec des connexions digitales avec les fournisseurs qui ont été remarquables, participation active aux organisations professionnelles. Je trouve que ce point marche très bien. Dans les partenaires, je voudrais souligner le partenariat fait avec les startups. Le groupe dispose de 20 centres d'échange avec les startups et ça permet de travailler très fort avec eux.
Dernier point, évidemment, la société civile, les think tanks. Je vois que je cours un peu après le temps. Je voudrais juste ajouter un mot sur le deuxième slide, parce qu'il y a un débat très souvent annoncé sur le partage de la valeur. Je voudrais souligner, ces chiffres vous ont déjà été présentés. Aujourd'hui, quand on calcule l'accroissement de la valeur ajoutée sur une année, 66% de l'accroissement de la valeur ajoutée va vers les collaborateurs. Le deuxième partenaire du groupe, c'est en fait l'État, y compris l'État au singulier bien sûr, y compris les organismes de sécurité sociale, 19%. L'entreprise garde pour investir 11% de la valeur ajoutée, les actionnaires 3% et ce chiffre est constant. On verra à propos de l'augmentation du dividende que ce chiffre est constant.
3% de la valeur ajoutée et 1% à nos créanciers au titre des frais financiers. Vous voyez que c'est constant, c'est régulier, il n'y a pas de distorsion et cette part de 3% ne me paraît pas abusive. Je voudrais finir, avant de donner la parole à ce que vous attendez qui est Aiman, dire que comme vous le savez, j'ai sollicité mon renouvellement comme administrateur du groupe et le conseil m'a fait savoir que si ce renouvellement était validé par vos votes, il souhaiterait me confirmer comme président du conseil.
Je voudrais dire que comme président du conseil, je m'emploierai à faire de la gouvernance du groupe avec l'aide de l'administrateur référent un modèle en la matière et j'essaierai d'apporter mon concours à Aiman quand il le souhaitera, dans la mesure où ça n'interférerait pas avec son autorité opérationnelle, au titre des relations et de ma connaissance du marché et de ma passion pour la technologie. Merci. Maintenant, je donne la parole à Aiman Ezzat. Il y a un film, pardon, excusez-moi. Je vous avais dit qu'il y a un film sur l'ESG et on doit d'abord passer le film sur l'ESG.
En tant qu'entreprise responsable, nous mettons la technologie au service de nos clients et de la société en œuvrant pour une innovation utile, accessible et responsable. C'est ce qu'exprime notre raison d'être. C'est ce que traduisent nos priorités ESG. Capgemini était déjà l'une des premières entreprises du secteur, dès 2016, à se fixer des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nous encourageons l'efficacité et l'innovation dans toutes nos activités afin de minimiser l'épuisement des ressources naturelles et jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique. Nous allons encore plus loin en aidant nos clients à accélérer leur transition vers une économie à faible intensité carbone. Capgemini, c'est un collectif d'entrepreneurs soucieux de la protection et du respect de chacun.
Nos efforts en matière de développement et de formation reposent sur une conviction profonde, celle de transformer le potentiel en valeurs. À chacune et chacun, nous proposons un environnement plus représentatif, inclusif et équitable. Parce que nous croyons fermement que la technologie n'a de sens que si elle est accessible au plus grand nombre, 5 million de personnes bénéficieront de nos programmes d'inclusion numérique à travers le monde. C'est notre responsabilité sociale. Capgemini veille à mettre en œuvre les meilleures pratiques en matière de gouvernance d'entreprise. Nous favorisons une gouvernance diversifiée et responsable. Une bonne gouvernance repose sur une diversité de compétences et de genres. Nous visons 30% de femmes occupant des postes de leaders exécutifs à horizon 2025. Capgemini doit maintenir constamment des pratiques éthiques exigeantes pour une croissance partagée et doit s'assurer que ses collaborateurs et fournisseurs sont alignés avec ses engagements ESG.
Enfin, les événements géopolitiques que nous traversons nous rappellent l'impératif de la protection et de la sécurisation des données, des infrastructures et des identités. Notre démarche est saluée et reconnue. Elle est créatrice de valeurs pour nos actionnaires, pour la société, pour nos équipes et nos clients. Elle guide chacun d'entre nous.
J'invite maintenant Monsieur Aiman Ezzat, notre directeur général, à revenir sur l'exercice 2021 exceptionnel que Paul évoquait et puis sur les priorités 2022 et les ambitions du groupe.
Merci Paul. Merci Olivier. Mesdames, Messieurs, chers actionnaires, chers administrateurs. Je suis très heureux d'être aujourd'hui avec vous au Pavillon Gabriel, car après 2 assemblées générales virtuelles, c'est la première fois que nous nous retrouvons physiquement depuis que j'ai pris les commandes du groupe. Je dois dire que ça a fait du bien de se voir et de pouvoir célébrer ensemble nos succès. Nous pouvons effectivement nous réjouir du chemin parcouru. J'ai fait porter tous les efforts du groupe sur la croissance et ça paye. 2021, comme Paul l'a dit, a été une année remarquable. Vous l'avez certainement vu, nous réalisons un excellent début d'année avec une nouvelle accélération de la croissance par rapport à la fin de l'année dernière. Avec 16% de croissance organique au premier trimestre, c'est l'un des plus beaux de l'histoire du groupe.
Cette réussite traduit le formidable engagement de nos 340,000 collaborateurs et je les en remercie chaleureusement. Elle est aussi clairement la démonstration du changement de profil du groupe, de la qualité de notre portefeuille d'offres et de notre capacité à gagner des parts de marché. Souvenez-vous, en 2014, nous nous sommes engagés sur la restauration de notre marge. Nous avons concentré nos efforts sur l'industrialisation et l'offshore et notre marge s'est améliorée de 4.5 points. En parallèle, la priorité accordée à l'innovation a porté ses fruits. Le groupe n'a cessé de croître et nous avons quasiment doublé de taille depuis 2014. Enfin, durant le COVID-19, nous avons prouvé notre résilience. Aujourd'hui, nous sommes en train de faire la démonstration de notre capacité à croître plus rapidement trimestre après trimestre.
Nous nous sommes fixés l'ambition de compter parmi les tout premiers partenaires stratégiques de nos clients pour les accompagner sur leurs projets de transformation les plus ambitieux. Pour cela, on peut compter sur l'intimité que nous avons su créer avec nos clients, sur notre capacité d'innovation et sur notre connaissance profonde des enjeux sectoriels. L'an dernier, pas moins de 65% de notre chiffre d'affaires a été réalisé sur les offres innovantes portées par le digital et le cloud qui, vous le savez, sont nos deux piliers de croissance. Nous avons fait les bons choix en matière de portefeuille d'offres. Nous sommes aujourd'hui en parfaite adéquation avec les attentes de nos clients.
Nous couvrons tous les domaines de l'entreprise, de la gestion des processus clés à l'industrie intelligente en passant par la relation des entreprises avec leurs clients, en aidant les dirigeants à tirer tous les bénéfices des technologies les plus avancées en matière de cloud, de data et d'intelligence artificielle. Ils nous font confiance, car nous leur délivrons d'abord et avant tout de la valeur. En parallèle, nous opérons dans un marché porteur. L'accélération de la demande en matière de transformation digitale, notre métier, est un fait. Elle est là, partout dans le monde et dans tous les secteurs. Toutes les projections démontrent que ces besoins vont se poursuivre et même s'accélérer. Clairement, nous ne sommes plus juste dans un momentum post-COVID, mais bien dans un changement structurel qui est tiré par la transformation digitale de nos clients et de la société d'une manière plus large.
Regardez en Europe, c'est vraiment notre capacité d'anticipation des besoins de nos clients, nos choix d'investissement et la mise en œuvre de notre stratégie qui nous permettent aujourd'hui d'être le leader incontesté du marché européen. Au-delà de l'Europe, nous avons en 2021 poursuivi notre développement géographique. Tout d'abord avec des acquisitions en Asie-Pacifique, mais aussi avec le retour à une croissance à 2 chiffres aux États-Unis et avec un net renforcement de notre plateforme indienne qui est devenue un véritable hub d'innovation et de croissance pour le groupe. Dans tout ça, je n'oublie pas la France, où nous sommes le leader dans l'ensemble des domaines avec 38,000 collaborateurs et nous prévoyons plus de 10,000 embauches cette année. Je vous le disais, la croissance est ma priorité et pour cela, nous disposons d'atouts robustes. Je voudrais en citer quelques-uns.
En premier lieu, notre capacité à attirer et à conserver les meilleurs talents. En 2021, nos effectifs ont crû de 55,000 personnes. Rendez-vous compte, jamais l'entreprise n'avait grandi aussi rapidement, même après une acquisition. Ceci est d'autant plus remarquable dans une période où l'accès aux talents est un véritable défi. Il y a clairement une compétition au niveau des talents et nous sommes en train de la gagner. Nous sommes de plus en plus reconnus comme un employeur de choix pour la qualité de nos programmes de développement et de formation, mais aussi pour notre engagement en faveur de l'inclusion et de la diversité. Nous pouvons ainsi élargir notre vivier de talents et nous sommes convaincus que la diversité est une source d'innovation. Le pourcentage de femmes dans nos effectifs totaux a progressé de 2% en 2021.
Ce n'est pas assez, il faut encore accélérer. Notre objectif, c'est 40% en 2025. L'an passé, nous avons également déployé notre nouveau modèle, New Normal, partout dans le monde. Grâce à ce nouveau modèle de travail hybride, nous répondons aux attentes de nos collaborateurs en termes de flexibilité. Cette nouvelle politique est très bien accueillie par nos employés et je m'en réjouis. Un deuxième atout, on en avait beaucoup parlé l'année dernière, c'est bien sûr l'intégration d'Altran et la création de Capgemini Engineering. Disons-le simplement, c'est une franche réussite. L'intégration a été particulièrement fluide, comme en témoigne le niveau de rétention des équipes. Les synergies ont été dégagées avec près d'un an d'avance.
Je vous le rappelle, cela représente plus de EUR 80 millions d'euros de synergies de coûts et plus de EUR 350 millions d'euros de synergies de revenus déjà atteintes à fin 2021. Surtout, c'est un succès stratégique. Le groupe est désormais le leader de l'industrie intelligente et est reconnu comme tel par le marché. D'ailleurs, à la fin de notre trajet, vous pourrez découvrir à l'entrée une démonstration d'une voiture connectée. Je vous invite à aller la voir. Je crois que c'est un excellent exemple de la convergence entre l'ingénierie et l'informatique, qui est la base de l'industrie intelligente. Un troisième atout que je souhaite mentionner, c'est l'amélioration de notre image de marque.
Je me réjouis des nombreuses annonces de partenariats avec les coupes du monde de rugby masculine et féminine, avec la Ryder Cup en golf ou encore avec Peugeot dans le sport automobile hybride, mais aussi dans un autre registre, avec la Nobel Foundation. Notre marque gagne en attractivité. Enfin, je suis très fier de la responsabilité dont le groupe a fait preuve. L'année a été une nouvelle fois marquée par une série de crises majeures. Je pense bien sûr à la guerre en Ukraine, mais aussi au COVID. Et à chaque fois, le groupe est exemplaire dans ses réponses, à la fois en soutenant ses collaborateurs et leurs familles et aussi en accompagnant les communautés locales. Je retiens l'équipement en unités de production d'oxygène de plusieurs hôpitaux en Inde. Je retiens nos efforts aux côtés de l'UNICEF pour accélérer la vaccination partout dans le monde.
Je pense aussi plus récemment au formidable élan de solidarité de nos équipes, en particulier en Pologne et en Roumanie, pour accueillir nos collaborateurs ukrainiens et leurs familles. Par ailleurs, nous avons continué d'embaucher en Ukraine plus de 160 nouveaux collaborateurs depuis le début de la guerre. Je suis très fier de ces initiatives. Nos valeurs et nos engagements en matière de politique ESG trouvent dans ces moments une résonance particulière. Nous les vivons au quotidien. La politique ESG, que nous avons publiée en novembre dernier, est l'une des plus ambitieuses et des plus reconnues du secteur, avec 8 priorités et 11 objectifs. Sur le climat, par exemple, nous avons continué de réduire nos émissions de CO2 en 2021 et nous innovons en la matière. Deux exemples emblématiques : la création d'un Energy Command Center en Inde.
Depuis ce site, nous optimisons la consommation d'énergie de nos sites dans tout le pays et nous allons étendre ce programme aux plus grands sites des autres pays. Le deuxième exemple, toujours en Inde, nous avons en fait l'un des plus grands parcs de bornes de recharge électrique, de voitures électriques. Voilà, si je devais résumer 2021, je dirais que le groupe a véritablement changé de dimension. Ce changement de dimension se traduit très concrètement pour vous, Mesdames et Messieurs actionnaires de Capgemini, par un dividende en croissance à EUR 2.40 par action. Je suis fier de ce groupe et je suis confiant pour l'avenir. Je voulais maintenant partager avec vous trois axes prioritaires pour notre évolution future, les talents, le développement durable et l'innovation. Tout d'abord, sur les talents.
Nous sommes plus attractifs que jamais, mais le constat est simple, nous sommes face à un déséquilibre entre l'offre et la demande de talents sur le marché. Ce n'est pas simplement un sujet pour Capgemini, mais pour toutes les entreprises qui ont besoin d'expertise digitale. En parallèle, la pandémie est passée par là et les talents aspirent à davantage de fluidité et de mobilité. Pour répondre à ces défis, nous devons penser et agir différemment et inventer de nouveaux modèles. Cela passe par la constitution de ce que j'appelle un écosystème de talents. Il n'y a plus de frontières figées entre l'entreprise et le reste du monde. Nous devons élargir et diversifier notre vivier de talents.
Nous allons ainsi créer un écosystème de talents partenaires, des travailleurs indépendants qui ont l'habitude de travailler avec nous, qui sont formés aux pratiques du groupe, des profils 100% à distance sur une expertise pointue pour un projet international, des anciens collaborateurs qui reviennent le temps d'une mission. Nous pouvons tout imaginer. À cela s'ajoutent les nouvelles capacités en termes de formation, car grâce aux talents digitaux, elles sont presque illimitées. Une deuxième priorité, le développement durable. Bien sûr, nous gérons notre propre empreinte carbone. Mais au-delà de ça, il est pour moi prioritaire d'accompagner nos clients sur leur trajectoire de développement durable. Les choses s'accélèrent dans tous les secteurs. Tous nos clients sont rivés sur ce sujet. Pour nous, c'est un axe de développement commercial majeur. Nous avons déjà signé 300 projets depuis le début de l'année.
C'est le digital d'il y a quelques années. C'est un marché qui décolle, qui fourmille et qui va progressivement se structurer. Avec l'émergence de projets de plus en plus larges. Notre gamme d'expertise est très étendue. Alors, je vais prendre quelques exemples concrets. Par exemple, on aide des clients sur leur stratégie zéro carbone, sur la mise en place de lignes de production et de chaînes logistiques plus durables, sur la création d'une informatique plus verte et sur le design de nouveaux produits à faible empreinte écologique. Alors, en combinant l'ensemble de ces savoir-faire, nous nous sommes engagés à faire économiser à nos clients 10 million tonnes CO2 d'ici 2030. C'est plus de 20 fois notre propre empreinte carbone. Enfin, et toujours l'innovation. Je serai bref, car Pascal Brier va nous en dire un peu plus dans quelques instants.
Ma conviction, c'est que le groupe est d'une richesse insoupçonnée en matière d'innovation. Nous avons voulu montrer quelques exemples dans le rapport annuel. Nous travaillons par exemple avec Qualcomm sur l'avenir des réseaux 5G. Nous avons été les premiers, comme vous le savez, à lancer avec Bleu une initiative de cloud de confiance en France. Nous sommes investisseurs pionniers dans les giga factories européennes de production de batteries à bas carbone. On travaille avec des universités comme Oxford, MIT et Stanford sur beaucoup de ces sujets. Nous construisons avec nos clients des feuilles de route en matière d'innovation. Elles vont de l'incrémental au disruptif. L'innovation est partout dans le groupe, à nous de la révéler. Talents, développement durable, innovation. Nous construisons l'avenir de Capgemini. L'objectif, c'est de garder un temps d'avance.
Nous préparons les futurs de nos clients, de nos collaborateurs et de la société dans son ensemble. Les opportunités sont immenses et nous sommes parfaitement positionnés pour les saisir. Je vous remercie pour votre attention et surtout pour votre confiance.
Merci Aiman pour ce bilan de l'année 2021 qui risque de rester longtemps dans les annales du groupe. À moins que, comme le disait Paul, 2022 vienne l'effacer assez rapidement. En tout cas, des perspectives assez exaltantes pour le groupe. À un résultat exceptionnel, il nous fallait une directrice financière exceptionnelle. C'est donc maintenant Carole qui va nous présenter les résultats de l'exercice 2021.
Mesdames et messieurs, je suis très heureuse de vous présenter les résultats du groupe Capgemini pour l'année 2021. Capgemini a réalisé une performance record avec des résultats supérieurs à ses objectifs alors même que nous les avions relevés à deux reprises au cours de l'année. Le contexte 2021 est un contexte de reprise économique marquée et les grandes entreprises, les organisations ont accéléré leur transformation digitale. L'occasion pour notre groupe de faire valoir la qualité et l'adéquation de nos offres innovantes et aussi de nous positionner comme un partenaire stratégique avec nos clients. Cette performance, comme l'a souligné Aiman Ezzat, est aussi l'illustration de la réussite de l'intégration d'Altran. Acquisition majeure du groupe Capgemini, elle a permis à votre groupe de se positionner comme le leader mondial de l'Intelligent Industry.
Nous avons dégagé des synergies commerciales et des synergies opérationnelles prévues, mais nettement en avance par rapport au calendrier initial. Le groupe a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de EUR 18.16 billion, en progression de 14.6% en données publiées par rapport à 2020. Cela représente une croissance de 15.1% à taux de change constant, légèrement supérieur à la fourchette de 14.5%-15% révisée en octobre dernier. L'impact net des acquisitions sur la croissance est de 4.9 points, essentiellement du fait de l'intégration d'Altran. La croissance organique du groupe, c'est-à-dire la croissance corrigée des effets de change et des effets de périmètre, s'élève donc à 10.2%.
C'est une croissance qualitative, comme en témoigne l'accélération de la croissance des services liés au digital et au cloud. Ces services représentent 65% de l'activité du groupe et affichent une croissance annuelle supérieure à 20% à taux de change constant. Enfin, comme vous le voyez, la marge opérationnelle progresse de 25% pour atteindre EUR 2.34 billion, ce qui représente un taux de 12.9% du chiffre d'affaires, sensiblement supérieur au taux minimum de 12.7% visé pour 2021. Mais surtout, cela représente une hausse majeure de 100 points de base par rapport à l'année précédente.
Le résultat d'exploitation s'élève à EUR 1,839 million, soit 10.1% du chiffre d'affaires, contre EUR 1,502 million l'année précédente. Enfin, comme vous le voyez, le résultat net part du groupe s'élève à EUR 1,157 million, en hausse de 21% par rapport à 2020. Le free cash flow organique s'établit à un niveau lui aussi record de EUR 1,873 million, en hausse de EUR 754 million par rapport à 2020, et il dépasse largement l'objectif d'EUR 1.7 billion fixé pour 2021. Toutes nos lignes métiers, sans exception, ont enregistré en 2021 une croissance annuelle à deux chiffres à taux de change constant.
Le conseil en stratégie et transformation, qui représente 7% de l'activité du groupe, s'inscrit en hausse de 27%. Cette évolution reflète à la fois la reprise des dépenses discrétionnaires de certains de nos clients, mais surtout leur demande en transformation digitale. Les services d'application et technologies, qui constituent le cœur d'activité du groupe avec 62% des revenus, progressent à un rythme soutenu de 13.1%. Enfin, les services d'opération et d'ingénierie, 31% du groupe, affichent une croissance de 18.5%, croissance qui tient à la fois compte de l'intégration d'Altran et de la cession d'Odigo.
S'agissant maintenant de la performance par zone géographique, de la même façon que nous venons de voir pour les lignes métiers, toutes les régions du groupe, sans exception, affichent une croissance annuelle à deux chiffres à taux de change constant. Les régions Royaume-Uni et Irlande et reste de l'Europe ont connu une croissance particulièrement dynamique. L'Amérique du Nord affiche également une forte croissance, ce qui illustre le succès du plan de transformation mis en œuvre pour retrouver une croissance pérenne dans une région clé pour le groupe. La France enregistre une croissance robuste, ce qui illustre ce qui est un peu décalé par rapport à certaines autres régions, mais l'accélération est bien visible. Enfin, l'activité en Asie-Pacifique et en Amérique latine a été portée par les acquisitions menées en 2021, notamment en Australie, et la croissance organique sous-jacente est tout à fait dynamique.
L'accélération de notre croissance s'est accélérée au cours de l'année et a été visible de l'ensemble des secteurs d'activité. Elle a été particulièrement marquée dans l'industrie et dans les biens de consommation qui avaient été plus particulièrement touchés par la pandémie en 2020. En termes de profitabilité, toutes les régions du groupe affichent une marge opérationnelle supérieure à 10%, en amélioration sensible par rapport à 2020 pour la plupart d'entre elles. Passons à l'analyse de la marge opérationnelle, maintenant. Elle a progressé de manière significative en 2021. Cette amélioration est en premier lieu liée à la hausse de 30 points de base de la marge brute, principalement liée à la croissance des offres innovantes et à la hausse des taux d'utilisation.
La digitalisation et l'industrialisation de nos métiers se poursuivent avec le développement continu de l'automatisation et un taux offshore qui atteint 58%. Nous avons aussi généré des synergies de coûts avec Altran en rythme annuel de plus de EUR 80 million à fin 2021, ce qui a eu un impact visible et positif sur nos dépenses d'exploitation. Enfin, nous avons bénéficié de baisses de certaines dépenses dans le cadre de la pandémie. Globalement, la marge d'exploitation a augmenté 100 points de base en 2021 pour atteindre 12.9%. Cela représente une augmentation de 60 points de base par rapport au niveau de cette marge pré-pandémie. Continuons maintenant l'analyse de la présentation du compte de résultat et passons à l'analyse du résultat net.
Les autres produits et charges opérationnelles représentent une charge nette de EUR 501 million, en hausse de EUR 124 million, sous l'effet essentiellement de l'impact en 2021 de la plus-value de cession d'Odigo pour EUR 120 million. En conséquence, le résultat d'exploitation de Capgemini s'inscrit en hausse de 22% à EUR 1,839 million, 10.1% du chiffre d'affaires. Le résultat financier représente une charge de EUR 159 million, légèrement en hausse par rapport à 2020, du fait de l'impact sur une année pleine de l'acquisition d'Altran. La charge d'impôt s'élève à EUR 526 million, dont EUR 36 million liés à l'impact transitoire de la réforme fiscale américaine.
Le résultat net, comme nous l'avons vu, s'inscrit en hausse de 21% sur un an pour s'établir à EUR 1,157 million, tandis que le bénéfice net par action non dilué progresse de 20% à EUR 6.87. Le résultat normalisé par action avant reconnaissance de la charge transitoire d'impôt est en progression de 27%. Quelques mots maintenant rapidement sur le bilan du groupe. Les capitaux propres progressent fortement pour atteindre EUR 8,467 million au 31 décembre 2021. Point important de l'année, la forte génération de trésorerie a permis au groupe de réduire très rapidement son endettement net.
Il est ainsi passé de EUR 4.9 milliards à fin 2020 à EUR 3.2 milliards à fin 2021. Dans ce contexte, le groupe a procédé en 2021 au remboursement anticipé de deux souches obligataires de EUR 500 millions chacune en août et en décembre, soit un total de EUR 1 milliard. En 2020, Capgemini avait apporté la démonstration de la qualité de son modèle opérationnel et de sa résilience. 2021 a définitivement été une année d'accélération. Ceci démontre l'agilité de notre modèle, mais aussi l'adéquation des choix et des investissements qui ont été opérés par le groupe ces dernières années, notamment dans le portefeuille d'innovation et dans les talents. Ces résultats, combinés à notre forte génération de trésorerie, nous donnent confiance dans notre capacité à atteindre nos ambitions pour 2025.
Passons maintenant à la proposition d'affectation de résultats des comptes sociaux de Capgemini SE pour 2021. Le résultat net des comptes sociaux de Capgemini SE est lui aussi en forte augmentation en 2021 à EUR 628 million contre EUR 182 million en 2020. En conséquence, le conseil d'administration a décidé, lors de sa réunion du 17 février 2022, de soumettre à l'approbation de cette assemblée générale un dividende de EUR 2.40. Ceci représente un montant total distribuable de EUR 414 million sur la base du nombre d'actions ouvrant droit au dividende au 31 décembre 2021. Je vous remercie pour votre attention.
Merci Carole pour la présentation de ces résultats 2021 dont vous conviendrez qu'ils sont remarquables. Aiman a évoqué dans sa présentation l'innovation. L'innovation est à la fois pour le groupe Capgemini un moteur de croissance, comme Aiman l'a décrit pour 2022. C'est plus que ça, c'est aussi notre raison d'être. Paul en parlait lors de son introduction et je crois que l'innovation, c'est le cœur même des métiers de Capgemini chez nos clients. Capgemini innove et innove constamment. Nous avons donc un rôle, nous pensons avoir un rôle majeur à jouer dans ce domaine. Je vous propose donc de regarder un court film consacré au sujet de l'innovation avant l'intervention de Pascal Brier, qui est Monsieur Innovation, qui viendra nous parler plus longuement de l'innovation dans le groupe Capgemini.
Si la technologie rendait la vie meilleure, où chaque individu peut faire plus et mieux ? Où nous sommes plus respectueux de notre environnement et des personnes qui nous entourent. Où plus de 340,000 collaborateurs libèrent l'énergie humaine en s'appuyant sur le cloud, les données et l'intelligence artificielle pour donner vie à toutes nos idées chaque jour. Comme concevoir de nouveaux traitements médicaux entièrement grâce à l'intelligence artificielle, réduisant considérablement les coûts et les délais de recherche. Ou développer la plus grande antenne aérienne commerciale du monde pour rendre une connectivité 5G possible n'importe où sur la planète. Mais aussi s'appuyer sur la modélisation en 3D pour faire en sorte que votre nouveau mobilier commandé en ligne soit expédié de l'entrepôt en moins de deux heures. Développer de nouveaux processus qui aident nos partenaires à placer leurs clients au cœur de leurs activités.
Aider la grande distribution à imaginer le magasin du futur et créer une expérience d'achat personnalisée pour chaque client. Faire de la prochaine génération d'edge computing une réalité afin que les entreprises puissent mettre leurs produits sur le marché plus rapidement. Utiliser l'IA pour aider des agriculteurs africains à choisir une culture plus productive et plus rentable pour l'année à venir. Exploiter les technologies quantiques pour prédire l'instabilité des marchés financiers et développer des thérapies personnalisées contre le cancer. Ou encore accompagner une marque de luxe dans le métaverse afin de développer les ventes et d'améliorer l'expérience client. C'est ainsi que nous innovons.
Bonjour mesdames et messieurs. Aujourd'hui, en 2021, 75% des dirigeants d'entreprises considèrent l'innovation comme l'une de leurs 3 priorités principales pour les années à venir. C'est pour répondre à cette attente et agir en leader en la matière que Capgemini a développé une culture forte de l'innovation qui passe par plusieurs étapes essentielles au sein du groupe. La première étape consiste à garder une longueur d'avance sur nos concurrents, mais aussi parfois sur nos clients, en capturant l'ensemble des signaux faibles du marché le plus tôt possible. Ceci se fait par exemple grâce à Capgemini Research Institute, notre organisme interne d'études, qui a été élu en 2021, et pour la sixième année consécutive, meilleur organisme d'études au niveau mondial.
Ceci se fait également, comme l'a dit Aiman Ezzat tout à l'heure, par la signature de partenariats académiques de renommée mondiale, comme la chaire d'intelligence artificielle que nous soutenons avec HEC et Polytechnique, mais aussi l'annonce que nous avons faite le six mai avec l'université d'Oxford en annonçant le lancement d'un programme de recherche et de développement en matière de sûreté de fonctionnement des véhicules autonomes. Mais aussi notre partenariat avec le MIT, ou encore la participation de notre groupe au développement du laboratoire d'économie digitale de l'Université de Stanford. Quand nous avons identifié et sélectionné des technologies innovantes, et entre autres celles qui sont les plus prometteuses, il faut les tester. Nous évaluons ainsi environ 1,500 technologies chaque année. Pour les plus innovantes d'entre elles, nous avons d'ailleurs développé des laboratoires d'innovation qui sont chacun spécialisés dans un domaine technologique.
La 5G, le Edge, les véhicules autonomes, le Metaverse, le quantique. Prenons l'exemple de notre laboratoire quantique. L'informatique quantique, vous le savez, c'est une révolution technologique des années à venir. D'après une étude que nous avons faite, 23% des organisations mondiales travaillent ou prévoient de travailler prochainement avec des technologies quantiques. 43% de ces entreprises pensent qu'elles seront utilisées dans au moins une application commerciale majeure au cours des 3-5 prochaines années. Il est donc plus question de savoir si les technologies quantiques vont révolutionner notre vie, mais quand. Dans ce domaine, Capgemini souhaite se positionner comme un expert de premier plan et avec une capacité à aider nos clients à résoudre des problèmes qui étaient auparavant insolubles.
Nous avons donc annoncé fin 2021 la mise en place d'un laboratoire dédié qui est composé d'une équipe d'experts qui sont issus du monde entier. Nous explorons toutes les dimensions du quantique, à savoir, pour les spécialistes d'entre vous, l'informatique quantique, mais aussi les communications quantiques et les capteurs quantiques. Nous avons également, à cette occasion, établi un partenariat mondial avec la société IBM pour permettre à nos clients d'accéder à une puissance de calcul de premier plan. Le troisième point, c'est d'appliquer les bonnes technologies aux bons cas d'usage. Parce que la valeur d'une idée, elle réside dans son utilisation. C'est ce que nous disait Thomas Edison. Eh bien comme lui, nous pensons fondamentalement que la valeur d'une innovation, elle repose dans son application à un cas d'usage précis.
Nos 21 centres d'innovation appliquée, que nous appelons des AIE pour Applied Innovation Exchange, ils ont pour objectif et mission de mettre justement la technologie en action et de collaborer avec nos clients pour définir et trouver les cas d'usage les plus pertinents, évidemment, selon l'industrie dans laquelle ces clients opèrent. Ces centres d'innovation, comme vous le voyez ici, sont disposés partout sur la planète et ils travaillent en réseau. Ça veut dire, par exemple, qu'un client en France peut, à travers notre centre d'innovation de Paris, accéder à notre centre de San Francisco pour comprendre, par exemple, comment se financent les start-up sur la côte ouest, peut étudier avec notre centre londonien l'application de la blockchain dans les milieux des Fintech ou encore travailler au prototypage de produits avec notre centre de Shenzhen en Chine.
Ces centres animent également un écosystème de partenaires locaux qui travaillent selon les méthodes modernes d'innovation ouverte, de cocréation ou de design thinking. La quatrième étape consiste à développer une approche sur mesure pour nos clients parce que la qualité de mise en œuvre d'une innovation, elle repose souvent sur les phases initiales du projet, à savoir les phases de conseil, de design et de méthode. Et dans ces domaines, nous avons la chance, au sein du groupe, de disposer de compétences de premier plan. Avec par exemple, vous l'avez ici, notre organisation Frog. Frog est un leader mondial en stratégie, design et expérience client qui apporte désormais l'expertise de ses 39 studios de design au sein de Capgemini Invent. Frog, vous ne le savez peut-être pas, mais a été à l'origine de très nombreuses innovations.
Comme par exemple le Walkman de Sony il y a quelques années et en particulier, pendant des années, a été le partenaire de Steve Jobs pour définir et mettre en œuvre un langage de design qui serait propre à la marque Apple. L'innovation, c'est aussi la capacité à résoudre des défis très spécifiques à chaque client. C'est le rôle que remplit, entre autres, Cambridge Consultants, pardon, au sein de Capgemini Invent. Cambridge Consultants est issu à l'origine de l'Université de Cambridge, en Angleterre, et il s'attaque aux défis technologiques les plus complexes et il réalise souvent des avancées absolument majeures en un temps record dans des domaines comme par exemple le stockage sur ADN, la conception de réseaux satellitaires, la conception d'antennes aéroportées en haute altitude, le développement de dispositifs médicaux miniaturisés ou encore le développement de matériaux réalisés en biologie synthétique.
Ces approches très spécifiques de Frog et de Cambridge complètent l'ensemble des capacités de notre groupe en matière de conseil, de systèmes d'information ou d'ingénierie. Enfin, il faut déployer cette innovation à grande échelle. Parce qu'un prototype de produit, une application test ou la mise en œuvre d'un site pilote chez un client permet de valider un concept. Mais seul le déploiement d'une innovation à grande échelle permet de tirer tous les bénéfices de celle-ci. Cette étape clé, elle est souvent celle sur laquelle la plupart des entreprises butent. C'est la force de notre modèle chez Capgemini que d'offrir une démarche d'innovation qui soit vraiment de bout en bout et qui permet le déploiement de ces innovations à grande échelle. En s'appuyant en fait sur quatre composantes clés.
La première, c'est la force de nos grands partenariats, que Paul a énoncé tout à l'heure, de grands partenariats technologiques comme Microsoft, comme Google, comme AWS ou encore SAP, pour construire des solutions complètes. Mais aussi d'un écosystème de start-up à la pointe dans leur domaine technologique et qui complètent nos offres d'innovation. Plus notre réseau de centres d'excellence spécialisés, que l'on appelle en interne des COI, et qui s'assurent que nous déployons nos projets innovants avec succès. Puis enfin, évidemment, une organisation mondiale qui a peu d'équivalent, qui est forte de plus de 150,000 collaborateurs dans l'ensemble de nos centres de production locaux ou offshore. C'est donc bien la mise en œuvre de ces cinq étapes que nous venons de décrire et de passer en revue qui donne véritablement à Capgemini une expertise inégalée en matière d'innovation.
Notre monde, vous le savez, est fait face à de nombreux défis sociaux, économiques, énergétiques, climatiques. Ils sont complexes et souvent ils défient nos modèles de société. Les sciences et la technologie nous offrent des opportunités d'y répondre et de libérer la créativité et le génie humain. Mais comme toujours dans notre histoire, la solution passera par la raison et l'innovation. Vous pouvez compter sur Capgemini pour mettre l'innovation au service d'un avenir inclusif et durable. Je vous remercie pour votre attention.
Merci Pascal. Ce n'est pas sans une certaine émotion que je vais maintenant demander à Laurence Dors pour sa dernière présentation lors d'une assemblée générale de Capgemini sur l'océan de paix. Voilà, un peu d'émotion, mais Laurence, je te laisse la parole.
Merci Olivier. Mesdames et Messieurs, bonjour. Il me revient en effet, en tant que présidente du comité des rémunérations de votre conseil, de vous présenter pour la dernière fois les éléments tenant à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux de votre société et à leur mise en œuvre. Comme l'a aimablement rappelé Paul Hermelin et à l'instant Olivier, parvenue au terme de douze ans de présence au sein du Conseil, je n'ai pas sollicité le renouvellement de mon mandat et je profite de ma présentation aujourd'hui pour remercier les actionnaires, les mandataires sociaux, Paul et Aiman, et mes collègues administrateurs pour leur confiance tout au long de ces années, au cours desquelles j'ai vu avec bonheur, sous l'impulsion de ces dirigeants, la société connaître de profondes mutations tout en gardant son âme et atteindre une croissance impressionnante. Bravo messieurs.
Après cette courte introduction personnelle, passons à la présentation formelle de la politique de rémunération. La politique de rémunération en place au sein du groupe est établie en stricte conformité avec les dispositions légales et les règles de gouvernance du code AFEP-MEDEF. Elle se veut transparente pour l'actionnaire et corrélée à la performance et à la stratégie de l'entreprise. Elle est décrite en détail dans les pages 82 à 107 du document d'enregistrement universel 2021 et concerne les fonctions de président du conseil et de directeur général. Vous êtes tout d'abord appelés à vous prononcer sur l'approbation des éléments composant la rémunération des dirigeants mandataires sociaux versés ou attribués au cours ou au titre de l'année 2021.
La rémunération du directeur général, comme celle des dirigeants de Capgemini, se compose d'une partie fixe et d'une partie variable, elle-même décomposée en deux parties. Pour ce qui est de la rémunération variable, elle est fondée à hauteur de 60% sur des objectifs financiers de la compagnie, stables dans le temps. Au pourcentage pondéré de réalisation de ces objectifs par rapport à ceux qui ont été validés par le conseil au début de chaque année est appliqué un coefficient accélérant à la hausse ou à la baisse la performance réalisée au cours de l'année écoulée, ce dans une optique d'incitation à la performance. La seconde partie est assise sur des objectifs personnels plus qualitatifs, mais qui restent néanmoins quantifiables pour au moins la moitié d'entre eux.
La performance sur les objectifs quantifiables peut varier de 0 à 200% alors qu'elle est plafonnée à la cible sur les objectifs purement qualitatifs. De manière à associer le directeur général à la performance de la société sur le long terme, il bénéficie d'attributions d'actions. Ces actions sont attribuées uniquement sous conditions de performance, évaluées à l'issue d'une période de 3 ans. Ces actions, une fois définitivement acquises et sous réserve des conditions de présence, sont sujettes pour une partie à une obligation de conservation jusqu'à la fin du mandat. Le volume attribué au directeur général fait l'objet d'un plafonnement en valeur IFRS à 1 an de rémunération fixe et variable en numéraire. La nature des conditions de performance est inchangée par rapport à l'année passée.
Ces conditions sont relatives à la génération de free cash flow, à la performance relative de l'action et à la responsabilité sociale et environnementale avec un indicateur portant sur la diversité et un autre portant sur l'environnement. Voyons maintenant la traduction de ces principes dans le vote ex post. Pour ce qui concerne la rémunération de Paul Hermelin au titre de son mandat de président du conseil d'administration pour l'année 2021, elle est constituée uniquement d'une partie fixe annuelle inchangée de EUR 800,000.
En ce qui concerne la mise en œuvre de ces principes de rémunération au titre de l'année 2021 pour ce qui est du mandat de directeur général de Monsieur Aiman Ezzat, compte tenu de la très bonne performance de la société, comme vous avez pu le constater dans les présentations qui vous ont été faites, la performance pondérée par rapport aux ambitieux objectifs financiers qui avaient été fixés par le conseil d'administration s'élève à 114.8% alors qu'elle était de 96.7% l'an dernier. Après mise en œuvre de la formule d'accélération précédemment mentionnée, cette performance se traduit par un pourcentage final de 159.2% applicable à la partie variable relative aux indicateurs financiers. Ce montant était de 86.7% l'an passé.
Pour ce qui concerne les objectifs personnels de monsieur Aiman Ezzat, toujours au titre de son mandat de directeur général, le conseil d'administration a validé la proposition du comité des rémunérations d'un pourcentage d'atteinte des objectifs de 132.5% contre 115% en 2020. Ainsi, la partie variable 2021, au titre du mandat de directeur général de M. Aiman Ezzat, a été arrêtée par le Conseil à 148.5% de son montant théorique contre 98% en 2020 avant l'impact de la réduction de 25% de la rémunération fixe et variable en lien avec, pardon, avec la pandémie du COVID-19. C'est ce montant qui est soumis à votre vote dans le cadre du vote ex post en conformité avec la politique de rémunération.
Monsieur Aiman Ezzat bénéficie par ailleurs d'un plan d'épargne longue qui se substitue au régime de retraite supplémentaire qui existait dans le cadre d'un plan fermé il y a plusieurs années. Ce plan est payable en deux fois en N plus un et N plus deux pour un montant total cible représentant 40% de sa rémunération fixe annuelle. Ce montant est affecté du coefficient de performance de la partie variable calculée sur les résultats financiers avant mise en œuvre de la formule d'accélération, soit comme nous l'avons vu précédemment à hauteur de 114.8% pour l'année 2021. Il doit être investi dans un plan d'épargne longue indisponible avant la retraite pour un minimum de 50%.
Par ailleurs, M. Aiman Ezzat a bénéficié en octobre 2021 d'une attribution d'actions sous conditions de performance à hauteur de 18,500 actions en conformité avec la politique de rémunération. J'en viens au vote ex ante pour 2022 en commençant par la politique applicable au directeur général. Dans le cadre du vote ex ante sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux, le conseil a établi la rémunération de M. Aiman Ezzat pour l'année 2022 de la manière suivante, une rémunération fixe inchangée de EUR 1 million, une rémunération variable qui représente 50% de la rémunération cible avec une pondération des éléments financiers à hauteur de 60% de celle-ci. Les objectifs personnels représentent donc 40% de celle-ci et sont quantifiables pour 50%.
La partie purement qualitative des objectifs personnels est plafonnée à son montant théorique. Monsieur Ezzat continue de bénéficier dans les mêmes conditions du plan d'épargne longue sous conditions de performance tel que décrit précédemment et de la possibilité de se voir attribuer des actions dans le cadre d'une enveloppe maximum d'une année de rémunération fixe et variable en numéraire en valeur IFRS. Il reste également soumis à une clause de non-concurrence et continue de bénéficier d'une indemnité en cas de départ contraint sous condition de performance renforcée calculée sur la performance des deux dernières années.
Il a par ailleurs abandonné son contrat de travail et renoncé à sa rémunération d'administrateur. En ce qui concerne les objectifs personnels de Monsieur Ezzat, qui, comme on l'a vu, représentent 40% de la rémunération variable annuelle et sont quantifiables à hauteur de 50%, ils ont été définis autour de 3 axes stratégiques, la stratégie RSE, qui se décompose elle-même en 2 parties égales portant sur la diversité d'une part et sur l'impact environnemental d'autre part, le partenariat stratégique avec nos clients et la stratégie Intelligent Industry. S'agissant maintenant de la rémunération 2022 de Monsieur Hermelin en tant que Président, elle se compose pour la période du premier janvier au 19 mai d'une rémunération fixe d'un montant inchangé annuel de EUR 800,000 payable mensuellement au prorata sur 5 mois.
Ceci constitue le seul élément de rémunération du président à l'exclusion de tout élément variable. Pour la période postérieure à l'assemblée générale correspondant à la fin de la période de transition managériale, la rémunération sera uniquement basée sur une rémunération d'administrateur et sera, dans un esprit de modération, en forte réduction. Elle est constituée de trois éléments. Une rémunération fixe d'administrateur de EUR 250,000 au titre de la présidence du Conseil, montant qui sera proratisé sur le reste de l'année 2022, une rémunération d'administrateur au titre de la présidence du comité stratégie RSE de EUR 28,000 et comme les autres administrateurs, une rémunération fonction de la présence aux réunions du Conseil. Monsieur Hermelin a par ailleurs fait part au Conseil de son intention de faire valoir ses droits à la retraite en 2022.
Cela se fera dans les conditions décrites dans les URD des années écoulées. Par ailleurs et pour finir, les actionnaires sont également amenés, appelés à se prononcer sur la politique de rémunération des administrateurs dont il est proposé d'augmenter l'enveloppe inchangée depuis 2016 à hauteur de EUR 1.7 million pour intégrer le changement du mode de rémunération du président du Conseil que je viens d'évoquer et pour être plus attractif pour les administrateurs étrangers, en particulier avec l'intégration d'une rémunération plus importante pour la participation physique aux réunions du Conseil des administrateurs étrangers. Voici, Mesdames et Messieurs, les éléments principaux en support des résolutions 6-12 soumises à votre approbation et relatives à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux. Je vous remercie de votre attention.
Merci Laurence. Je ne sais pas si BlackRock a eu l'élégance de t'accorder un cadeau de départ, mais ils nous ont informés, et je crois que tu n'es pas au courant il y a quelques jours, qu'ils allaient citer Capgemini dans leur rapport 2021 au titre de l'exemplarité de l'intégration des critères ESG dans la politique de rémunération de ses dirigeants. Donc, je sais que c'est une volonté évidemment du conseil, mais en tant que présidente du comité des rémunérations, ce sera aussi ta postérité. Pour ces douze années et pour cela, merci beaucoup. Frédéric Oudéa va maintenant nous décrire la gouvernance du groupe pour l'année 2021 et l'année 2022.
Mesdames et Messieurs les actionnaires, bonjour. À l'inverse de Laurence, à laquelle je souhaite aussi rendre hommage, c'est la première fois que j'ai l'honneur de vous faire cette présentation en tant qu'administrateur référent sur la gouvernance de votre groupe, le fonctionnement, la composition du conseil et ma propre activité puisque j'ai pris la succession de Pierre Pringuet en mai 2021. Commençons, si vous le voulez bien, par l'activité du conseil et des comités. Si les slides veulent bien tourner. Voilà. Vous avez sur cette slide les principaux sujets sur lesquels le conseil a travaillé tout au long de l'année 2021.
Bien entendu, la stratégie et l'organisation du groupe dans un monde de normalisation progressive, la performance du groupe qui a été soulignée, les enjeux de talents, le recrutement et la rétention des talents qui sont un enjeu absolument fondamental, comme déjà souligné par notre directeur général, Aiman Ezzat, les enjeux de gouvernance et de succession managériale, l'audit et les risques et bien entendu les questions de rémunération, y compris le plan d'actionnariat salarié. En ce qui concerne les enjeux stratégiques, permettez-moi de dire que les travaux du Conseil ont porté sur l'affinement des orientations stratégiques qui vous avaient été présentées en 2021 par Aiman Ezzat, avec notamment, il l'a souligné, le développement de notre position de leader mondial dans l'industrie intelligente.
Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les enjeux relatifs à la politique ESG et c'est très bien que Capgemini soit considéré comme un leader dans ce domaine. Puis enfin, bien sûr, le suivi de l'intégration d'Altran qui, comme Aiman l'a souligné, a été tout à fait réussi, tant en termes de synergies commerciales que de synergies opérationnelles. Vous voyez que vous avez un conseil extrêmement actif et assidu. 9 réunions du conseil, 35 réunions de comité, 2 sessions exécutives, notamment sur des enjeux de rémunération et de gouvernance. Puis 100% de taux de participation, c'est quand même quelque chose qui reflète, je crois, l'attachement de vos administrateurs à votre groupe et encore une fois leur assiduité. Paul l'a mentionné, c'est une année importante puisque nous terminons une phase de transition managériale.
Comme Paul l'a souligné, vous le savez que depuis maintenant deux ans, nous vous avons proposé une gouvernance dissociée avec Paul, président, qui a accompagné cette transition managériale et bien sûr la prise de fonction d'Aiman Ezzat. Cette transition prend fin avec cette assemblée générale. Comme Paul l'a dit et je vais y venir dans un instant, nous vous proposons de poursuivre avec cette gouvernance dissociée. Dès lors que Paul n'est pas considéré comme indépendant au regard des critères de gouvernance AFEP-MEDEF, nous avons maintenu le rôle d'un administrateur référent, dont j'ai l'honneur d'occuper la fonction, qui veille à préserver l'équilibre de la gouvernance du groupe, qui veille au bon fonctionnement du conseil, notamment l'évaluation du conseil, la sélection des nouveaux candidats, le dialogue avec les actionnaires dans le cadre du dialogue sur la gouvernance.
Puis bien sûr, je veille au respect des règles de déontologie applicables au conseil, les vérifications concernant les conflits d'intérêts et les enjeux d'indépendance de vos administrateurs. Comme Paul vous l'a dit, le conseil a souligné la réussite de cette gouvernance dans son évaluation sur laquelle je vais revenir. Dès lors, nous vous proposons effectivement de maintenir pour les 4 prochaines années cette gouvernance dissociée, avec donc le maintien de Paul comme président du conseil. Si vous, bien sûr, validez son renouvellement, nous souhaitons bénéficier de son expérience, de son expertise, de sa connaissance approfondie du groupe qu'il a dirigé, je vous le rappelle, pendant 18 ans. Nous souhaitons ajuster légèrement les missions de Paul pour s'inscrire dans un mandat tout à fait normal.
Je précise qu'il continuera à présider le comité stratégique et de RSE et bien entendu, continuera à promouvoir les valeurs, la culture et l'image du groupe. En l'espèce aussi, si vous votez pour ma propre reconduction comme administrateur, le conseil, en l'espèce, a proposé ma reconduction comme administrateur référent. L'évaluation interne du conseil, cette année, vous le savez, c'est une évaluation interne, donc nous n'avons pas fait appel à un cabinet. C'est donc moi-même qui ai conduit cette évaluation avec un entretien individuel réalisé avec chacun et chacune des administrateurs ou administratrices. L'objectif, c'est d'évaluer le fonctionnement du conseil, l'adéquation de sa composition et la contribution effective de chaque administrateur. La synthèse est sur cette slide. C'est une évaluation très positive.
Vous avez notamment ce satisfecit sur la qualité du dialogue avec le directeur général et sur les orientations stratégiques et la réussite, une nouvelle fois, de cette gouvernance. En ce qui concerne les priorités pour cette année, deux principales, la définition et le suivi des orientations stratégiques. On continue à affiner avec l'ensemble des opportunités sur ce marché. Puis, bien sûr, la composition et le fonctionnement du conseil. Si on regarde un peu plus en détail, justement, ces éléments, la composition du conseil, vous avez vu qu'on s'était fixé pour la période 2018, 2022 un certain nombre d'objectifs, notamment une internationalisation à poursuivre et une diversité des profils et des expériences managériales.
Je dois dire que nous avons été extrêmement satisfaits, notamment de la qualité des contributions de nos deux nouveaux administrateurs, Tanja Rueckert et Kurt Sievers, ici présents en 2021. Puis nous avons augmenté le nombre d'administrateurs indépendants qui est passé de 75 à 82% en 2021 avec les successions qui ont été réalisées. Si je regarde la composition du conseil d'administration, je pilote donc moi-même le processus de sélection concernant les nouveaux administrateurs. C'est un processus très rigoureux avec des critères établis en fonction des objectifs que nous nous fixons, notamment diversité et diversité des compétences. On fait appel bien sûr à un cabinet externe pour nous appuyer dans cette démarche.
Au titre de cette diversité et renouvellement des compétences, il y a donc trois renouvellements de mandat qui vous sont proposés aujourd'hui, Paul Hermelin, Xavier Musca et moi-même. Nous regrettons le départ de Laurence, qui vient d'être encore une fois à nouveau confirmé et nous souhaitons nommer deux administrateurs nouveaux, l'un avec une forte compétence financière pour remplacer Laurence au sein du comité d'audit et des risques, l'autre avec un profil de dirigeant d'un grand groupe international. Je précise que c'est Patrick Pouyanné que nous souhaitons nommer à la présidence du comité des rémunérations à la suite de Laurence. On vous propose effectivement à votre, on soumet à votre approbation deux candidats, Maria Ferraro, qui, comme Paul l'a souligné, ne peut être présent physiquement aujourd'hui, mais on va voir. Elle va nous dire quelques mots par vidéo.
Chers actionnaires. Dear shareholders. My name is Maria Ferraro. It is with great pleasure that I will join the Board of Directors of Capgemini. Let me briefly introduce myself. I'm Canadian. I was born and raised just outside of Toronto. I'm married and a very proud mother of a 14-year-old daughter. By way of education, I'm a certified public accountant and started my career at PricewaterhouseCoopers in Canada. After PwC, I joined telecommunications equipment supplier Nortel Networks, where I also spent several years working in Paris. Over the last 18 years, I have been further pursuing my career in finance leadership positions within Siemens and now Siemens Energy. I have held CFO positions for Siemens in the U.K. and Canada before relocating to Germany in 2017 to become the CFO of the operating company Digital Industries of Siemens AG.
Since May 2020, I have been the CFO of Siemens Energy and in addition have also taken on the very important position of Chief Inclusion and Diversity Officer of the company. How will I add value to the Board of Directors at Capgemini? Overall, I have more than 25 years of experience working in the financial sector of leading international technology companies. In addition to contributing my financial expertise, I've also been responsible in those leading companies through process transformation, implementing new strategies, driving innovation, and guiding and leading global teams. It is my goal as a member of the Board of Directors at Capgemini to support the management team in the best way possible, to monitor and to advise on the strategic direction of the company. The purpose of Capgemini is unleashing human energy through technology for an inclusive and sustainable future. This really resonates with me.
This is exactly what I am passionate about. In business, in our daily tasks, we need to all together make sure to create a sustainable future, drive change forward, and make a positive impact. That is what I'm personally thriving for. Thank you so much for the honor.
Vous voyez qu'elle correspond parfaitement à ce profil avec une forte expérience financière. Sa nationalité nord-américaine va encore enrichir la diversité de notre conseil. Elle a une expérience très internationale. Alors le deuxième candidat est ici présent, Olivier Roussat, qui lui correspond parfaitement au profil de dirigeant d'un grand groupe international. Olivier, je vous laisse la parole.
Merci beaucoup. Mesdames et Messieurs les actionnaires, je me réjouis de pouvoir rejoindre le conseil de Capgemini. Mon expérience, j'ai 57 ans. J'ai démarré ma carrière d'ingénieur dans un groupe de technologie qui a été cité tout à l'heure, qui était le groupe IBM. J'y ai passé mes six premières années dans le domaine des services et en particulier dans tous les services aux télécoms, ce qui naturellement m'a amené à rejoindre Bouygues Telecom à sa création en 1995. J'ai démarré dans l'entreprise Bouygues Telecom dans des activités de technologies de service, tout à fait à la base de l'entreprise, à la tête d'une équipe de six techniciens.
J'ai cheminé dans l'entreprise pour en prendre la direction générale en 2007, pour en devenir ensuite le PDG en 2013, période qui correspondait pour les télécoms français à une période assez agitée, ce qui m'a permis de conduire le retournement de Bouygues Telecom avec l'équipe de direction de l'entreprise sur les années 2014, 2015 et 2016. À partir de 2009, j'ai rejoint le conseil d'administration de TF1 et j'ai pu travailler dans deux entreprises pour lesquelles les bouleversements digitaux sont assez violents et assez phénoménaux dans les business models. J'ai ensuite rejoint la direction générale du groupe Bouygues en 2016 pour en devenir donc directeur général délégué, pour pouvoir découvrir les métiers que je ne connaissais pas dans le groupe, tous les métiers de construction d'une part, et puis le côté international du groupe qui est présent dans 80 pays.
Je suis devenu, à la faveur de la dissociation des postes de président et directeur général, le directeur général en début de 2021, directeur général du groupe Bouygues avec Martin Bouygues comme président. Donc, j'en assume maintenant la direction générale. Ma conviction profonde est que l'innovation nous permet de pouvoir créer des différences et maintient la compétitivité des entreprises. C'est des choses que j'ai utilisées tout au long de ma carrière. J'ai un fondement technologique assez sérieux dans tous les domaines médias et télécoms et je pense pouvoir apporter au conseil d'administration de Cap, d'une part une expérience de groupe international et puis d'autre part, toutes les expériences relatives à toutes les démarches technologiques et d'innovation que j'ai pu avoir, pardon, au sein de ma carrière. Voilà, je vous remercie.
Merci beaucoup Olivier. Vous voyez donc si vous validez les 3 reconductions et les 2 nominations qui vous sont proposées, nous aurons un conseil qui aura notamment encore progressé dans le pourcentage d'indépendants à 83% de membres indépendants avec un très bon équilibre des genres, 42% de femmes au sein de ce conseil, un rajeunissement du conseil qui se poursuit avec 57 ans d'âge moyen et notamment aussi 40% de membres du conseil qui sont de nationalité étrangère. Je souligne bien sûr la représentation également des salariés. Pour terminer ma présentation, je vous propose donc de récapituler les résolutions qui vous sont soumises aujourd'hui. Vous avez donc les trois renouvellements et les deux nominations d'administrateurs nouveaux. Puis, on vous propose une modification des statuts.
Jusqu'à présent, l'obligation de détention pour chacun des administrateurs était de 1,000 actions, correspondant à l'époque à 1 an de rémunération moyenne annuelle de ces administrateurs. Avec la très forte augmentation du cours de l'action dont nous nous félicitons tous, ce montant est devenu nettement supérieur et on vous propose donc de retenir un montant de 500 actions qui, une nouvelle fois, représente, comme dans la plupart des entreprises du CAC 40, cette référence à 1 an de rémunération moyenne annuelle. C'est la résolution numéro 19 modifiant l'article 11 alinéa 2 de nos statuts. J'en ai terminé, Monsieur le Président.
Merci Frédéric et bienvenue à Maria Ferraro et Olivier Roussat, sous réserve évidemment du vote de nos actionnaires. Je vais maintenant demander donc à notre commissaire aux comptes Dominique Müller, au nom du Collège, de bien vouloir présenter et résumer leur rapport. Merci Dominique.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, au nom du Collège des commissaires aux comptes, les cabinets PricewaterhouseCoopers Audit et Mazars, j'ai le plaisir de vous rendre compte de notre mission au titre de l'exercice 2021. Je vous propose, conformément à l'usage de cette assemblée, de vous résumer les différents termes de nos rapports. Rapports qui ont été tenus à votre disposition par la société et qui figurent dans le document d'enregistrement universel 2021. Je commencerai tout d'abord par le rapport sur les comptes consolidés du groupe, comptes préparés selon le référentiel IFRS, tel qu'adopté par l'Union européenne. Nous avons certifié les comptes consolidés sans réserve ni observation. Nous avons considéré comme points clés de notre audit les éléments qui ont été jugés comme étant les plus importants et qui ont donc fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de notre mission.
Pour 2021, ces points clés ont concerné la comptabilisation du chiffre d'affaires et des coûts liés aux prestations pluriannuelles, les regroupements d'entreprises et l'évaluation des écarts d'acquisition et enfin les contrôles fiscaux. Nous rappelons que l'objectif fondamental de notre mission est d'obtenir une assurance raisonnable sur la sincérité, la régularité et l'image fidèle des comptes, et de nous assurer que ceux-ci ne comportent pas d'anomalies significatives. Pour ce faire, nous intervenons dans toutes les entités significatives du groupe Capgemini, tant en France qu'à l'international. Notre approche est adaptée aux activités et aux différents métiers du groupe, ainsi qu'à son organisation. Par ailleurs, la vérification du rapport de gestion et des autres documents adressés aux actionnaires n'appelle pas de commentaires particuliers.
Concernant maintenant notre rapport sur les comptes annuels de Capgemini SE, qui sont préparés selon les principes comptables français, nous avons considéré comme points clés de notre audit l'évaluation des titres de participation. Nous avons certifié ces comptes sans observation ni réserve. En ce qui concerne notre rapport spécial sur les conventions réglementées, nous n'avons été avisés d'aucune nouvelle convention conclue au cours de l'exercice clos le trente-et-un décembre deux mille vingt et un. Notre rapport fait également état qu'aucune des conventions conclues et autorisées lors des exercices antérieurs ne s'est poursuivie au cours de l'exercice deux mille vingt et un. Enfin, au titre de la partie extraordinaire de votre assemblée générale, nous avons émis cinq rapports relatifs à des projets de résolution soumis cet après-midi à votre vote et portant sur les opérations concernant le capital.
Nous n'avons pas formulé d'observation sur les modalités de principe que vous, qui vous sont proposées par votre conseil d'administration. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les actionnaires, je vous remercie de votre attention.
Merci Monsieur Müller. Nous arrivons donc maintenant au moment que vous attendez tous, j'imagine, dans cette salle, à savoir le temps des questions-réponses, hein. Pour votre information, des questions écrites ont été reçues en amont de cette assemblée générale et les réponses apportées sont évidemment disponibles sur notre site Internet. Nous allons consacrer environ 25 minutes à cette séance de questions-réponses. Nous prendrons des questions dans la salle, mais également via la plateforme sécurisée disponible qu'a évoquée Paul Hermelin dans l'introduction de cette assemblée générale. Vous pouvez encore, pour ceux qui assistent à cette assemblée générale à distance, poser des questions. On s'efforcera de répondre au plus de questions possible dans le temps disponible.
Pour les actionnaires présents dans la salle, je rappellerai quelques règles simples de ne pas dépasser une minute pour votre question et vous présenter avant de la poser. Les hôtesses qui sont donc présentes ici vous apporteront un micro. Il suffit simplement de lever la main. Je vous propose de commencer par une première question qui nous vient d'un actionnaire présent sur Internet et elle porte sans surprise sur la situation géopolitique. Aiman, cet actionnaire voudrait savoir quelles sont les conséquences pour le groupe du conflit en Ukraine et plus largement sur les conséquences globales pour notre industrie.
Écoutez, bien sûr, c'est une très bonne question, une question d'actualité. On est bien sûr dévastés par la guerre et son impact sur des vies innocentes en Ukraine. On condamne fermement, bien sûr, l'agression et la violence infligée au peuple ukrainien.
Dès la fin de l'année 2021, le groupe s'est fortement mobilisé pour assurer la sécurité de ses équipes et de leurs familles en Ukraine et a mis en place des plans de continuité, évidemment, pour ses clients. Le groupe continue de suivre très près ce qui se passe en Ukraine, le déroulement du conflit et évidemment d'accompagner nos salariés. Même si nous avons qu'une exposition limitée en Ukraine, moins de 0.5% de nos effectifs globaux, on a été surpris par la résilience des équipes en Ukraine. Elle est vraiment impressionnante. Le niveau d'activité reste à des niveaux très élevés puisque plus de 90% de l'activité pré-invasion est toujours là. Nos équipes continuent à travailler et à supporter les clients. Comme je l'ai dit un peu plus tôt, nous avons même embauché 160 personnes depuis le début de la guerre.
Le groupe exprimait clairement, et ce bien avant la guerre en Ukraine, en faveur des droits de l'homme, comme vous le savez. Le groupe a d'ailleurs manifesté son engagement en publiant fin 2021 sa politique en faveur des droits de l'homme, qui est un prérequis indispensable de toute activité pour le groupe. Pour la Russie, le groupe a clairement exprimé son intention de mettre terme à sa présence, qui est de très faible taille, vraiment très réduite, et concerne un nombre restreint de quelques marques internationales présentes dans le pays, évidemment dans le respect des droits de ses collaborateurs en Russie et en totale conformité avec la législation applicable.
Merci Aiman. On va prendre peut-être une question dans la salle maintenant. Est-ce qu'il y a quelqu'un pour se lancer, Monsieur ?
Pas besoin de toucher.
Allô, vous m'entendez ?
On vous entend parfaitement.
Merci messieurs. Je me présente donc je suis actionnaire individuel. Je suis un ancien dirigeant d'entreprise et j'avais une question sur la concurrence. Vous avez réussi avec un brio extraordinaire à intégrer très rapidement l'acquisition d'Altran. Comme vous le savez, il existe sur le marché un concurrent qui est en déshérence, pour des fautes de gestion et de communication financière parfaitement identifiées. C'est d'ailleurs tout à fait l'inverse de Capgemini. Je veux parler du groupe Atos, qui aujourd'hui a une valorisation de EUR 2.5 billion, qui est pratiquement presque la marge opérationnelle de Capgemini. C'est quand même 110,000 personnes, EUR 11 billion de chiffre d'affaires et une position de leader dans les métiers où vous êtes déployés, l'informatique quantique, la cybersécurité.
Est-ce que un petit peu à l'image de ce qu'a fait Veolia avec Suez, un rapprochement entre les deux groupes aurait du sens pour créer un leader mondial face aux GAFA, aux géants comme Accenture ou IBM ? Merci.
Écoutez, merci pour votre question. Tout d'abord, je pense que c'est évidemment une question tout à fait pertinente, par rapport aux évolutions potentielles et consolidations potentielles de notre marché. Il faut savoir que tous les mouvements, grands mouvements qu'on a faits en termes de grosses acquisitions, c'est généralement pour un mouvement stratégique important. C'est-à-dire, il faut qu'on soit convaincu qu'il y a une très forte création de valeur par rapport à l'effort consenti pour faire une intégration. D'ailleurs, des sociétés comme ça, qui sont sur 40, 50 pays, comme l'était le cas d'Altran, on l'a faite parce qu'on voyait un saut très important dans notre stratégie, notamment sur la création de l'industrie intelligente.
J'avoue que par rapport à une société comme Atos, nous avons beaucoup plus de domaines communs et qui demanderaient une intégration très compliquée, sans potentiellement une très forte création de valeur potentielle en termes stratégiques, en termes de repositionnement stratégique pour le groupe. Donc, je ne fais que confirmer, si vous voulez, ce que j'ai dit maintenant depuis un certain nombre de mois, puisque j'ai déjà eu la question, comme vous pouvez l'imaginer, plusieurs fois. On ne voit pas aujourd'hui d'intérêt stratégique pour le groupe à ce type de rapprochement.
Parfait. Une autre question pour Paul sur la gouvernance du groupe qui nous vient d'un actionnaire en ligne. Monsieur le président, si vous êtes renouvelé en tant que président du conseil, comment faut-il comprendre le maintien d'un administrateur référent et quelles sont les raisons de ce dispositif de gouvernance ?
Chers amis, vous savez peut-être que je siège comme un autre administrateur de ce groupe au Conseil de l'AFEP. Le code AFEP-MEDEF prescrit que lorsqu'il y a dissociation et que le président n'est pas indépendant, et je crois vraiment qu'on peut dire qu'étant maintenant, ayant rejoint le groupe en 1993, c'est-à-dire il y a quasiment, il y a 29 ans, je ne suis vraiment pas indépendant, hein. Je ne peux pas me prétendre tel. Donc n'étant pas indépendant, il est recommandé que l'on maintienne, malgré la dissociation, un administrateur référent indépendant. Alors moi, je dois dire, je dois ajouter qu'au long de son expérience, nous avons eu comme administrateur référent, Pierre Pringuet et maintenant Frédéric Oudéa. Et ça apporte beaucoup parce que ça apporte un point de vue extérieur. Parce qu'Aiman et moi, nous cohabitons depuis 2005, donc on est un vieux couple.
Les rôles ont changé, il est maintenant le patron, et je le stimule et c'est mon nouveau job. Je crois qu'il est très souhaitable pour l'intérêt du groupe et pour sa gouvernance qu'un point de vue un peu externe, qui est celui que nous apporte Frédéric Oudéa, soit préservé.
Merci Paul. Une autre question dans la salle ? Vous êtes plus timides que les actionnaires en ligne. Bon ben s'il y a des gens timides, on va laisser parler les actionnaires en ligne. Carole, une question sur les liquidités du groupe. Comment voyez-vous l'évolution de la liquidité du groupe ?
C'est une très bonne question. La question de la liquidité est une question essentielle pour un groupe comme le nôtre. La position de liquidité du groupe, elle est très solide et elle évolue positivement. Si on veut essayer de l'illustrer avec des principaux points à la fin de l'année 2021, dans les éléments constitutifs importants, il y avait d'abord ce que vous avez vu à notre bilan, c'est-à-dire EUR 3.5 billion de trésorerie brute. Enfin, nous disposions au trente-et-un décembre de 2021 d'une ligne de crédit syndiqué multidevise de EUR 1 billion. Cette ligne, elle est réalisée avec de nombreux partenaires bancaires internationaux avec qui nous entretenons des relations de longue durée. Elle a une échéance 2027 et elle n'est pas tirée.
Par ailleurs, vous l'avez vu à notre bilan, nous portons EUR 6.7 billion de dettes obligataires qui sont, qui ont des maturités échelonnées jusqu'en 2032. Enfin, nous disposions aussi, fin décembre 2021, d'un programme de titres de créances court terme d'EUR 1 billion, lui aussi non tiré. Donc comme vous le voyez, notre position de liquidité est bonne et globalement, la politique de financement du groupe vise à assurer une bonne liquidité du groupe tout en assurant un recours mesuré à l'effet de levier. À ce titre, je précise que très récemment, en février 2022, l'agence de notation Standard & Poor's a confirmé la notation BBB de la dette long terme de Capgemini tout en rehaussant la perspective de stable à positive, ce qui est une illustration de notre solidité en termes de profil financier.
Merci Carole. Toujours pas de questions dans la salle ? Monsieur.
Bonjour, je suis actionnaire individuel. J'avais une question concernant Monsieur Frédéric Oudéa. J'ai lu dans les journaux financiers récents que l'année prochaine, en 2023, vous alliez quitter la présidence de la Société Générale dont vous êtes président depuis de longues années. Je voulais savoir est-ce que ça allait avoir une incidence dans sur Capgemini et sur votre poste comme administrateur à Capgemini? Merci beaucoup.
Frédéric?
Peut-être. Non, ça n'a aucun rapport. D'abord, je suis directeur général de la Société Générale. Effectivement, j'ai annoncé, mais ça n'a rien à voir. Il n'y aura aucune influence sur mes fonctions d'administrateur référent de Capgemini.
Une autre question qui nous vient d'un actionnaire en ligne. Nos actionnaires sont tous férus de technologie, visiblement, puisque la question est la suivante: quelle perspective, Monsieur le directeur général, voyez-vous pour le métavers ? Tout le monde connaît le métavers, ou je laisserai Aiman rappeler brièvement en quoi cela consiste pour le groupe Capgemini.
C'est un sujet récent. J'ai commencé à avoir les premières questions d'investisseurs depuis le mois de septembre l'année dernière. Mais maintenant, c'est une grosse question, une grosse question d'actualité, bien sûr. C'est l'un des développements numériques qui a suscité le plus d'enthousiasme récemment. En parlant de métavers, en français, metaverse en anglais, on pense souvent à la création de mondes virtuels dans lesquels nous pouvons interagir, notamment en utilisant des technologies de réalité virtuelle ou augmentée. Le métavers va beaucoup plus loin que ça, que la création d'un monde virtuel ou uniquement d'avatars. Il s'agit d'un projet complet d'évolution des technologies de l'Internet vers, incluant aussi des technologies telles que NFT, blockchain ou Web3. Le métavers mobilise bien sûr plusieurs savoir-faire, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, les technologies avancées du cloud, la blockchain.
Ce sont des domaines où Capgemini a développé une expertise de premier plan. C'est-à-dire c'est pas quelque chose de nouveau pour nous. Nous avons les compétences dans ces domaines et notamment, on est très présent dans les technologies dites immersives. On a de nombreuses références en matière de réalité virtuelle ou encore de jumeaux numériques, par exemple, dans l'industrie. Sur le métavers, qu'est-ce qu'on fait, en fait ? On travaille à la réalisation des différents cas d'usage avec nos clients, dans les secteurs notamment de l'automobile, de l'industrie, mais aussi de la grande consommation. Ce qui est important, c'est oui, il y a le métavers, il y a beaucoup d'intérêt. La question, c'est comment nos clients vont gagner de l'argent à travers ça ? Comment ça va impacter leur vie de tous les jours ? Quels sont les cas d'usage ? Quelles sont les expérimentations ?
C'est là-dessus qu'on travaille. Pour avoir un temps d'avance, on parlait d'avoir un temps d'avance, on doit développer les modèles de demain, on doit développer les modèles économiques. Qu'est-ce qu'on peut faire dans le métavers ? Comment les clients peuvent trouver des profits à travers ça ? Notre ambition est bien sûr de nous positionner comme étant un bâtisseur de ce nouvel environnement. C'est pourquoi je veux annoncer aujourd'hui que nous allons bientôt lancer un labo sur le métavers. Pascal en a parlé. Il sera dédié aux applications potentielles du métavers pour nos clients. Le lancement sera aussi accompagné de la signature d'un partenariat exclusif avec une entreprise technologique majeure dans le domaine. En préannonce.
Merci. Alors, quelques questions d'ordre sociétal de la part d'actionnaires en ligne. Vous le savez, on l'a évoqué tout à l'heure, Capgemini a publié à l'automne sa politique ESG et a des ambitions importantes dans le domaine. Un actionnaire nous demande : dans la mesure où la part du numérique ne fait qu'augmenter dans notre quotidien et rend la question de l'inclusion numérique incontournable, que fait le groupe Capgemini en termes de projets innovants et de lutte pour la fracture numérique ? Je sais que Paul s'intéresse beaucoup à ces questions et Aiman également. Je ne sais pas lequel de vous deux veut répondre. Aiman pour commencer peut-être ?
Je veux bien, oui merci. Évidemment, vous savez que l'inclusion numérique est un de nos trois piliers RSE, avec diversité, inclusion et développement durable. On pense que les technologies, bien sûr, les technologies sur lesquelles on travaille sont porteuses de progrès pour tous. Nos stratégies se reposent sur l'inclusion numérique sur quatre piliers majeurs. D'abord, tout ce qu'on appelle digital literacy. C'est le fait d'offrir un accès aux outils numériques aux populations les plus exclues et transmettre des compétences numériques pour sensibiliser notamment au numérique. Ensuite, on a des académies digitales, des centres où on propose des formations spécialisées, notamment sur l'informatique, mais on va aller au-delà. Pour aider les jeunes les plus défavorisés à acquérir des compétences technologiques pour intégrer le nouveau monde du travail.
Je reviendrai un peu sur des chiffres là-dessus et nos ambitions pour 2022. Ensuite, on a une initiative qui s'appelle Tech for Positive Futures, qui permet de renforcer notre conviction que la technologie et l'innovation doivent être utilisées pour répondre aux enjeux sociétaux majeurs de la planète et créer un impact positif. Enfin, on travaille beaucoup sur un certain nombre de sujets qui nous permettent d'unir nos efforts avec ceux d'autres organisations afin de créer des connaissances et expertises et les partager dans le but commun de réduire la fracture numérique. Donc, pour parler un peu des objectifs 2022 qu'on s'est fixés dans le domaine. D'abord, on poursuit nos efforts en matière d'alphabétisation numérique, en adoptant une approche plus précise destinée à accroître l'accessibilité des dispositifs numériques, comparée bien à d'autres initiatives aussi que l'on poursuit.
Pour 2022, on s'est fixé d'impacter positivement au moins 350,000 personnes, à comparer à un peu moins de 300,000 personnes l'année dernière. C'est des activités en termes d'actions de digital literacy. Nous accélérons également l'engagement de nos collaborateurs sur ces projets. À l'avenir, nos académies digitales resteront l'un de nos piliers phares, évidemment. Pour cette année, on prévoit de former 5,500 diplômés. Vous le savez, on s'engage à embaucher au moins 10% des diplômés qui passent par nos académies digitales. On renforce notre collaboration avec des clients et des partenaires commerciaux qui sont très intéressés.
On travaille avec un certain nombre de grands clients, de banques et d'autres sociétés, justement sur ces académies digitales, et on les aide à en monter et ils veulent aussi embaucher les gens qu'on forme chez nous, dans nos académies digitales. On aussi aspire à généraliser évidemment on a une semaine de bénévolat au niveau du groupe et en impliquant beaucoup plus de collaborateurs encore que les années précédentes.
Paul, je sais que le sujet te tient à cœur. Tu veux rajouter ?
Moi, je me permettrai d'ajouter à ce que vient de dire Aiman qu'avec son accord, je représente le groupe au conseil d'une coalition qui s'appelle B for IG, qui est Business for Inclusive Growth, et que grâce aux initiatives du groupe, nous avons introduit ce chantier d'inclusion digitale et qu'on y joue un rôle de leader. Donc on a emmené dans ce travail des groupes comme Unilever, JPMorgan Chase, le Japonais Ricoh. Donc votre groupe est leader vraiment de tout ce qui travaille sur l'inclusion digitale avec un ralliement de grands groupes internationaux autour de nous. Donc on est vraiment à la pointe.
Parfait. Je vais peut-être une dernière question d'un actionnaire en ligne. Il y en a plusieurs qui portent sur, voilà, sans surprise, sur la guerre des talents, sur les modes de travail. Sur beaucoup d'actionnaires ont noté la croissance extraordinaire des effectifs du groupe Capgemini. Il y a une question sur l'évolution des modes de travail, notamment le télétravail. Est-ce que c'est une perspective souriante pour le groupe ou est-ce que c'est une contrainte ? Et comment gagner cette guerre des talents ? Est-ce que c'est une dimension de la guerre des talents, les modes de travail ?
Bien sûr, c'est une très bonne question hein. C'est quelque chose qu'on vit tous les jours. Il est évident que le Covid est passé par là et qu'il y a une grande évolution sur le marché des talents. Une des évolutions, évidemment, qu'on voit, c'est le développement du travail hybride. Alors, vous savez qu'on a travaillé avec 97% de nos employés en télétravail pendant de nombreux mois, de nombreux trimestres, presque 2 ans, qu'on revient à un modèle un peu différent, mais un modèle hybride. Le modèle du passé a disparu. Donc on a mis en place un système de travail hybride pour que 30%-70% du travail puisse se faire à domicile ou en tout cas en remote.
Cette politique a été déployée depuis le mois de juin 2021 au sein du groupe, dans l'ensemble des pays. À fin avril 2022, 98% des employés du groupe en bénéficient. Cette politique est mise en place en accord avec les comités d'entreprise internationaux et les instances représentatives du groupe Capgemini. Ainsi, à titre d'exemple, en France, deux nouveaux accords de télétravail ont été conclus à l'unanimité des organisations syndicales représentatives et plus de 91% des salariés se sont dotés d'un avenant de télétravail. Donc cette transformation est soutenue bien sûr par la mise en place de rituels d'équipe qui renforcent cette culture de confiance parce que le travail hybride, c'est une évolution évidemment de la relation avec nos employés. On a un portail digital de bien-être au travail qui a aussi été lancé dans presque tous les pays.
Les employés télétravaillants notamment peuvent recevoir partout à travers le monde des équipements pour la maison, comme par exemple une chaise ergonomique ou un écran qu'ils peuvent commander en ligne et recevoir. Le groupe s'est aussi fortement digitalisé pour permettre justement à chacun de travailler dans l'environnement hybride, outils collaboratifs, plateformes pour réserver une place de bureau ou de parking, le fait de pouvoir commander directement sur le site le matériel pour travailler chez soi ou bien sûr la formation à distance. La mise en place de ce programme New Normal nous permet aujourd'hui d'offrir un environnement de travail autonome et beaucoup plus flexible et respectueux de nos employés tout en facilitant la rétention des talents et l'attractivité des profils les plus divers.
Je tiens aussi à mentionner le fait d'accepter d'avoir de plus en plus des employés hybrides nous permet aussi d'ouvrir le champ des endroits géographiques où nous pouvons recruter des employés qui justement préfèrent ce mode hybride. Ça nous ouvre toute la France, par exemple, en termes de terrain de jeu, en bassin d'emploi, par rapport à uniquement recruter sur certaines villes où on est, même si on est aujourd'hui présent dans beaucoup de villes en France.
Merci, Aiman. Ceci conclut donc notre séance de questions-réponses. Nous allons donc ouvrir dans quelques instants le vote. Vous allez voir s'afficher derrière moi le mode de fonctionnement du boîtier qui vous a été remis individuellement lors de l'enregistrement sur la feuille de présence. Ce boîtier intègre pour chaque actionnaire le nombre de voix dont il dispose et au moment de la mise aux voix, chaque actionnaire disposera de quelques secondes pour appuyer sur le bouton pour ou le bouton contre ou le bouton abstention. Je vous rappelle que la majorité en assemblée est décomptée uniquement, comme je l'ai dit dans l'introduction, des votes pour ou contre, les abstentions n'étant plus assimilées à des votes contre. Je sollicite de cette assemblée, qui me l'accordera certainement, l'autorisation de ne pas lire in extenso le texte des résolutions.
Je me contenterai de vous citer le titre de chaque résolution avant d'ouvrir le vote. Je vous rappelle les conditions de majorité qui sont la majorité ordinaire, plus de 50% pour l'assemblée à caractère ordinaire et la majorité des deux tiers pour les résolutions à caractère extraordinaire. Dernier point, je vous donne, comme je m'y étais engagé, le quorum définitif qui a un tout petit peu augmenté depuis le début de cette réunion. Nous comptons physiquement ici 143 actionnaires qui vont donc voter. 7,160 ont pris part au vote. Le nombre de titres a légèrement augmenté, mais le quorum reste en proportion de 72.67%, 0.02% de plus que le quorum d'ouverture du capital, donc, pour les deux assemblées ordinaires et extraordinaires. Nous allons donc maintenant pouvoir procéder au vote.
La première résolution. La première résolution qui porte donc sur l'approbation des comptes sociaux de l'exercice 2021. Le vote est ouvert. Le vote est clos. La résolution est adoptée à hauteur de 99.978%. Vous apprécierez la précision. Résolution numéro 2, l'approbation des comptes consolidés de l'exercice 2021. Le vote est ouvert