C'est parti. C'est bon, c'est bon.
C'est bon, oui. Bonjour, bonsoir, bienvenue à tous. Bienvenue à cette nouvelle réunion qui sera donc dédiée, cette nouvelle réunion, nouveau moment d'échange dédié à la présentation des résultats annuels de l'exercice 2024-2025 de Figeac Aero. C'est un exercice qui a été clos le 31 mars 2025. La réunion sera animée aujourd'hui par Monsieur Maillard, Président Directeur Général du groupe Figeac Aero ; Thomas Girard, Directeur Général Adjoint, qui est à distance en raison de rendez-vous commerciaux ; Joël Bastian, Directeur Financier ici présent ; et moi-même, Simon Derbagne, Directeur des Relations Investisseurs. À nouveau, merci beaucoup pour votre présence et pour votre soutien. Nous allons démarrer tout de suite. À l'issue de la présentation, vous aurez la possibilité de nous poser des questions. On a reçu un certain nombre de questions, comme d'habitude, au préalable.
Et vous aurez également la possibilité, en levant la main sur l'interface Teams, en levant la main, vous aurez la possibilité également de poser en live vos questions. Ce sera avec grand plaisir. Voilà. Juste pour vous rappeler très rapidement qui nous sommes, parce que je pense que vous nous connaissez, mais ça ne mange pas de pain de prendre un petit peu de 30 secondes pour vous réexpliquer. On est un spécialiste de l'industrialisation de pièces métalliques pour l'industrie de l'aéro et de la défense. Et on a une stratégie qui est basée sur trois piliers. Le premier pilier, qui est le plus important, c'est celui d'être un partenaire critique pour tous les grands industriels de l'aéro. Donc, pour cela, on a une offre qui couvre l'intégralité de la chaîne de valeur. Et nous avons également développé, au fur et à mesure des années, une présence à l'échelle mondiale.
Donc, avant tout en France, où nous avons huit sites, mais à l'échelle mondiale avec 14 sites de production au global, dont une grosse partie également au Maghreb, et également en Amérique du Nord, et plus récemment avec deux coentreprises que nous avons en Arabie Saoudite et en Chine, là aussi pour capter des opportunités de croissance aéronautique sur ces marchés. Le point important, c'est que nous avons également, sur toute l'histoire du groupe, développé des positions tout à fait stratégiques sur les principaux programmes aéronautiques, notamment civils. Le deuxième pilier, c'est notre focus sur l'excellence industrielle, avec une combinaison unique de savoir-faire, d'expertise technologique et d'innovation, et que l'on déploie au travers d'un parc de plus de 350 machines d'usinage à travers l'intégralité du globe.
Le troisième pilier, lui, est plus orienté sur la décarbonation de nos productions et la participation active à la construction des prochaines générations d'avions. Un petit mot ensuite sur l'histoire du groupe, puisque c'est un point important pour lire un petit peu quelles sont les différentes phases de développement du groupe. Nous avons connu un très fort développement dans la décennie avant Covid, qui nous a fait passer de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires en mars 2010 à près de 450 millions en mars 2020. Et cette croissance de plus de 20% par an en moyenne s'est traduite également par la volonté de gagner en taille et d'atteindre stratégiquement la taille critique. Et c'est pour cela que nous avons investi plus de 600 millions d'euros sur cette période, et qui nous a amenés, avant Covid, effectivement, à devenir le premier sous-traitant à l'échelle européenne.
Le Covid est arrivé et nous a fait mal, puisque nous avons perdu près de 60% du chiffre d'affaires. Nous avions lancé, dès 2021, un plan qui s'appelait Route 25, et dont l'objectif était de revenir sur les niveaux d'activité d'avant crise. Je vais y revenir, mais en tout cas, c'est un objectif qui, aujourd'hui, a été atteint comme prévu en mars 2025. Comme vous le voyez, nous allons désormais plus loin avec le plan Pilote 28, qui nous verra dépasser les 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, c'est-à-dire plus de 30% au-delà des plus hauts historiques de mars 2020, et de dépasser également le seuil symbolique des 100 millions d'euros d'EBITDA courant et 60 millions d'euros en free cash flow. Mais nous allons revenir là-dessus à la suite de cette présentation.
Sur l'exercice 2024-2025 a été un très, très bon exercice, à plus d'un titre. Nous avons enregistré un 16e trimestre de croissance du chiffre d'affaires. Nous avons également enregistré un quatrième exercice consécutif de croissance rentable, d'augmentation de la génération de free cash flow, et surtout, nous avons enchaîné un quatrième exercice où nous avons atteint ou dépassé l'ensemble de nos objectifs financiers. Par ailleurs, nous avons également enregistré un nouveau record de débits courants, puisque nous sommes tout juste au-dessus du niveau historique de mars 2020, à 69,5 millions d'euros. Nous avons établi également un nouveau record en termes de génération de cash, puisqu'en free cash flow, nous sommes à 37,9 millions d'euros sur l'exercice. Autre point extrêmement positif, le retour, ce qui n'était pas arrivé depuis mars 2019, un retour à un résultat net positif. Joël, ici présent, reviendra plus en détail sur ces sujets-là.
Mais je vous laisserai avec ce point, c'est qu'entre avant Covid et cette nouvelle page qui est désormais tournée, vous avez un groupe Figeac Aero qui, aujourd'hui, démontre une meilleure performance opérationnelle, et surtout avec une structure financière beaucoup plus solide, moins endettée, et avec une meilleure génération de free cash flow. Donc, en conclusion, Figeac Aero continue à délivrer et va continuer à retrouver la confiance de ses partenaires financiers, ainsi que certaines couleurs en bourse, comme vous avez pu le constater ces dernières semaines et ces derniers mois. C'est une dynamique qui va se poursuivre, essentiellement grâce à un marché qui reste particulièrement dynamique, avec la croissance du trafic aérien, et ce, malgré une plus faible croissance macroéconomique.
Tout ça nourrit une demande en nouveaux appareils qui reste très, très forte, et avec des carnets de commandes chez Airbus comme Boeing, qui restent tout à fait pleins à craquer. Cette dynamique, elle est vraie sur le civil, mais elle est également vraie sur la défense. Et ces belles perspectives que nous avons dans la défense seront probablement renforcées par les impacts du programme de réarmement européen, sur lequel nous attendons là aussi de très belles retombées. Figeac Aero est très bien positionné sur l'ensemble des programmes clés, aussi bien civils que militaires. Nos clients, au-delà d'une focalisation sur le prix, font surtout attention à être en capacité d'accélérer les cadences de production. Et dans ce contexte-là, Figeac Aero bénéficie d'une visibilité tout à fait inégalée, aussi bien dans le civil que le militaire.
Nous avons pu démontrer une bonne exécution avec une bonne gestion des tensions à court terme. Alors, avec un maintien d'une performance industrielle adéquate, malgré les difficultés d'approvisionnement connues ces derniers mois, nous avons également géré les tensions en termes d'inflation, d'abord en obtenant des compensations de la part de nos clients, et aujourd'hui en renégociant des contrats avec une orientation des prix à la hausse. Dernièrement, nous avons été sollicités sur des questions autour des tarifs douaniers américains, et nous pouvons vous dire, à ce stade, que Figeac Aero ne sera que peu impacté et saura en tout cas réagir dans tous les cas. En termes d'exécution, sur le plan pilote 28, nous sommes soit en ligne, soit en avance sur le calendrier.
En avance sur la conquête commerciale, et comme vous l'avez vu, plutôt bien avancé sur la génération de free cash flow, et tout à fait en ligne avec les attentes sur les autres piles. Thomas, qui est à distance, reparlera de ces sujets-là. Tout ça va nous permettre de continuer à améliorer la performance d'ici à l'horizon 2028, et c'est ce qui nous a permis de confirmer hier soir les objectifs de croissance rentable du chiffre d'affaires au-delà de €600 millions, avec une marge d'EBITDA courant au-delà de 17%, et surtout de confirmer la trajectoire de désendettement du groupe, où nous continuons à être au rendez-vous période après période. Nous étions à un levier financier, donc une mesure de l'endettement, en mars 2023 à 7, descendu à 5,5 en mars 2024, et aujourd'hui, nous pointons à 3,8 en mars 2025.
Et l'année prochaine, nous approcherons le niveau de 3 pour atteindre, en mars 2028, un seuil au-dessous de 2. Donc, Figeac Aero est au rendez-vous depuis 2021 et a tout ce qu'il faut pour continuer à l'être. C'est donc dans ce contexte-là qu'on a pu communiquer ces bons résultats et que nous allons continuer à performer. En termes de marché désormais, je le disais, malgré de moindres perspectives macroéconomiques, c'est un marché qui reste particulièrement dynamique. C'est un marché qui va continuer à porter la demande de nouveaux appareils. Donc, après une année record en 2024, où vous aviez une croissance à deux chiffres, aussi bien sur le trafic passager que sur le trafic de fret, 2025, on continue sur cette lancée-là, avec une croissance de 6% sur la partie passager et d'un peu plus de 3% sur la partie fret.
Alors, évidemment, c'est une croissance qui sera peut-être un petit peu ralentie à court terme par de moindres perspectives de développement économique à l'échelle mondiale, mais pour autant, c'est une demande qui a toujours été particulièrement résiliente, et notamment grâce à des tendances lourdes de développement que vous voyez sur la partie gauche de notre slide. En tout état de cause, l'IATA voit d'ici à la fin de l'année une croissance assez similaire à celle que vous avez au 30 avril, et nous attendrons sur l'année 2025 un record de plus de 5 milliards de passagers transportés sur l'année. Pour rappel, Airbus et Boeing projettent une croissance d'environ 4% par an de ce trafic aérien sur les 20 prochaines années, ce qui va se traduire par une demande en nouveaux appareils, entre 42 000 et 44 000 nouveaux appareils.
Ça, c'est évidemment quelque chose de très important et qui va représenter un doublement en 20 ans de la flotte mondiale d'appareils commerciaux sur lesquels Figeac Aero, je le répète, est particulièrement bien positionné. Donc, avec cette demande particulièrement forte, les carnets de commande d'Airbus et Boeing, qui se situent un petit peu en deçà des 15 000 appareils commerciaux fermes, ces carnets de commande sont à des niveaux tout à fait record. Et aujourd'hui, sur la base des livraisons de 2024, cela représente plus de 13 années de production, donc avec une visibilité, je le disais, tout à fait inégalée. Tout le besoin pour ces constructeurs d'accélérer les cadences de production, et c'est ce que vous voyez ici sur ce graphique.
Et Airbus a confirmé l'ensemble de ses objectifs d'augmentation, aussi bien sur la 320, qui est notre premier programme, que sur la 350, qui est notre deuxième programme, avec des accélérations entre 50% et 100% des cadences d'ici à 2027 et 2028. Par ailleurs, vous noterez ici que ces derniers mois ont été notamment marqués par de grandes difficultés rencontrées par Boeing, notamment sur des aspects de qualité, et que désormais, nous voyons un retour à un bien plus grand optimisme de la part de Boeing et de son motoriste, donc Safran, avec un moteur sur lequel nous sommes particulièrement impliqués.
Sur le 737 MAX que vous voyez dans la partie haute de la slide, Boeing est en train d'atteindre de nouveau les cadences de 38 avions par mois et va transitionner d'ici à la fin de l'année vers 42 par mois, puis 50 par mois d'ici à 2026, ce qui, là aussi, nous profitera assez largement. Donc, avec des positions fortes sur l'ensemble de ces programmes commerciaux, les augmentations de cadences vont continuer à porter notre croissance sur l'aéronautique civile. Vous voyez ici cette dynamique dans le détail. Malgré l'augmentation des cadences année après année, on continue à avoir plus de commandes nettes, peu de livraisons, ce qui vous explique un petit peu la tendance structurellement à la hausse des carnets de commande pour ces principaux programmes.
Pour autant, rien que dans les dernières semaines, nous avons noté plus de 300 commandes fermes, notamment venant du Moyen-Orient et de l'Inde, sur des gros porteurs notamment. Vous savez également que lundi démarrera le salon du Bourget, qui est également un moment traditionnellement réservé à de nouvelles annonces de commandes, parfois de très, très grosses commandes, et dont les papiers font état d'un certain nombre de rumeurs actuellement. Mais en tout état de cause, nous restons persuadés que la dynamique est là et elle sera confirmée à l'issue du salon du Bourget. Je vais désormais passer la parole à Joël Malgal, notre Directeur Financier, qui va vous commenter les résultats financiers plus en détail. Bonsoir à tous. Nous allons rentrer maintenant dans le détail des chiffres comptables et financiers de l'exercice clos le 30 mars 2025. Premier slide, le compte de résultat.
Vous voyez que le chiffre d'affaires du groupe s'établit à 432,3 millions €. Cet exercice-ci, il était de 397,2 millions € d'exercice clos le 30 mars 2024, une progression de l'ordre de 9% du chiffre d'affaires comptable et un peu plus de 30 millions € en valeur absolue. En ce qui concerne l'EBITDA, l'EBITDA mesure la profitabilité du groupe en ne retenant que les charges décaissées, c'est-à-dire avant prise en compte des amortissements et des intérêts. C'est une excellente mesure de la profitabilité d'exploitation. L'EBITDA s'établit donc à 69,5 millions € en mars 2025, contre 52,2 millions € en mars 2024, en progression de 33%, en progression de quasiment 27 millions d'euros. Le taux de marge d'EBITDA s'établit à 16,1% du chiffre d'affaires, contre 13,2% précédemment, en progression de plus de 290 points de base.
L'EBIT, c'est l'EBITDA auquel on soustrait les dotations aux amortissements, donc qui inclut le coût de renouvellement de l'outil industriel. L'EBIT s'établit... Enfin, pardon, l'EBIT c'est un acronyme, mais on l'appelait le résultat courant, s'établit à 22,6 millions d'euros, contre 4,7 millions d'euros auparavant, multiplié par quasiment 4. La marge d'EBIT, les 22,6 millions d'euros de résultat, représentent 5,2% du chiffre d'affaires de l'exercice mars 24. Il représentait un peu plus de 1,1% du chiffre d'affaires de l'exercice mars 23. Le résultat opérationnel courant, on a quasiment identique au niveau de l'EBIT, là aussi une très forte progression. On a une progression de la perte sur le résultat financier qui passe de moins 24 millions à moins 28 millions. La principale progression de cette dégradation de cet agrégat tient à des éléments typiques totalement comptables, sans élément cash.
Et on va voir dans un autre tableau, qui est le tableau des sous-trésoreries, que les intérêts payés par le groupe cet exercice-ci sont quasiment identiques aux intérêts payés de l'exercice clos le 30 mars 2024, ce qui explique que la dégradation de ce résultat financier que nous avons sous les yeux est uniquement due à des dégradations d'éléments non cash. Le résultat net du groupe s'établit à plus €3,6 millions, contre une perte de €12,2 millions un an auparavant. Et c'est la première fois depuis l'exercice clos le 30 mars 2019 que le groupe retrouve un résultat net positif, confirmant ainsi la très forte amélioration de la performance opérationnelle du groupe.
Au niveau du bridge du chiffre d'affaires, donc 387 millions que nous l'avons vu en mars 2024, 432 millions en mars 2025, essentiellement dû à la progression de l'activité aéronautique qui a progressé de 34 millions d'euros cet exercice. L'activité diversification a légèrement baissé de 2 millions d'euros et on a un impact change qui représente 2,8 millions. En ce qui concerne la partie droite de l'écran, on vous a présenté la ventilation du chiffre d'affaires par client. On retrouve traditionnellement le premier client du groupe, Airbus Atlantique, une filiale d'Airbus Opérations. Airbus Atlantique représente 26% du chiffre d'affaires du groupe. Second client, le groupe Safran, Safran Aircraft Engine et Safran Nacelles, qui représentent 20% du chiffre d'affaires du groupe. Troisième client, Airbus Opérations, la maison mère d'Airbus Atlantique, qui représente 13% du groupe.
Et quatrième client, Spirit, avec de l'ordre de 8% du chiffre d'affaires du groupe. On retrouve le top 5 traditionnel. Pour ceux qui nous connaissent un peu, le top 5, on retrouve les mêmes clients sur le podium et même sur les simples places des clients principaux du groupe Figeac Aero. En ce qui concerne les principaux programmes, Simon en a parlé. Premier programme sur lequel le groupe est positionné, l'Airbus A320, avec de l'ordre du quart du chiffre d'affaires du groupe. Deuxième programme, l'Airbus A350, avec 20% du chiffre d'affaires du groupe. Troisième programme, les moteurs LEAP-1A et LEAP-1B, qui représentent 7% du chiffre d'affaires du groupe. Et quatrième programme, le Global 7500, qui est un business jet construit par Bombardier. Là aussi, on retrouve, comme l'an dernier, l'un des principaux programmes du groupe.
Au moment où on passe de l'EBITDA, qui représente €52 millions à quasiment €70 millions, trois éléments importants. Premièrement, des leviers opérationnels, c'est-à-dire qu'on a une meilleure maîtrise de nos coûts. On a dilué nos coûts fixes. On a des coûts de fabrication qui ont progressé beaucoup moins vite que l'activité, générant plus de €10 millions de hausse de l'EBITDA. Deuxième élément, la progression de la performance EBITDA de notre site au Mexique, site qui avait une contribution très négative en EBITDA en 2024. Cette contribution négative s'est fortement réduite, générant €4 millions de progression de l'EBITDA. La dernière étape de l'ordre de €3 millions, c'est une meilleure négociation que nous avons eue avec nos clients sur la prise en compte de l'inflation, ainsi que sur l'augmentation des prix de vente lorsque nous avons renouvelé certains contrats.
Maintenant, au niveau du mouvement de trésorerie, le mouvement de trésorerie génère un free cash flow de 37,9 millions contre 24,1 millions l'an auparavant. On voit que ce free cash flow est généré par une amélioration des cash flows d'exploitation, qui passent de 63 à 42 millions, soit quasiment 20 millions de plus, qui augmentent de 50%. Le besoin de fonds de roulement génère une ressource de 11 millions d'euros, 11,4 millions cette année. La ressource était de 28,1 millions un an auparavant. L'ensemble nous conduit à avoir des flux de trésorerie générés par l'activité quotidienne du groupe, qui sont positifs de quasiment 75 millions d'euros, alors qu'ils étaient positifs de 70 millions un an auparavant, en progression de 6,4%. Les investissements du groupe ont consommé 36,8 millions d'euros de trésorerie, contre 46,1 millions l'an auparavant.
Et l'ensemble nous conduit à donc des free cash flows qui passent de €24,1 millions le 31 mars 2024 à quasiment €38 millions au 31 mars 2025, en très forte progression, puisque les free cash flows sont en progression de plus de 57%. En ce qui concerne les flux liés aux opérations de financement, ils étaient négatifs de €41,5 millions en mars 2024. Ils sont négatifs de €50,5 millions en mars 2025. La raison principale est représentée par des opérations qu'il y a eues sur les ORNANS, qui est un produit hybride émis par le groupe. Nous avons procédé à des rachats pour annulation d'ORNANS. Nous avons des ORNANS qui ont été, donc qui ont demandé à être convertis. Et pour répondre à ces demandes de conversion, nous avons fait une augmentation de capital à hauteur de €6,9 millions, mais aussi nous avons émis du cash.
L'impact des ornans représente un impact de l'ordre de 30 millions d'euros, qui explique pourquoi nous passons de 18 millions à 48 millions sur la ligne amortissement de la dette. La trésorerie du groupe est quasiment identique. Nous avons 84 millions d'euros de trésorerie au 31 mars 2025. Elle était de 88 millions au 31 mars 2024. En ce qui concerne l'évolution de notre levier, le levier, c'est le ratio entre la dette nette du groupe et son EBITDA. Donc, plus le levier est haut, plus c'est négatif, et plus il est bas, meilleure est la santé financière de la société. Ce levier était de 5,5 en mars 2024, il était même de 7 en mars 2023. Aujourd'hui, il est de 3,8. Il sera de l'ordre de 3 à l'exercice clos en mars 2026.
L'objectif est que ce levier soit de 2, voire un peu moins de 2 au 31 mars 2028. Cela nous permettra de financer facilement le montant des échéances de dette de €159 millions l'exercice 2028-2029, parce qu'avec un levier qui aura cassé le 3, le groupe accédera facilement à des nouvelles ressources de financement moins onéreuses pour refinancer une partie des €160 millions que nous avons à rembourser au 31 mars 2029. La dette nette du groupe s'établit à €66,6 millions au 31 mars 2025. Elle était de €288 millions au 31 mars 2024, en baisse de l'ordre de €22 millions. Ce slide, on l'a intégré parce que pour les plus anciens, en 2021, en crise Covid, le groupe avait établi un plan que nous avons appelé Route 25. C'est un plan ambitieux, puisqu'on est en pleine crise Covid.
Et on avait annoncé qu'au 31 mars 2025, tout le terme de Route 2025, nous allions retrouver des agrégats financiers au moins équivalents à celui que nous avons délivré au mois de mars 2020, qui était le dernier exercice de la période pré-Covid. Sur le chiffre d'affaires, on a quasiment retrouvé le même niveau de chiffre d'affaires, €432 millions contre €446 millions, à 3% près. Cet objectif est atteint. En termes d'EBITDA, nous avons retrouvé le niveau d'EBITDA à €100 000 près. On l'a dépassé de €100 000 que nous avions en mars 2020, €69,4 millions en mars 2020, €69,5 millions en mars 2025. Comme le chiffre d'affaires est légèrement inférieur en mars 2025, ça signifie que le taux de marge d'EBITDA est de meilleure qualité. Il était de 15,5% du chiffre d'affaires en mars 2020. Il est de 16,1% en mars 2025.
La performance la plus positive est sur le free cash flow. Le free cash flow était de €10 millions en mars 2020. Il est de quasiment €38 millions en mars 2025. C'est-à-dire que nous avons multiplié par 3,8 le free cash flow. Sur la dette nette, la dette nette était de €282 millions en mars 2020. Elle est de €266 millions en mars 2025, soit €16 millions de moins. Ce qui fait que le levier, qui était de 4,1 en mars 2020, est de 3,8 en mars 2025. Donc, on a atteint l'objectif que nous nous étions donné dans la Route 25. Même sur les principaux agrégats financiers, on les a dépassés. On va passer la parole à Thomas Girard, Directeur Général Adjoint du groupe, pour un point sur Pilote 28. Guillaume, si tu nous entends bien, si tu peux ouvrir son micro.
Oui, c'est bon, il est ouvert. C'est bon, le micro est ouvert. Bonsoir à tous. Donc, vous l'avez entendu de la part de Joël. Nous avons réalisé plutôt un bon exercice. Donc ces résultats sont en partie dus au plan stratégique que nous avons mis en place il y a bientôt deux ans. Ce plan stratégique se décompose en plusieurs piliers. Je pense qu'on vous l'a déjà présenté, mais on va faire un rapide rappel sur les cinq piliers importants de ce plan. Donc le premier pilier concerne la performance commerciale. C'est l'un des plus importants.
Car au-delà de la partie croissance du chiffre d'affaires directement liée au business actuel, on a la nécessité d'apporter entre 80 et 100 millions d'euros d'affaires nouvelles pour réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés au terme du plan pilote 28, c'est-à-dire en mars 28. Le deuxième pilier qui concerne l'innovation. C'est en quelque sorte l'ADN du groupe depuis sa création. Les efforts d'amélioration continue et d'automatisation de nos process de production pour toujours gagner en productivité et ainsi augmenter la capacité industrielle à ISOCAPEX. Le but étant d'utiliser mieux nos moyens de production pour générer plus d'heures de production sans avoir besoin d'investir significativement dans des nouveaux moyens de production. L'intérêt, évidemment, c'est de, une fois de plus, générer davantage de free cash flow dans les années qui viennent.
Troisième pilier, donc le renforcement de notre performance extra-financière. Avec un focus premièrement sur la partie environnementale, avec la nécessité de décarboniser la filière aéronautique pour accompagner nos clients dans cet aspect. Le deuxième élément qui est très important pour nous, c'est l'aspect social, car il impacte directement l'humain. L'humain, on en a bien évidemment besoin dans toutes nos usines, que ce soit au Maghreb, que ce soit en France, mais également en Amérique du Nord et en Europe de façon générale. On a la nécessité d'accorder une grosse attention aussi à l'aspect social relatif à notre stratégie. Enfin, le quatrième pilier qui est également très important, c'est la performance financière.
Donc, la performance financière, elle est vitale pour assurer la santé financière de Figeac Aero, mais également atteindre nos objectifs de pilote 28. Donc, l'idée étant de standardiser nos pratiques au sein de tout le groupe pour aller chercher le meilleur de chacune de nos usines et ainsi, de façon consolidée, atteindre nos objectifs à mars 28. Si on fait un zoom sur la partie commerciale, donc comme je le disais, on a la nécessité d'aller chercher entre €80 et €100 millions d'affaires nouvelles. On a récemment, en termes d'actualité commerciale, décroché un contrat qui est plus symbolique que significatif en termes de valeur. Quand je dis qu'il n'est pas très significatif, c'est qu'il porte uniquement sur €5 millions en valeur contrat.
Mais il nous ouvre les portes de façon plus importante chez Safran pour décrocher davantage de business sur le moteur du Rafale, qui est dans une excellente dynamique pour ceux qui ont suivi un petit peu l'actualité. Dassault a vendu énormément d'avions, notamment à l'export, mais également à l'État français. On continue de pousser très fort dans cette direction. On a d'ores et déjà des discussions qui viendront un petit peu plus tard pour étoffer davantage le carnet de commandes sur le Rafale. Si on dézoome un petit peu sur les mois qui viennent de s'écouler depuis la création du pilote 28, nous avons déjà effectué 40% du chemin pour atteindre l'objectif médian de €90 millions de chiffre d'affaires. Je donnais la fourchette de €80 à €100 millions tout à l'heure. Donc, on a déjà atteint 40% de l'objectif.
La décomposition de cet objectif, c'est enfin de ces 40%, on a réalisé 90% de prise de business dans le domaine du civil, mais également, conformément à notre stratégie, 10% dans le domaine de la défense. Donc, ces contrats ont été signés, on va dire, de façon assez homogène avec en termes de footprint au niveau de nos usines. Donc, ils vont non seulement alimenter nos usines d'Amérique du Nord, Mexique, États-Unis, nos usines du Maghreb, Tunisie, Maroc, mais surtout nos usines en France, avec une grosse part de marché capté qui vont alimenter nos usines de Figeac, de Aulnat, mais également de Brive, de Meaulnes, Saint-Nazaire, et également Tofeur à Toulouse, ainsi que MTI à De Caseville. Donc, le momentum est très positif actuellement.
Il faut savoir qu'on a actuellement plus de 100 millions d'euros d'affaires en cours de chiffrage, ce qui peut paraître énorme parce qu'on est sur 100 millions. On n'aura probablement pas 100 millions parce qu'on a un taux de déchet, on va dire un taux de transformation qui n'est pas de 100%. Mais en tout cas, on a un très fort momentum au niveau des consultations chez nos clients. On est plutôt rassuré par rapport à notre capacité à atteindre l'objectif, encore une fois, 80 à 100 millions d'euros de prise de business d'ici mars 2028. Si on dézoome encore un petit peu, si on regarde la valeur du carnet de commandes de Figeac Aero, on se projette sur les années qui viennent.
Donc, aujourd'hui, à 10 ans, on a un book order qui s'élève à 4,8 milliards de dollars. Il est en très légère baisse. Alors, ce n'est pas du tout lié au fait que nous avons perdu des affaires. Ce n'est pas du tout lié au fait que nous avons baissé nos prix. C'est plutôt l'inverse. On a plutôt gagné des affaires. On a plutôt augmenté nos prix. Mais c'est simplement l'effet mécanique parce que la 350, qui est notre principal programme, ça n'a pas dû vous échapper. Airbus a décalé un petit peu la montée en cadence de ce programme. Donc, on a quelques avions qui sont sortis de la fenêtre des 10 ans, mais qui pour autant seront produits après la fenêtre des 10 ans. Donc, en termes de production, Figeac produira ses avions, Airbus produira ses avions.
Ils n'apparaissent plus de façon, on va dire, comptable sur la fenêtre d'analyse du carnet de commandes à 10 ans. Donc, si on regarde l'optimisation de la performance financière, donc je le disais, c'est un objectif qui est clé pour nous, parce que c'est celui-ci qui drive en très grande partie notre atteinte d'objectifs sur la partie free cash flow. Donc, on a, on est plutôt en avance par rapport à nos objectifs avec quasiment €38 millions de free cash sur l'exercice. Néanmoins, la route est encore longue. On doit atteindre €60 millions en trois ans. Pour cela, nous avons un plan qui est bien établi. Les principaux drivers de ce plan, c'est l'amélioration de la marge avec une croissance du chiffre d'affaires, donc qui est intrinsèquement liée à l'augmentation des cadences et aux affaires nouvelles, comme je l'ai abordé tout à l'heure.
Le deuxième levier pour atteindre ce niveau de free cash flow, c'est l'optimisation de nos marges avec des renégociations de prix et des hausses de prix, donc avec nos clients, un meilleur mix produit. On a également un impact positif lié à nos initiatives d'efficience, donc centrées autour de la synergie d'achat, des transferts de production, mais également, comme je le disais tout à l'heure, sur la partie innovation, sur l'amélioration de nos process de production et l'automatisation de nos process de production, notamment dans nos usines françaises et américaines. Ensuite, on a le levier du besoin en fonds de roulement. Donc, le besoin en fonds de roulement, contrairement aux trois points précédents, c'est un gain qu'on fait en one shot, mais néanmoins qui peut être très significatif si on transforme notre plan avec une réduction du DIO pour optimiser la consommation de cash liée à la croissance.
Donc, on négocie à cet effet avec nos clients pour aller décrocher des avances de cash pour justement générer du BFR négatif pour compenser la hausse de nos stocks. On a également un autre effet qu'on essaie de maîtriser au mieux et on a plutôt bien réussi durant ces trois dernières années, c'est le volume de CAPEX qu'on a fixé aux alentours de €40 millions par an d'ici à la fin du plan. Donc, on a un outil qui est plutôt capacitaire aujourd'hui, qui est plutôt optimisé aujourd'hui. Et notre réseau de partenaires industriels nous permet aussi de prendre du capacitaire. Merci beaucoup, Thomas. Voilà, donc je pense qu'on s'est focalisé sur les trois principaux piliers. Simon, peut-être je te laisse poursuivre. Oui, merci Thomas, si tu nous entends bien.
Donc, on va passer à la partie perspective pour clore la présentation et ensuite transitionner vers les questions-réponses. Et donc, pour cela, je vais passer la parole à Jean-Claude Maillard pour le mot de la fin sur nos perspectives. Donc, fiers d'avoir tenu pour la quatrième année consécutive nos objectifs, tenus ou dépassés. Sur l'exercice qu'on a déjà démarré il y a un peu plus de deux mois, l'exercice qui se terminera en mars 2026, on est très confiants pour atteindre l'objectif de chiffre d'affaires entre 470 et 490 millions. L'EBITDA, on sera entre 77 et 83 millions, donc autour de 80 millions, soit une croissance forte.
L'esprit cash flow, qui est le poste pour nous le plus important, parce que c'est avec ça qu'on rembourse notre dette entre 35 et 40 millions d'EBITDA, et le levier qui est le ratio dette sur EBITDA autour de 3 pour 4,6 que nous avions en mars 2020, je crois, 4,3. Donc un excellent levier. La dynamique de progrès ne s'arrêtera pas en 2026. Elle se poursuivra jusqu'en mars 2028 et même au-delà, d'ailleurs. En mars 2028, on dépassera les 600 millions d'euros de chiffre d'affaires. On fera plus de 17% d'EBITDA. D'ailleurs, en ce moment, on n'en est pas loin de ces 17%. Donc on les dépassera, les 17% en 2028.
Les free cash flow continueront à très nettement progresser pour dépasser les 60 millions en mars 2028. Et tout cela nous conduira à un levier inférieur à 2. Et là, on pourra dire qu'avec un levier inférieur à 2, on est une société quasiment désendettée. Ça va conclure notre présentation. Je vous laisserai, avant de passer aux questions-réponses, un petit peu sur un résumé de tout ça. Donc on l'a vu ensemble. Côté fondamentaux, qui continuent de s'améliorer, on a une visibilité marché qui reste exceptionnelle. On est solidement positionné comme un spécialiste de premier plan sur les pièces métalliques pour tout ce qu'ils veulent. Et on continue à délivrer une solide performance industrielle. Les progrès réalisés dans le cadre du plan pilote 28 nous permettent d'être encore plus confiants dans nos objectifs à l'horizon 2028.
Tous ces éléments vont favoriser la croissance du chiffre d'affaires et la poursuite de l'optimisation de notre performance financière. Nous en avons parlé de manière assez extensive. Au-delà de ces fondamentaux qui sont en amélioration continue, on est également en train d'adresser un certain nombre de sujets pour l'ensemble de nos partenaires financiers et notamment nos actionnaires et investisseurs potentiels qui se trouvent évidemment en premier lieu autour du thème du désendettement. Donc grâce à une forte amélioration de notre rentabilité et de la génération de cash, on va pouvoir continuer à avancer là-dessus. Au fur et à mesure que nous avançons sur cette trajectoire de désendettement, nous allons être également en mesure de saisir de nouvelles opportunités de refinancement de la dette que nous avions repoussée en 2028 au moment de la restructuration en 2022.
Donc deuxièmement, c'est également depuis le début de l'année une augmentation de la liquidité du titre avec la performance du cours, évidemment, puisque depuis le début de l'année, c'est une performance de plus de 60% depuis le 1er janvier. Et c'est également avec l'augmentation de l'intérêt de la part des investisseurs français comme internationaux pour le titre. Et enfin, bien entendu, au titre des dernières conversions d'obligations convertibles qui ont eu lieu, c'est aussi l'augmentation de notre flottant, donc le nombre de titres en circulation à l'achat ou à la vente sur le marché. Et depuis le début de l'année, cette liquidité a été multipliée par 5 par rapport à son niveau de 2024. Donc comme vous pouvez le constater, Figeac Aero commence à générer de plus en plus d'intérêt de tous les côtés.
En plus de tout cela, nous allons continuer à bénéficier tout d'abord de notre exposition au marché de la défense. Vous l'avez compris, au travers de nos différents entretiens ces derniers mois, puisqu'on se parle un certain nombre de fois dans l'année, nous avons une exposition à des programmes tout à fait clés pour la défense européenne. À ce titre-là, nous allons très largement bénéficier de cette exposition. Enfin, le dernier point qui ne vous aura pas échappé dans la presse, nous sommes au sein d'un marché dans lequel se fait une certaine dynamique de consolidation avec une situation actionnariale au sein de Figeac Aero que vous connaissez également et qui va favoriser là aussi la possibilité d'une transaction à court ou moyen terme.
Sur ces éléments-là, les dernières transactions qui ont eu lieu dans l'industrie soutiennent des multiples d'EBITDA au-delà de 10 fois, ce qui là aussi viendra favoriser la bonne valorisation du groupe Figeac Aero en bourse. Voilà, donc vous pouvez constater en tout cas que cette valorisation va continuer à être soutenue par tous ces facteurs. On espère en tout cas avec votre soutien que cette dynamique va se poursuivre cette année et les années suivantes. Voilà, donc sur ce mot, on se tient à votre disposition si vous avez des questions. À nouveau, Guilhem, on pourra peut-être commencer avec des questions qui nous ont été envoyées par écrit. N'hésitez pas à lever la main sur l'interface Teams pour poser votre question en live. On se fera un plaisir de vous répondre. Tout à fait.
Alors, quelles sont vos perspectives de recrutement sur vos sites industriels, notamment à Figeac ? Et avez-vous identifié des tensions sur certaines compétences ? Je peux prendre le point si vous voulez à mon niveau. Donc on a effectivement prévu de recruter beaucoup de salariés, notamment à Figeac, qui est la maison mère. On a des perspectives commerciales qui, malgré les transferts qui sont prévus en best cost, parce qu'ils seront nécessaires, nous amènent à avoir un potentiel de croissance de près de 400 personnes sur le site, sans intégrer le turnover qui est une réalité. Donc nous avons deux leviers. Il faut qu'on puisse absolument éviter de limiter le turnover au maximum pour avoir besoin de recruter de façon trop significative des nouveaux entrants.
Parce qu'en effet, aujourd'hui, on voit qu'il y a une tension relativement vive sur le marché de l'emploi, avec une compétition assez aiguë. Donc le site de Figeac, par exemple, doit recruter 400 personnes. Si on intègre le turnover sur les quatre ans qui viennent, on frôle les 1 000 recrutements. Donc ça fait quand même un gros potentiel en termes de nouveaux arrivants. Donc pour réduire ce nombre de 1 000 personnes, on va limiter le turnover maximum. Donc on a mis en place des mesures pour incentiver les gens. On a travaillé sur la fonction GEPP, donc c'est un mot un petit peu barbare.
Et c'est en fait ça nous permet de proposer des plans de carrière aux gens et qu'ils puissent se projeter sur des promotions dans leur futur professionnel. Ça fait partie des actions. On va également, pour les nouveaux entrants, proposer et élargir un petit peu le rayon d'action. Aujourd'hui, on est plutôt focalisé sur des gens qui arrivent déjà formés sur leur métier. On a commencé d'ores et déjà à former des gens nous-mêmes, c'est-à-dire à prendre des gens qui étaient diplômés, soit fraîchement diplômés, soit pas diplômés avec un petit peu d'expérience dans d'autres métiers. On a formé ces gens-là aux métiers de Figeac Aero, quels qu'ils soient.
Ça peut être des métiers dans les bureaux, mais ça peut être également des métiers dans l'atelier, notamment des opérateurs communs numériques, mais également des chaudronniers dans certaines autres usines du groupe. Donc on a une vraie volonté d'accompagner la croissance du groupe en France, mais partout ailleurs. On a ces problématiques de recrutement à l'étranger, au Maroc, en Tunisie, même si le vivier est quand même beaucoup plus important en Tunisie et au Maroc, mais on l'a également aux États-Unis et au Mexique. Merci. Est-ce que vous avez peut-être des questions? Sinon, je vais continuer avec les... oui, Matthès, vous pouvez activer votre micro et poser votre question. Oui, bonsoir. Merci beaucoup pour vos explications. Vous m'entendez là? C'est bon? Oui, très bien. Je vous entends très bien. Oui, merci beaucoup pour vos explications.
Et je crois que nous en avons besoin. Et quand elles sont positives, ben écoutez, acceptons donc, comment dire, acceptons-en l'augure. Deux questions. Le marché de l'aviation, effectivement, fait l'objet de prévisions extrêmement pessimistes. Pour autant, on voit des mouvements ou des manifestations ou des pressions des écologistes. Est-ce que vous avez une estimation ? C'est comment on peut pondérer, effectivement, l'action des écologistes qui deviennent un peu, comment dire, pressantes ? Alors, j'ose pas dire les collo-terroristes, mais enfin, bon, on n'en est pas loin aujourd'hui. Et puis la deuxième question, M. Trump, le président américain, donc prend des mesures, des traits de mesure tous les jours. Est-ce qu'avec un peu de recul, vous mesurez l'impact que ça peut avoir pour votre business américain ? Alors, je ne sais pas si mon coin tu veux répartir la parole.
Moi, je sais répondre aux questions, mais si vous voulez prendre la main côté salle, quand vous voulez. Je peux peut-être répondre juste sur la partie écologiste, enfin sur les pressions écologistes. Lorsque je vous parle de perspectives de marché et de transport aérien, il faut bien voir qu'on a un angle qui est mondial. Il s'agit d'une industrie qui est mondialisée. Aujourd'hui, le transport aérien, ça ne concerne pas que l'Europe et les États-Unis. Au contraire, je dirais même que de plus en plus, alors ça reste des marchés importants, bien sûr, mais de plus en plus, la croissance aujourd'hui en volume, en nombre de passagers, vous allez la chercher en Asie du Sud-Est, en Chine et notamment en Inde.
Autrement dit, lorsqu'on parle de marché, il faut regarder ça à l'échelle mondiale, parce que c'est vraiment là que ça se joue, et pas nécessairement à l'échelle occidentale, où vous avez raison, un certain nombre de pressions environnementales existent, mais qui pour autant, nous les adressons au travers du renforcement de notre performance extra-financière, et nous allons prendre une participation active dans la décarbonation de nos process de production.
Cela étant dit, soyons très honnêtes, les pressions ici ou là, en France par exemple, n'ont absolument aucun impact sur les données de marché que nous avons partagées ici, et donc nous restons 100% confiants sur ces aspects-là, et ce malgré, je dirais, les discours parfois très militants qu'on peut entendre ici ou là. Voilà. Pour compléter la réponse de Simon, je dirais que les donneurs d'ordre européens que sont Airbus et Safran se sont donnés comme objectif qu'en 2050, à la fois la construction aéronautique et le transport aérien soient complètement décarbonés. Qu'est-ce que ça veut dire ? La construction aéronautique, c'est donc toute l'énergie qu'il faut mettre en œuvre pour fabriquer les avions.
On sait tous qu'il y aura des sujets sur lesquels on ne peut pas complètement décarboner. On aura besoin de titane pour fabriquer des avions en 2050, et pour fabriquer du titane, on consommera du carbone, ou on générera du carbone. Il faudra que cette pollution soit compensée par les industriels qui devront fabriquer de l'énergie propre, par exemple de l'énergie avec des panneaux solaires, pour compenser chaque fois qu'on utilisera un produit qui a été réalisé avec de l'énergie qui génère de la pollution. Mais donc, la volonté, ce n'est pas des moindres, Airbus et Safran en Europe, c'est construction aéronautique en 2050, zéro émission de carbone.
Quant au transport, à partir de 2035, on devrait voir apparaître les premières solutions d'avions à hydrogène. C'est évident que ces avions ne pourront pas encore transporter des passagers, mais l'objectif, c'est qu'en 2050, tous les avions qu'on produise soient propres. Là, par contre, je pense que l'objectif est particulièrement ambitieux. Il faudra probablement attendre quelques années de plus pour l'obtenir, mais il y a une tendance, dans un premier temps, une prise de conscience très forte qu'à la fois la construction aéronautique doit se décarboner et le transport aérien. Si on n'atteint pas cet objectif de complètement tout décarboner en 2050, je pense que dans la décennie qui suivra, on réussira à tenir l'objectif.
Et là, ce sera une réalisation extraordinaire qui, avec l'outil de transport qui, de loin, porte le plus grand nombre de passagers avec le plus grand nombre de kilomètres parcourus, sera complètement décarboné. Thomas, est-ce que tu veux prendre la question sur l'impact des droits de douane US? Oui, je peux la prendre. Donc, c'est une préoccupation qui est réelle, mais aujourd'hui, qui, on va dire, n'est pas si importante que ça pour nous. Enfin, autour de ça, il y a deux raisons. Premièrement, il y a deux catégories de produits. On a des produits que nous exportons aux États-Unis et qui sont par la suite réexportés en Europe, c'est-à-dire qu'ils font l'aller-retour aux États-Unis pour revenir en Europe. Et ensuite, on a une deuxième catégorie de produits.
Ce sont des produits qu'on exporte depuis l'Europe et qui restent dans leur pays importateur, c'est-à-dire les États-Unis. Dans la première catégorie de produits, les produits qui sont réexportés, en fait, on bénéficie d'un régime douanier transitoire qui, en quelque sorte, nous permet de suspendre les formalités douanières à réception de la marchandise aux États-Unis. Au moment où la marchandise est réexportée en Europe, on purge les formalités douanières qui étaient mises en suspens, de manière, en fait, à ne pas payer une double taxe à l'export et à l'import. Donc, on a aujourd'hui 90% de nos produits exportés aux États-Unis qui entrent dans ce cas de figure, et 10% restants, donc c'est la deuxième catégorie. Donc les 10% restants, ce sont des produits qui sont usinés, fabriqués à Figeac, qui sont livrés dans l'usine de Savannah chez Gulfstream.
Et pour ces produits-là, en l'occurrence, si Trump décide d'appliquer davantage de frais de douane, ces produits pourraient être impactés. Mais quand je dis que nous ne sommes pas trop inquiets, c'est qu'il y a derrière ça une raison particulière qui fait qu'on a le même outil de production aux États-Unis qu'en France. Donc on a depuis toujours, depuis la création du plan pilote 28, la volonté de transférer la production figeacoise aux États-Unis pour produire proche des clients, éviter les frais de transport et dorénavant éviter les frais de douane entre l'Europe et les USA. Ça nous permettra de charger l'outil de production aux États-Unis, de libérer de la capacité pour l'outil de production en France et capter du business pour alimenter l'outil de production en France.
Donc tout ça, en fait, ne nous inquiète pas parce que ça, c'est simplement un accélérateur de la stratégie que nous avons actée il y a maintenant un peu plus d'un an et demi. Et on va finalement mettre tout ça en exécution sans trop s'inquiéter des décisions qui vont être prises par Trump dans les jours ou semaines à venir. Merci, merci Thomas. Je crois qu'on a une question aussi chez Dominique. Oui, tout à fait. Vous pouvez activer votre micro, Dominique, si vous le souhaitez. D'accord. Dominique, on ne vous entend pas. Si vous avez levé la main, vous devez ouvrir votre micro, par contre. Est-ce qu'on prend une question par écrit, peut-être, Guillaume, en attendant ? Oui, tout à fait.
Alors, quelles sont vos attentes pour le salon du Bourget 2025 en termes d'opportunités commerciales ou de nouveaux contrats? Vous voulez répondre à votre remarque? Allez-y. Oui, je vous compléterai si vous voulez. On a, comme Airbus d'ailleurs, on n'attend pas vraiment le Bourget pour faire du business et pour signer les contrats. Nous avons déjà des sujets qui sont en cours de négociation. Est-ce qu'ils seront conclus la semaine prochaine au Bourget ou est-ce qu'ils seront conclus la semaine suivante? Je ne sais pas vous dire, très honnêtement, parce qu'on doit rencontrer certains de nos clients. On ne veut pas bâcler les négociations pour absolument avoir l'effet d'annonce au Bourget.
Mais il y a des sujets qui sont effectivement chauds, qui pourraient se conclure la semaine prochaine avec certains grands donneurs d'ordre ou certains partenaires sur des sujets significatifs. Mon micro est ouvert. Mon micro est ouvert, je crois, maintenant. Oui. J'avais une question sur la certification que j'ai cru voir passer, que vous avez obtenue dans le nucléaire avec l'accélérateur nucléaire pour l'une de vos filiales. À quoi cela correspond-il et quelle est votre place ou vos sujets qui concernent cet aspect du nucléaire ?
Sur cet aspect-là, effectivement, c'est comme nous l'avons écrit dans nos divers communiqués, à l'occasion du déploiement du plan pilote 28, nos filiales, qu'on appelle nos filiales de diversification, ont été re-spécialisées, refocalisées sur un certain nombre de secteurs bien particuliers, à savoir la défense et l'énergie. MTI, qui est la filiale à laquelle vous faites référence, était notamment active dans la partie hydroélectrique. Ça, c'est quelque chose qui se poursuit. Elle était également active dans des produits à destination de l'industrie pétrolière, mais qui a beaucoup moins performé ces derniers temps.
Il a été également, au départ, de façon opportuniste, mais aujourd'hui dans une démarche volontariste, de bien situer MTI sur ce marché de niche, avec une là aussi très forte croissance attendue. J'ajouterais, comme dans l'aéronautique et la défense, un aspect stratégique en termes de localisation de la production au sein du territoire français et avec un savoir-faire français protégé. C'est donc un petit peu dans cette optique-là que MTI a été chercher cette certification qui est l'équivalent de la certification EN 9100 dont on dispose sur nos sites pour l'activité aéronautique. C'est grosso modo l'équivalent dans le nucléaire.
Notre inclusion au sein de l'accélérateur nucléaire BPI France n'est jamais qu'une reconnaissance de ce repositionnement et va nous permettre d'aller chercher plus efficacement au sein d'une filière regroupée avec des petits acteurs comme des gros acteurs, des gros industriels du nucléaire français et qui va nous permettre de plus efficacement capter des opportunités de croissance sur ce secteur-là. Merci. Oui. Est-ce qu'on a d'autres questions dans le public ? Fred, vous pouvez activer votre micro pour poser votre question. Bonsoir, Fred. On ne vous entend pas, Fred. Vous devez ouvrir votre micro, sinon on ne vous entend pas. Je vous entendais, là ? Oui. Oui. Bonsoir. Oui, j'ai eu du mal. Je vous remercie beaucoup. D'abord, c'est Frédéric, je n'ai pas spécifié. Je vous remercie beaucoup pour vos explications très claires et je trouve que c'est une présentation sympathique et modeste.
Alors ça, ça me plaît bien. Donc la question sur le nucléaire, vous avez répondu, je l'avais envoyée par écrit. Et ma deuxième question, c'est où en est cette participation ? Est-ce que j'ai cru comprendre un éventuel rachat de Figeac par un fonds indien ou un autre ? Je crois que je suis le mieux placé pour répondre à cette question. J'ai 68 ans, deux fils qui ne prendront pas ma suite, un club de rugby qui vient d'être champion de France en Pro D2. Et je me suis fixé comme objectif d'avoir vendu Figeac Aéro en 2028, soit au bout du plan que nous avons rappelé tout à l'heure et qu'on a appelé Pilote 28.
Il se trouve que sans avoir officiellement mis Figeac Aéro en vente, j'ai été sollicité par la société indienne à qui vous avez fait allusion à l'instant, qui s'appelle Mahindra, qui m'a approché en expliquant qu'ils veulent se développer dans le secteur aéronautique. Les Indiens, d'une manière globale, sont crédibles pour racheter des sociétés du secteur aéronautique, car certaines d'entre elles, comme Mahindra, ont de gros moyens financiers, ont déjà un parcours réussi dans l'industrie. Ils achètent beaucoup d'avions et ce sont des sociétés qui, et c'est un pays qui intéresse les gros donneurs d'ordre du secteur aéronautique parce qu'ils vendent beaucoup d'avions en Inde.
Il y a de grosses capacités de production qui nous manquent actuellement en Occident et quelquefois dans nos usines, dans nos filiales low cost. Et donc j'ai écouté la proposition de Mahindra, mais qui en fait est arrivée un petit peu tôt dans le processus de vente que je m'étais imaginé. Et puis surtout, c'est une proposition qui s'appuyait sur des résultats que nous venions de faire, qui s'appuyaient sur les 52 millions d'EBITDA que nous avons réalisés en mars 2024. Ce qui fait que la proposition est relativement faible par rapport à ce qu'on peut espérer valoir quand on sera au bout de Pilote 28.
Donc toujours ouvert pour écouter des propositions, mais je pense que la période idéale sera mi-2028. En tout cas, je souhaite avoir tout soldé mi-2028. Et pour tout solder mi-2028, il faut rester à l'écoute des opportunités. Et à partir de début 2026, je pense que je provoquerai un petit peu ces opportunités en m'adossant avec une banque privée, dont c'est le métier de vendre les sociétés, parce que notre métier, c'est à part d'être champion de France de rugby, c'est de fabriquer des pièces d'avion et ce n'est pas de vendre les sociétés. Donc on s'adossera à une banque privée spécialisée dans ce job, très certainement à partir du début de l'année prochaine. Voilà.
Et même si en 2028, j'ai le sentiment que Figeac Aéro pourrait continuer à se développer, à délivrer des résultats et à prendre de la valeur, en 2028, j'ai 71 ans et il sera temps de... ça sera un crève-cœur pour moi, mais je trouverai l'énergie pour tourner la page de Figeac Aéro, donc au plus tard en 2028. D'accord. Oui, oui, je comprends bien. Ma question n'est pas du tout agressive, ce n'est pas du tout un reproche. Je me demande... Je ne l'ai pas du tout trouvée agressive. Non, non, non. Ok, non, ok, non, mais c'était juste pour préciser.
Je voudrais savoir, est-ce qu'il est possible que, étant donné que vous avez une activité dans la défense qui va se développer, à ce que j'ai compris, de plus en plus, et une activité dans le nucléaire, que l'État soit intéressé à avoir soit racheté, soit avoir une participation, ou je pense à un grand groupe comme Airbus et Safran, qui ferait plus de sens et peut-être pour renforcer la défense européenne, est-ce que ça vous plairait plus ? Alors, je ne pense pas que l'État soit dans une dynamique de reprendre des sociétés. Notre État, comme beaucoup d'États occidentaux, sont très endettés et j'espère revendre Figeac Aéro très cher.
Donc, je ne suis pas sûr que l'État soit en position de racheter Figeac Aéro, tout simplement parce que l'État est actuellement très préoccupé à trouver des solutions pour réduire la dette plutôt qu'à l'augmenter. Alors, vu l'étendue de notre dette, effectivement, racheter Figeac Aéro, ça ne fera pas exploser la dette qui est déjà importante. Mais je ne pense pas que la tendance de l'État soit de racheter les sociétés. Et puis, dans les décennies passées, il y a peu de succès de l'État actionnaire de sociétés et qui ont bien fait fonctionner les sociétés. Quant à l'idée Airbus et Safran, Airbus, il faudrait leur demander, hein, mais je ne les vois pas non plus racheter Figeac Aéro.
Ils ont plutôt eu tendance, ces 20 dernières années, à petit à petit se couper de la fabrication de pièces élémentaires et de sous-ensembles pour acheter ces pièces-là. À nos débuts, dans les années 90, Airbus continuait à fabriquer des pièces et des sous-ensembles. Et petit à petit, ils ont arrêté de produire pour acheter. Donc, je ne les vois pas racheter une société pour faire marche arrière et produire des pièces et des sous-ensembles. Safran serait peut-être un candidat, mais pour l'instant, il n'en est pas question parce qu'on se connaît très bien. Et s'ils avaient ça en tête, ils me l'auraient dit. Mais d'ici 2028, pourquoi pas ? D'accord. Je vous remercie beaucoup pour ces précisions. Mais d'un autre côté, il y a on parle beaucoup.
Enfin, l'Europe veut développer une défense européenne avec un budget qui est très important. Donc, la défense européenne, parce que vous vous développez dans la défense, il y aurait grand intérêt pour vous, peut-être qu'ils préféraient rester français ou européens, plutôt qu'être rachetés par un fonds indien, même si je comprends bien l'état de vos dettes, ce serait plus intéressant pour vous et pour l'Europe. Ça ferait beaucoup plus de sens, non ? Alors... Ou est-ce que je suis naïve ? Non, non, non, non, non. Pas du tout. Alors, c'est peut-être un petit peu difficile pour moi de rentrer un peu, en fait, de rentrer un peu plus en profondeur de cette discussion, vu qu'elle est relativement large, cette discussion.
Mais ce que vous venez de dire, moi si vous permettez un commentaire, vu ce qui se passe en Ukraine et en Russie, enfin ou en tout cas la guerre en Ukraine, ça a déclenché des décisions des pays européens de fortement augmenter leur budget de dépenses de défense de maintenant à 2030. Et j'espère qu'on va se doter d'un outil industriel fort pour créer des outils de défense au niveau européen.
Le succès extraordinaire qu'a démontré Airbus, qui dans les années 70, quand il est apparu sur le marché quelque part, était un tout petit constructeur d'avions, est devenu le premier constructeur d'avions au monde, un peu plus de 50 ans après la création d'Airbus. On a donc en Europe démontré une grosse capacité de collaboration pour créer une industrie de pointe. J'espère que les Européens, que les industriels européens se parleront très vite et qu'on sera capable de s'inspirer du modèle Airbus pour créer une défense européenne. Dans ce cadre-là, Figeac Aéro développera sa part de marché dans le secteur de la défense européenne.
Et cela fera peut-être apparaître dans les trois ans qui viennent, d'ici 2028, des investisseurs européens auprès de Figeac Aéro. Et si toutefois ce n'était pas le cas, et si on en revenait à un investisseur indien qui rentre au capital de Figeac Aéro, un investisseur, quel qu'il soit, il est là pour valoriser son investissement. Et à partir du moment où Figeac Aéro, en tant que société française, développe son business dans le secteur de la défense, ce nouvel actionnaire, quelle que soit son origine, il sera enchanté de voir cela, parce que cela lui permettra de générer des profits et il n'aura rien contre.
D'accord, mais si c'est un actionnaire indien ou un autre non européen, est-ce qu'il n'y aura pas à prendre des décisions à orienter l'entreprise de telle sorte ? Ou est-ce que vous auriez l'entière... Est-ce que l'équipe resterait et que vous auriez l'entière autonomie ? Alors, moi, l'autonomie, vous avez compris que je compte complètement la perdre à partir de 2025. Vous, c'est déjà... Oui, oui, non, mais j'ai bien compris. Je vous souhaite une bonne retraite. Oui. Frédéric, je suis... Enfin, je vous prie de m'excuser, effectivement, on arrive un petit peu au temps, au temps limite, etc. Et je voudrais éventuellement lancer...
Ce que vous pouvez faire, vous pouvez donner mon portable à cette dame, et si elle veut, on pourra reprendre cette discussion un petit peu plus tard, mais on ne va pas faire patienter trop de monde, parce que ça fait déjà 1h20 que tout le monde nous écoute et on va peut-être donner la parole à d'autres. Oui, Guillaume, peut-être s'il y a une dernière question, je pense qu'on va clôturer la réunion là-dessus, à moins qu'il y ait une autre question du public, mais je n'ai pas vu de main levée, donc peut-être une question de fin, Guillaume. Oui, alors seriez-vous prêt à organiser une journée dédiée aux investisseurs individuels sur l'un de vos sites afin de renforcer le lien avec les actionnaires ? Moi, je trouve que ce serait une bonne idée.
Et moi, en tant qu'organisateur, je... Moi, Frédéric viendra vous visiter, on reprendra le sujet qu'elle a amorcé tout à l'heure. Oui, on pourrait faire ça. C'est quelque chose qui pourrait s'organiser effectivement en fonction des demandes et en fonction des contraintes sur les sites. Ce n'est pas quelque chose de facile à faire avec des grands groupes. C'est un petit peu pour ça qu'on ne l'a pas fait jusque-là. Mais c'est quelque chose qui peut s'organiser, notamment dans le cadre de portes ouvertes qui sont organisées à peu près tous les deux ans, notamment sur le site de Figeac. Bien sûr. Et ça, c'est quelque chose qui, à ce moment-là, sera beaucoup plus facile à organiser.
On aura plaisir, en tout cas, à recevoir tous nos actionnaires et investisseurs potentiels qui s'intéressent aux business de Figeac Aéro. Je vois qu'il y a d'autres questions. Juste un dernier petit point. Est-ce que vous comptez verser des dividendes au prochain exercice? Non. Il faudra attendre que notre résultat net, s'il est revenu aujourd'hui positif, il faudra attendre qu'il arrive à un rythme de croisière et que la société, à partir du moment où elle est désendettée, sera tout à fait en mesure de réfléchir effectivement à regarder comment retourner certains de ces cash flows à l'actionnaire. Non, mais on pense que la marge et le profit se fera pour nos divers actionnaires par l'augmentation du cours de bourse. Il y a deux écoles.
Oui, oui, mais je vous ai dit quelle était la mienne. Ok. Dépêchez-vous, si on peut aller, on va essayer d'accélérer les réponses, parce que c'est un peu nous aussi qui mettons du temps à répondre. Allez, dans un... Alors, Lionel, si vous voulez ouvrir votre micro. Il y a Lionel et il y a Sébastien aussi. Voilà, essayez de prendre les questions. Oui, bonjour. Bonjour. Bonjour. Oui, vous m'entendez ? Oui, donc bonjour à tous. Je vous entends, oui. Alors, petite question justement complémentaire par rapport à ce que disait la dame qui était précédente. C'est vrai que Monsieur Maillard, vous avez réussi à développer une affaire sur 30 ans qui est quand même une réussite assez extraordinaire.
Et il est vrai qu'on a vu avec Spirit lorsqu'il y avait des problématiques dans des équipementiers qui fabriquaient des éléments absolument stratégiques pour Airbus, notamment Boeing aussi. Je pense que Figeac Aéro est quand même devenu un élément absolument stratégique de la chaîne aéronautique. Donc est-ce qu'en effet, par rapport à votre projet de départ dans trois ans, si j'ai bien compris, est-ce qu'il n'est pas logique en effet que vous puissiez avoir des interlocuteurs comme Safran, par exemple, qui sont toujours quand même très préoccupés par la sûreté de leur approvisionnement et d'avoir donc des offres de reprise de cette nature ? Parce que vous êtes véritablement un maillon maintenant absolument essentiel de la chaîne aéronautique.
Oui, mais des donneurs d'ordre comme Airbus ou comme Safran ont depuis de nombreuses décennies complètement mondialisé leurs achats. Ils achètent des pièces et des sous-ensembles partout à travers le monde et en Chine, en Inde, en Amérique, en Europe, en Afrique du Nord, globalement en Asie. Ils ont depuis très longtemps abandonné l'idée d'avoir une supply chain franco-française. C'est complètement impossible. Donc ça ne choquerait personne chez nos donneurs d'ordre si toutefois Figeac Aéro passait sous pavillon étranger. Je précise juste, puisque vous avez parlé d'un départ dans trois ans, on parle bien d'un départ d'ici à trois ans.
Donc c'est entre aujourd'hui et trois ans, sans vouloir maintenir un suspense, tout dépend en réalité de si on s'accorde sur le prix et les modalités. Voilà. D'accord. Merci beaucoup, Lionel. Pour préciser mon propos, oui. Est-ce que je peux juste te dire une petite chose supplémentaire ? Pour préciser mon propos, on a vu ce qu'a fait Airbus et Safran avec Aubert et Duval. Oui. Oui. Ils ont jugé que c'était stratégique et donc ils ont quand même fait le nécessaire pour que la société soit... bon qui était qui avait des problématiques, Figeac Aéro n'en a plus. Mais ils ont fait quand même le nécessaire pour justement acter cette reprise et c'est une société maintenant qui fonctionne très bien et qui leur fournit des pièces justement qu'ils jugent stratégiques.
Ils l'ont fait effectivement pour sécuriser leurs approvisionnements et sans vouloir dire qu'on ne fait pas partie de fournisseurs stratégiques de ces avionneurs, la réalité est que notre performance industrielle est adéquate. D'accord. Merci en tout cas pour vos réponses. Je vous en prie. Merci à vous. On termine avec Sébastien s'il nous entend, s'il veut ouvrir son micro. Sébastien, j'ai. Sébastien vous entend, enfin on vous écoute. Oui, bonjour. Moi, je voulais simplement remercier Monsieur Maillard et toute son équipe. Et juste une suggestion par rapport à éventuellement une visite du site. Si ça pouvait se faire en parallèle de l'assemblée générale, ça pourrait être, ça peut éviter des déplacements pour des actionnaires qui sont un peu éloignés du site de Figeac. Voilà. C'est d'accord. C'est bien pris en compte.
Et moi je crois que la visite, soit on la fait en même temps qu'une assemblée générale, soit on la fait en même temps, la visite qu'une journée porte ouverte. Mais bon, je pense qu'on a deux options. Mais en effet, ça sera à vous de voir ce que vous jugez le plus pertinent. D'accord. Merci en tout cas, Sébastien, pour votre intérêt, parce que bon, on vous comptera parmi les personnes intéressées, le cas échéant. Et donc, on vous le fera savoir dès que ce genre d'événements pourront être organisés. Mais on l'a en tête. Et comme je le disais, ce n'est pas forcément facile à organiser pour des raisons de contraintes logistiques importantes. Et effectivement, donc soit autour des AG, soit autour des journées portes ouvertes. Très bien, merci encore. Il y a une chose qu'on va clôturer là-dessus.
L'occasion pour nous de vous remercier tous de votre participation. Il est 19h25. Ça fait un petit 1h25 qu'on est ensemble. Donc encore merci. Merci. On est heureux d'avoir ces moments d'échange et de plus en plus en live avec vous. Donc voilà, en espérant que vous serez là pour la prochaine édition. Et n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse communications groupe arobase Figeac-aero.com. Et si vous avez des questions, c'est l'occasion pour nous aussi d'y répondre au fil de l'eau, tout au long de l'année. Donc voilà, n'hésitez pas. Et à nouveau, merci et très bonne soirée à tous. Merci beaucoup. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.