Solutions 30 SE (EPA:S30)
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Earnings Call: H1 2023

Sep 21, 2023

Bonjour Mesdames, Messieurs, et bienvenue à la conférence des résultats semestriels 2023 de Solutions Trente. Pour votre information, la conférence aujourd'hui est enregistrée. Pendant la durée de l'appel, vos lignes sont uniquement en écoute, mais vous aurez l'occasion de poser des questions à la fin de la présentation. Cela peut être fait en appuyant sur la touche étoile, suivi du chiffre un sur le clavier téléphonique. Je donne maintenant la parole à Monsieur Giambattista Fortis, Président du Directoire, et à Monsieur Amaury Boileau, Secrétaire Général. C'est à vous, Monsieur. Merci beaucoup. Bonsoir à tous et merci de votre présence. Nous tiendrons cette conférence en français. Un transcript en anglais sera disponible sur notre site Internet dans la foulée de cette conférence. For our English attendees, please be aware that we will hold this conference in French. An English transcript will be available on our website. Amaury Boileau, Secrétaire Général du groupe, est à mes côtés pour vous commenter les résultats du premier semestre de l'exercice et comme d'habitude, nous répondrons à vos questions à la fin de cette présentation. Au premier semestre, et comme nous vous l'avons présenté fin juillet, le groupe renoue avec une croissance à deux chiffres. Cette croissance dynamique est accompagnée d'un redressement des marges, dans un contexte de transformation des marchés en France et d'hypercroissance au Benelux. En France, la marge passe de 1% au deuxième semestre 2022 à près de 8% sur ce premier semestre. Nous adaptons l'organisation aux nouvelles conditions de marché, que ce soit dans les télécoms ou l'énergie, et nous nous concentrons sur les relais de croissance de nos secteurs d'activité, dans les énergies renouvelables, notamment. Au Benelux, la croissance est très supérieure à nos attentes et les montées en charge sont vraiment très rapides et ont impacté les marges. Celles-ci restent très proches de 10%, avec un chiffre d'affaires qui a quasiment doublé. Ailleurs, nous préparons la croissance avec une attention particulière sur les marges, quitte à nous recentrer sur les activités les plus rentables, au détriment d'autres que nous poussons moins. Au terme de ce premier semestre, nous sommes donc en mesure de confirmer l'atteinte d'un chiffre d'affaires supérieur à €1 milliard en 2023, accompagné d'une amélioration continue de nos marges. Le chiffre d'affaires du semestre est en croissance de 16,8%, après un solide premier trimestre, en croissance organique de 14,5%. La bonne dynamique d'activité s'est intensifiée au deuxième trimestre, avec un chiffre d'affaires consolidé de €263,9 millions, en croissance organique de 18,9% par rapport à la même période de 2022. Ce graphe fait ressortir essentiellement deux points : la décroissance d'activité en France s'atténue très significativement entre un premier trimestre à -13% et un deuxième trimestre à -7%. Et c'est la performance du Benelux et des autres pays qui soutient la croissance globale du groupe. Cette croissance est quasi exclusivement organique, puisque la croissance externe se limite à la toute petite contribution de Sirtel en Pologne, pour le seul mois de janvier 2023. Comme je vous le disais, le premier semestre s'inscrit dans la continuité des semestres précédents, avec une excellente performance au Benelux et dans les autres pays, et une activité en France qui se transforme. Le marché français des télécoms se normalise après une période d'hypercroissance entre 2015 et 2021, et cela se produit simultanément à la fin des déploiements en ligne. Cela met toute l'organisation sous pression, alors que les activités nouvelles, liées aux énergies renouvelables, ont tardé à démarrer. La tendance sur le chiffre d'affaires semble se redresser et comme l'illustrent les recentres qui annoncent dans le domaine photovoltaïque, nous sommes confiants. Le Benelux a désormais une taille similaire à celle de la France et dans cette région, le groupe démontre que sa stratégie de duplication de ce modèle fonctionne. Nous sommes très bien positionnés sur ce marché, dont nous sommes l'un des deux leaders, et nous intervenons auprès de tous les opérateurs du territoire. L'activité bondit de 83% sur le trimestre, sur le semestre et le Benelux représente presque 35% de notre chiffre d'affaires. Les autres pays enregistrent ensemble une croissance de 12% et représentent 27% de l'activité totale du groupe. Les performances des territoires varient d'une région à l'autre, selon la maturité et les spécificités de chaque pays. Compte tenu de la croissance enregistrée, qui provient essentiellement du secteur télécoms, notre activité Connectivity pèse 79% du chiffre d'affaires du groupe. Je passe la parole à Amaury, qui va vous détailler les résultats financiers du groupe. Bonsoir à tous. Comme Giambattista vous l'a détaillé à l'instant, le chiffre d'affaires consolidé de Solutions 30 s'élève à 519 millions d'euros pour l'ensemble du premier semestre 2023, en progression de 16,8% par rapport au premier semestre 2022. Nous donnons la priorité à la restauration de nos marges. Toutefois, dans un contexte où les marchés du groupe s'ouvrent ou sont en croissance exponentielle dans de très nombreux territoires, notamment au Benelux, au Royaume-Uni et en Allemagne, c'est donc maintenant que nous devons nous positionner, saisir les opportunités pour consolider notre positionnement d'acteur de premier plan et aller vite pour accompagner nos clients durablement, pour sécuriser la taille critique et pour créer de la valeur sur le long terme. Nos résultats traduisent cette volonté. Le groupe publie ainsi un EBITDA ajusté de 27,5 millions d'euros à fin juin 2023, soit 5,3% du chiffre d'affaires, contre 29,6 millions d'euros un an plus tôt, soit 6,7% du chiffre d'affaires, et 17,1 millions d'euros au deuxième semestre 2022, soit 3,7% du chiffre d'affaires. Nous menons une politique d'engagement de dépenses très prudente et nous réussissons à tenir nos coûts. Les coûts opérationnels augmentent de 18,9% par rapport au premier semestre 2022 et de 10,9% par rapport au second semestre 2022. Ils s'élèvent à 444,4 millions d'euros, représentant 86% du chiffre d'affaires. Les coûts de structure augmentent, quant à eux, de 16% par rapport au premier semestre 2022 et de 11% par rapport au second semestre 2022. Ils s'élèvent à €47,2 millions et représentent 9,1% du chiffre d'affaires. Après comptabilisation des dotations aux dépréciations et provisions opérationnelles, pour un montant de €8,9 millions, et après amortissement du droit d'utilisation des actifs loués selon la norme IFRS 16, pour un montant de €13,6 millions, l'EBIT ajusté s'établit à €5 millions au 30 juin 2023, contre €6,7 millions un an plus tôt. Il est donc en net redressement par rapport au second semestre 2022. En France, le chiffre d'affaires atteint €199,4 millions au premier semestre 2023. L'activité est restée pénalisée par la transformation du secteur des télécoms et la transition vers de nouvelles activités dans le domaine de l'énergie. Le marché des télécoms montre toutefois des signes de stabilisation au deuxième trimestre. L'intégration des activités de Scopelec et le retour à un environnement concurrentiel plus apaisé soutiennent la remontée des marges en France. Nous avons également considérablement amélioré nos process et notre organisation afin de nous adapter aux besoins des clients. À date, nous considérons qu'il reste des leviers d'amélioration et nous pensons qu'un nouveau modèle, plus efficient, est possible pour l'ensemble de la filière, en nous inspirant notamment des modèles vestiges que nous avons mis en œuvre en Belgique et au UK. Nous avons des discussions avec nos clients pour définir comment établir un modèle gagnant-gagnant pour toutes les parties prenantes. Mais que ces discussions aboutissent ou non, nous poursuivons et intensifions le travail engagé pour renouer durablement avec un meilleur niveau de profitabilité dans cette activité et pour accroître notre agilité. Dans l'énergie, tout l'enjeu est d'accompagner la fin des déploiements Linky et de redéployer l'organisation vers de nouveaux marchés. C'est ce que nous sommes en train de faire et le groupe remporte actuellement de beaux succès commerciaux dans le domaine de l'énergie, comme l'illustre le récent contrat annoncé hier avec Q Energy dans le secteur photovoltaïque. Les relais de croissance se mettent donc en place progressivement en France. Globalement, l'adaptation du modèle économique et le réajustement de l'organigramme aux nouvelles conditions de marché permettent à la marge d'EBITDA de se redresser très significativement par rapport au second semestre 2022. Elle atteint 7,9%, soit un niveau proche de celui du premier semestre 2022, et un très net redressement par rapport au 1% du second semestre 2022. Au Benelux, le chiffre d'affaires du premier semestre 2023 croît de 82,9% par rapport au premier semestre 2022, pour atteindre 180 millions d'euros. Cette performance est assez significativement supérieure à nos anticipations et pèse sur la marge. Mais il est essentiel pour le groupe de se montrer présent aux côtés de ses clients pour sécuriser sa position actuelle et future. Je vous rappelle qu'au démarrage de nouveaux contrats, nous devons engager des dépenses en matière d'études, de préparation des processus, de modification de notre organisation, de recrutement, de formation. Et ces coûts ne sont pas encore pleinement absorbés, le temps que les volumes s'ajustent et que les contrats trouvent leur rythme de croisière. Dans le même temps, le modèle économique des activités liées à la transition énergétique se met en place et reste à optimiser. Sous l'effet de cette phase d'hypercroissance, la marge d'EBITDA du Benelux s'établit à 9,7%, contre 13,8% au premier semestre 2022 et 11,8% au second semestre 2022. Cet effet est temporaire et les marges repasseront la barre des 10% dès le second semestre de l'année. Dans les autres pays, le chiffre d'affaires est en hausse de 12,7% par rapport au premier semestre 2022 et atteint €139,7 millions, contre €124 millions un an plus tôt. En Italie, les conditions d'exécution du contrat de déploiement des infrastructures très haut débit se sont dégradées ces derniers mois, du fait des difficultés récurrentes de l'opérateur national. Cela touche l'intégralité de la filière, Solutions 30 comme ses concurrents, et nous avons donc souhaité temporiser le rythme de nos interventions, le temps que le contexte se normalise et qu'une façon plus efficiente d'opérer soit trouvée. Ceci, en accord avec les différents partenaires. Cette situation pèse sur la marge d'EBITDA du segment, mais en dehors de l'Italie, les marges sont relativement stables, mais certes toujours en dessous des niveaux normatifs du groupe. Au Royaume-Uni et en Allemagne, Solutions 30 se prépare à absorber la croissance attendue dans le secteur de la fibre, tandis que le groupe se concentre sur les activités les plus rentables sur le marché espagnol, relativement mature, et que l'activité en Pologne reste dynamique, portée par des gains de parts de marché. La marge d'EBITDA du segment Autres pays ressort ainsi à -0,5%, contre 1,9% au premier semestre 2022 et 3,5% au second semestre 2022. En dehors de l'Italie, la marge d'EBITDA serait de 3,8%. Le premier semestre 2023 intègre €4,3 millions de charges opérationnelles non courantes, qui se composent principalement de charges de restructuration, contre un montant de €8,4 millions un an plus tôt. Les dotations aux amortissements des relations clientèles, qui résultent exclusivement de la location des prix d'acquisition des sociétés acquises par le groupe ces dernières années, s'élèvent à €7,1 millions au 30 juin 2023 et sont stables par rapport à la même période de l'exercice précédent. Le résultat financier représente une charge de €2,9 millions au premier semestre 2023, contre une charge de €5,3 millions un an plus tôt. Cette évolution est liée à la hausse des produits financiers, qui proviennent principalement des gains de change et d'un réajustement de juste valeur des earn-out, tandis que les charges restent stables. La charge d'impôt s'élève à 1,3 millions d'euros, contre un produit de 3 millions d'euros un an plus tôt, et le résultat net part du groupe atteint -14,4 millions d'euros, contre -12 millions d'euros pour la même période de 2022 et -38 millions d'euros au second semestre 2022. Passons désormais aux éléments de bilan. Le groupe conserve une structure financière très solide, avec un ratio dette nette sur EBITDA de 1,7 et un ratio d'endettement net sur fonds propres de 72,3%. Au 30 juin 2023, les capitaux propres du groupe s'élèvent à 131,8 millions d'euros, contre 145 millions d'euros au 31 décembre 2022. La trésorerie brute du groupe atteint 73,4 millions d'euros, contre 124,4 millions d'euros à fin décembre 2022, et 85 millions d'euros au 30 juin 2022, traduisant la saisonnalité habituelle du besoin en fonds de roulement. La dette bancaire brute est de 83,6 millions d'euros, par rapport à 70,4 millions d'euros six mois plus tôt. Cette hausse est liée au tirage complémentaire que nous avons réalisé sur l'enveloppe de croissance externe du financement conclu par le groupe en novembre 2022, et qui nous ont permis de procéder au règlement des compléments de prix, des earn out, des minoritaires, des filiales du groupe et notamment en Allemagne. Le groupe affiche ainsi une dette bancaire nette de 10,3 millions d'euros à fin juin 2023, contre une trésorerie nette de dettes bancaires de 54 millions d'euros à fin décembre 2022. Après prise en compte des 73 millions d'euros de dettes locatives IFRS 16 et de 12 millions d'euros de dettes financières potentielles aux compléments de prix et aux achats futurs, la dette nette totale du groupe s'établit à 95,3 millions d'euros. L'encours des créances cédées dans le cadre de notre programme d'affacturage sans recours s'élève à 85,9 millions d'euros à fin juin 2023, contre 77,3 millions d'euros au 31 décembre 2022, reflétant la hausse du niveau d'activité. La hausse des créances mobilisées reflète en effet les montées en charge des nouveaux contrats pour lesquels le programme d'affacturage se met en place. Je vous rappelle que ce programme d'affacturage est sans recours et qu'il est donc déconsolidant. Enfin, le besoin en fonds de roulement augmente de €39 millions, tout en demeurant négatif à hauteur de moins €26 millions. Concernant l'évolution de la trésorerie sur le semestre, la capacité d'autofinancement s'est établie à €31,1 millions, contre €70,2 millions en 2022. Le besoin en fonds de roulement, retraité des éléments non cash, augmente de €45 millions. Cette augmentation reflète la forte croissance du semestre, en particulier au deuxième trimestre au Benelux, et la préparation d'une nouvelle phase de croissance dans les autres pays. Des mesures ont été mises en place afin d'optimiser le BFR d'ici la fin de l'année. Le montant des investissements nets atteint lui 10,5 millions d'euros sur le semestre, soit un niveau normatif de 2% du chiffre d'affaires, contre 2,4% un an plus tôt. Les investissements portent essentiellement sur notre plateforme informatique propriétaire, qui est vraiment la colonne vertébrale de notre organisation. Elle nous permet de piloter nos opérations, d'organiser, d'optimiser, de planifier nos interventions ainsi que la logistique associée et de gérer toute l'activité de support en back-office. Au final, cette situation conduit globalement à un free cash flow de moins 32 millions d'euros, contre moins 17 millions d'euros à fin juin 2022. Les flux liés aux acquisitions s'élèvent à 12 millions d'euros, en cohérence avec les earn out payés au cours du semestre. Les fenêtres de trésorerie liées aux opérations de financement s'établissent à -5,6 millions d'euros, dont -14 millions d'euros liés au remboursement de la dette locative sur la flotte automobile. Le cash disponible à fin juin s'élève ainsi à 73,4 millions d'euros. En résumé, cette première moitié d'exercice nous permet de conserver une structure financière solide grâce à une bonne maîtrise de nos coûts, dans un contexte de transformation d'une part, et de croissance très soutenue, d'autre part. Pour le reste de l'exercice, nous allons continuer de mener une politique prudente, de donner la priorité à la croissance tout en étant très vigilants à la restauration de nos marges, ce qui signifie concentrer nos efforts sur les marchés qui ont un fort potentiel de croissance à long terme et rentabilité. Jean-Philippe, je te repasse la parole. Merci Amaury. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, et malgré le trou d'air de 2022 en France, et uniquement en France, le groupe bénéficie aujourd'hui de perspectives de croissance extrêmement solides. Le secteur des télécoms reste un puissant vecteur de croissance pour le groupe. Les projets de déploiement d'infrastructures très haut débit s'accélèrent partout en Europe et les projets se multiplient pour combler le retard numérique de nombreux grands pays européens, à commencer par le Royaume-Uni ou l'Allemagne. Vous voyez sur la partie haute de ce slide les pays à plus fort potentiel. On retrouve la Belgique, un petit pays, mais sur lequel le groupe bénéficie d'une position concurrentielle très solide. Cela se voit très clairement dans nos chiffres. Selon l'IDATE, la Belgique, et plus généralement le Benelux, bénéficie de bonnes perspectives sur les années à venir. En Italie, les perspectives de croissance sont bonnes, mais nous sommes confrontés aux difficultés des deux plus gros opérateurs du pays, avec lesquels nous négocions en ce moment un mode de fonctionnement plus efficient. En Allemagne, le marché a connu une phase de démarrage très chaotique, notamment en raison des lourdeurs administratives dans le pays, mais il est maintenant en phase de décollage. Nous voyons arriver des investissements massifs de la part des opérateurs et des projets importants sur un marché éminemment stratégique qui compte 41,5 millions de foyers et dont seuls 9% sont équipés. Au Royaume-Uni, où le taux de déploiement des réseaux FTTH est encore limité, nous déployons notre offre en nous appuyant sur les compétences de nos équipes anglaises, sur notre capacité à sourcer de la main-d'œuvre en Europe continentale, compte tenu de la pénurie de main-d'œuvre locale, et sur notre expertise acquise en France, en Espagne, au Benelux, sur l'activité fibre optique. Le contrat d'Eskeed, signé avec Community Fibre en début de 2023, témoigne de la pertinence de ce positionnement. C'est un contrat vraiment important et le deuxième du genre après celui signé avec Telenet en Belgique. Dans ce type de contrat, il y a une forte proximité avec le client. Nous avons des intérêts économiques et commerciaux parfaitement alignés et nous sommes les seuls prestataires à ce jour à proposer ce type de partenariat. La bonne dynamique du territoire devrait se traduire de façon plus nette dans les chiffres du deuxième semestre. La Pologne aussi dispose d'un bon potentiel de croissance, mais la taille du marché est moins importante que celle des pays cités précédemment. Enfin, la France et l'Espagne sont les deux territoires les plus avancés en Europe en matière de déploiement FTTH. La croissance y sera donc plus modérée, mais sans être nulle, puisque vous voyez des projections à plus 5% ou plus 10% par an sur les cinq prochaines années. Un marché très important pour le groupe est celui de l'énergie. Il s'agit d'un secteur stratégique pour l'Europe, dès lors qu'on parle de souveraineté énergétique. On voit depuis le début de l'exercice la dynamique s'intensifier. À fin 2022, le groupe a réalisé encore l'essentiel de son chiffre d'affaires énergie en France et en Belgique, dans la pose de compteurs électriques et eaux intelligents. En 2023, le groupe réalise de plus en plus de nouvelles activités liées à la transition énergétique, qui prennent progressivement les relais de l'activité historique. Dans cette activité, le groupe a identifié d'importantes opportunités. La première est liée au déploiement de compteurs intelligents dans les pays qui ne sont pas encore complètement équipés. Ce potentiel reste limité, mais nous sommes attentifs à ce qui se passe en Allemagne et en Pologne. Le deuxième, le plus important, est l'essor de la mobilité électrique et le besoin en bornes de recharge pour véhicules électriques. Nous sommes bien positionnés sur ce marché, qui est encore très fragmenté. Nous pourrons participer à sa consolidation le moment venu. Nous estimons que d'ici 2025, plus de 6 millions de chargeurs seront installés et 15 millions d'ici 2030. McKinsey évalue le montant des investissements nécessaires à environ $17 milliards US en Europe sur la période 2022-2030. Le troisième levier est la mise à niveau des réseaux. C'est le plus important, parce que les énergies renouvelables rendent ça indispensable. Face à des sources d'énergie qui se multiplient et des besoins toujours plus nombreux, que ce soit pour la recharge de véhicules ou l'utilisation des pompes à chaleur ou autres, les réseaux électriques doivent s'adapter. L'injection sur le réseau électrique de flux d'énergie renouvelable intermittente représente un défi majeur pour leur développement. La Commission européenne estime qu'il faudra réaliser 584 milliards d'euros d'investissements dans le réseau électrique entre 2020 et 2030, en particulier dans le réseau de distribution. Sur ce montant, 100 milliards d'euros d'investissements devraient être alloués au réseau de distribution au cours de la période 2020-2030, dont 170 milliards d'euros consacrés à la numérisation. Nous avons clairement un rôle à jouer dans ce secteur et nous commençons à remporter des marchés, notamment en France et en Belgique. Quatrième levier est le développement des énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire et la pose de panneaux photovoltaïques. Le plan REPowerEU, qui vise à renforcer l'indépendance énergétique de l'Union européenne, revoit à la hausse les objectifs d'intégration des énergies renouvelables dans la politique stratégique concernant l'énergie de l'Union européenne. Cette ambition s'appuie notamment sur une nouvelle stratégie solaire. La Commission européenne a émis plusieurs propositions pour favoriser l'essor du solaire. Elle a prévu un budget de 300 milliards d'euros d'ici 2030 et elle a rendu obligatoires les panneaux photovoltaïques pour les bâtiments publics et les centres commerciaux à partir de 2025. Cette obligation a été étendue aux logements neufs, construits à partir de 2029. Les différents pays européens commencent à décliner cette stratégie, comme en France, où les panneaux solaires ont été rendus obligatoires sur les parkings extérieurs en ombrelle. À ce titre, nous venons d'annoncer, en relais de notre client Q-Energy, le lancement en construction du plus grand parc solaire flottant d'Europe. Nous sommes très heureux de faire partie de ce projet qui se situe en Haute-Marne. C'est un double succès pour nos équipes qui travaillent sur ce projet. D'une part, la reconnaissance d'un savoir-faire de pointe apporté par notre groupe et d'autre part, la confirmation que nous sommes capables d'accroître notre maillage territorial au-delà de notre région d'origine, qui est le Sud-Ouest. Notre équipe remporte beaucoup de succès depuis le début de l'année et nous sommes un des cinq premiers acteurs du secteur aujourd'hui en France. Le potentiel est avéré sur ce marché et nous pensons que nos compétences, très liées à celles que nous avons développées dans le domaine des télécoms et qui sont renforcées par l'acquisition d'EleQNR en juillet dernier, doivent nous permettre de conquérir une belle part de marché, une belle part dans ce marché en plein essor. Le carnet de commandes, qui double par rapport à la même période de l'an dernier, confirme cela. Au terme de cette première moitié de l'exercice, le groupe confirme ses objectifs de croissance de chiffre en 2023, ce qui lui permettra de franchir la barre du milliard d'euros de chiffre d'affaires. Comme illustrent les résultats de ce premier semestre, cette croissance s'accompagne d'un redressement progressif des marges, dans un contexte d'adaptation en France et d'hypercroissance ailleurs en Europe. En France, les efforts opérationnels et organisationnels pour restaurer les marges et opérer les contrats télécoms dans de meilleures conditions portent leurs fruits. Le remplacement des activités de déploiement de compteurs intelligents s'accélère. Le marché des télécoms se normalise. Tout cela devrait permettre au chiffre d'affaires de commencer à se stabiliser et concourir au redressement des marges en France. Au Benelux, le groupe va continuer de connaître une croissance soutenue et la rentabilité devrait repasser la barre des 10% au deuxième semestre. La majeure partie des montées en charge ayant déjà été réalisée au premier semestre. Dans les autres pays, la croissance va se poursuivre, portée par la bonne dynamique du Royaume-Uni, tandis que les efforts engagés en Italie pour restaurer la rentabilité devraient commencer à porter leurs fruits au deuxième semestre. Sur le long terme, le groupe veut consolider ses positions de premier plan sur ses marchés et atteindre la taille critique dans toutes les zones géographiques où il est présent, tout en travaillant à l'amélioration de sa profitabilité. Nous devrions ainsi profiter pleinement des tendances structurelles qui portent nos marchés pour renouer avec une croissance dynamique et rentable sur le long terme. Voilà, nous sommes maintenant à votre écoute pour répondre à vos questions. Merci beaucoup, Monsieur Fortus. Mesdames, Messieurs, encore une fois, si vous voulez poser une question, appuyez sur la touche étoile, suivi du chiffre un. Vous pouvez aussi soumettre vos questions par web. Notre première question viendra de Monsieur Emmanuel Matteau, qui nous appelle d'Oddo. C'est à vous, Monsieur. Oui, bonsoir messieurs, j'espère que vous m'entendez bien. Très bien. Oui. D'abord, vous pouvez un petit peu revenir sur la saisonnalité du BFR, nous rappeler comment elle s'explique ? Et je vois historiquement, on a toujours eu un free cash flow positif quand même chez Solutions 30 chaque année. Est-ce que ça sera également le cas en 2023, malgré, je dirais, une consommation de cash assez importante au premier semestre ? Et ma deuxième question, c'est sur l'Allemagne. Comment vous vous préparez à ce business dans la fibre qui arrive ? Est-ce que vous êtes suffisamment staffé ? Comment vous comptez recourir à la sous-traitance ? Est-ce que le démarrage de la fibre en Allemagne va peser sur vos marges, comme on peut le voir dans certaines activités nouvelles ou nouveaux pays ? Et puis une précision dans le renouvelable. Vous parlez d'un doublement du carnet de commandes. Est-ce qu'on peut avoir quelques ordres de grandeur de ce que ça représente ? Et ce contrat avec Q-Energy a surpris un peu tout le monde. Est-ce qu'il y en a d'autres de ce type-là dans le pipe ? Merci beaucoup. Merci. Tu démarres avec la première, je reprendrai la deuxième. D'accord, très bien. Oui, je vais commencer par votre question sur le BFR. Donc là, sur le semestre, il y a deux éléments qui ont pesé sur le BFR, des éléments liés en fait aux fortes montées en charge qu'on a réalisées et en particulier au Benelux, où là, comme je l'indiquais, en fait, on a une croissance un petit peu plus forte même que ce que nous pouvions attendre. Mais voilà, on a fait le choix de saisir ces opportunités, d'aligner les ressources afin d'asseoir notre position de leader, en fait, sur ce marché et de vraiment viser l'atteinte de la taille critique dans cette géographique, ce qui est vraiment essentiel pour pouvoir créer de la valeur à long terme. Dans ce contexte-là, ça veut dire aligner un nombre conséquent de techniciens en plus sur le terrain, les former, investir dans les outils. Donc là, on a vraiment consommé un petit peu de cash pour financer ces montées en charge. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, effectivement, qui est un élément plus saisonnier, vous voyez, notamment dans les activités télécoms. En fait, on a un deuxième trimestre qui est généralement un tout petit peu plus calme, parce qu'on est dans une période avec des ponts, des congés, et donc un petit peu moins de production. En revanche, un redécollage plus fort au troisième trimestre. Donc là, globalement, en fait, la variation du BFR reflète le décalage qu'on peut avoir en fait dans les paiements de nos clients sur ces contrats, voilà. Donc, au second semestre, le BFR devrait reprendre des couleurs et notre perspective, c'est bien évidemment de générer de la trésorerie sur nos activités. Je continue avec la deuxième. Après, il y aura la troisième également, Amaury. Tu pourras peut-être t'exprimer sur ce nouveau projet. Donc concernant l'Allemagne, la question est : comment on s'y prépare ? Ça fait un moment qu'on s'y prépare, parce que ça fait un moment quand même qu'on dit : l'Allemagne, finalement, va décoller. Donc ça fait un petit moment qu'on regarde l'Allemagne. Donc on est prêt, on est archi prêt. Et en fait, la logique est très simple. Comme il y a très peu de main-d'œuvre qualifiée en Allemagne, on amène des autres pays. Et là, voilà, on a eu le temps de se préparer. On a également la chance d'avoir des pays qui ne sont pas au même stade de maturité. Donc, on arrive assez facilement à importer de la main-d'œuvre compétente en Allemagne. On a quand même une base très importante maintenant en Pologne, parce que le chiffre d'affaires de la Pologne n'est pas extraordinaire, mais en nombre de personnes, nous avons vraiment une structure opérationnelle très, très solide en Pologne, sur laquelle on peut s'appuyer pour faire venir des personnes travailler en Allemagne. Donc voilà, donc on est prêt, on a le savoir-faire, on a les outils et on importe des compétences des pays limitrophes. Ça, c'est le premier sujet. Et après, le deuxième sujet, c'est la question sur les marges. Alors, historiquement, j'exclus l'Italie, parce que ça a été une montée en charge vraiment faite dans la douleur, mais c'est vraiment très spécifique et très lié à la situation des deux principaux opérateurs fibre en Italie. Dans les autres pays, on a prouvé historiquement qu'on est capable de faire de la croissance rentable. Je pense que ça va être le cas également en Allemagne. Après, quel niveau de marge ? Ça, je ne sais pas le dire, parce qu'effectivement, il y a quand même des inconnues, mais je suis persuadé qu'en Allemagne, nous serons capables de faire de la croissance rentable. Le sujet principal en Allemagne, mais comme dans les autres géographies, ça va être celui d'arriver à la taille critique le plus vite possible. Donc, en Allemagne, on ne fait pas €100 millions de chiffre d'affaires encore. Je pense qu'on va y être très bientôt, certainement l'année prochaine. Et après, il faut qu'on arrive à passer le palier des €200 millions. Ça aussi, on va y arriver, c'est sûr. La taille du marché est vraiment très importante et considérable. Et à partir de là, on sera sur des niveaux de marges confortables, comme on a l'habitude d'avoir dans des pays qui ont la taille critique et qui tournent correctement. Après, sur la troisième question qui concerne le nouveau projet qu'on a annoncé, vous avez dit que vous avez été surpris. Je ne sais pas pourquoi. En fait, ce qu'on avait dit dans ces marchés qui sont nouveaux est qu'il y a plusieurs segments. Là où on est le plus fort, c'est sur la partie B2C ou petit B2B, mais on avait dit également qu'on était partout, parce qu'on veut être partout et ensuite, comment les marchés évoluent. Et en fait, ce qu'on a constaté, c'est qu'on a quand même un savoir-faire qui est plutôt pas mal et donc on arrive à être très crédible également dans des projets qui sont importants et très visibles, sur lesquels il y a du monde. Ça a été comme ça dans ce projet. On l'a remporté, on est très fiers de l'avoir fait. On a des conditions qui sont très correctes, donc ce n'est pas un contrat vendu à perte pour pouvoir dire qu'on avait un contrat. Non, non, c'est un contrat qu'on a gagné en ayant des marges qui seront confortables. Et on est positionné vraiment sur la partie où nous sommes des spécialistes, qui est la partie électrique. On ne va pas faire de la construction. La partie lourde, ce n'est pas nous qui la réalisons. On est vraiment concentré sur la partie électrique, où nous avons quand même des bonnes compétences. Et ça, c'est un peu le fruit du travail qui a été fait les années passées, en démarrant avec Linky et en continuant avec les autres activités. Amaury, je ne sais pas si tu veux rajouter quelque chose sur ce- Oui, non, tu as totalement raison. Je crois qu'aujourd'hui, Solutions 30 fait partie des grands acteurs du photovoltaïque en France. On a installé plus de, enfin, des installations photovoltaïques qui représentent plus de mille mégawatts-crête. Donc ça nous positionne vraiment dans les leaders de ce marché-là. Et c'est un secteur sur lequel on est en train de se renforcer. Vous avez certainement vu l'acquisition qu'on a faite au mois de juillet, afin de pouvoir élargir notre scope géographique d'intervention. Et c'est une activité qui est en train de se renforcer. Vous aviez une question sur notre carnet de commandes. À date, notre carnet de commandes signé uniquement en France, est supérieur à €30 millions. Et pour vous donner un ordre de grandeur, ça représente à peu près deux fois ce qu'on avait réalisé en termes de chiffre d'affaires l'année dernière. Donc c'est clairement une activité qui est en croissance et qui est promise à un bel avenir. D'accord. Merci beaucoup pour toutes ces réponses. Merci beaucoup, Monsieur Matteau. Nous n'avons plus de questions audio. Nous allons maintenant passer aux questions soumises par le web. Merci. Alors, oui, donc, première question, Amaury, elle est pour toi : pouvez-vous revenir sur le redressement net de la marge en France ? Y a-t-il un effet de prix ? D'accord. Non, le redressement des marges n'est pas lié au prix, mais bel et bien aux opérations de transformation qu'on a menées, notamment au cours du semestre. On a mené trois grandes, on a travaillé sur trois grands chantiers au cours du semestre. Le premier, c'était l'intégration en fait des périmètres qu'on a récupérés auprès de Scopelec. Voilà, en intégrant des équipes, en travaillant sur notre organisation. Le deuxième chantier, ça a été la fin de la restructuration sur nos activités liées à la pose de compteurs intelligents en France. Enfin, on a retravaillé, on a redéfini tous nos processus. On a veillé à automatiser, à industrialiser encore davantage nos processus pour redresser nos marges. Les résultats sont visibles. On est passé d'une marge qui était de l'ordre de 1% au deuxième semestre 2022, à quasiment 8% sur ce premier semestre. Ce redressement a été progressif et il va se poursuivre. Amaury, il y a une deuxième question pour toi : à quel horizon pensez-vous renouer avec un résultat net positif ? Alors voilà, là aussi, il y a eu un redressement très fort du résultat net par rapport au deuxième semestre 2022, où on avait accusé une perte de l'ordre de €38 millions. La perte sur le semestre n'est plus que de €14 millions. Et là, aujourd'hui, en fait, on prévoit un deuxième semestre qui sera encore en amélioration, qui devrait nous permettre en fait d'améliorer le résultat net à nouveau dans les six mois qui viennent. Alors, autre question : pouvez-vous faire un point sur vos anticipations par pays, en particulier sur le Royaume-Uni et l'Allemagne ? Royaume-Uni et Allemagne. Donc, le sujet, le sujet principal dans ces deux pays, Royaume-Uni et Allemagne, est vraiment le sujet du déploiement de la fibre. Il y a une très grosse différence entre ces deux pays. Le Royaume-Uni est un pays qui a une très bonne infrastructure de base dans le sol. C'est-à-dire que British Telecom a déjà organisé le pays pour pouvoir déployer la fibre. Et donc, du coup, les déploiements se font assez, assez facilement, entre guillemets. C'est un gros chantier pour un pays, mais vous arrivez à porter la fibre partout, assez, assez facilement. C'est un pays qui va dépenser un montant similaire à celui de la France pour équiper la totalité de logements en fibre, ce qui est l'objectif du pays, c'est-à-dire une vingtaine de milliards. C'est un marché important, qui est comparable à la France. L'Allemagne, c'est une autre histoire. L'Allemagne est un pays qui a une infrastructure beaucoup moins développée, c'est lié à l'histoire du pays, et qui est beaucoup plus gros. C'est-à-dire qu'il y a en Allemagne, allez, 42 millions de logements qui sont pas du tout équipés. C'est-à-dire qu'il y en a 8%, 9% qui sont équipés en fibre. En gros, il y a tout à faire. Le coût pour amener la fibre partout est bien supérieur à celui des autres pays européens. Donc l'Allemagne est un pays qui va dépenser 30 milliards, 30 à 40 milliards. C'est un marché absolument colossal, dans lequel il y a une pénurie de main-d'œuvre, une grosse pénurie de main-d'œuvre. Du coup, voilà, des très belles perspectives dans ces deux grands pays et ces deux géographies sur lesquelles on va certainement atteindre la fameuse taille critique des 200 millions d'euros, ce qui nous permettra, dans les deux pays, d'être rentables au niveau normatif qu'on a connu dans le passé. Dans les géographies, on était très fort. Dans les autres pays, il y a la même dynamique, mais effectivement, à une moindre échelle. Voilà, ce n'est pas la même taille de marché adressable dans le secteur de la connectivité. Amaury, une autre question pour toi. En France, quel est le constat que vous faites ? Avez-vous vu des choses qui vous ont choqué en matière d'organisation ? La France a connu ces dernières années une phase d'hypercroissance extrêmement forte, tirée par l'activité de pose des compteurs, par l'installation et le déploiement de la fibre optique en France. Dans cette phase d'hypercroissance, on a eu tendance à laisser déraper un petit peu notre organisation avec un fonctionnement en silo, une usine télécom, une usine énergie. Aujourd'hui, le constat que je fais, c'est que la France est totalement capable de retrouver ses niveaux de marges à deux chiffres, à court terme. Pour ça, en fait, ce qu'on est en train de faire, c'est simplement de remettre en place nos fondamentaux, à savoir la mutualisation et l'optimisation de nos ressources, en mutualisant les compétences de nos techniciens et en investissant sur l'automatisation, l'industrialisation de nos processus. En fait, voilà, ce n'est pas, ce n'est rien d'extraordinaire. C'est l'application des recettes qu'on a, qu'on connaît et qu'on a déjà pratiquées dans le passé. Autre question sur le nouveau projet Q-Energy : je n'ai pas compris la taille du contrat. Cela peut peser sur le BFR ? C'est pour toi, Amaury. Alors, la taille du contrat, c'est un contrat qui représente à peu près 8 millions d'euros. Est-ce que ça va avoir un impact sur le BFR ? On a essayé d'anticiper et grâce au partenariat solide qu'on a monté avec notre client et nos partenaires, on a une structure contractuelle qui nous met relativement à l'abri de problèmes de BFR pour le financement de ce contrat. Néanmoins, il va falloir recruter des techniciens et donc, dans cette phase de recrutement, formation, voilà, ça, on va veiller à limiter les impacts sur le BFR et les impacts devraient être limités, malgré la taille significative de ce contrat. Alors, et autre question, c'est une très bonne question. Les caractéristiques du marché allemand que vous venez d'évoquer ne font-elles pas sentir que cela va être compliqué de monter en puissance sans que cela pèse sur les marges et ou le DFR ? Alors, en fait, la réponse est non, parce que le fait que le marché allemand soit compliqué en termes de déploiement, parce que l'infrastructure n'est pas là et que ça va être plus cher, n'est pas vraiment un sujet pour nous. Tout dépend de comment les clients vous payent. Vous voyez ? C'est-à-dire que si c'est plus cher parce qu'il faut travailler plus, mais le client met le prix et surtout, le client sait exactement ce qu'il veut, ben, pour nous, c'est très bien. En fait, ce qui pèse sur nos marges et sur le DFR est surtout le client qui n'a pas les idées claires et qui vous fait du stop and go. Stop and go, ça veut dire que vous êtes censé faire quelque chose, donc vous mettez en place votre organisation pour le faire. Finalement, entre-temps, le client change d'avis, donc vous devez démonter une partie de l'organisation, la remonter différemment. C'est ça qui casse les marges et c'est ça qui rend les choses difficiles dans ce métier. C'est la situation en Italie. Le gros avantage des clients allemands, c'est qu'ils sont lents, mais ils savent ce qu'ils veulent et donc du coup, on peut mettre en place des process qui sont solides. On est plutôt confiant sur le fait que l'activité en Allemagne, ça va être solide. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Pas de côté audio, monsieur. Pardon ? Non, je voulais juste vous dire, monsieur, que nous n'avons pas d'autres questions côté audio. Désolé. D'accord. Mais non plus par le web. Donc, je vous remercie. Merci à tous pour votre participation. À l'issue de ce semestre, nous sommes confiants. Les marges se redressent de façon très significative après un trou d'air au deuxième semestre 2022. La France se transforme et les leviers opérationnels mis en œuvre portent leurs fruits. Le Benelux a atteint la taille critique et nous détenons sur ce marché des positions concurrentielles qui sont très solides. Les autres marchés s'ouvrent et de façon globale, les perspectives sur nos marchés sont très favorables. Notre priorité, vous l'avez compris, c'est d'atteindre la taille critique dans toutes les géographies où nous sommes positionnés. C'est un beau challenge que nous sommes prêts à relever et je tiens ici à saluer l'engagement de nos équipes en ce sens. Très bonne soirée à tous. Merci. Merci beaucoup, Monsieur Fortier. Mesdames, Messieurs, merci d'avoir participé à la conférence d'aujourd'hui. Vous pouvez maintenant raccrocher.