Solutions 30 SE (EPA:S30)
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May 14, 2026, 5:35 PM CET
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Earnings Call: H2 2022
Apr 20, 2023
Bonjour Mesdames, Messieurs, et bienvenue au webinaire Solutions 30, résultats annuels 2022. Pour votre information, la conférence d'aujourd'hui est enregistrée. Maintenant, je vais donner la parole à Monsieur Fortes, CEO. C'est à vous, Monsieur.
Merci Georges. Bonsoir à tous et merci de votre présence. Nous tiendrons cette conférence en français. Un transcript en anglais sera disponible sur notre site Internet dans la foulée de cette conférence. For our English speaking attendees, please be aware that we will hold this conference in French. An English transcript will be available on our website. Amaury, notre CFO, est à mes côtés pour vous commenter les résultats de l'exercice 2022. Comme d'habitude, nous répondrons à vos questions à la fin de cette présentation. 2022 a été un exercice difficile. C'est un exercice de transition après 19 années de croissance à deux chiffres, ininterrompue et rentable. C'est un exercice qui est porteur de signes positifs pour l'avenir, notamment pour ce qui concerne notre capacité à capter de nouveaux marchés à très fort potentiel partout où nous sommes implantés.
Les états financiers consolidés du groupe Solutions 30 pour l'exercice ont été examinés par le conseil de surveillance le 20 avril 2023 et le réviseur d'entreprise agréé a émis son rapport d'audit certifiant les comptes du groupe sans réserve. Ces comptes sont disponibles sur le site Internet de la société. En introduction, un petit rappel de qui nous sommes aujourd'hui. Depuis 2003, Solutions 30 fournit des services techniques de proximité dans 10 pays européens. Le groupe intervient dans three domaines d'activité: Connectivity Solutions, qui correspond à nos activités dans le secteur des telecoms. Il s'agit de déploiement de réseaux fixes et dans une moindre mesure, de réseaux mobiles, de raccordement et assistance des abonnés et de maintenance des installations.
La deuxième activité, c'est Energy Solutions, c'est-à-dire nos activités de déploiement de compteurs intelligents, de bornes de recharge pour les véhicules électriques, de panneaux solaires ou encore de solutions connectées pour maîtriser les consommations d'énergie. Enfin, la troisième activité, Technology Solutions, qui regroupe toutes les autres activités du groupe dans l'IT, dans la sécurité, dans les moyens de paiement et dans la santé connectée. Le métier de Solutions 30 s'appuie sur la mutualisation de compétences et de ressources qui sont capables d'intervenir rapidement partout où le groupe est présent. La profitabilité du groupe s'appuie sur un modèle qui est construit autour de trois leviers d'efficacité opérationnelle que nous cherchons à optimiser en permanence et qui sont un premier, l'effet volume. Solutions 30 privilégie des marchés sur lesquels ses interventions et ses modes opératoires peuvent être standardisés pour maximiser les économies d'échelle.
Le deuxième est la densité, c'est-à-dire qu'avec un maillage territorial dense, Solutions 30 est en mesure de réduire ses délais d'intervention et d'optimiser les temps de déplacement de ses techniciens. Le troisième, c'est l'automatisation. Nous avons une plateforme informatique, Smartfix, qui permet d'automatiser les tâches répétitives et chronophages et d'optimiser les plannings et les itinéraires des techniciens en temps réel. C'est la mise en place et l'optimisation de ce modèle qui constitue la première barrière à l'entrée sur notre marché. Ce modèle économique nous a permis de construire un groupe qui réalise aujourd'hui EUR 905 million de chiffre d'affaires, qui fait travailler 15,000 personnes en Europe et qui contribue à des enjeux de développement durable importants, parmi lesquels la formation des jeunes à des métiers d'avenir et l'accès de tous aux innovations technologiques qui changent notre quotidien.
Solutions 30 est positionné au cœur de la transformation numérique et de la transition énergétique, qui sont les deux moteurs de croissance du Group. Comme je le disais, en introduction, l'exercice 2022 est un exercice de transition pour le Group, mais il est porteur de signes positifs. Comme le montre ce graphique, l'excellente dynamique de nos activités au Benelux et dans les autres pays ont compensé le trou d'air du marché French, qui consolide après presque 20 ans de croissance extrêmement rapide. Pour l'ensemble de l'exercice 2022, le chiffre d'affaires consolidé de Solutions 30 s'élève à EUR 904.6 million, en progression de 3.5% par rapport à 2021. Ça fait 1.4% en organique.
Après un chiffre d'affaires quasi stable sur les neuf premiers mois, -2.4% en organique, le groupe a renoué avec une croissance à deux chiffres au quatrième trimestre, à 11.6%, +10.1% en organique. Comme le montre ce slide, le rééquilibrage géographique de nos activités est en cours avec le chiffre d'affaires France qui, pour la première fois, représente moins de 50% du chiffre d'affaires du groupe. Le Benelux, dont le chiffre d'affaires croît de 38%, qui représente maintenant un quart de notre chiffre d'affaires. Les autres pays, ensuite, qui enregistrent ensemble une croissance de 24.5% et qui représentent 28% de l'activité totale du groupe. Au cours de cet exercice, le groupe a poursuivi la transition opérationnelle de ses activités en France.
Le marché des telecoms est arrivé à maturité dans cette géographie, tandis que les déploiements des compteurs intelligents ont été achevés. Demain, d'autres marchés redynamiseront notre croissance en France et en particulier les marchés liés à la transition énergétique, que ce soit la mobilité électrique, le déploiement des panneaux solaires ou encore l'installation de jets connectés permettant de réaliser des économies d'énergie. Aujourd'hui, ces marchés restent pénalisés par les problèmes de supply chain, même si cela tend à se résorber. Ils sont toutefois en train de se structurer et nous nous organisons de façon à capter la croissance attendue. Au Benelux et dans les autres pays, la dynamique de croissance se confirme.
La Belgique, les Pays-Bas et l'Italie ont commencé à déployer la fibre, tandis que l'Allemagne, le Royaume-Uni et dans une moindre mesure la Pologne sont dans les starting blocks avec des projets pilotes qui sont lancés. Nous sommes prêts à capter la croissance comme nous l'avons fait en France et comme nous le faisons au Benelux, démontrant la réplicabilité de notre modèle. Sous l'effet des démarrages des marchés fibre au Benelux et en Italie et du repli des activités de déploiement de compteurs intelligents en France, l'exposition du groupe aux activités télécoms a augmenté sur l'exercice et le secteur représente 77% de nos activités. Malgré cet exercice en demi-teinte, Solutions 30 signe au quatrième trimestre 2022 un nouveau record d'activité avec un chiffre d'affaires de EUR 248 million, le plus élevé de notre histoire.
Dans son ensemble, l'activité est stabilisée sur des niveaux élevés dans des marchés bousculés par la crise sanitaire qui, rappelons-le, a eu un effet très positif sur le secteur des telecoms en France avant un retour à la normale assez brutal fin 2021. Cette belle performance en termes d'activité nous permet d'aborder 2023 sereinement avec le Benelux et les autres pays qui continueront à de tirer la croissance et un retour progressif à des meilleures marges en France. Le contexte macroéconomique, perturbé entre pénurie persistante sur les chaînes d'approvisionnement, la guerre en Ukraine et donc l'inflation élevée nous pousse à la vigilance, mais nous sommes confiants pour l'avenir et j'y reviendrai plus tard dans cette présentation. Je passe maintenant la parole à Maury, qui va vous détailler les résultats de l'exercice.
Merci Gianbetti. Bonsoir à tous. L'exercice 2022 fait ressortir des performances contrastées entre les pays dans lesquels nous sommes présents et nous avons fait face à des problématiques opposées. D'un côté, des sujets d'adaptation et de transformation sur des marchés en transition en France et de l'autre, des montées en charge rapides à gérer, le tout pesant sur nos marges. Au cours de l'exercice, nous avons renégocié nos conditions commerciales avec nos clients pour faire face à l'inflation, mais cela se fait avec un temps de décalage et les négociations se poursuivent avec certains clients, notamment en France, car les premières négociations ne nous ont pas donné entière satisfaction.
Nous avons également dû absorber sur cet exercice des coûts liés à la mise en place des processus renforcés en matière de gouvernance, en matière de compliance et de gestion des risques et pour la consolidation de notre politique RSE. Le groupe publie ainsi un EBITDA ajusté de EUR 46.7 million fin December 2022, qui fait ressortir une marge d'EBITDA de 5.2%, très en deçà de nos niveaux normatifs qui se situent généralement au-dessus de 10%. Cet EBITDA ajusté intègre EUR 20.9 million liés aux opérations de transformation en France, sur lesquelles j'aurai l'occasion de revenir dans les slides suivantes, et EUR 10.1 million liés à l'adaptation de nos structures, conséquence de l'arrêt des déploiements des compteurs intelligents.
Retraités de ces éléments, l'EBITDA ajusté s'établirait à EUR 77.7 million, soit 8.6% du chiffre d'affaires. Les coûts opérationnels augmentent de 9% par rapport à 2021 et représentent 85.6% du chiffre d'affaires contre 81.3% un an plus tôt, tandis que les coûts de structure augmentent de 2.9% et représentent 9.2% du chiffre d'affaires contre 9.3% un an plus tôt. Après comptabilisation des dépréciations et provisions opérationnelles pour un montant de EUR 18.9 million et après amortissement du droit d'utilisation des actifs loués selon la norme IFRS 16 pour un montant de EUR 28.1 million, soit EUR 47 million au total, l'EBIT ajusté s'établit à -EUR 0.3 million.
Comme le montre la slide suivante, la totalité du recul de l'EBITDA provient de la France, tandis que le Benelux et les autres pays progressent. En France, le groupe enregistre une marge EBITDA de 4.9%. Retraitée des éléments que je viens de mentionner, la marge d'EBITDA est de 12.2% en France. Au Benelux et dans les autres pays, la marge est respectivement de 12.8% et de 2.8%. On regarde maintenant plus précisément ce qui s'est passé en France, le repli de 16% du chiffre d'affaires après six années de croissance à plus 34% par an en moyenne et la baisse de la rentabilité s'explique par deux points. D'abord, principalement, par l'activité telecom.
Les marchés de déploiement et de construction du réseau FTTH sont arrivés à maturité. À cela s'est ajouté un effet que nous attendions moins, un retour à la normale brutal du marché des raccordements d'abonnés après le pic d'activité exceptionnellement élevé lors de la période Covid. Aujourd'hui, le nombre d'abonnés à la fibre continue d'augmenter, mais sur des niveaux plus modérés. Face à cela, les acteurs du secteur, clients comme prestataires et sous-traitants, ont dû s'adapter à marche forcée et ajuster leur mode de coopération. Les conditions opérationnelles d'exécution des contrats, en particulier de l'un des plus gros contrats du groupe en France, se sont significativement durcies ces derniers mois avec des communications, une redistribution géographique des parts de marché et des répercussions sur l'ensemble de la filière. En ce qui nous concerne, nous avons gagné des parts de marché en région parisienne et dans le Sud-Ouest contre Scopelec.
Globalement, nous avons maintenu notre chiffre d'affaires et nos parts de marché sur ce contrat. Dans cette redistribution géographique, nous avons perdu des parts de marché dans le Sud-Est au profit de Scopelec, qui était en grave difficulté financière et qui, finalement, a été liquidé à la fin de l'année 2022. Dans le Sud-Est, nous étions le suppléant de Scopelec et nous étions chargés d'assurer les interventions que Scopelec n'était pas en mesure d'assurer. Nous avons donc dû maintenir nos structures en surcapacité sur cette zone pour faire face aux surcroît d'activités ponctuelles et pour pallier la possible défaillance de notre concurrent. Cela a significativement pesé sur nos marges, ce choix de maintenir des opérations en surcapacité nous a permis de récupérer la totalité du marché après la défaillance de Scopelec.
Nous opérons ce contrat depuis le début de l'année 2023 et cela se verra dans l'évolution du chiffre d'affaires à compter du second quarter, date à laquelle Scopelec avait commencé à opérer ce contrat. L'impact global de cette phase de transition dans les télécoms et des opérations de transformation qu'elle a rendues nécessaires nous a coûté EUR 20.9 million d'EBITDA. Le deuxième point qui pèse sur les marges en France, c'est la fin programmée des déploiements de compteurs intelligents. Cette fin des contrats n'a pas pu être compensée par la montée en puissance des activités qui sont liées à la transition énergétique, compte tenu des pénuries de composants qui ont retardé le décollage de ces marchés. Dans ce contexte, les coûts d'adaptation de nos structures se sont élevés à EUR 10.1 million.
Au Benelux, le chiffre d'affaires est en croissance purement organique de 38%. Cette excellente performance s'appuie sur les montées en charge des contrats signés dans le déploiement de la fibre optique et sur la poursuite des installations de compteurs intelligents en Flandre. Les montées en charge très rapides nécessitent, d'une part, le recrutement et la formation des techniciens et, d'autre part, le renfort des structures d'encadrement. Cela pèse sur la marge d'EBITDA, qui reste tout de même très élevée, à 12.8%. Cette rentabilité à two digits traduit le modèle économique historique du groupe. Une taille critique supérieure à EUR 100 million de chiffre d'affaires sur une zone géographique permet en effet de capitaliser sur l'augmentation des volumes d'interventions standardisées et sur la densité du maillage géographique.
Dans les autres pays, le groupe enregistre un chiffre d'affaires de EUR 256.8 million, en croissance de 24.5%, 15.5% en organique par rapport à la même période de 2021. L'activité est portée par les bonnes dynamiques de nos opérations en Italie, en Pologne et au Royaume-Uni. La maîtrise des charges opérationnelles et la révision des conditions tarifaires obtenues sur certains contrats permettent d'améliorer la marge d'EBITDA, qui atteint 2.2% dans ces pays qui n'ont pas encore, je vous le rappelle, atteint la taille critique.
L'exercice 2022 intègre EUR 11.8 million de charges opérationnelles non courantes qui se composent principalement des charges de restructuration pour EUR 8 million et de dépenses exceptionnelles engagées par le groupe en réaction à la violente campagne de dénigrement qui avait été menée à son encontre au cours des exercices 2020, 2021, pour EUR 2 million, EUR 2.5 million. Les amortissements de relations clientèles sont quasiment inchangés à EUR 14.4 million en 2022, contre EUR 14.7 million un an plus tôt. Le résultat financier est négatif de EUR 17.1 million.
Il est important de noter à ce niveau-là que le résultat financier intègre EUR 11 million d'éléments non cash relatifs à l'ajustement de la valeur des contreparties éventuelles des earn-out liés au rachat des minoritaires de No Fiber All en Allemagne. Sur le fond, cette revalorisation est plutôt une bonne nouvelle parce qu'elle traduit les fortes perspectives des nouveaux contrats sur le marché allemand. Les charges d'intérêts, quant à elles, restent quasiment stables sur l'exercice. Elles s'élèvent à EUR 2.7 million contre EUR 2.8 million un an plus tôt. La charge d'impôt s'élève à EUR 5.6 million, contre un produit de EUR 5.4 million un an plus tôt. Le taux d'imposition ressort à 12.8% et 18.9% si on exclut les impôts différés.
Le résultat net part du groupe fait ressortir une perte de EUR 50 million contre un bénéfice de EUR 21 million en 2021. Désormais aux éléments de bilan. Le groupe conserve une structure financière très solide avec un ratio dette nette sur EBITDA de 0.83 et un ratio d'endettement net sur fonds propres de 26.7%. Au 31 décembre 2022, les capitaux propres du groupe s'élèvent à EUR 145.3 million. La trésorerie brute du groupe atteint EUR 124.4 million. La dette bancaire brute est de EUR 70.4 million.
Le groupe affiche une trésorerie nette de dette bancaire de EUR 54 million à fin December 2022, contre EUR 52.3 million à fin December 2021. La dette nette totale, qui inclut EUR 67.4 million de dettes locatives d'IFRS 16 et EUR 25.5 million de dettes financières potentielles liées au complément de prix et options de vente, atteint EUR 38.9 million contre EUR 33.1 million un an plus tôt. L'encours des créances cédées dans le cadre du programme d'affacturage du groupe s'élève à EUR 77.3 million au 31 December 2022, contre EUR 92 million au 31 December 2021. Je vous rappelle que ce programme d'affacturage est sans recours, il est donc déconsolidant.
La baisse des créances mobilisées reflète les montées en charge des nouveaux contrats pour lesquels le programme d'affacturage est en cours de déploiement. Ce que nous montre cette slide également, c'est que le besoin en fonds de roulement diminue de EUR 40 million et demeure négatif à minus EUR 64.7 million. Il intègre notamment des avances négociées avec plusieurs clients du groupe pour participer à l'effort au lancement de nouveaux contrats significatifs, en particulier dans le domaine du déploiement de la fiber. C'est ce qui explique l'amélioration du BFR malgré les montées en charge opérées par le groupe au cours de l'exercice. Concernant la génération de trésorerie, la capacité d'autofinancement s'établit à EUR 31.1 million, contre EUR 70.2 million en 2021. Le besoin en fonds de roulement retraité des éléments non cash diminue de EUR 27 million.
Le montant des investissements nets atteint EUR 21 million, soit 2.3% du chiffre d'affaires, contre 1.7% un an plus tôt. Ces investissements portent essentiellement sur notre plateforme informatique, la plateforme dont le groupe est propriétaire, qui est véritablement la colonne vertébrale de notre organisation. Elle nous permet de piloter nos opérations, d'organiser, d'optimiser, de planifier nos interventions ainsi que toute la logistique associée et de gérer nos activités support en back-office. Cela conduit globalement à un free cash flow de EUR 37.2 million en hausse de près de EUR 5 million par rapport à 2021. Nous avons mis notre politique de M&A en stand-by face au contexte macroéconomique au cours de 2022 et donc les flux liés aux acquisitions se sont limités à EUR 4.2 million.
Les flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement s'établissent à moins EUR 39 million, dont EUR 29.3 million de remboursement de dettes locatives sur notre flotte automobile. Cet exercice de transition nous permet de conserver une structure financière solide avec la mise en place d'un refinancement de notre dette à hauteur de EUR 100 million, témoignant de la confiance de nos banques à l'heure où les conditions d'accès au crédit se resserrent. Pour 2023, nous continuerons de donner la priorité à la croissance pour cela, nous continuerons de porter une attention particulière à nos coûts et à la gestion rigoureuse de notre trésorerie. Gianbeppi, je te repasse la parole.
Merci, merci Amaury. Depuis 2019, Solutions 30 a structuré ses engagements en matière de responsabilité sociale des entreprises. En 2022, nous avons intensifié nos actions avec la mise en œuvre de plusieurs mesures permettant notamment de mieux piloter notre progression sur les objectifs à atteindre. Les compétences et attributions du comité stratégie, qui est rattaché au conseil de surveillance et qui s'appelle désormais Comité Stratégie et ESG, ont été renforcées pour que les critères d'environnement sociaux et de gouvernance, ESG, infusent véritablement dans toutes les dimensions et les décisions de l'entreprise. Nous avons renforcé l'équipe ESG avec l'arrivée de 2 personnes, un manager RSE et un analyste. Nous conduisons actuellement avec un spécialiste un travail de remise à plat pour accroître la visibilité de notre stratégie, des objectifs et des indicateurs de performance ESG.
Nous sommes également en train de travailler à l'amélioration de la mesure des émissions de CO2 via un projet dédié. Nous menons des actions de sensibilisation des équipes par des actions de communication et de promotion interne dédiées. Nous avons déployé les politiques, procédures et codes de conduite issus de notre projet GRC qui a été lancé en 2021, notamment en matière d'éthique et compliance du groupe. Enfin, nous avons mis en place une plateforme de dénonciation. Le focus du groupe en matière de ESG, s'est toujours fait sur la partie recrutement et accompagnement des talents aux métiers de demain. Depuis plusieurs années, nous déployons une politique de recrutement, de formation et de professionnalisation.
Lorsque nous recrutons, comme par exemple en Belgique en ce moment, pour accompagner les montées en charge, nous donnons leur chance à des jeunes qui sont parfois en échec de formation dans leur premier emploi. Nous donnons aussi leur chance à des personnes en reconversion professionnelle pour les positionner sur les métiers d'avenir du numérique et de l'énergie. En 2022, les jeunes de moins de 30 ans ont représenté presque 40% de nos recrutements et nous avons dispensé en moyenne 25 heures de formation par employé.
Nous nous appuyons également sur un conseil de surveillance dont les membres sont tous indépendants, dont les compétences ont été renforcées en 2022, notamment en matière d'éthique et de compliance. Pour 2023, nous nous sommes fixés de nouveaux objectifs en matière de contrôle, pour les consommations d'énergie, pour le recrutement et pour la féminisation de nos équipes de management et également de contrôle de nos prestataires. J'y reviendrai plus tard. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, et malgré le trou d'air de 2022 en France et uniquement en France, le groupe bénéficie aujourd'hui de perspectives de croissance extrêmement solides. Le secteur des télécoms reste un puissant vecteur de croissance pour le groupe et la crise sanitaire a accéléré les projets de déploiement d'infrastructures très haut débit partout en Europe.
Les projets se multiplient pour combler le retard numérique de nombreux grands pays European. Vous voyez sur la partie haute de ce slide les pays à plus fort potentiel. On retrouve la Belgium, un petit pays, mais sur lequel le groupe bénéficie d'une position concurrentielle très solide. Le chiffre d'affaires a cru de près de 40% cette année et cette dynamique va se poursuivre en cohérence avec la croissance du marché. En Italy, nous avançons avec TIM et nous répondons à des appels d'offres pour la partie raccordement qui arrive après la construction du réseau. Le raccordement des abonnés est notre cœur de métier, mais pour accéder à cette partie de marché, il nous faut nous positionner sur la partie amont de construction et de déploiement du réseau. C'est donc ce que nous faisons en cherchant de sous-traiter cette activité au maximum.
En Allemagne, le marché a connu une phase de démarrage plutôt chaotique, notamment en raison de la lourdeur administrative dans le pays. Il semble prêt à décoller. Nous voyons arriver des investissements massifs de la part des opérateurs et des projets pilotes très importants sur un marché éminemment stratégique qui compte 41.5 millions de foyers et dont seuls 9% sont équipés. Au Royaume-Uni, où le taux de déploiement du réseau FTTH est encore limité, nous sommes en train de déployer notre offre en nous appuyant sur les compétences de nos équipes anglaises, sur notre capacité à sourcer de la main-d'œuvre en Europe continentale, compte tenu de la pénurie de main-d'œuvre locale et sur notre expertise acquise en France. Également en Espagne, au Bénélux. Le contrat Vested, qui a été signé récemment avec Community Fibre, témoigne de la pertinence de ce positionnement.
C'est un contrat vraiment important et le deuxième du genre après celui signé avec Telenet en Belgique. Dans ce type de contrat, il y a une forte proximité avec le client. Nous avons des intérêts économiques et commerciaux parfaitement alignés et nous sommes les seuls prestataires à ce jour à proposer ce type de contrat à des partenaires. D'autres pays disposent d'un bon potentiel de croissance, les Pays-Bas et la Pologne, mais sont moins porteurs que les pays cités précédemment. Enfin, la France et l'Espagne sont les deux territoires les plus avancés en Europe en matière de déploiement FTTH et la croissance y sera modérée.
Il convient toutefois à relativiser cette croissance modérée, entre guillemets, car de nombreux marchés aimeraient bien avoir des projets de croissance moyenne sur 5 ans de 5%-10% par an, ce qui est le cas pour la France et l'Espagne dans ce secteur. Un levier de croissance très important pour le groupe est le secteur de l'énergie. La croissance de ce marché devrait s'accélérer dans les prochaines années, car il est indispensable dès lors qu'on parle de souveraineté énergétique. Avec la guerre en Ukraine, ce sujet a été remis sur le devant de la scène. À fin 2022, le groupe réalise encore l'essentiel de son chiffre d'affaires énergie en France et en Belgique.
Dans la pose de compteurs électriques et eaux intelligents pour Fluvius, mais aussi et de plus en plus dans de nouvelles activités liées à la transition énergétique qui commencent à prendre le relais de l'activité historique malgré les problèmes des chaînes logistiques. Dans cette activité, le groupe dispose d'un solide potentiel de croissance qui s'appuie sur quatre axes : le déploiement des compteurs intelligents dans les pays qui ne sont pas encore complètement équipés. Ce potentiel est assez limité et nous restons attentifs à ce qui pourrait se passer en Allemagne et en Pologne. Le deuxième axe, c'est l'essor de la mobilité électrique et le besoin en bornes de recharge pour véhicules électriques. Nous sommes bien positionnés sur ce marché qui est encore très fragmenté. Nous pourrons participer à sa consolidation le moment venu.
Nous estimons que d'ici 2025, plus de 6 million de chargeurs seront installés et 15 million d'ici 2030. McKinsey a fait une étude qui évalue le montant des investissements nécessaires à environ $17 billion en Europe sur la période 2020 à 2030. Troisième axe : le développement des énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire et la pose de panneaux photovoltaïques. Le plan REPowerEU, qui vise à renforcer l'indépendance énergétique de l'Union européenne, revoit à la hausse les objectifs d'intégration des énergies renouvelables dans la politique énergétique de l'Union européenne. Cette ambition s'appuie notamment sur une nouvelle stratégie solaire. La Commission européenne a émis plusieurs propositions pour favoriser l'essor du solaire.
Elle a prévu un budget de EUR 300 billion d'ici 2030 et elle a rendu obligatoires les panneaux photovoltaïques pour les bâtiments publics et les centres commerciaux à partir de 2025. Cette obligation a été étendue aux logements neufs construits à partir de 2029. Les différents pays européens commencent à décliner cette stratégie, comme en France, où les panneaux solaires ont été rendus obligatoires sur les parkings extérieurs en ombrière. Cela représente un réel potentiel pour le groupe, qui est un des cinq premiers acteurs en matière de pose de panneaux solaires dans des centrales photovoltaïques.
Quatrième axe, les mises à niveau des réseaux que les énergies renouvelables rendent indispensables. Face à des sources d'énergie qui se multiplient et des besoins toujours plus nombreux, que ce soit pour la recharge des véhicules, l'utilisation des pompes à chaleur, ou autres, les réseaux électriques doivent s'adapter. L'injection sur les réseaux de flux d'énergie renouvelable intermittente représente un défi majeur pour leur développement. La Commission européenne estime qu'il faudra réaliser plus de EUR 500 billion d'investissements dans les réseaux électriques entre 2020 et 2030, et en particulier dans le réseau de distribution. Sur ce montant, EUR 400 billion d'investissements devraient être alloués au réseau de distribution au cours de la période 2020-2030, dont EUR 170 billion consacrés à la numérisation.
Nous avons clairement un rôle à jouer dans ce secteur et nous commençons à rapporter des marchés comme avec Fluvius, par exemple. En 2023, nous allons également poursuivre le plan d'action que nous avons engagé sur 2022. En France d'abord, nous devons retrouver le chemin de la croissance et de la rentabilité. Pour cela, nous avons cherché à renforcer notre positionnement dans le secteur mature des télécoms. Nous intégrons de nouvelles activités dans le Sud-Est et cela sera davantage visible dans nos chiffres comptés du deuxième trimestre 2023. En parallèle, nous allons continuer nos efforts pour renforcer nos positions sur le marché de la transition énergétique. Sur la rentabilité, nous poursuivons nos efforts pour accroître les synergies entre les activités et accompagner la réaffectation de nos techniciens sur les métiers à plus forte valeur ajoutée.
L'activité 2022 en France nous a également poussés à relancer un processus de planification stratégique à moyen terme pour mieux anticiper l'évolution de nos marchés avec l'objectif de bien apprécier la durée des cycles technologiques sous-jacents et de ses activités et d'implémenter les transitions opérationnelles nécessaires en amont. Partout, nous entendons poursuivre les négociations de prix avec nos clients en cohérence avec les niveaux d'inflation constatés. Notre plus gros enjeu est de nous positionner sur les marchés de demain en nous appuyant à la fois sur les expertises locales et nos compétences métiers acquises partout dans le groupe. C'est ce qui nous permettra d'atteindre la taille critique partout où nous sommes implantés. Pour parvenir à capter la croissance de nos marchés, un enjeu important est celui de la mise à disposition de bonnes compétences au bon endroit, au bon moment.
Pour améliorer le sourcing et l'intégration de nos sous-traitants sur un marché du travail qui est en pleine mutation, nous avons développé une plateforme Internet de sourcing et de staffing qui s'appelle mySupplace. Cette plateforme, en développement depuis 2020, permet de faciliter la recherche de ressources pour des prestations ponctuelles ou récurrentes et de gérer toute la relation avec les sous-traitants selon une procédure qui est parfaitement balisée. Cette plateforme fait partie intégrante de nos nouveaux process et nous permet d'effectuer de multiples contrôles de conformité dans le contexte de la vérification des tiers. En 18 months, cette plateforme a permis le recrutement d'un 1,000 de techniciens en France, tandis que la base de données compte désormais plus de 3,000 entreprises référencées, soit un potentiel de 40,000 techniciens. Un atout concurrentiel majeur dans des marchés en plein essor et très demandeurs de main-d'œuvre qualifiée.
Cette plateforme a permis de faire face rapidement à des pics d'activité temporaires ou récurrents, comme par exemple dans le cas d'intempéries ayant détruit des installations et nécessitant d'envoyer des techniciens supplémentaires sur le terrain en urgence, ou encore dans le cas d'un besoin de compétences très spécifiques pour répondre à une demande client. Initialement déployée en France, cette plateforme est aujourd'hui utilisée par tous les pays où nous sommes implantés. En conclusion, la bonne dynamique de fin d'année 2022, celle du dernier trimestre, pose les bases d'un retour durable à la croissance et une amélioration progressive des marges sur des marchés qui restent structurellement porteurs. En 2023, nous visons une croissance à deux chiffres pour franchir la barre du EUR 1 billion de chiffre d'affaires avec une amélioration progressive de la marge tout au long de l'exercice.
Un petit clin d'œil maintenant, nous tiendrons, nous fêterons en October 2023 les 20 ans de Solutions 30 et à l'approche de cet anniversaire, nous disposons de modèles largement éprouvés, de leviers de croissance structurellement porteurs et d'une solide expertise. Nous regardons donc l'avenir avec confiance et nous visons désormais un chiffre d'affaires de l'ordre de EUR 2.5 billion à moyen terme, avec une marge d'EBITDA à two digits. Voilà, nous avons terminé notre présentation. Nous sommes maintenant à votre écoute pour répondre à vos questions.
Merci beaucoup, monsieur Fortis. Mesdames et Messieurs, vous pouvez désormais poser vos questions via le webcast en cliquant sur Poser une question. Merci.
Première question : quelle marge d'EBITDA attendre pour 2023 ? Amaury, elle est pour toi.
Oui, alors, les marges vont se redresser et toute l'équipe est très concentrée sur l'amélioration des marges. En France, les marges se sont passées au deuxième trimestre et au troisième trimestre de l'exercice 2022. Elles ont commencé à s'améliorer au quatrième trimestre et elles vont poursuivre cette trajectoire d'amélioration au fil de 2023. En Belgique, le groupe va maintenir des marges élevées malgré les montées en charge qui vont se poursuivre et accélérer. Dans les autres pays, nous anticipons une amélioration globale de la marge EBITDA.
Deuxième question, vous visez une progression de vos parts de marché telecoms en France de 7%-10%. Votre chiffre d'affaires telecoms en France va-t-il donc progresser de façon matérielle? Amaury, je pense que c'est pour toi aussi.
Là, aujourd'hui en France, on va effectivement récupérer de l'activité supplémentaire dans le Sud-Est, mais je dirais que le marché télécom est arrivé à relative maturité en France et que la trajectoire de croissance du groupe viendra principalement du démarrage des activités nouvelles ou de leur accélération dans le domaine de la transition énergétique.
Troisième question : Vous parlez d'un démarrage en Allemagne, pouvez-vous développer ? Je pense qu'il y a deux réponses à cette question. La première, c'est que je pense qu'elle fait référence à une affirmation d'Amaury tout à l'heure qui concernait la réévaluation des earn-out attendus pour le rachat de nos minoritaires en Allemagne. Effectivement, nous pensons que enfin, je croise les doigts, mais je pense qu'on pourra bientôt revenir vers vous avec des bonnes nouvelles concernant nos opportunités de business en Allemagne. La deuxième partie de la réponse, la deuxième réponse est de façon plus globale, le marché allemand est le plus gros en termes de taille.
Il est le plus gros parce qu'il y a en Allemagne plus de 40 million de foyers qui sont pratiquement équipés, enfin pas équipés. Également parce que c'est un pays qui devra investir lourdement pour amener la fiber aux clients finaux. C'est un pays où la connexion en fiber va coûter plus cher que dans d'autres pays. En termes d'investissement pour le pays, ça va représenter le plus gros investissement qui sera réalisé en Europe. Le marché de la fiber démarre. Démarre maintenant. On va commencer à réaliser de l'activité fiber au second quarter sur des projets pilotes qui vont ensuite croître au second half. Ça va être des activités qui vont durer, je pense, plus d'une décennie.
C'est donc un marché où il y a un gros potentiel sur lequel nous sommes bien positionnés. Question suivante : Pouvez-vous détailler à quoi correspondent les EUR 20 million de coûts pour restructurer l'activité télécom en France en 2022 ? En attendez-vous en 2023 ? Amaury, pour toi aussi.
Oui, absolument. Effectivement, il y a eu deux effets exceptionnels qui se sont cumulés en France cette année dans le secteur des telecoms. D'abord, le redéploiement géographique d'un très gros contrat telecom avec des contraintes accrues sur l'exécution de ce contrat qui a eu un impact négatif sur nos marges. Il a fallu modifier nos processus tout en recrutant et en formant des équipes dans un contexte où l'ancien prestataire était défaillant et n'a pas pu transférer ses ressources comme cela est la règle normalement. Cela a pesé sur nos marges, mais c'était ponctuel. Nous avons maintenu dans le Sud-Est une structure opérationnelle sous perfusion pendant 9 mois.
Nous devions être en mesure de reprendre au pied levé une activité significative de l'ordre de EUR 20 million par an. Nous pensions que cette reprise allait s'opérer plus rapidement que ça n'a été. C'est finalement que début 2023 qu'on a commencé à récupérer cette activité. C'était un bon investissement spécifique à 2022 qui s'avèrera payant sur 2023.
Autre question : Pouvez-vous être plus précis sur le niveau de marge d'EBITDA ? Entre parenthèses : Pensez-vous atteindre 8% en 2023 au niveau du groupe ? Amaury, je pense que c'est pour toi, mais peut-être, je vais dire un mot quand même. Vous avez vu qu'on a plutôt bien terminé l'année 2022 avec un dernier trimestre qui était en bonne croissance. Ça veut dire qu'on démarre bien 2023. Également, comme Amaury l'a dit, on a eu une digestion un peu lourde en 2022 sur cette affaire Scopelec. Maintenant, la digestion est finie. Vous allez voir qu'à partir du 2e trimestre 2023, cette partie-là va commencer à se voir dans nos chiffres.
Également, les nouvelles activités liées à la transition énergétique ont été un peu balbutiantes en 2022 parce que ben le matériel était là, était pas là. Là, en 2023, on a le sentiment que voilà, les choses vont vraiment en s'améliorant. Il y aura une progression assez régulière de la marge sur 2023. Amaury, je ne sais pas si tu peux être plus précis que ça.
Non, mais simplement dire que globalement, si on, si on revient sur l'évolution des marges au cours de l'exercice 2022, on a vu que la France avait finalement enregistré un recul significatif de ses marges. Cette marge se stabilisait à 4.9%, donc très en deçà de ce que de ses performances habituelles et que si on n'avait pas subi ces coûts exceptionnels liés à la transformation de nos activités pour EUR 30 million, la marge aurait été de 12%. Donc je confirme la trajectoire d'amélioration de la marge en France. En Belgique, là où on avait déjà, on a réussi à maintenir une marge à two digits.
Cette géographie va continuer à croître fortement en maintenant ces marges à deux chiffres. Deuxième moteur qui va supporter l'amélioration des marges du groupe. Enfin, dans les autres pays. Là, on a eu quasiment un triplement de la marge dans les autres pays dont la taille progresse et qui, avec la croissance de l'activité, ben nous permettent de nous rapprocher de la taille critique qui va nous permettre d'améliorer les marges. Votre estimation est réaliste pour l'exercice 2023.
Autre question : l'EBITDA 2022 a été impacté par la fin de Linky et la transformation des telecoms pour EUR 30 million. Quel coût de ce type anticipez-vous pour 2023 ? À Maurice.
Comme je l'ai indiqué, précédemment sur la partie télécom, les EUR 20 million de coût étaient vraiment spécifiques à 2022. On ne les retrouvera pas en 2023. Concernant les activités Linky, l'essentiel des coûts de transformation a été réalisé en 2022 et devrait être sensiblement inférieur en 2023.
Avez-vous des nouvelles concernant les dépôts de plaintes pour diffamation ?
Non, aucune nouvelle. Vraiment aucune nouvelle de ce côté-là.
Ensuite, que pouvez-vous nous dire sur les tendances du T1? On va annoncer le chiffre d'affaires du T1 à mi-mai. Ce qu'on peut vous dire, je vous l'ai dit tout à l'heure, vous avez vu la fin 2022 avec la tendance qui était plutôt bien affirmée au T4 2022. Vous allez voir une tendance similaire en 2023. On a des activités qui sont assez régulières, vous voyez. Il y a eu un trou d'air entre guillemets sur 2022 avec un creux, vraiment le creux de la vague a été autour de l'été. Là, on est remonté. Vous avez vu que le dernier trimestre de l'année 2022 était plutôt de bonne facture et donc début 2023 va être un peu sur la même tendance. Est-ce qu'il y a d'autres questions?
Je crois que nous avons terminé. Oui, il n'y a plus d'autres questions. Écoutez, il me reste que vous remercier pour votre participation. Je voudrais juste conclure en vous rappelant les trois points clés de cette présentation. Premièrement, la forte dynamique de nos activités au Benelux et dans les autres pays va se poursuivre. Elle nous permet de viser un objectif de EUR 1 billion de chiffre d'affaires pour 2023, puis de EUR 2.5 billion à moyen terme avec une marge d'EBITDA à two-digit. Deuxième point, c'est que la phase de transition en France, qui se fait dans un contexte macroéconomique très perturbé, touche à sa fin et la rentabilité devrait s'améliorer progressivement sur l'exercice 2023. Enfin, nous avons maintenu une structure financière très solide.
Dans le contexte actuel d'évolution du marché, c'est un facteur très important qui nous permet de rester agiles et de saisir des opportunités de développement. Merci à tout le monde et bonne soirée à tous. Bonsoir. Merci beaucoup, monsieur. Merci beaucoup, Monsieur Fortis, Monsieur Boilot. Mesdames et Messieurs, ceci conclut la conférence d'aujourd'hui. Nous vous remercions. Vous pouvez maintenant raccrocher. Passez une bonne journée et au revoir