Solutions 30 SE (EPA:S30)
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Earnings Call: Q3 2022

Oct 27, 2022

Bienvenue à cette conférence téléphonique Solutions 30, lors de laquelle Gianbeppi Fortis, CEO, et Amaury Boilot, CFO, vont vous commenter les chiffres d'affaires du troisième trimestre 2022. La conférence d'aujourd'hui est enregistrée. Si vous souhaitez poser une question, appuyez sur étoile un sur le clavier de votre appareil. Je confie maintenant la parole à Gianbeppi Fortis pour commencer la conférence d'aujourd'hui. Merci. Merci, bonsoir à tous. Merci de votre présence. Nous tiendrons cette conférence en français. Un transcript en anglais sera disponible sur notre site internet dans la foulée de cette conférence. For our English attendees, please be aware that we will hold this conference in French. An English transcript will be available on our website just after this call. Nous allons passer en revue le chiffre d'affaires du trimestre pour le groupe et pour chaque segment géographique. Amaury, notre CFO, est à mes côtés pour vous commenter ces chiffres. Nous prendrons les questions et réponses à la fin de cette présentation. Pour l'ensemble des 9 premiers mois de l'exercice 2022, le chiffre d'affaires consolidé de Solutions 30 s'élève à EUR 656.8 million, quasiment stable par rapport à l'année passée. Au troisième trimestre 2022, le chiffre d'affaires de Solutions 30 est stable par rapport à l'an dernier, à EUR 212.4 million. La part des activités en France continue d'augmenter et atteint 54%. Elle était de 43% au troisième trimestre 2021. Dans la continuité des trimestres précédents, il y a deux raisons qui expliquent ce rééquilibrage géographique. Un. La très forte progression des activités au Bénélux et dans les autres pays européens où nous sommes implantés, qui s'appuie sur le déploiement des réseaux très haut débit dans tous les pays en retard, c'est-à-dire tous les pays où nous sommes implantés sauf la France et l'Espagne. Ce déploiement est dopé par les plans de relance européens et par les besoins accrus en infrastructures télécom très haut débit. Deuxième point, c'est la baisse des activités en France qui s'est poursuivie sur le trimestre et qui s'explique d'une part par la reprogrammation des déploiements des compteurs intelligents, non encore compensés par les activités liées à la transition énergétique et d'autre part par la normalisation qui s'opère sur notre premier marché, qui est celui des télécoms, qui a été ponctuellement dopé par la crise COVID. Comme vous pouvez le voir, voilà ce qui s'est passé sur le marché des télécoms en France en 2020 et 2021, c'est un pic d'activité très net qui a eu lieu lors du démarrage de la crise COVID et après la sortie des premiers confinements. Cette situation de marché était aussi inattendue qu'inédite et elle a eu des conséquences qui étaient très difficiles d'anticiper. A posteriori, ce que nous constatons est qu'elle a eu un impact très significatif sur le cycle de vie normatif de notre marché. Sur nos marchés, nous avons normalement une phase de croissance forte qui dure quelques années avant que la croissance devient modérée et petit à petit, elle s'efface. En général, c'est assez transparent pour nous, car la maintenance prend alors le relais. Dans cette configuration, nous avons le temps de nous adapter aux différentes phases de marché et d'adapter nos processus pour optimiser notre productivité. La crise sanitaire a complètement déstabilisé le marché en provoquant un fort pic d'activité et un retour à la normale assez brutal. Il reste toutefois encore beaucoup de travail puisque 10 millions de locaux en France ne sont toujours pas éligibles à la fibre et plus de 20 millions de foyers ne sont toujours pas abonnés à la fibre. Dans ce contexte, les acteurs du secteur doivent s'adapter, dans un contexte macroéconomique en plus qui est difficile du fait notamment de la pression inflationniste. Nous, en tant que prestataire de rang un, comme nous l'avions déjà expliqué il y a un peu moins de 2 mois lors de la publication semestrielle, nous devons nous adapter à des conditions opérationnelles d'exécution de nos contrats qui se sont très significativement durcies ces derniers mois. La presse s'est largement fait l'écho des revendications de la filière et des graves difficultés de certains de nos concurrents. Il y a des renégociations tarifaires qui sont actuellement en cours avec nos clients. De notre côté, nous avons la chance de disposer d'une structure financière saine et faiblement endettée qui nous permet d'absorber cette phase de marché difficile en France tout en finançant notre forte croissance partout ailleurs. C'est un véritable atout concurrentiel dans un marché où la grande majorité de nos concurrents s'est fortement endettée pour financer l'augmentation de leur BFR ou leur stratégie de build-up. De plus, nous disposons d'un portefeuille de clients et d'activités bien diversifié et d'une organisation agile qui évolue et qui s'adapte, ce qui permet au niveau du groupe d'avoir des activités qui prennent ou qui prendront le relais de la croissance. Je vais maintenant passer la parole à Amaury, qui va commenter plus en détail les chiffres. Merci, Gianbeppi Fortis. Bonjour à tous. Comme indiqué par Gianbeppi Fortis en introduction, notre chiffre d'affaires sur neuf mois s'élève à EUR 656.8 million, en croissance de 0.5%. Les acquisitions en Grande-Bretagne, en Pologne et au Portugal contribuent à hauteur de 2.3% à la croissance du chiffre d'affaires du groupe. La croissance organique est en léger retrait de 1.8%, avec un recul de la France qui est en grande partie contrebalancé par la progression du Benelux et des autres pays, comme vous le voyez sur ce slide. En France, le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'élève à EUR 96.7 million, ce qui porte le chiffre d'affaires sur neuf mois à EUR 318.6 million. Comme expliqué par Gianbeppi, le marché des télécoms reste sous pression en France avec des conditions opérationnelles difficiles dans un marché qui a connu et qui connaît toujours d'ailleurs de fortes secousses après les records d'activité qui ont été constatés lors de la crise du COVID. Le chiffre d'affaires est ainsi de EUR 68.9 million au troisième trimestre et de EUR 228.1 million sur neuf mois. Dans le domaine de l'énergie, le chiffre d'affaires s'élève à EUR 11.5 million au troisième trimestre 2022, contre EUR 19.7 million un an plus tôt. Ce repli de 41% s'explique en très grande partie par la fin programmée des déploiements de compteurs électriques communicants en France. Cette seule activité baisse de 80%. Le chiffre d'affaires des nouvelles activités liées à la transition énergétique et à la mobilité électrique progresse de 31%. Elle reste toujours pénalisée par les ruptures sur les chaînes d'approvisionnement. Pour donner un exemple concret sur ce point, lorsqu'une personne commande un véhicule électrique, elle ne fait pas installer sa borne de recharge immédiatement, mais elle attend plutôt le moment de la livraison de sa voiture. Nous sommes donc plutôt dépendants des livraisons effectives des véhicules plutôt que des commandes. Concernant l'activité IT, celle-ci enregistre un chiffre d'affaires de EUR 11.2 million qui est stable par rapport au troisième trimestre de l'exercice précédent et les activités sécurité et monétique réalisent un chiffre d'affaires de EUR 5 million, contre EUR 4.5 million un an plus tôt, soit une croissance de 12.9%, principalement portée par l'activité sécurité. Au Benelux, le chiffre d'affaires s'élève à EUR 53.6 million au troisième trimestre, contre EUR 39.3 million un an plus tôt, soit une croissance purement organique de 36.5%. Sur l'ensemble des neuf premiers mois de 2022, le chiffre d'affaires croît de 33.2% et s'établit à EUR 152 million, contre EUR 114 million un an plus tôt. Cette très bonne performance témoigne de l'excellente dynamique des marchés belges et néerlandais. La croissance de l'activité télécom accélère et elle atteint 40% de croissance sur le troisième trimestre 2022. Cette forte croissance s'explique par les montées en charge rapide des contrats signés avec Fiberklaar, avec Open Dutch Fiber et avec Unifiber en particulier. Comme nous avons déjà pu le dire à plusieurs reprises, ces marchés en sont là où la France était en 2017 dans le, en matière de déploiement de la fibre. Le chiffre d'affaires de cette, de cette activité avait été multiplié par 4.5 en France au cours des quatre ou cinq dernières années. Dans l'énergie, le chiffre d'affaires est de EUR 9.5 million, contre EUR 6.6 million un an plus tôt, en hausse purement organique de 43%. Cette croissance est principalement due à la poursuite des déploiements des compteurs intelligents en Flandre pour le compte de Fluvius. Dans le domaine de l'assistance informatique, le chiffre d'affaires est stable à EUR 2.1 million et le chiffre d'affaires des activités retail et sécurité s'établit à EUR 1.7 million sur le trimestre, contre EUR 1.8 million au troisième trimestre 2021. Dans les autres pays, la croissance est de 21% et 10.4% en organique. Le groupe enregistre un chiffre d'affaires de EUR 62.1 million sur le trimestre, soit une croissance de 21% par rapport au troisième trimestre 2021. Cela porte le chiffre d'affaires à EUR 186.1 million pour les neuf premiers mois de 2022, soit une croissance de 26.2% et 15.8% en organique. L'Allemagne renoue avec la croissance sur le trimestre. Les efforts d'adaptation réalisés par le groupe dans ce pays portent leurs fruits, tout comme la révision des conditions tarifaires qui ont été obtenues avec des clients importants. Le chiffre d'affaires du pays s'établit ainsi à EUR 16.2 million sur le trimestre. En Italie, l'activité reste tirée par le déploiement des infrastructures fibre de Telecom Italia. Le chiffre d'affaires croît de 19% au troisième trimestre 2022 pour atteindre EUR 14.8 million. Je vous rappelle que la mise en production de ce contrat avait débuté au premier trimestre 2021. Sur la péninsule ibérique, l'activité est en croissance de 8% et atteint 14.4 millions d'euros. L'Espagne connaît toujours une bonne dynamique de conquête de parts de marché sur l'activité télécom, à la fois sur les réseaux fixes et mobiles, qui s'ajoutent aux renégociations tarifaires obtenues également au cours des derniers mois. Il convient également de souligner la forte progression des activités d'installation des bornes de recharge dans ce pays pour les véhicules électriques. En Pologne, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 7.9 millions d'euros, en hausse de 35% et 23% en organique. Solutions 30 continue en effet de gagner des parts de marché dans les télécoms fixes, mais aussi dans le domaine des télécoms mobiles et de la 5G, grâce notamment à la bonne intégration de notre dernière acquisition, Sirtel. Ces nouvelles activités dédiées au réseau mobile représentent en effet désormais près de 10% du chiffre d'affaires du pays. Enfin, au Royaume-Uni, Solutions 30 réalise EUR 8.8 million de chiffre d'affaires sur le trimestre, soit une croissance de 92%. En organique, le chiffre d'affaires est en retrait de 11% car nous avons rationalisé certaines activités pour concentrer nos ressources sur les marchés à plus fort potentiel et en particulier en vue de la diversification de nos services vers les réseaux de fibre optique. Je repasse maintenant la parole à Gianbeppi pour évoquer les perspectives. Merci Amaury. Face à la pression inflationniste actuelle, Solutions 30 continue de revoir à la hausse sa politique tarifaire, tant sur ses nouveaux contrats que sur ses contrats déjà existants. Ces augmentations se mettent en place progressivement selon les pays. En France, le marché est en transition avec une visibilité limitée sur le très court terme. Nous poursuivons le plan d'action engagé pour renouer avec la croissance et un niveau de rentabilité plus normatif. Celui-ci passe par la conquête de parts de marché dans le secteur mature des télécoms, où devrait intervenir une deuxième phase de consolidation, par le développement de nouvelles activités en forte croissance, en particulier dans le secteur porteur de l'énergie où la demande reste très forte, portée par les enjeux majeurs d'indépendance énergétique, de transition vers les énergies nouvelles et d'électrification des véhicules. Troisième point, par le renforcement des synergies entre les différentes activités qui s'accompagnent d'une réaffectation des techniciens sur les activités à plus fort potentiel. Au Bénélux et dans les autres pays, la croissance restera soutenue sur la fin de l'exercice, dans la continuité de la bonne dynamique du troisième trimestre. Pour l'ensemble du groupe, la tendance du quatrième trimestre devrait s'inscrire dans la continuité des neuf premiers mois de l'exercice et le chiffre d'affaires 2022 devrait rester sur les mêmes niveaux que celui de 2021. Tandis que la progression de la marge d'EBITDA sur la fin de l'exercice est soumise aux négociations tarifaires qui sont en cours. Malgré une situation délicate à très court terme, Solutions 30 s'adapte, maintient son cap et continue de disposer de solides leviers de croissance. À partir de 2023, le groupe va renouer avec une croissance plus dynamique, portée par le fort développement de nos activités hors de France, et cette croissance s'accompagnera d'une amélioration de la rentabilité. Le groupe dispose de solides leviers de croissance, de modèles efficaces d'autofinancement de son développement qui lui permettront de consolider son positionnement au cœur de la transformation numérique et de la transition énergétique. Voilà, nous avons terminé notre présentation et nous sommes là pour répondre à vos questions. Merci. Si vous souhaitez poser une question ou faire un commentaire sur la conférence d'aujourd'hui, appuyez sur étoile un sur le clavier de votre appareil. Je vois une question par le web : quand peut-on espérer un retour à la croissance en France ? C'est une question qu'on s'est posée de nombreuses fois. La grosse question, c'est quand est-ce que les problèmes d'approvisionnement vont se stabiliser. En fait, les activités qui sont porteuses de croissance sont celles liées à la transition énergétique. Il y a vraiment de très belles opportunités. Il y a en ce moment une campagne de publicité qui a commencé de la part de certains gros électriciens, qui visent à équiper une bonne partie des foyers français avec des dispositifs pour faire des économies d'énergie. Donc faire des économies d'énergie est vraiment devenu un enjeu national. Donc il y a besoin de beaucoup de techniciens pour déployer ces équipements. Ensuite, on a entendu encore le Président Macron hier parler de l'enjeu de la mobilité électrique. Voilà, également, la demande est forte du côté des véhicules électriques et des infrastructures de recharge. Sans parler des panneaux solaires qui sont une bonne alternative à la consommation d'énergies fossiles. Les leviers sont bien là. Le seul bémol est vraiment la problématique de l'approvisionnement, comme Amaury le disait. Une personne qui achète un véhicule électrique attend d'abord qu'il soit en livraison pour penser à installer la borne. Ça peut prendre de nombreux mois. En fait, tout ça pour vous dire que on est très confiants sur le fait que la France repartira sur la croissance, mais on n'est pas capable de vous dire exactement à partir de quand, parce que les variables qui sont en jeu ne sont pas sous notre contrôle. Voilà. Désolé de pas pouvoir vous en dire plus. J'aurais bien aimé pouvoir le faire, mais ce n'est pas possible. Il y a une autre question. Bonsoir, pouvez-vous bien préciser vos anticipations pour la fin de l'exercice 2022 ? Anticipez-vous toujours une croissance de la marge d'EBITDA sur la fin de l'exercice ? Amaury, peut-être c'est toi qui peux être plus précis sur cette question. Oui, absolument. Écoutez, ce qu'on prévoit prudemment, c'est une tendance qui va se poursuivre sur le quatrième trimestre, assez similaire à celle des trois premiers trimestres. Comme le disait Gianbeppi, on dispose d'une visibilité relativement faible à très court terme sur la France, qui est liée en fait à un environnement de marché en transition avec des volumes un petit peu incertains et également avec des négociations qui se poursuivent en France concernant nos renégociations tarifaires. Donc on est relativement prudent sur la France. En revanche, dans les autres pays où on dispose d'une meilleure visibilité quant à l'issue des négociations tarifaires qui sont abouties et sur les volumes à traiter, on est confiant sur le fait que la zone Benelux va continuer à accélérer d'un point de vue de la croissance tout en maintenant ses marges à un fort niveau à deux chiffres. Dans les autres pays, on voit également une poursuite de la croissance avec une amélioration des marges qui est liée principalement à l'arrivée à maturité d'un certain nombre de contrats qui étaient en phase de démarrage au cours des derniers mois. Merci Amaury. Oui, je rajoute juste un petit commentaire pour vraiment pour clarté. Je pense qu'en France, vous avez vu dans la presse qu'il y a des grosses discussions, surtout dans le secteur des télécommunications. En gros, nous avons obtenu des hausses tarifaires dans un bon nombre de pays. C'est le cas en Allemagne, c'est le cas Benelux. Voilà, dans un bon nombre de cas, nous avons obtenu. En France, ce n'est pas encore le cas. Ça va arriver parce que voilà, tout le monde a compris qu'effectivement, avec les niveaux d'inflation actuels, les prix doivent monter parce qu'on travaille, on vend de la main-d'œuvre, donc les prix doivent augmenter. C'est clair pour tout le monde. Maintenant, il faut juste trouver le bon niveau. Voilà, c'est des négociations qui sont en cours et c'est ça qui crée cette incertitude sur la marge du dernier trimestre. Autre question : Bonjour, le cours de bourse est relativement bas. Pourquoi ne pas envisager un programme de rachat d'actions, voire une sortie de code ? Programme de rachat d'actions, comme on disait tout à l'heure, on est bien dans un contexte où les taux d'intérêt sont en train de monter, ne pas avoir beaucoup de dettes. Du coup, puisqu'on a quand même une bonne partie du groupe, maintenant, c'est plus de 50% du groupe qui a une très forte croissance. Voilà, vous avez vu le Benelux ou vous avez vu les autres pays. Nous avons besoin de notre cash pour financer cette croissance. On préfère consacrer notre cash à ces sujets plutôt que de l'utiliser pour racheter des actions et après se retrouver peut-être en difficulté face à une belle opportunité à l'international, ne pas pouvoir la saisir parce que finalement, on n'arrive pas à la financer. Ce serait vraiment dommage. Concernant la sortie de la cote, c'est vrai que le cours de l'action est très bas, mais en parallèle, organiser une sortie de la cote veut dire organiser une levée de dettes assez importante. En ce moment, le marché de la dette est relativement fermé, avec des taux d'intérêt qui sont importants. Donc ça nous semble une opération qui serait assez risquée et je ne suis pas sûr qu'elle aurait vraiment beaucoup de chances d'aboutir. En plus, je ne suis pas sûr qu'une bonne partie des actionnaires actuels seraient vraiment ravis de voir une sortie de la cote à un prix vraiment bas, comme dans les cours actuels. Donc, pour l'instant, non, c'est une option que nous avons mis de côté. Autre question, allez-vous reprendre votre stratégie de croissance externe en 2023? J'ai envie de vous dire oui, parce qu'on a des opportunités dans les tuyaux, mais, et là, petit bémol, ça dépendra beaucoup du contexte macroéconomique. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'opportunités. Je pense qu'il y en a encore plus en 2023, peut-être aussi en 2024, parce que dans le contexte actuel, il y a beaucoup de sociétés du secteur qui sont fragiles. Je rappelle que la plupart de nos concurrents directs ont fait des LBO, donc ils ont vraiment des montants de dettes à vraiment supporter qui sont très importants. Donc, je pense qu'ils sont moins sereins que nous dans un contexte de remontée des taux. Du coup, nous pensons qu'il y aura des opportunités. Mais en même temps, on ne veut pas y aller trop tôt parce qu'on ne veut pas avoir à gérer des intégrations dans un contexte macroéconomique difficile. Donc, la vraie réponse est oui, nous allons démarrer, si possible en 2023, mais sans faire n'importe quoi. Voilà, en fonction de l'évolution du contexte macroéconomique. Bonjour, la reprise d'une société comme Scopelec aurait-elle l'intérêt pour Solutions 30 dans un marché qui semble en déclin mature? Avez-vous une action en cours sur ce sujet ? Alors, oui, donc effectivement, Scopelec, c'est une des sociétés historiques du marché des télécommunications français qui est en situation de redressement judiciaire. C'est une société qui a mal vieilli, on peut le dire comme ça. Elle est dans une situation compliquée de redressement judiciaire. Bien entendu, nous avons examiné le dossier, nous sommes sur le dossier, et nous pensons qu'il peut y avoir effectivement des actifs ou une partie des actifs qui pourraient être intéressants et cohérents par rapport à ce qu'on veut faire. C'est vrai que le marché des télécommunications français est en ce moment arrivé à un stade de maturité, mais c'est vrai aussi que ça reste un marché important. C'est un marché qui vaut certainement plus d'EUR 1 milliard par an et qui a la caractéristique d'être stable et de rester là pour un bon moment. On pense que pousser une logique de concentration à l'intérieur d'un tel marché fait du sens. Oui, nous sommes en train d'analyser le dossier. Après, on le fera avec attention. Quel est l'impact de la guerre en Ukraine sur votre activité ? Ben, je dirais aucun impact. On n'est pas vraiment touché par ces problèmes. On a une activité qui est très locale avec des services qui sont rendus localement. Donc non, on n'a pas de problème particulier par rapport à la guerre en Ukraine. Pensez-vous recourir à une augmentation de capital pour assurer votre développement ? Non. Nous pensons que nous avons l'argent nécessaire pour assurer notre développement. Il n'y a pas d'augmentation de capital prévue. En revanche, comme je le disais tout à l'heure, nous préférons allouer notre cash, le cash que nous avons à disposition, vraiment au développement de la croissance organique du groupe et pas réaliser des opérations de rachat d'actions. Pas d'augmentation de capital et pas de rachat d'actions. Pardon, Marie. Si je peux me permettre juste de compléter ta réponse. En fait, aujourd'hui, on a des outils de financement en place en fait, qui nous permettent de délivrer notre plan de croissance. Je vous rappelle qu'on utilise l'affacturage, hein, principalement pour financer notre BFR, financer le démarrage des contrats. Donc ça nous permet de libérer la trésorerie qui serait coincée dans le BFR pour la mettre au profit du développement de notre activité. On utilise la dette bancaire pour le M&A. Solutions 30 est relativement peu endettée et donc on dispose avec ces différents outils, en fait, de la capacité à exécuter notre plan. On a aujourd'hui un très fort backlog, en fait, un très fort carnet de commandes à opérer et ces outils-là sont suffisants pour qu'on puisse financer le développement de la société. Autre question : êtes-vous toujours à la recherche d'un actionnaire de référence ? La réponse est non. Dans le contexte actuel, ça nous semble difficile. Donc vraiment, la priorité actuelle est en donner à l'opérationnel, la croissance organique et la transition en France. D'autres questions ? Non, je crois qu'il n'y a pas d'autres questions. Merci tout le monde d'avoir participé à ce call. Bonne soirée à tout le monde. Bonne soirée. Merci d'avoir participé à la conférence d'aujourd'hui.