Solutions 30 SE (EPA:S30)
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Earnings Call: H1 2022

Sep 28, 2022

Bonjour Mesdames et Messieurs et bienvenue sur la conférence Solutions 30, résultats semestriels 2022. Pendant la durée de l'appel, vous serez uniquement en écoute, mais vous aurez l'occasion de poser des questions à la fin de la présentation. Cela peut être fait en appuyant sur étoile un sur le clavier de votre téléphone de votre appareil. Il est aussi possible de poser des questions via Webcast. Je vais donner maintenant la parole à votre hôte, Monsieur Gianbeppi Fortis, CEO, et Amaury Boilot, CFO, pour commencer la conférence aujourd'hui. Messieurs, c'est à vous. Merci. Bonsoir à toutes et à tous et merci de votre présence. Nous tiendrons cette conférence en français et un transcript en anglais sera disponible sur notre site Internet dans la foulée de cette conférence. For our English attendees, please be aware that we will hold this conference in French. An English transcript will be available on our website just after this call. Prochaine diapo, si vous voulez. Voilà, nous allons passer en revue les faits marquants de ce premier semestre, puis Amaury, notre CFO, qui est à mes côtés, va commenter les résultats du semestre. Je vous parlerai en conclusion des perspectives du groupe et nous prendrons les questions et réponses à la fin de cette présentation. Par un préambule, je tiens à vous rappeler un certain nombre de points, à commencer par le contexte macroéconomique qui a totalement changé au cours des derniers mois, après une crise sanitaire qui a bouleversé nos habitudes. Les effets de la pandémie ont été au début plutôt positifs sur nos activités. Lorsque l'activité s'est arrêtée au premier confinement, nous avons pu bénéficier des mesures gouvernementales de soutien qui ont été activées partout en Europe. Nous avons réduit la sous-traitance et mis nos équipes en chômage partiel. Cela nous a permis de redémarrer très vite toutes nos activités à la sortie des confinements et de bénéficier pleinement du pic d'activité dans les déploiements et connexions fibre liées à l'essor du télétravail. Nous sommes maintenant dans cette phase post-COVID, où nos marchés télécoms arrivent à maturité plus vite que prévu, se normalisent, et où le marché des déploiements des compteurs communicants s'arrête en France alors que les pénuries de matières premières ralentissent le décollage de nos marchés liés à la transition énergétique, qui sont pourtant très prometteurs, en particulier avec les tensions que nous vivons dans le domaine de l'énergie. Nos résultats reflètent cet environnement dégradé et dans ce contexte de pénurie, d'incertitude énergétique et de remontée des taux d'inflation, nous voulons privilégier deux éléments. En premier lieu, la priorité est à la croissance organique et à la conquête des marchés qui sont en plein essor en Europe, en particulier ceux de la fibre optique et de la transition énergétique. Le deuxième point est garder notre endettement sous contrôle. Solutions 30 s'est financé essentiellement sur fonds propres depuis sa création et n'a qu'un recours très limité à la dette. Nous voulons continuer cette gestion prudente. C'est pourquoi nous privilégions au maximum notre trésorerie pour garantir notre capacité de croître de façon autonome. C'est vraiment un point critique pour nous et qui constitue un avantage concurrentiel fort, car la plupart de nos concurrents se sont lourdement endettés pour financer la croissance des dernières années, ce qui les fragilise aujourd'hui. Nous avons conscience que certains individus propagent des fake news concernant nos groupes dans les réseaux sociaux afin de déstabiliser nos actionnaires et demandons à tous de garder un esprit critique et de baser leurs actions sur des faits. Nos avocats suivent la situation attentivement et de notre côté, nous nous engageons à informer sans délai nos actionnaires de tout fait marquant concernant notre entreprise. En attendant, Solutions 30 poursuit son chemin. Si nos résultats financiers sont pénalisés sur le court terme par des facteurs principalement exogènes cette année, nos chiffres commerciaux démontrent tout le potentiel de nos marchés avec une croissance embarquée extrêmement forte. Nous avons conscience que le parcours boursier récent est descendant. L'ensemble des équipes de Solutions 30 sont mobilisées pour délivrer la croissance et la rentabilité attendues et elles accomplissent un travail remarquable au quotidien qui va porter ses fruits. Le support de nos actionnaires de long terme qui nous est précieux et au nom de toutes les équipes, je tiens vraiment à les remercier. Prochaine diapo, s'il vous plaît. Le chiffre d'affaires du premier semestre atteint EUR 44.3 million, après un chiffre d'affaires en retrait de 1% au premier trimestre. Le groupe a renoué avec une légère croissance au deuxième trimestre en réalisant un chiffre d'affaires en hausse de 2.7%. Malgré un effet de base défavorable, puisque le premier semestre 2021 continuait de bénéficier de l'engouement pour la fibre dans un contexte de télétravail encore assez généralisé. Nous avons réalisé cette année le deuxième trimestre le plus haut de l'histoire du groupe, ce qui nous laisse penser que le point bas de notre activité est maintenant derrière nous. La marge d'EBITDA est en fort retrait. Notre plus gros contributeur, qui est la France, est en pleine transition opérationnelle et cela pénalise lourdement l'EBITDA du groupe. Je vais revenir plus en détail sur ce point dans les diapositives suivantes. Notre dette est sous contrôle et le niveau de prise de commande sur la première moitié de 2022 atteint un record à EUR 700 million. Cela témoigne de la dynamique de nos marchés en France où le très haut débit se développe très rapidement. Je rappelle ici que nous ne pouvons communiquer sur nos contrats gagnés qu'avec l'accord de nos clients et ceux-ci ne veulent pas toujours dévoiler le nom de leur partenaire et encore moins les sommes engagées. Donc, nous communiquons sur ce point de façon agrégée. Prochaine diapositive, s'il vous plaît. J'ai déjà présenté cette diapositive auparavant, mais je veux revenir une fois encore dessus. Elle est essentielle pour bien comprendre la performance opérationnelle de Solutions 30, son stade de développement et sa politique financière. Nous vous présentons ici les différentes phases d'un marché chez Solutions 30. Nous avons positionné chacune de nos géographies et chacun de nos secteurs d'activité sur ces différentes phases. Le rôle de Solutions 30 est de déployer et d'assurer la maintenance de nouvelles technologies numériques. Nous opérons donc souvent sur des marchés qui sont nouveaux pour nos clients. Ainsi, la première phase dans ces marchés, parfois même avant de rapporter un contrat, consiste à préparer notre organisation et à discuter avec le client des process qui vont être mis en œuvre. La deuxième étape consiste à rechercher, à recruter et à former les techniciens qui réaliseront le travail sur le terrain, à former et parfois à recruter des équipes d'encadrement. Durant cette phase, nous supportons les charges liées à ce recrutement sans encore percevoir pleinement le chiffre d'affaires correspondant. La rentabilité est donc mécaniquement pénalisée dans cette phase et la trésorerie dégagée par les activités plus matures est allouée au paiement des charges. La particularité des deuxième semestre 2021 et premier semestre 2022 est que nous sommes dans cette phase simultanément dans de nombreux pays et secteurs d'activité. Pour le moyen terme, c'est une très bonne nouvelle parce que c'est le début de nouvelles activités qui vont devenir importantes pour le groupe, mais à court terme, cela pénalise la rentabilité du groupe. Dans la phase trois, les contrats commencent à monter en puissance, les équipes commencent à produire et la rentabilité s'améliore progressivement. Mais dans cette phase, parfois, les process administratifs ne sont pas toujours bien huilés et il est fréquent de ne pas arriver tout de suite à émettre nos factures à la fin du mois. Une fois que les factures sont émises, nous finançons notre BFR grâce à l'affacturage, mais sans facture, nous sommes obligés de financer notre BFR sur nos fonds propres. Dans cette phase, nous sommes dans une situation qui consomme de la trésorerie. Dans les zones où nous avons déjà la taille critique, comme au Benelux, cette phase est plus facile à digérer parce que nous avons l'activité historique qui génère du cash. En revanche, dans les petits pays, elle a un impact immédiat sur notre BFR. La phase 4 correspond à la phase où nous atteignons la vitesse de croisière, c'est-à-dire que la rentabilité et la génération de cash atteignent des niveaux normatifs. Ceci est le cas de nos marchés historiques, mais pas des nouveaux marchés. Lorsque la phase de déploiement arrive à son terme, comme c'est le cas pour le déploiement des compteurs intelligents en France, nous entamons une transition opérationnelle. Cette transition se fait soit vers une phase de maintenance récurrente, comme c'est le cas pour la fibre optique en France, soit vers des nouvelles activités émergentes telles que la 5G ou la transition énergétique. Dans ce dernier cas, à nouveau, les coûts de transformation et de transition ont un impact temporaire sur nos marges. Vous comprendrez à la vue de cette diapositive que ces montées en charge, dont la plupart commencent en même temps, exercent une pression sur nos marges et notre trésorerie. Cette pression est temporaire. Cette situation est à la fois source de croissance et création de valeur pour le futur. Tous nos marchés vont accélérer dans le futur proche et notre enjeu aujourd'hui est de délivrer un temps et un heure dans le contexte que nous connaissons pour atteindre le plus vite possible le régime de croisière. Diapo suivante, s'il vous plaît. Voilà, cette diapositive est le reflet de ce que je viens de dire. On voit la marge d'EBITDA qui se contracte significativement en France, où nous sommes en pleine phase de transition opérationnelle. Au Benelux, la marge augmente légèrement malgré les grosses montées en charge que nous sommes en train d'opérer. Un chiffre d'affaires qui croît de 31%, car le socle des activités historiques est bien solide. C'est dans ce pays que notre modèle est aujourd'hui le mieux optimisé. Dans les autres pays, notre marge est faible, car nous absorbons les coûts des montées en charge sur des pays qui n'ont pas encore la taille critique. Toutefois, les marges progressent légèrement avec un chiffre d'affaires qui, lui, est en très forte progression de près de 30%. Diapositive suivante. Je vais maintenant revenir en détail sur la performance de la France. L'an dernier, un client majeur, opérateur de télécommunication, a procédé à un appel d'offres afin de revoir les allocations de ses besoins entre ses différents partenaires. Cette nouvelle organisation est entrée en vigueur en avril et elle a perturbé l'ensemble de notre activité. Nous avons anticipé les changements autant que possible, mais à l'épreuve du feu, le nouveau process, enfin, les nouveaux process du contrat s'avèrent compliqués à mettre en place et cela pèse sur la performance économique de cet exercice. Nous devons, comme tous nos pairs, revoir l'ensemble de nos process et de nos méthodes. Nous devons recruter et former nos personnels pour obtenir des nouvelles habilitations tout en réajustant nos structures localement et en préparant l'avenir. De plus, certains partenaires qui ont vu leur part de marché réduite n'ont pas vraiment joué le jeu de la compétition et n'ont pas souhaité coopérer, bloquant souvent le transfert de compétences entre prestataires. Ceci a retardé la mise en œuvre de ce gros contrat. Complètement chamboulé la transition. Enfin, nous attendons la stabilisation définitive de la répartition géographique de ce contrat et dans cette attente, nous avons choisi de maintenir en place des structures qui ne fonctionnent pas à plein régime. Pour vous donner des exemples concrets de nouveaux paramètres, les délais d'intervention, par exemple, ont été raccourcis. Le recours à la sous-traitance a été réduit. Nous intervenons sur de nouvelles zones géographiques. Ça veut dire donc qu'on doit recruter et former des techniciens sur des nouveaux départements pour qu'ils aient les accréditations nécessaires. Il faut revoir toute la chaîne de supervision ainsi que la façon dont nous gérons les interventions et les plannings. C'est un changement assez profond qui challenge toute l'organisation française. Nous avançons, améliorons les process, mais cela prend du temps et nous espérons finaliser ces démarches avant la fin de l'année. Le déploiement de la fibre en France a été fait de façon très rapide et dans certains cas, au détriment de la qualité des installations. Il y a eu beaucoup de débats sur la qualité des déploiements, notamment sur les plats de nouilles que sont certains armoires de raccordement et sur des déconnexions intempestives. Pour pallier ces problèmes, des nouvelles contraintes réglementaires s'imposent de façon différenciée à tous les opérateurs et à tous les sous-traitants. De notre côté, nous avons mis en place une plateforme d'onboarding sur laquelle nous travaillons depuis plusieurs mois, qui nous permet de qualifier de façon fine nos intervenants. Dans ce contexte de professionnalisation de la filière, c'est un atout concurrentiel fort, car nous sommes prêts à faire face aux prochaines évolutions réglementaires sur ce sujet. Prochaine diapositive, s'il vous plaît. Alors, sur cette diapositive, nous avons voulu illustrer ce qui se passe sur le marché français de la fibre depuis deux trimestres. La pandémie de COVID et l'essor du télétravail ont créé un pic d'activité sur le deuxième semestre 2020 et le premier semestre 2021. Aujourd'hui, nous sommes sur des marchés qui se normalisent après cette période de fort engouement et le nombre de nouvelles connexions à la fibre diminue par rapport à une base de comparaison qui était très élevée l'an dernier, pendant que les activités de maintenance augmentent. Pour autant, le stock de foyers à raccorder reste très élevé puisque seuls 50% des foyers français sont aujourd'hui abonnés à la fibre. Comme dans toutes les phases de stabilisation, les clients augmentent leurs exigences, ce qui va de pair avec l'optimisation des process que nous réalisons en interne pour gagner en efficacité. Ceci se passe cette année dans un contexte d'inflation qui nous amène à la plus grande vigilance et met sous pression les prestataires de services. Nous pensons qu'une consolidation est inévitable dans nos secteurs et nous avons pour ambition de poursuivre notre conquête de parts de marché parce que certains acteurs du secteur seront fragilisés. Notre stratégie a toujours été d'arriver sur des nouveaux marchés, de nous positionner et puis de conquérir des parts de marché au fur et à mesure que le marché mûrit et que des opportunités se présentent. Prochaine diapositive. Le secteur de l'énergie, toujours en France, nous avons développé des offres d'installation et de maintenance de bornes de recharge électrique et de panneaux photovoltaïques et de capteurs intelligents qui visent à optimiser la consommation d'énergie. Ces nouveaux métiers subissent les tensions actuelles sur les chaînes d'approvisionnement et montent en charge plus lentement qu'anticipé. Bien qu'en croissance forte, donc 89% de croissance pour les bornes pour les véhicules électriques et 29% pour le solaire, ces activités ne compensent pas la fin des déploiements des compteurs électriques communicants. Pendant cette phase, donc, nous ajustons nos processus et adaptons notre organisation opérationnelle. Mais nous ne tournons pas encore à plein régime et donc ça pénalise notre rentabilité. Prochaine. En résumé, en France, notre plan d'action pour renouer avec la croissance à un niveau de rentabilité plus normal repose sur trois piliers. Conquête de parts de marché dans le secteur mature des télécoms. Nous devrions voir arriver une deuxième phase de consolidation alors que le marché reste relativement fragmenté. Deuxième point est le déploiement des nouvelles activités qui seront, elles, en forte croissance. C'est particulièrement vrai dans le secteur de l'énergie. La demande est très forte. Elle est portée par les enjeux majeurs d'indépendance énergétique, de transition vers les énergies nouvelles et l'électrification des véhicules. Le troisième point, c'est le renforcement des synergies entre les différentes activités qui s'accompagnent d'une réaffectation des techniciens sur les activités à plus fort potentiel. Je passe maintenant la parole à Maurie, qui va vous communiquer les résultats du semestre. Merci Gianbeppi Fortis. Bonsoir à tous. Si on passe sur la slide suivante présentant le chiffre d'affaires, comme l'indiquait précédemment Gianbeppi Fortis, notre chiffre d'affaires du premier semestre s'élève à EUR 444.4 million et progresse donc de 0.7%. Les dernières acquisitions que le groupe a réalisées en Grande-Bretagne, en Pologne et au Portugal contribuent à la croissance du chiffre d'affaires à hauteur de 2.2%. La croissance organique est, elle, en léger retrait de 1.5%, avec un recul de la France, qu'on voit sur cette slide, en grande partie contrebalancé par la progression du Bénélux et des autres pays. À noter également le retour d'une croissance organique positive dès le second trimestre de cette année, qui a d'ailleurs été le meilleur deuxième trimestre depuis la création de Solutions 30. L'EBITDA ajusté du premier semestre s'élève à EUR 29.6 million, en baisse de 40% par rapport au premier semestre 2021. Et donc la marge d'EBITDA ressort à 6.7%. Ce niveau de marge reflète deux faits significatifs du semestre qui vient de s'écouler. D'une part, on constate une moindre absorption des coûts fixes en France puisque le pays se trouve dans un contexte de transition, une phase de transition de son modèle économique avec le choix de maintenir des coûts de structure à leur niveau pour préparer l'avenir, et notamment le démarrage des nouvelles activités. À cela s'ajoutent également les nouvelles exigences d'un client important dans le domaine des télécoms qui nécessite des changements opérationnels significatifs, comme l'expliquait Gianbeppi, et ces changements n'ont pas encore été répercutés dans les prix. Le deuxième facteur explicatif, c'est la montée en charge des contrats hors de France et en dehors du Bénélux, qui nécessite des investissements importants en OPEX et qui pèsent donc provisoirement sur les marges du groupe. Les amortissements sont en progression de 15% compte tenu des investissements engagés par le groupe pour accompagner la croissance hors de France et le démarrage de ces nouveaux contrats. En conséquence, l'EBIT ajusté du semestre ressort à EUR 6.7 million et baisse donc de 77%. En dessous de l'EBIT ajusté, les frais financiers ressortent à -EUR 5.3 million contre EUR 0.7 million au premier semestre 2021. Cette variation résulte principalement de l'ajustement de la juste valeur des earn-outs pour un montant total de EUR 3.8 million au cours du premier semestre. Les éléments non récurrents représentent une charge sur le semestre de EUR 8.4 million, soit un quasi doublement par rapport à leur niveau au premier semestre 2021. Elles incluent notamment des charges de restructuration et des coûts de transition exceptionnels dans le cadre des nouveaux contrats remportés en France, tel que nous l'avons mentionné précédemment. Le résultat net ressort ainsi en perte de 12 million au terme de ce premier semestre 2022. Passons désormais aux éléments de notre bilan. Au 30 juin 2022, les capitaux propres du groupe s'élèvent à EUR 183.2 million. La trésorerie brute du groupe atteint EUR 85 million et la dette bancaire brute s'élève à EUR 64.6 million. Elle baisse de EUR 13 million par rapport au 31 décembre, compte tenu des remboursements de dettes qui étaient programmés. Le groupe affiche ainsi une trésorerie nette de dette bancaire de EUR 20.4 million à fin juin 2022, contre EUR 52 million à fin décembre 2021. Après prise en compte de EUR 75.3 million de dettes locatives liées à l'application de la norme IFRS 16 et de EUR 21 million de dettes financières potentielles liées aux earn-outs et aux options d'achat futures sur nos acquisitions, la dette nette totale s'établit à EUR 76.6 million. Le groupe conserve donc une structure financière solide avec un ratio dette nette sur EBITDA de 1.3 et un ratio d'endettement net sur fonds propres de 41.8%. Autre élément à relier aux montées en charge des nouveaux contrats, l'encours des créances cédées dans le cadre du programme d'affacturage du groupe s'élève à EUR 62 million à la fin du mois de juin 2022, contre EUR 92.3 million au 31 décembre 2021. Cette baisse du montant des créances cédées s'explique en effet par le délai de mise en place de nos solutions d'affacturage dans une phase de démarrage de nos nouvelles activités. Je rappelle ici qu'en dépit du contexte de hausse des taux d'intérêt, l'affacturage reste l'outil de financement court terme le plus compétitif puisque son coût reste largement sous contrôle grâce à la qualité des notations crédit des clients du groupe Solutions 30. Au cours du premier semestre, la capacité d'autofinancement du groupe s'est établie à EUR 15.7 million, contre EUR 37.9 million au cours du premier semestre 2021. Les montées en charge des contrats et le moindre recours à l'affacturage, comme expliqué précédemment, ont généré une augmentation de EUR 22 million du BFR. En corrigeant ce BFR de la variation liée à l'affacturage, le BFR aurait en réalité baissé de EUR 8 million. Enfin, le montant des investissements nets atteint EUR 9.4 million au cours des six derniers mois. Au final, cela conduit donc à un free cash flow de -EUR 15.9 million contre un free cash flow à l'équilibre au premier semestre 2021. En ajoutant à cela les remboursements d'emprunt à hauteur de 13 millions d'euros et la prise en compte des dépenses de leasing selon la norme IFRS 16 à hauteur de 14 millions d'euros, le niveau de trésorerie du groupe ressort à 85 millions d'euros à la fin du mois de juin, contre 130 millions d'euros au 31 décembre 2021. Gianbeppi, je te laisse désormais la main pour poursuivre. Merci Amaury. Passons aux perspectives. La diapositive suivante, s'il vous plaît. Sur le marché de la fibre, il faut différencier la construction du réseau, le raccordement des foyers à la fibre, c'est-à-dire les interventions à domicile, et le marché de la maintenance. En France et en Espagne, la fin de la construction du réseau est proche et dans de nombreux autres pays, elle débute à peine. L'Europe connaît ainsi des niveaux de maturité très différents. Le chiffre de 44% des foyers européens éligibles à la fibre masque de très grandes disparités entre les pays. En France et en Espagne, le taux de couverture du territoire dépasse les 60%, mais en France, seuls 50% des foyers sont abonnés. Il reste encore plus de 20 millions de foyers à raccorder au rythme de 2.5 millions à 3.5 millions de nouveaux raccordements chaque année. En ce moment, on commence pourtant à parler du projet de démantèlement du réseau cuivre, c'est-à-dire du réseau haut débit traditionnel qui est très consommateur d'énergie et qui va être un très gros chantier pour tous les pays européens. En Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, plus de 80% des foyers n'ont pas accès au très haut débit, ce qui est pénalisant à une époque où le télétravail, au moins partiel, est devenu une habitude. Sur ces marchés, tout est à faire et compte tenu de l'infrastructure existante, les coûts de déploiement sont particulièrement élevés pour les opérateurs qui profitent des plans de relance post-COVID pour lancer leurs travaux. Nous sommes dans ces pays là où la France était en 2017, en phase de démarrage du plan fibre national. Pour nous, cette activité démarre donc en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, et elle devrait démarrer en Allemagne avant fin d'année. Notre expérience en France et les solides relations que nous avons établies au fil des années avec les opérateurs de télécommunication dans toute l'Europe, ainsi que notre capacité à mettre en place les ressources humaines nécessaires et qualifiées, soutiennent notre stratégie commerciale et nous permettent de capter des parts de marché importantes. Aujourd'hui, dans cette activité, nous avons signé pour EUR 2.6 milliards de contrats un peu partout en Europe. Diapo suivante, s'il vous plaît. Sur la partie énergie, le marché des bornes de recharge pour les véhicules électriques est encore émergent et les retards constatés sur les chaînes d'approvisionnement retardent sa montée en puissance. Néanmoins, le marché de la mobilité électrique a connu des évolutions très positives en Europe. Les constructeurs automobiles ont considérablement réenrichi leur offre et la fin des voitures thermiques, qui est confirmée pour 2035 en Europe, accélère cette transition. Il existe également de multiples incitations financières pour soutenir la transition vers la mobilité électrique. Au-delà des délais de livraison de véhicules qui sont particulièrement longs en raison des problèmes d'approvisionnement actuels, c'est la faiblesse du nombre de points de recharge qui freine aujourd'hui l'adoption plus rapide des véhicules électriques, et il est urgent que le déploiement de bornes accélère. Du côté de Solutions 30, nous nous concentrons sur les chargeurs pour les particuliers et les entreprises où les volumes seront plus importants et où notre savoir-faire est particulièrement pertinent. Le marché européen adressable est encore difficile à estimer, mais il vaut plusieurs dizaines de milliards EUR pour la décennie à venir. Nous avons remporté plusieurs contrats sur ce marché, le dernier avec Mobilize Power Solutions, qui est la filiale de mobilité électrique de Renault. Nous avons développé un programme marketing dédié pour gagner des parts de marché dans ce secteur. Nous avons 50 clients actifs, opérateurs de points de charge, énergéticiens, constructeurs automobiles ou encore fabricants de bornes, parmi lesquels Allego, Enedis, Renault, Volkswagen, Siemens, ABB et bien d'autres. En 2022, nous aurons installé plus de 20,000 points de recharge et ce marché va monter significativement, nous en sommes convaincus. Suivante, s'il vous plaît. L'installation de panneaux solaires s'accélère en Europe. L'énergie solaire est appelée à jouer un rôle clé dans la transition énergétique et dans l'indépendance énergétique des pays européens. Ceci est un sujet stratégique, en particulier en ce moment. 90% des toits européens sont inutilisés et ce potentiel inexploité pourrait produire plus de 600 térawattheures d'électricité propre. Nous voyons donc un fort potentiel dans ce marché qui commence à prendre de l'ampleur. Notre filiale Sotranasa installe des panneaux solaires depuis 2006 dans le sud de la France et a acquis une expérience significative qui nous est utile aujourd'hui pour gérer cette technologie. En 2021, les revenus générés par les panneaux solaires représentaient EUR 11 million. Nous prévoyons que ce chiffre doublera en 2022 et va continuer à croître de façon très soutenue. Au-delà des panneaux solaires et de la mobilité électrique, la croissance attendue globalement en Europe dans le domaine de la transition énergétique est extrêmement forte. Le positionnement de Solutions 30 auprès des particuliers qui sont clé dans la mise en œuvre de la transition énergétique est un atout sur lequel nous devons capitaliser. Sur ce seul segment des particuliers, nous avons déjà réalisé près de 800 installations depuis que nous avons lancé cette activité et nous sommes partenaires de grands comptes prestigieux comme par exemple TotalEnergies et EDF. Prochaine, s'il vous plaît. Au deuxième semestre 2022, la croissance devrait s'accélérer et rester portée par les activités hors de France. Nous attendons un chiffre d'affaires aux alentours de EUR 900 million pour l'ensemble de l'exercice, contre 874 en 2021. Pour ce qui est de la marge d'EBITDA, le groupe devrait renouer en fin d'exercice avec un niveau plus normatif d'EBITDA autour de deux chiffres, mais, celui-ci restera inférieur à 10% pour l'ensemble de l'exercice 2022. Donc, il y aura une montée en charge sur la deuxième partie de l'année. Comme je vous l'ai dit, au début de présentation, la priorité cette année est donnée à la croissance organique et au strict contrôle de nos dépenses pour préserver notre trésorerie et disposer d'une structure financière saine et faiblement endettée et ainsi continuer à développer notre groupe sur des marchés dont le potentiel est très fort. Je vous remercie pour votre attention et avec Amaury, nous sommes prêts à répondre à vos questions. Mesdames, Messieurs, si vous souhaitez poser une question, appuyez sur étoile un sur le clavier de votre appareil. Je vois une question : On vient d'apprendre que Scopelec est en redressement judiciaire. Quel est l'impact pour vous ? Pensez-vous les racheter ? Donc oui, Scopelec, qui est une société qui réalise des prestations de services dans les télécommunications et l'énergie en France, est partie en redressement judiciaire cette semaine, en début de semaine, lundi. On n'a pas encore tous les éléments. Le jugement n'était pas encore disponible ce matin, mais nous allons certainement nous positionner parce que nous pensons que ce marché va se consolider encore en France. Comme je le disais tout à l'heure, nous allons nous positionner pour gagner des parts de marché. La prochaine question vient de la ligne de Laurent Gélébart, de BNP Paribas. Bonsoir, Duncan Pugh. Bonsoir, Amaury. J'avais deux questions. La première, c'est sur la normalisation de la marge en France. À quel horizon vous pensez retourner à un niveau à deux chiffres ? La deuxième question sur les carnets de commandes sont bien garnis, hein, sont bien remplis, on ne peut pas dire le contraire, mais les marges incarnées, comment sont-elles ? Est-ce qu'elles sont satisfaisantes ? Amaury, tu veux commenter la première partie ? Oui, absolument. Bonsoir Laurent. Concernant la normalisation des marges, je donc on confirme hein que les on est sur une tendance à l'amélioration des marges qui sera visible dès le deuxième semestre 2022 hein. Ça s'explique par d'une part par l'atteinte d'un certain niveau de maturité sur les contrats qui étaient en phase de démarrage au cours du premier semestre et d'autre part par l'entrée en vigueur des hausses de prix qui ont été obtenues auprès de nos clients à la fin du deuxième trimestre début du troisième trimestre. Concernant la France, la phase de transition va se poursuivre également sur le second semestre de cette année. La France ne pourra pas atteindre son niveau normatif de marge, mais va progresser également sur le second semestre. On espère que retrouver des taux plus normatifs dès 2023 en France. Je prends la deuxième partie de la question. Il y a un peu de tout dans ces contrats, mais globalement, ce qu'on voit, c'est qu'il y a vraiment une très très forte poussée partout en Europe. Maintenant, la pression est du côté des opérateurs qui ont l'argent. Il y a vraiment beaucoup d'argent qui a été injecté dans ce secteur et qui a donc la pression de leurs investisseurs pour produire. Du coup, j'ai le sentiment que nous sommes plutôt bien placés. Notre enjeu est vraiment celui de délivrer. Quand on est capable de délivrer, la question sur les prix devient, je dirais, secondaire. Voilà, il faut juste être capable de délivrer. Donc, on est plutôt positif sur le futur de ces contrats. Merci Duncan Pugh. Une question : Pouvez-vous refaire un point sur la recherche d'un actionnaire de référence ? Oui, ça, c'était un process qu'on avait enclenché à mi-2021, qui, dans le contexte actuel, a été mis en sommeil parce que, globalement, dans le contexte actuel, il y a quand même une méfiance des investisseurs institutionnels sur les actions européennes et surtout, si une opération devait se réaliser avec de la dette, ben en ce moment, le marché de la dette est quasiment fermé. Donc c'est un process qu'on a mis en sommeil et on va se concentrer, comme je le disais tout à l'heure, sur la croissance organique. Voilà, ce qu'on va faire, c'est travailler sur notre croissance organique, croître la taille de nos différentes filiales et créer de la valeur. Voilà, de cette façon. Alors autre question : Que pensez-vous du parcours boursier de Solutions 30 ces derniers mois ? Ben je pense comme vous que c'est extrêmement frustrant. Donc, je le vis très mal comme vous hein, je suis actionnaire, donc voilà, je suis pas content. En même temps, nous sommes arrivés à un niveau qui me semble vraiment excessif. La société vaut 5-6 fois l'EBITDA et l'EBITDA actuel. Ça ne prend pas en compte les EUR 2.5 billion d'affaires qu'on a signés, la croissance qui est embarquée dans beaucoup de géographies, le fait qu'on a quand même un excédent de trésorerie. Je pense qu'on est basculé dans une situation qui me semble absurde. En tout cas, voilà, moi je suis pas bien placé pour pouvoir commenter le cours de l'action Solutions 30, mais ce que je peux vous dire, c'est que nous croyons très fort au potentiel des marchés dans lesquels nous sommes et nous sommes tous en train de travailler pour délivrer la croissance et la rentabilité que les actionnaires sont en droit d'attendre. Alors, j'ai une autre question : Envisagez-vous la mise en œuvre d'un programme de rachat d'actions ? Non, pas pour l'instant, parce que on veut vraiment préserver notre trésorerie. Vous avez vu qu'on a vraiment signé beaucoup de contrats. Comme je vous disais, quand vous démarrez un nouveau contrat, au début, ben vous avez pas assez à facturer en temps et en heure à la fin du mois. Donc, vous ne pouvez pas vous financer avec de l'affacturage. Vous êtes obligé de vous financer sur vos fonds propres. Donc, on veut préserver la trésorerie pour financer notre croissance. C'est vraiment la priorité. Autre question : avez-vous des difficultés de recrutement, en particulier sur les techniciens ? Non. Il y a des difficultés de recrutement à certains endroits. Ça a toujours été le cas en Allemagne du Sud. Au Royaume-Uni également, il y a un marché du travail qui est tendu. L'Angleterre a fermé les portes à l'Europe, donc il n'y a pas de la main d'œuvre qui vient de l'extérieur de l'Angleterre. Sur certains postes d'ingénieurs, postes de chefs de projets, il y a des tensions, mais ça reste des exceptions. C'est-à-dire dans la plupart de nos géographies, nous arrivons à trouver des techniciens. Donc ce n'est pas ça la contrainte, ce n'est pas un facteur qui nous ralentit. Sur votre question : faut-il s'inquiéter de la forte dégradation des indicateurs macroéconomiques en Europe ? Pensez-vous que votre activité doit être liée à la conjoncture ? Certains projets de vos clients pourraient-ils être reportés ? Non, je pense qu'on est en train de vivre un contexte macroéconomique vraiment inimaginable jusqu'il y a quelque temps, qui se rajoute à COVID. Ça aussi, c'était quelque chose qui nous est tombé dessus, jamais on n'aurait pu l'imaginer. Mais on a la chance d'être dans des secteurs qui sont très résilients. Comme je vous disais, on a signé vraiment beaucoup de contrats. Le fait de pouvoir travailler de la maison est devenu vraiment une priorité pour beaucoup de pays, beaucoup de régions. Il y a beaucoup d'argent qui a déjà été injecté dans ce secteur. Je ne sais pas si vous avez vu que l'Italie a reçu une autre tranche de la subvention plan de relance post-COVID hier, EUR 21 milliards. C'est beaucoup qui va rentrer dans le plan de transition numérique du pays. Donc, on ne pense pas que ces programmes puissent être arrêtés. Ils vont continuer. Et également, la transition énergétique, encore plus maintenant avec le prix de l'énergie qui a complètement explosé, va continuer. En tout cas, on voit vraiment une forte demande sur la partie panneaux solaires. J'ai vu que la Suisse, je ne sais pas si elle a déjà publié la loi, mais est en train de sortir une loi qui prescrit à tous les constructeurs de maisons et d'immeubles de mettre systématiquement du photovoltaïque dans chaque nouvel immeuble, nouvelle maison. Donc, on va vers là, toute l'Europe va vers là. Et je pense donc que nous avons la chance d'être sur des secteurs qui sont très porteurs aujourd'hui et pour de nombreuses années. Donc, je suis relativement prudent sur le contexte macroéconomique, mais plutôt optimiste sur les créneaux sur lesquels nous sommes. Pour financer la croissance attendue, aurez-vous besoin de faire appel au marché ? Non, justement, ce n'est pas le but. Le but, c'est vraiment de continuer, comme nous avons fait dans le passé, à bien gérer notre cash, l'utiliser pour financer notre croissance organique et arriver à créer de la valeur sans diluer nos actionnaires. Donc, on va continuer à gérer les choses de cette façon. Et ensuite, vous donnez des objectifs au-delà de 2022 à 3, 5 ans. Oui, tout à fait. C'est ce qu'on avait déjà dit. Notre objectif principal est vraiment celui de croître dans les géographies qui sont encore petites, dépasser le seuil de 100 millions d'euros, qui est le premier seuil important, et ensuite arriver à 200 millions d'euros. Le potentiel de marché est certainement là. Nous voulons arriver à quelques centaines de millions d'euros dans chacune des géographies, c'est-à-dire arriver à passer l'entreprise d'un chiffre d'affaires de 1 milliard environ à 3 milliards, 2, 3 milliards dans les 3 à 5 ans qui viennent. En ce moment, la croissance externe, on l'a mise en stand-by. Au-delà d'opportunités, on évoquait celle du marché français, s'il y a quelques acteurs qui sont fragiles. Voilà, la croissance organique est en stand-by, mais certainement, on va la réallumer dès que le contexte macroéconomique s'éclaircit. J'ai une autre question : comment se passe l'intégration de votre récente acquisition au Royaume-Uni ? Quelles en sont les perspectives ? L'intégration se passe plutôt bien. On a fait 2 opérations, mais les 2 équipes maintenant travaillent ensemble. Ça s'est plutôt bien passé. Maintenant, on a mis ensemble les hommes. En termes de perspectives, l'Angleterre a lancé le plan fibre. Donc on est en train de gagner des chantiers intéressants sur la fibre. C'est une activité qu'on a démarrée de zéro en 2022. On a fait déjà EUR quelques millions sur le premier semestre. On continue cette progression sur le deuxième semestre et l'année prochaine, c'est une activité qui sera significative. Au niveau du pays, on verra vraiment la partie réseau fixe, la partie fibre, devenir visible sur le chiffre d'affaires de la filiale. Autre question : pouvez-vous préciser votre objectif d'EBITDA pour l'ensemble de l'exercice 2022 ? Amaury, tu en as touché un mot tout à l'heure. Est-ce que tu veux nous en dire quelque chose de plus ? Bien sûr. Je vous rappelle qu'on a closé le premier semestre avec un EBITDA qui se situe à 6.7% du chiffre d'affaires. On confirme la tendance à l'amélioration pour le deuxième semestre au niveau de l'EBITDA. Néanmoins, nous serons en dessous de 10% sur la totalité de l'exercice 2022. Les tendances qu'on voit, c'est une transition, une phase de transition opérationnelle qui va se poursuivre sur la France sur l'ensemble de l'exercice et qui va donc continuer à peser sur les marges. La zone Benelux va maintenir ses marges à un niveau élevé à deux chiffres malgré la croissance qu'ils enregistrent. Et puis les autres pays vont améliorer progressivement leurs marges avec l'arrivée à maturité d'un certain nombre de contrats. Amaury, j'ai une autre question pour toi : Est-ce que tu peux t'avancer sur un objectif de résultat net 2022 ? C'est compliqué. On s'attend à un deuxième semestre qui fera une amélioration. On ne veut pas donner de guidance sur le résultat net, mais si l'EBITDA s'améliore, le résultat net sera également en hausse et on s'attend à un résultat net positif sur le deuxième semestre de cette année. OK Amaury, merci. Bonjour, est-ce que le marché allemand est en marche ? Alors oui, il est en marche, mais à l'allemande, donc ça ne va pas très vite. Malgré tout, il est en marche et voilà. Nous, on est toujours sur des activités traditionnelles. Donc, on fait toujours du coaxial et pas de la fibre, mais on devrait démarrer l'activité fibre vers la fin de l'année. Actuellement, l'Allemagne, c'est EUR 70 million de chiffre d'affaires. Donc, on devrait être dans le marché fibre vers fin d'année et donc on devrait voir une belle progression sur 2023. Il y a également le marché de l'énergie qui va certainement démarrer pour nous en Allemagne vers fin de l'année. Le sujet énergie est un sujet très sensible en Allemagne, encore plus qu'en France. Ils n'ont pas le nucléaire. On pense que ça va donner des choses intéressantes pour nous en 2023. Voilà, on aura une Allemagne plus dynamique sur 2023. Quel est l'impact de la hausse des taux d'intérêt sur la dette et le programme d'affacturage ? Amaury, ça, c'est pour toi. Oui, merci. Je vous rappelle que notre politique de financement est assise sur deux outils. On utilise la dette bancaire pour financer nos croissances externes et donc le M&A. Et puis on utilise des solutions d'affacturage pour financer notre BFR sur les contrats historiques du groupe. Alors concernant la dette bancaire, le groupe a poursuivi son désendettement. Aujourd'hui, on est dans une situation où le groupe a une trésorerie nette positive. Compte tenu de la réduction du poids de la dette, on va être capable d'absorber la hausse des taux d'intérêt sans effet visible sur notre compte de résultat. Et au niveau de l'affacturage, aujourd'hui, l'élément déterminant qui demeure stable, c'est la très bonne notation crédit de nos clients, ce qui fait que lorsque on cède des factures de nos clients, nous bénéficions de conditions qui sont extrêmement favorables. C'est certainement l'outil aujourd'hui qui est le plus performant d'un point de vue économique pour financer notre BFR. Précision, Amaury, pour être clair sur H2 2022, la marge EBITDA devrait rester en dessous de 10%. N'est-ce pas? Effectivement, c'est juste. Effectivement, c'est correct. On devrait arriver à dix pour cent vers la fin de l'année. Voilà. Je ne vois pas de nouvelles questions. Oui, pas de nouvelles questions. Donc, je vais conclure sur deux diapositives encore. La vingt-deux, s'il vous plaît. Je vais rappeler ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que notre enjeu actuellement est celui d'atteindre la taille critique dans toutes les zones géographiques dans lesquelles nous sommes implantés. Je disais tout à l'heure, donc on a deux caps à franchir : cent millions d'euros d'abord, deux cents millions d'euros après. Quand une zone géographique réalise moins de cent millions d'euros, la marge d'EBITDA est faible. Ensuite, une fois passé le premier jalon de EUR 100 million, on arrive à une marge d'EBITDA à deux chiffres qui s'améliore ensuite pour arriver à une marge normative autour de 15% quand on a franchi le jalon de EUR 200 million. Voilà, c'est ce qui se passe au Benelux en ce moment, qui est une géographie qui a la bonne taille. Nous pensons que nous pouvons atteindre cette taille critique dans toutes nos zones géographiques où nous sommes implantés dans les années à venir parce que le potentiel de marché y est. Donc c'est juste une histoire de temps pour arriver à la taille critique dans l'ensemble de nos géographies. Prochaine diapositive, s'il vous plaît. En conclusion, juste pour rappeler les messages clés de cette présentation. Premier point, la rentabilité en ce moment est pénalisée par la transition opérationnelle en France, c'est pénalisant à court terme, mais tous les nouveaux process que nous mettons en place vont être des leviers de création de valeur à terme. Cela nous permet de gagner une expérience pour les prochaines étapes qui seront très importantes pour nous, surtout hors de France. Deuxième point, c'est que la croissance est très dynamique hors de France et supérieure à 30%. La France a tiré la croissance du groupe pendant 5 ans. Aujourd'hui, la répartition géographique de notre activité se rééquilibre. La France va se stabiliser et les autres, et après, elle va continuer à croître et les autres géographies prennent le relais et se mettent dans une configuration de croissance très élevée. Troisième point, dans le contexte actuel, nous bénéficions d'une structure bilancielle qui est peu endettée, d'une situation de trésorerie qui nous permet de poursuivre notre développement de façon sereine et autonome. Ceci est un atout qui est garant de notre solidité, mais aussi un atout concurrentiel majeur, car la plupart de nos concurrents se sont très endettés et donc dans un contexte de taux qui montent, ça les phase out. Quatrième point, je pense que nous avons traversé le plus dur. Les perspectives à long terme du groupe sont très favorables compte tenu de notre positionnement au cœur de tendances structurelles porteuses, la transformation numérique et la transition énergétique. Une fois encore, je tiens à remercier nos salariés pour leur engagement quotidien et surtout nos actionnaires pour leur soutien dans une période qui est délicate. Merci à tout le monde et bonsoir. Merci d'avoir participé à la conférence aujourd'hui. Vous pouvez maintenant raccrocher.