Solutions 30 SE (EPA:S30)
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May 14, 2026, 5:35 PM CET
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Earnings Call: Q2 2023
Jul 25, 2023
Bonjour Mesdames, Messieurs, et bienvenue à la présentation du chiffre d'affaires du deuxième trimestre de Solutions 30. Pour votre information, la conférence d'aujourd'hui est enregistrée. Pendant la durée de l'appel, vos lignes sont uniquement en écoute seule, mais vous aurez l'occasion de poser des questions à la fin de la présentation. Cela peut être fait en appuyant sur la touche étoile, suivie du chiffre 1, sur le clavier de votre appareil téléphonique. Si vous avez besoin d'aide, veuillez appuyer sur la touche étoile, suivie du chiffre, pardon, étoile 0 pour être connecté à un opérateur. Je donne maintenant la parole à monsieur Gianbeppi Fortis, Président Directeur, et à monsieur Amaury Boilot, Secrétaire Général. Messieurs, c'est à vous.
Merci Georges. Bonsoir à tous et merci de votre présence. Nous tiendrons cette conférence en français. Une transcript en anglais sera disponible sur notre site Internet dans la foulée de cette réunion. For our English attendees, please be aware that we will hold this conference in French. An English transcript will be available on our website. Amaury Boilot, nouvellement nommé Secrétaire Général du groupe, est à mes côtés pour vous commenter le chiffre d'affaires du premier semestre de l'exercice. Comme d'habitude, nous répondrons à vos questions à la fin de cette présentation. Avec un chiffre d'affaires qui s'élève à EUR 263.4 million au deuxième trimestre, au premier trimestre 2023, le groupe confirme le retour à une croissance à 2 chiffres. Celle-ci atteint 18.7%, pardon, non, deuxième trimestre, excusez-moi.
Le groupe confirme le retour à une croissance à 2 chiffres. Celle-ci atteint 18.7% et elle accélère par rapport au 1st trimestre, où nous enregistrions une croissance de 14.6%. Le groupe signe un bon 1st semestre 2023, avec une croissance séquentielle continue depuis mi-2022, qui nous permet de confirmer notre objectif de dépasser le cap du EUR 1 billion de chiffre d'affaires en 2023. C'est la croissance très soutenue au Benelux et forte dans les autres pays qui soutient notre performance trimestrielle. L'excellente dynamique sur ce territoire compense largement le repli de nos activités en France, qui reste sous pression dans des marchés plus matures. À noter toutefois que la décroissance de la France s'estompe nettement.
Cette croissance est quasi exclusivement organique, puisque la croissance externe se limite à la contribution de Sirtel en Pologne, pour le seul mois de January 2023. Le second quarter s'est inscrit dans la continuité des trimestres précédents, avec une excellente performance au Benelux et dans les autres pays, et une activité en France qui reste sous pression dans le secteur télécoms et en transformation dans l'activité de l'énergie. Le marché français des télécoms, qui a cru à un rythme très soutenu entre 2015 and 2021, reprend son souffle et se normalise après cette période d'hypercroissance. Tous les acteurs doivent s'adapter aux nouvelles conditions de marché, dans un contexte macroéconomique compliqué.
Nous pâtissons donc d'une double pression sur les volumes et sur les prix, que nous devons compenser par des gains de parts de marché et de productivité et des renégociations tarifaires qui se déroulent dans un environnement où tous les acteurs de la filière sont sous pression. Nos équipes font un travail remarquable pour s'adapter et nous devrions voir sur cet exercice, comme anticipé, une restauration progressive des marges en France. La France représente désormais moins de 40% du chiffre d'affaires du groupe. Au Benelux, le groupe démontre que sa stratégie de duplication de son modèle fonctionne. Nous sommes très bien positionnés sur ce marché, dont nous sommes l'un des deux leaders, et nous intervenons auprès de tous les opérateurs du territoire. L'activité bondit de 83% et le Benelux représente presque 35% de notre chiffre d'affaires.
Les autres pays enregistrent ensemble une croissance de 12% et représentent 27% de l'activité totale du groupe. Les performances des territoires varient d'une région à l'autre, selon la maturité et les spécificités de chaque pays. Compte tenu de la croissance enregistrée, qui provient essentiellement du secteur télécoms, notre activité Connectivity pèse 79% du chiffre d'affaires du groupe. Je passe la parole à Amaury, qui va vous détailler les performances de chacun de nos segments géographiques.
Merci Gianbeppi et bonsoir à tous. Je vous propose donc de voir comment cette croissance se décompose par pays et par marché. Commençons par la France. Le chiffre d'affaires s'établit à EUR 97.8 million au 2Q 2023, sur un repli de 7%. C'est un repli qui tend à se résorber puisque le chiffre d'affaires baissait de 13% au 1Q 2023. Sur les six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires en France atteint EUR 199.4 million, en repli de 10%. L'activité Connectivity réalise un chiffre d'affaires de EUR 69.7 million. Cette activité est un repli de 7% dans un marché qui reste tendu.
Les parts de marché gagnées dans le Sud-Est de la France, en conséquence de la défaillance de Scopelec, contribuent au chiffre d'affaires du deuxième trimestre et, comme attendu, le chiffre d'affaires réalisé avec Orange progresse. Cette hausse ne compense toutefois pas le ralentissement global du marché des déploiements et des raccordements FTTH, et les baisses de prix appliquées par certains clients en 2022 ne sont que partiellement compensées par les augmentations négociées en conséquence de la progression de l'inflation. Le marché semble se stabiliser sur un volume compris entre 800,000 et 900,000 nouveaux abonnés par trimestre, en baisse par rapport à l'exercice 2021 et au pic observé pendant la crise sanitaire. Les volumes étaient alors compris entre 950,000 et 1,150,000 nouveaux abonnés par trimestre....
Le nombre d'abonnés à la fibre en France atteint 19 millions, à fin 2023, sur 34 millions de locaux aujourd'hui éligibles à la fibre. Même s'il n'est plus en croissance, ce marché conserve donc du potentiel, d'autant que les activités de maintenance sont appelées à croître. L'activité technologie enregistre un chiffre d'affaires de EUR 18.3 million, en progression de 4% sur le trimestre, porté par la hausse des installations de solutions de paiement, de systèmes de sécurité et toute l'activité de maintenance associée. Dans l'activité énergie, le chiffre d'affaires s'élève à EUR 9.8 million. L'activité reste impactée par la fin des déploiements de smart meters en France, dont la contribution n'est plus que de EUR 1.8 million sur la période.
Les nouvelles activités, principalement liées à la mobilité électrique et aux énergies renouvelables B2B2C, connaissent un rythme de déploiement encore irrégulier. C'est classique en phase de démarrage. Nous commençons à avoir des signaux positifs avec un marché qui ajuste encore son modèle économique. Le lent démarrage de ces activités masque en fait la bonne performance des activités photovoltaïques B2B. Les efforts faits pour renforcer la capacité d'exécution du groupe dans ce secteur et l'étendue de notre offre portent leurs fruits et se traduisent par une bonne dynamique, tant au plan commercial qu'en termes de facturation. L'acquisition d'ELEC ENR, que nous avons le plaisir d'annoncer aujourd'hui, est stratégique pour Solutions 30.
Le marché du photovoltaïque, B2B, est en effet un marché sur lequel nous avons construit une bonne réputation et nous figurons aujourd'hui parmi les cinq premiers acteurs de l'installation de sites de production d'énergies renouvelables en France. Au travers de notre filiale Solutions 30 Sud-Ouest, anciennement Sotranasa, nous avons réalisé plus de 500 projets ENR, représentant une puissance installée de plus de 1,000 mégawatts-crête. L'acquisition d'ELEC ENR permet ainsi au groupe de compléter son maillage territorial sur une zone à très fort potentiel. Jusqu'à présent, nous étions déployés dans la moitié du sud de la France, à Perpignan, et dans le quart nord-ouest, au Mans. Le nord-est de la France a également un fort potentiel. Cette région est en effet en forte croissance dans le déploiement de centrales photovoltaïques, compte tenu de la disponibilité et de l'accessibilité du foncier.
Nous y avons d'ailleurs d'ores et déjà signé EUR 10 million de projets sans même y être implantés. ELEC ENR dispose de capacités opérationnelles reconnues et d'une chaîne d'encadrement de qualité. C'est une société qui réalisait, à fin 2022, un chiffre d'affaires de EUR 5.6 million et qui a installé 630 mégawatts-crête depuis sa création en 2012. Cette acquisition, bien que petite par sa taille, est stratégique, car l'expertise des équipes, la notoriété des deux entités et la complémentarité du portefeuille de projets vont permettre de générer rapidement des synergies commerciales et opérationnelles. On passe maintenant au Benelux, qui enregistre une très belle performance avec une accélération de la croissance au deuxième trimestre. Le chiffre d'affaires atteint près de EUR 97 million, en hausse de 88%.
Le groupe a su conquérir au Benelux des positions concurrentielles très fortes, que ce soit dans les telecoms ou dans l'energy. Le chiffre d'affaires de l'activité Connectivity s'est plus que doublé et atteint 78 million EUR. Les déploiements FTTH accélèrent et les équipes font un travail remarquable pour recruter et former nos techniciens et ainsi tenir des cadences de déploiement particulièrement élevées. Dans l'activité energy, le chiffre d'affaires s'élève à 14.6 million EUR, en croissance de 43%. Les déploiements de smart meters en Flandre se poursuivent et nous avons également démarré de nouveaux contrats dans les activités liées aux énergies nouvelles, à la mobilité électrique et au smart grid. Enfin, l'activité technologie progresse de 14%. Comme en France, nos activités dans le domaine de la sécurité contribuent fortement à cette performance.
Sur l'ensemble du premier semestre 2023, le chiffre d'affaires croît ainsi de 82.7% pour atteindre EUR 179.9 million. Dans les autres pays, le groupe enregistre un chiffre d'affaires de EUR 68.5 million, contre EUR 64.8 million un an plus tôt, soit une croissance purement organique de 5.8%. En Allemagne, le chiffre d'affaires s'élève à EUR 14.5 million sur ce deuxième trimestre, contre EUR 15.1 million un an plus tôt. Il est essentiellement composé des activités classiques de maintenance et de services dans le coaxial. Le démarrage des activités dans le domaine de la fibre optique reste attendu au deuxième semestre. En Italie, le chiffre d'affaires est de EUR 17.1 million au deuxième trimestre 2023, contre EUR 18.4 million un an plus tôt.
Le déploiement des infrastructures très haut débit est un chantier très complexe et les conditions d'exécution des contrats se sont dégradées ces derniers mois, du fait des difficultés économiques et opérationnelles récurrentes de l'opérateur national. L'ensemble de la filière est concernée et Solutions 30 a souhaité temporiser le rythme de ses interventions, le temps que le contexte se normalise et qu'une façon plus efficiente d'opérer soit trouvée. Ceci, en accord avec les différents partenaires. Sur la péninsule Ibérique, le chiffre d'affaires s'élève à EUR 14.3 million, contre EUR 14.5 million un an plus tôt, dans un marché qui est d'ailleurs globalement stable et sur lequel le groupe réorganise son offre afin de se concentrer sur les activités les plus rentables. En Pologne, le chiffre d'affaires s'élève à EUR 12.2 million, en croissance soutenue de 51%.
Le pays bénéficie toujours d'une très bonne dynamique de conquête de parts de marché, tant dans les réseaux fixes que dans les réseaux mobiles, et notamment avec Orange, dans la région de Varsovie. Au U.K., Solutions 30 realizes EUR 10.5 million of revenue on the quarter, up 21%, which reflects the FTTH deployments engaged in the London metropolitan area. In all these countries, the group recorded revenue of EUR 139.3 million in the first half 2023, representing growth of 12.3% and 12.2% organically compared to the first half 2022. Gianbeppi, I'll let you take the floor for the conclusion.
Merci Amaury. Avant de conclure, je voudrais revenir sur les récentes évolutions de gouvernance annoncées lors de notre dernière assemblée générale, qui doivent nous permettre d'entamer une nouvelle phase de notre histoire et d'enclencher un nouveau changement de dimension du groupe. Comme vous le savez, le groupe s'appuie sur 3 instances complémentaires : un conseil de surveillance aux compétences et à l'indépendance renforcée pour jouer pleinement son rôle de contrôle. Ensuite un directoire, qui est restreint à 4 membres, qui permettra au groupe de conserver son agilité et sa réactivité dans ses décisions. Finalement, un ComEx, qui est élargi aux fonctions support et direction pays et qui travaille en collaboration étroite avec le directoire. Le conseil de surveillance est composé de 7 membres qui sont tous indépendants. 3 comités spécialisés.
Les compétences de ces comités ont été élargies au cours des derniers mois. Le comité d'audit s'est enrichi des dimensions risque et conformité. Le comité stratégie intègre les critères ESG et les attributions du comité nomination et rémunération sont restées inchangées. Pour ce qui est du directoire, il est désormais composé de quatre membres. Le mandat de João Martinho n'a pas été renouvelé. Je conserve la présidence du directoire et Luc Brusselaers conserve le rôle de Chief Revenue Officer. Wojtek Pomykala, qui a rejoint le directoire en février dernier, après avoir développé avec succès la Pologne, est devenu Chief Operations Officer du groupe. Il aura dans son périmètre la direction opérationnelle de l'entreprise, y compris les systèmes d'information et la suite de la transformation du groupe.
Amaury Boilot, fort de ses expériences opérationnelles et financières au sein du groupe, a pris la direction générale des activités en France et aura pour mission d'accompagner le pays dans la finalisation de sa transformation, de poursuivre la transition sur les nouveaux métiers de l'énergie à très fort potentiel et d'améliorer la profitabilité des activités. Il est aussi nommé Secrétaire Général et aura sous sa responsabilité les fonctions support financières, conformité et juridique du groupe. Il sera notamment épaulé par Jonathan Crauwels, qui reprend le poste de CFO groupe. Jonathan aura pour mission d'accompagner le pilotage de nos activités dans un contexte où la priorité est donnée à l'amélioration des marges et la croissance organique. Auparavant, il a accompagné avec succès la croissance rentable et génératrice de trésorerie du Benelux. Il a joué un rôle clé dans le montage de la joint venture avec Telenet.
Comme je vous le disais en introduction, la bonne dynamique de cette première moitié de l'exercice conforte nos objectifs de croissance de chiffres pour l'ensemble de l'exercice, ce qui doit nous permettre de franchir le cap symbolique des milliards d'euros de chiffre d'affaires cette année. Pour ce qui concerne la profitabilité, les efforts opérationnels et organisationnels pour redresser les marges et opérer certains contrats télécom dans de meilleures conditions en France commencent à porter leurs fruits. Au Benelux, la rapidité des déploiements et des montées en charge pourrait impacter légèrement les marges, mais nous confirmons que l'amélioration de la profitabilité se fera de façon progressive tout au long de l'exercice. Nous sommes dans une dynamique où nous privilégions la croissance organique afin d'atteindre la taille critique dans toutes les zones géographiques où nous sommes implantés, afin de bénéficier pleinement des effets d'échelle attendus sur des marchés en plein essor.
Comme l'illustre l'acquisition d'ELEC ENR, nous restons attentifs aux opportunités de croissance externe qui nous permettent d'étendre notre couverture géographique et de compléter notre savoir-faire sur des marchés à fort potentiel. Nous regardons donc l'avenir avec confiance et détermination, en visant désormais un chiffre d'affaires de l'ordre de EUR 2.5 billion à moyen terme, avec une marge d'EBITDA à two digits. Nous avons fini la présentation et nous sommes maintenant à votre écoute pour répondre à vos questions.
Merci beaucoup, Monsieur Fortis. Mesdames et Messieurs, encore une fois, pour poser des questions par téléphone, appuyez sur la touche star 1 et aussi, vous pouvez commencer à poser des questions par web. On va commencer avec audio et ensuite, on va passer au web. Star 1, pour poser des questions. On a une question audio. Oui, Monsieur Fortis, il y a 2 questions qui viennent d'entrer, monsieur. On va passer maintenant, très bien. La première va être de Emmanuel Matot, qui nous appelle d'ODDO BHF. C'est à vous.
Oui, bonsoir messieurs, j'espère que vous m'entendez bien.
Très bien, très bien Emmanuel.
D'abord, un mot sur l'Allemagne, puisque on est toujours en attente du décollage de l'activité. Comment ça se passe l'activité fibre ? Comment ça se passe la structuration de ce marché très prometteur pour Solutions 30, pour les prochaines années et votre capacité à répondre aux appels d'offres à venir et à monter en puissance avec des recrutements ? 2e question, l'Italie, ça va durer combien de temps, cette situation ? Est-ce que vous avez un peu une visibilité, un historique dans d'autres pays ? Est-ce que ça peut être très long quand même, ces problématiques avec l'opérateur national ? 3e question, la marge d'EBITDA, je comprends, en nette amélioration au 1er semestre par rapport au 2nd semestre 2022.
Ça veut dire qu'on devrait rester en deçà quand même du premier semestre 2022. Est-ce que je dois comprendre ou pas du tout ? Merci.
L'Allemagne d'abord. Sur l'Allemagne, on y est. Là, on a des zones géographiques où on va commencer à travailler au 2nd semestre. Nous avons ça avec plusieurs clients. On va certainement démarrer avec 2, voire 3 clients au 2nd semestre 2023. Pas de problème particulier, ça avance pas très vite, ça avance doucement, mais sûrement. Démarrage d'activité fibre au 2nd semestre et après, vraiment beaucoup d'opportunités en vue, parce que le plan fibre allemand est vraiment très important, beaucoup plus important que celui de la France. Pas facile de trouver les hommes, mais on y arrive quand même. On a des méthodes, on a également des positions importantes dans des pays limitrophes, notamment la Pologne.
On arrive à avoir les personnes qu'il faut et donc on est plutôt positif sur l'Allemagne. Sur l'Italie, je reste mitigé. Après un départ fort au premier trimestre, les deux opérateurs qui mènent le plan fibre du pays, c'est-à-dire Telecom Italia et Open Fiber, ont tous les deux des difficultés pour des raisons différentes, mais tous les deux des difficultés. Telecom Italia a toujours le sujet important de la sortie de la fibre, pardon, de la fibre, du réseau, de ses actifs. Il y a un plan qui prévoit de sortir l'infrastructure et la faire confluer dans une autre entité juridique.
C'est un projet qui est très important, qui a beaucoup d'applications et qui ralentit beaucoup de prises de décisions au sein de Telecom Italia. C'est difficile de bien travailler avec un client qui a parfois du mal à réagir et à prendre des décisions. Open Fiber a quelques sujets au niveau de son financement, a demandé un apport additionnel à ses actionnaires et il y a des négociations en cours. Nous sommes dans une situation où nous sommes plutôt attentistes, pour voir si effectivement, ces sujets vont être réglés rapidement. Il n'y a rien de d'alarmant, je dirais, mais nous sommes dans une situation plutôt attentiste, en attendant d'y voir plus clair. Concernant la marge d'EBITDA, je laisse répondre à Amaury.
Oui, bonjour, bonsoir Emmanuel. Je vous confirme qu'effectivement, le groupe se trouve sur une trajectoire d'amélioration de sa marge EBITDA, que cette progression sera visible dès le premier semestre et notamment sous l'impulsion de la France, qui opère un redressement visible de sa marge. Ce redressement se fait de manière progressive et vous avez raison sur le premier semestre, la marge sera en retrait par rapport au premier semestre de l'année dernière, mais en très forte progression par rapport au deuxième semestre de 2022.
D'accord. Merci pour ces réponses et bon courage pour la suite, alors, Amaury, dans vos nouvelles fonctions au sein du groupe. Merci.
C'est très gentil, merci.
Merci beaucoup, monsieur Matot. On va prendre maintenant les questions qui viennent de monsieur David Cerdan, qui nous appelle de RLR. C'est à vous, monsieur.
Oui, bonjour, Amaury, félicitations, je rebondis. J'avais quelques questions, ouais, sur l'Italy. En fin de compte, bon, on a bien compris, mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement dans les faits ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous avez 0 revenu en Italy ? Comment vous gérez aussi la structure de coûts localement ?
Non, non, pas du tout, pas du tout. Pardon.
Non, non, vas-y, réponds. Non, non, excuse-moi.
Non, non, non, pas du tout, pas du tout. En Italie, déjà, nous avons donc trois contrats différents avec Telecom Italia, dont un sur l'activité traditionnelle cuivre. Après, nous avons d'autres contrats, en plus de celui d'Open Fiber. Nous travaillons avec Vodafone, nous travaillons avec HP. On a un panel de clients qui est assez large et le sujet que j'évoquais tout à l'heure est exclusivement associé à l'activité de déploiement de la fibre. Sur cette activité, on a juste levé le pied de l'accélérateur. C'est-à-dire qu'au premier trimestre de cette année, vous avez vu qu'il y a une progression importante du chiffre d'affaires en Italie. C'est parce qu'on pensait que le déploiement était parti et que, et qu'on pouvait aller vite.
Ce qu'on s'est rendu compte, ce dont on s'est rendu compte au deuxième trimestre, c'est qu'en réalité, il y a eu quelques stop and go avec des prises de décisions qui ont été remises en cause et donc du coup, un schéma opérationnel qui n'est pas tout à fait clair. On a juste ralenti. Rien de spectaculaire. On a levé le pied de l'accélérateur, on attend que les choses soient plus claires et après, on va réenclencher le mode en début.
En termes de marge, est-ce que ça va jouer sur la marge en Italie ?
Oui. Certainement, il y aura un impact sur les marges pour ce qui est de la filiale italienne. Je ne pense pas, non, ça ne va pas être un gros impact au niveau du groupe. Ça reste un sujet Italie, mais qui va être relativement limité.
D'accord. Deuxième question, c'était sur le pricing power en France. J'ai en tête que, est-ce que vous pouvez déjà rappeler peut-être les parts de marché que vous avez, en France ? Comment vous n'arrivez pas plus facilement à augmenter les prix, sachant qu'il y a des, il y a aussi des besoins et des difficultés à trouver du personnel ?
C'est plusieurs questions. Première question. Si on parle de la maintenance du réseau national, celui de l'opérateur national, on a un peu plus de 10% de parts de marché avec un panel de 12, 11, 12 prestataires en tout, qui travaillent sur cette activité. Il y a des discussions sur les prix qui se font tout le temps. Simplement, ce n'est pas seulement les prix qui sont en discussion, c'est également les process opérationnels. Vous voyez, c'est-à-dire, être payé EUR 100 pour faire le raccordement d'un client à la fibre peut être le bon prix ou le mauvais prix, en fonction de ce qu'on demande à la personne de faire.
C'est-à-dire, si l'intervention dure 30 minutes, c'est une paire de manches, si elle dure 1.5 hours, c'est une autre paire de manches. En fait, il y a des discussions qui sont un peu plus complexes que juste une négociation sur les prix. Il y a également une négociation sur les, sur les processus opérationnels. Ça, c'est quelque chose qui a été entamé et voilà, qui continue avec des éléments positifs sur cette année en France, parce qu'effectivement, c'est un sujet qui a touché également les médias. Il y a eu pas mal d'articles qui sont parus sur, voilà, le sujet de la fibre dans certaines régions. Il faut, en France, faire de la qualité, mais à ce moment-là, il faut mettre également le prix.
C'est des discussions qui prennent parfois un peu de temps, mais on est plutôt positif, parce que, comme vous l'avez dit, c'est indispensable. À un moment donné, il y aura un équilibre qui va se faire. C'est juste que parfois, ça prend un peu plus de temps que ce qu'on voudrait. Après, ça dépend aussi de la culture de du client et de la géographie. Il y a des endroits où ça se fait de façon très rapide et il y a d'autres endroits, comme en France, où c'est un peu plus laborieux et ça prend un petit peu plus de temps. Faut pas oublier qu'en France, l'opérateur national a également changé de PDG. Il y a quand même eu des changements.
Il y a un nouveau DG France qui vient d'arriver, qu'on connaît assez bien d'ailleurs, parce qu'il était à la tête de la filiale polonaise et c'est avec lui qu'on a commencé à travailler en Pologne. On reste positif, mais voilà, il y a eu pas mal de choses qui ont fait que ça a été moins vite que ce qu'on aurait voulu.
Du coup, sur la rentabilité de la France, vers quel point il faut aujourd'hui à peu près se mettre, que ça soit sur la première partie ou la seconde partie de l'année ?
Amaury?
La marge en France, elle s'est redressée progressivement sur le semestre. Elle revient en fin de semestre à des niveaux qui étaient conformes aux attentes. Il faut avoir en tête qu'on a récupéré notamment ce contrat qui était précédemment opéré par Scopelec, dans le sud-est de la France, progressivement au cours du first trimestre. Ce contrat, on a récupéré progressivement les volumes. Et donc aujourd'hui, on atteint des niveaux de profitabilité qui sont plus normatifs sur ce périmètre-là, ce qui n'était pas encore le cas au début du semestre.
les, voilà, les marges se redressent, mais on ne sera pas encore, sur cet exercice, au niveau des années 2020 quoi.
2020, c'était.
On sera pas au niveau de 15%, voilà.
Oui, oui, non, d'accord. Non, est-ce que ça sera plutôt le niveau de 2022, qui peut être une référence, qui a été proche de 5 ?
Non, on sera au-dessus de 2022. On sera au-dessus de 2022, en 2023.
D'accord. Pour finir sur ce point des prix, en fin de compte, si on reste dans cet environnement de prix très serré, est-ce qu'une marge à 2 chiffres est atteignable ? Ou une autre façon de le dire, pour arriver peut-être au 15 ou 12-15%, est-ce qu'il faut vraiment qu'il y ait un changement dans les prix ?
Non. Je pense que le Benelux, c'est un bon exemple. C'est le même environnement. La grosse différence, c'est qu'il n'y a pas eu ce chamboulement au niveau de ce contrat, qui était quand même un contrat national important. Ça a vraiment chamboulé tout le monde. Ce n'est pas que Solutions 30, c'est beaucoup d'autres entreprises. L'affaire Scopelec a été très présente dans les médias. C'était vraiment un sujet global. Après, on a eu en France également cette transition vers les nouveaux métiers de l'énergie, qui s'est faite à un moment où on a eu des problèmes d'approvisionnement, des problèmes de supply chain.
Je pense que la France, ça a été vraiment un cas particulier, parce qu'il y a eu des transitions qui se sont faites à des moments compliqués. Si vous prenez le Benelux, qui est une géographie qui était relativement petite jusqu'il y a 2, 3 ans, là, on a atteint une taille qui est similaire à celle de la France. Il n'y a pas de rupture particulière. On a une bonne relation avec les clients, il y a des contrats qui tournent et du coup, on est au-dessus des 10% de marge d'EBITDA. C'est tout à fait atteignable. C'est juste une histoire de taille. Après, ça a été vraiment une année ou 2 ans vraiment très particulière.
En même temps, on n'a jamais vécu ça.
D'accord. Merci beaucoup pour toutes les réponses.
Merci beaucoup, Monsieur Cerdan. Nous n'avons plus de questions côté audio. Moi, je suis peut-être posé maintenant questions posées par web. Merci.
Oui, alors, comment avez-vous financé l'acquisition d'ELEC ENR et comment allez-vous financer vos prochaines acquisitions s'il y en a d'autres ? Amaury, tu veux peut-être répondre à ça ?
Oui, oui, absolument. Oui, puis en fait, on continue d'utiliser les mêmes recettes que par les, par le passé. C'est-à-dire qu'on utilise l'endettement moyen terme pour pouvoir financer notre stratégie de croissance externe. En l'occurrence, pour répondre précisément à votre question sur ELEC ENR, le groupe a bouclé un financement de EUR 100 million à la fin du mois de November 2022, et ce financement intègre une ligne de croissance externe qui nous permet de pouvoir financer ces opportunités de croissance externe. C'est cette ligne-là qu'on a utilisée pour faire l'achat de ELEC ENR.
Vous attendez-vous à un rythme de croissance aussi soutenu au Benelux au deuxième semestre? Oui, la réponse est oui. Là, on a vraiment une grosse activité qui continue à monter en charge. Pour l'instant, c'est dans les télécoms, mais on est très bien placé également dans le secteur de l'énergie. Je pense que ça va être une des régions qui vont être à l'avance des autres, pour ce qui est les Smart Grid. On va certainement commencer des activités Smart Grid au Benelux. C'est une géographie qui va continuer à attirer le groupe pendant un bon moment. On est plutôt positif sur le Benelux. Attend des annonces de contrats en Allemagne?
ben, au second semestre, on aura certainement des choses à annoncer au second semestre. Ensuite, quel est le poids des télécoms en Italie ? Amaury, tu peux m'aider sur ça ?
Oui, les télécoms en Italie, compte tenu de la forte croissance d'activité, représentent à peu près 60% du chiffre d'affaires du pays.
Merci. Ensuite, pouvez-vous nous confirmer votre politique financière, financement de vos ambitions par le seul cash flow, par de la dette, par des augmentations de capital ? Alors, oui, ça ne va pas changer par rapport au passé. On a l'intention de continuer à développer l'entreprise avec notre cash flow et de la dette. On n'a pas un projet d'augmentation de capital. On pense que voilà, il nous reste encore du levier qu'on peut utiliser en faisant éventuellement de la dette additionnelle. Donc voilà, on n'a pas prévu de faire des augmentations de capital, ce sera plutôt notre cash flow et de la dette. Quand pensez-vous verser un dividende ? Quelles sont les conditions préalables et l'horizon envisagé ? En revanche, voilà, à contrario, on n'envisage pas de verser un dividende.
Quelles sont les conditions préalables ? C'est stabiliser le rythme de croissance. On a vraiment des géographies, comme le Benelux, qui font du 70%-80%. On a besoin de financer cette croissance. On disait qu'au deuxième semestre, l'Allemagne va également démarrer. Pareil, il faudra qu'on utilise notre cash flow pour financer cette activité. Ce n'est pas le moment de distribuer des dividendes. La distribution des dividendes sera plutôt un sujet le moment où la croissance va se faire plus raisonnable, single digit, et à ce moment-là, on aura la possibilité d'utiliser notre cash flow pour rétribuer les actionnaires. Ce sera un peu plus tard. Pouvez-vous expliquer comment votre partenariat dans le Grand Londres vous aide à délivrer plus vite, plus efficacement et avec des meilleures marges ?
Là, c'est le contrat Vested qu'on a fait avec Community Fibre. C'est juste un contrat pour le déploiement de la fibre, comme nous avons dans d'autres pays. Le modèle Vested, qui est également le modèle que nous avons avec Telenet, est un modèle intéressant parce qu'il casse beaucoup des mauvaises habitudes qu'on a avec nos clients dans des contrats transactionnels. Je la fais simple, mais un contrat transactionnel, vous êtes payé pour faire un certain acte et du coup, vous retrouvez un conflit d'intérêts avec votre client. Plus vous faites d'actes, plus vous êtes payé et plus vous êtes content. Pour votre client, c'est complètement l'inverse. Dans un contrat Vested, vous définissez un schéma avec une logique de visibilité sur les coûts. Vous donnez à votre client une visibilité sur les coûts.
Vous avez établi des règles de répartition de la valeur ajoutée avec lui. C'est-à-dire, en gros, vous avez une base de coûts. Vous savez que voilà, vous pouvez vous positionner à un certain niveau pour faire l'activité qui est demandée, mais si vous arrivez à faire mieux, eh ben voilà, cette amélioration ou le fruit de cette amélioration est partagé avec une règle qui est définie au préalable avec votre client. Ça permet d'aller beaucoup plus vite avec les intérêts des uns et des autres qui sont complètement alignés. C'est pour ça que on a des meilleurs résultats avec ce type de contrat. Simplement, c'est une méthode qui parfois est mal comprise par des sociétés plus traditionnelles, qui ont l'habitude à réaliser des achats d'une certaine façon.
On continue à le promouvoir parce qu'on pense que c'est vraiment quelque chose d'intéressant pour tout le monde. Là, on a, voilà, on a signé ce second contrat à tip de speed. Il y en a d'autres discussions en cours avec d'autres clients pour pouvoir en faire d'autres. Ça prend du temps parce que voilà, il faut que ça soit bien compris et parfois, ça prend un petit peu de temps. Pouvez-vous faire le point sur les arbitrages qui ont été sollicités à la suite des attaques de Muddy Waters et de la non-signature des comptes à EY? Non, il n'y a rien de neuf. On avait déposé des plaintes, mais pour l'instant, il n'y a pas de... On n'a pas d'informations.
Nous supposons que les enquêtes continuent, mais on n'a pas de nouvelles. Quels sont concrètement les relais de croissance d'un énergie ? Quelles prestations assure déjà Solutions 30 dans ce segment ou prévoit d'assurer ? Les relais de croissance dans l'énergie sont dans 3 segments, je dirais. Le premier segment est celui des Smart Meters, les compteurs intelligents, donc les IT. Ça a été un gros projet en France. On a un projet de taille un peu moindre, mais également important dans les Flandres, où nous changeons les compteurs de cette région avec la utility locale. On a fait un peu également dans d'autres pays. C'est un relais qui est pas énorme.
Voilà, il y a des projets de changement de compteur un peu partout en Europe, l'ensemble du marché européen sur ce type d'activité se compte en quelques milliards EUR. C'est pas énorme. Ensuite, il y a les bornes et les panneaux solaires, je mets les deux ensemble. Ça, c'est beaucoup plus important. Les bornes, avec les objectifs de d'électrification du parc de véhicules en Europe, sont un sujet d'infrastructure très important. Le marché européen est évalué à quelques dizaines de milliards EUR. C'est ça l'ordre de grandeur. Les panneaux solaires, ensuite, c'est plus important. Les panneaux solaires sont devenus un sujet pour l'ensemble de l'Europe, avec l'augmentation du prix de l'énergie. Il y a des lois qui sont sorties en France sur l'obligation de mettre des ombrières avec des panneaux solaires sur les parkings.
Il y a des lois similaires qui sortent dans les autres pays. On voit un peu partout en Europe un engouement sur la mise en place de panneaux solaires. Ça, c'est une activité qui vaut la EUR centaine de milliards à l'échelle de l'Europe. C'est un marché important. On en parlait tout à l'heure, l'acquisition d'ELEC ENR nous permet d'élargir notre couverture régionale en France sur cette activité. C'est une activité qu'on réalise également, comme celle des bornes, dans plusieurs autres pays européens. Pas encore dans 100% des pays, mais une majorité des pays. Ensuite, le dernier segment, qui est le plus gros, parce que celui-là, il vaut plusieurs EUR centaines de milliards, c'est la mise à niveau du réseau de distribution d'électricité d'un ensemble des pays européens.
C'est-à-dire qu'une fois qu'on a mis en place des bornes, des panneaux solaires, il y a l'éolien également, on met en place des compteurs pour mesurer la consommation, mais on a besoin de renforcer tout le réseau qui distribue l'énergie. Ça, c'est des investissements absolument colossaux. Ça, c'est le relais le plus important en termes de taille. Voilà, c'est ça l'ensemble des segments qui sont les relais de croissance pour nous. On les pousse dans l'ensemble des géographies. Voilà, le Benelux et la France sont les plus avancés, mais on les pousse également dans les autres pays et nous pensons qu'à terme, l'activité énergie pourra être aussi importante, si ce n'est pas plus importante que l'activité des télécoms aujourd'hui.
Autre question : à quelle année correspond le moyen terme de votre objectif d'atteinte de EUR 2.5 billion de chiffre d'affaires? 2005. C'est un plan que nous faisons sur 5 ans, c'est plutôt une tendance. C'est-à-dire que nous avons analysé nos marchés, nous pensons que, à moyen terme, donc 4, 5, 6 ans, quelques années, mais l'ordre de grandeur, c'est voilà, les 5, 6 ans, on sera capable de doubler la taille de l'entreprise, qui cette année est EUR 1 billion. On va être à EUR 2 billion, EUR 2.5 billion en intégrant la France dans le système. C'est ça l'origine. Autre question : pourriez-vous être amené à sortir d'un pays, exemple Italy, si vous aviez le sentiment que ce serait vraiment trop compliqué d'atteindre la taille critique?
C'est un peu trop pour le dire, mais je pense que ceux qui nous connaissent le savent, on est pragmatique. Vous voyez, c'est-à-dire qu'à un moment donné, si dans un segment de marché ou dans un pays, il n'y a qu'une possibilité de gagner correctement sa vie, ben on le fera pas. Vous voyez ? On n'en est pas à ça. Là, pour l'instant, c'est un problème ponctuel qui touche toute la filière dans un pays européen de 60 million de personnes, qui a d'ailleurs reçu beaucoup d'argent pour réaliser ce projet, donc des subventions européennes. On n'en est pas à tout abandonner, mais on regardera les choses de façon très pragmatique.
Voilà, on n'a pas envie de s'engouffrer dans quelque chose qui nous ferait seulement perdre de l'argent, parce que certainement pas l'intérêt des actionnaires. Il y a une autre question par téléphone.
On avait encore Monsieur David Cerdan, qui nous appelle encore d'Alarsto. Monsieur, votre ligne est ouverte.
Oui, je voulais revenir sur une, un des relais de croissance dans l'énergie, c'est-à-dire la mise à niveau du réseau de distribution d'énergie. Vous parlez de, enfin, tu parles de plusieurs centaines de milliards d'EUR de chiffre d'affaires potentiel. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Surtout sur quel serait le positionnement de Solutions 30 et quel serait l'environnement compétitif sur ces projets ?
C'est des projets qui ont déjà en partie été votés. Quand tu regardes le budget d'investissement d'Enedis, il a augmenté de 20%, il y a 2 ans, et ils ont prévu de reconduire ça sur une vingtaine d'années. C'est tout de suite des milliards d'euros. C'est la même chose dans les autres pays européens. Il y a un sujet de réseau de transport, ce qui est fait par RTE en France, c'est le distributeur, c'est la haute tension. Il y a de la haute tension à transporter d'un côté à l'autre du pays. C'est le même problème partout.
C'est le problème que vous avez en Allemagne, quand vous avez des éoliennes dans la mer du Nord, mais l'industrie dans le sud, il faut pouvoir transporter de la haute tension à travers le pays. Il y a un renforcement du réseau de transport à faire. Ce business n'est pas pour nous. Nous ne sommes pas positionnés sur ce segment. Il est important, mais c'est un métier très différent. Ensuite, il y a tout le réseau de distribution, c'est-à-dire la haute tension arrive quelque part, il y a un poste de transformation pour passer de haute tension à basse tension et ensuite la basse tension, il faut la distribuer partout. Ça, c'est un sujet qui est compliqué parce que la production d'énergie électrique, les dernières années, où le mix de production a beaucoup changé.
Le réseau était structuré pour avoir quelques centrales très importantes qui produisaient et après il y avait les clients partout dans le réseau qui utilisaient cette énergie. Avec les panneaux solaires et les éoliennes, il y a maintenant beaucoup de distributeurs partout sur le réseau et du coup, il faut être capable d'absorber cette production et ensuite la redistribuer en fonction de la consommation. La consommation également a changé, parce que maintenant, il y a beaucoup de maisons qui commencent à s'équiper avec des bornes pour le véhicule électrique. Il y a de toute façon de plus en plus d'électroménagers, d'Internet, de clim également dans les logements. Il y a une augmentation des besoins en termes d'énergie et le réseau, qui est assez ancien dans l'ensemble de l'Europe, n'est pas fait pour ça.
Il y a vraiment des investissements qui visent à renforcer toute la distribution d'électricité dans l'ensemble des pays européens. C'est sur cette partie-là que nous sommes positionnés, parce que déployer de la fibre et aller finalement mettre une prise à fibre optique n'est pas très différent de déployer les derniers mètres d'un câble électrique et aller le brancher sur une borne plutôt que sur un panneau de transformation. C'est cette partie qui nous intéresse. D'ailleurs, c'est le segment le plus important, parce que c'est un réseau de distribution qui est absolument capillaire. L'électricité, elle va vraiment partout. Voilà, c'est là qu'il y aura des gros investissements et c'est là que nous serons positionnés.
D'accord, merci beaucoup.
je ne vois pas d'autres questions. je pense que nous sommes arrivés à la fin de notre présentation. Merci à tous pour votre participation. notre performance au deuxième trimestre est solide et nous vous donnons rendez-vous le 21 septembre pour la présentation de nos résultats semestriels. Merci à tout le monde et bonne soirée.
Bonne soirée !