Bonjour et bienvenue à la présentation des résultats semestriels 2024 du groupe Solutions 30. La conférence sera animée par Monsieur Gianbeppi Fortis, Président du Directoire, et Monsieur Amaury Boilot, Secrétaire Général. Vous pouvez poser une question en utilisant le formulaire situé en bas de la page, nous y répondrons à la fin de la présentation. Je passe maintenant la parole à Monsieur Gianbeppi Fortis pour commencer cette réunion. Monsieur, c'est à vous.
Merci, Maria. Bonsoir à toutes et à tous, et merci de vous joindre à cette conférence téléphonique sur les résultats du premier semestre 2025 de Solutions 30. Cette conférence se tiendra en français et, comme d'habitude, un transcript sera disponible par la suite sur notre site internet. Amaury, notre secrétaire général, se joint à moi pour commenter ces résultats semestriels, et à l'issue de notre présentation, nous répondrons à vos questions posées via la messagerie du webcast. Les résultats semestriels de Solutions 30 reflètent la bonne tenue de l'activité du groupe, à l'exception des télécoms en France, qui évoluent dans des conditions de marché difficiles.
Pour l'ensemble du groupe, le chiffre d'affaires s'élève à €467,4 millions, un recul de 9,7%, et la marge de bilan ajustée ressort à 6,7%, en baisse de 60 points de base par rapport au premier semestre 2024, du fait d'une baisse dans les télécoms en France, en partie compensée par l'amélioration de la profitabilité dans le reste du groupe. Il convient donc de distinguer, d'un côté, le groupe hors activité connectivité, c'est-à-dire télécoms en France, où nous avons délivré une performance d'ensemble robuste, avec une stabilisation du chiffre d'affaires hors connectivité en France au premier semestre, et même une légère croissance au deuxième trimestre de 2,8%. Nous avons également la poursuite d'une forte croissance rentable dans l'énergie à +30%, et également en Allemagne à près de 24%.
Nous avons une progression des marges au Benelux de 180 points de base, et nous avons un doublement de la marge du segment autres pays, sous l'effet des mesures de redressement mises en œuvre en Italie et en Espagne, conformément aux engagements que nous avions pris lors du Capital Market Day en septembre 2024. De l'autre côté, l'activité connectivité en France, qui représente 15% du chiffre d'affaires du groupe, pour rappel, elle représentait plus de 40% en 2021. Dans cette activité, nous avons fait face, ce semestre, à un ralentissement plus fort qu'anticipé des activités de déploiement de la fibre, et le secteur tout entier traverse des difficultés, comme en témoigne l'annonce ce matin du vaste plan de réorganisation d'Orange France. Cette situation s'est traduite par une pression accrue sur les marges, face à laquelle nous avons immédiatement mis en place un plan de transformation de notre modèle opérationnel.
L'objectif est de nous adapter à l'évolution rapide du marché et d'améliorer nos marges. Les effets de ces mesures sont attendus dès le début de l'année prochaine. Regardons plus en détail l'évolution du chiffre d'affaires, en baisse de 9,7% au premier semestre, soit -10,7% en organique. Je le disais à l'instant, cette baisse est entièrement imputable à l'activité connectivité en France, qui recule de 40,5%, avec l'effet embarqué des mesures de sélectivité mises en place l'an dernier, et l'impact du ralentissement marqué dans le déploiement de la fibre. Hors activité connectivité en France, le chiffre d'affaires du groupe est stabilisé au premier semestre à -0,4%, et même en croissance de 2,2% au deuxième trimestre. La France affiche une belle progression dans les autres activités, de 21% pour l'ensemble d'énergie et technologie.
En Allemagne, la montée en charge de la fibre se poursuit et le chiffre d'affaires croît de près de 24%. Le Benelux est en baisse de 7,8% au premier semestre en chiffre d'affaires, mais le deuxième trimestre montre déjà une reprise progressive des activités de déploiement de la fibre, qui avaient été en stand-by suite aux discussions entre opérateurs et régulateurs. Donc, l'activité redémarre. Enfin, dans les autres pays, le chiffre d'affaires recule de 10%, et c'est principalement le reflet des mesures énergiques de sélectivité et de recentrage que nous avons mises en œuvre, comme on vous avait dit la dernière fois, et qui se sont traduites par une nette amélioration des marges, comme je l'évoquais également en introduction. Passons maintenant au détail de l'évolution par activité.
Nous poursuivons notre stratégie visant à nous recentrer sur nos marchés à plus forte valeur ajoutée, tout en rationalisant nos positions sur les marchés plus matures. Ceci se traduit notamment par le rééquilibrage progressif de notre mix d'activités en faveur de l'énergie, secteur qui bénéficie de tendances extrêmement porteuses et qui représente désormais 20% du chiffre d'affaires du groupe, et même 37% en France sur la base du deuxième trimestre. Notre chiffre d'affaires dans la connectivité a baissé de 18,2% au premier semestre, principalement du fait de la France, alors que cette activité continue de croître en Allemagne et également en Pologne, et a recommencé à croître également en Belgique au deuxième trimestre.
L'activité technologie reste globalement bien orientée, avec une progression de 2,3% sur le semestre, et l'énergie, enfin, continue d'afficher une forte croissance à 30%, portée par l'essor du photovoltaïque en France, marché sur lequel nous occupons une position de tout premier plan. Passons maintenant au chiffre d'affaires du deuxième trimestre. Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre 2025 s'élève à €235,6 millions, en baisse de 6,7% sur 12 mois, ce qui représente une atténuation significative par rapport au -12,5% enregistré au premier trimestre, et surtout, il est légèrement supérieur de 1,6% à celui du premier trimestre. Donc, en fait, voilà, nous progressons au deuxième trimestre par rapport au premier. Cette évolution traduit un premier point d'inflexion dans plusieurs zones. Au Benelux, le chiffre d'affaires est en hausse de 5,9% au deuxième trimestre par rapport au premier, grâce à la reprise progressive des opérations de déploiement de la fibre.
Celle-ci était fortement ralentie depuis un an en raison des négociations entre opérateurs belges pour mutualiser leurs investissements. En France, le chiffre d'affaires augmente de 2,2% au T2 par rapport au T1, malgré la forte baisse dans l'activité connectivité. Ceci est le fait d'une croissance toujours très dynamique dans l'énergie, qui représente désormais 37% du chiffre d'affaires du pays, contre 44% pour les télécoms. Conformément à notre stratégie, notre mix d'activités en France évolue très rapidement, ce qui représente un facteur clé de stabilisation. En Allemagne, l'accélération du déploiement de la fibre se poursuit dans un marché qui demeure en phase de structuration. Le chiffre d'affaires du T2 progresse ainsi de 16% par rapport à celui du T1. Enfin, dans le segment autres pays, le chiffre d'affaires recule de 14,5%, reflet des mesures de recentrage et d'amélioration de la performance mises en œuvre en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni.
Il s'agit clairement d'un arbitrage en faveur des marges, qui ont connu une progression remarquable au premier semestre, comme je l'ai évoqué. Ce deuxième trimestre présente donc des signaux clairs de stabilisation de notre activité et illustre les bénéfices de notre stratégie de diversification, tant sur le plan géographique que sectoriel. Passons maintenant aux marges. Au premier semestre, les résultats ajustés s'élèvent à €31,5 millions, un recul de 16,6% par rapport à l'an dernier. La marge ressort à 6,7%, contre 7,3% au premier semestre 2024. Ce repli est concentré en France, où la marge est de 4,5%, soit une baisse de 470 points de base, sous l'effet de la pression accrue dans la connectivité.
Celle-ci est confrontée à un marché français des télécoms moins porteur, avec un ralentissement plus marqué que prévu du déploiement de la fibre et un retard dans le démarrage de certains relais de croissance, notamment le démantèlement du réseau du cuivre. De façon générale, nos clients télécoms font actuellement face à de gros challenges, avec des répercussions inévitables sur leurs partenaires, dont nous faisons partie. En revanche, les activités énergie et technologie en France affichent de bonnes marges et l'énergie devrait encore progresser pour ce semestre. Dans le reste du groupe, la tendance d'ensemble est positive. Au Benelux, la marge atteint 11,8%, en hausse de 180 points de base, preuve de l'agilité et de l'efficacité de notre modèle opérationnel dans un contexte de montée en puissance des activités de déploiement de la fibre.
En Allemagne, la marge ressort à 7,9%, en retrait de 220 points de base, et ce recul est lié aux investissements que nous avons consentis pour renforcer la structure opérationnelle et préparer la poursuite de la croissance. Enfin, dans le segment autres pays, la marge atteint 5%, soit un doublement sur un an. Cette amélioration résulte des mesures fortes mises en œuvre en Italie et en Espagne. Elle démontre que nous sommes capables, en l'espace d'un an, de redresser significativement la marge d'une filiale confrontée à l'immaturité de son marché principal ou à des difficultés opérationnelles. Ainsi, hors connectivité en France, la profitabilité du groupe s'améliore globalement, avec le seul point particulier de l'Allemagne, où les marges reflètent un effort d'investissement destiné à accompagner la croissance future. Je passe maintenant la parole à Amaury, qui va commenter ces résultats plus en détail.
Merci, Gianbeppi, et bonsoir à toutes et à tous. Commençons par les principaux éléments de notre compte de résultats du premier semestre. Le chiffre d'affaires s'élève donc à €467,4 millions, en baisse de 9,7% sur 12 mois. Les coûts opérationnels reculent de 8,2% à €395,8 millions, représentant 84,7% du chiffre d'affaires, contre 83,4% l'an dernier. Les coûts centraux diminuent également de 17,2% pour s'établir à €40,1 millions et représentent, sur ce semestre, 8,6% du chiffre d'affaires, contre 9,4% un an plus tôt, ce qui traduit une bonne maîtrise des charges de structure. L'EBITDA ajusté ressort ainsi à €31,5 millions, en baisse de 16%. La marge correspondante s'établit à 6,7%, contre 7,3% au premier semestre 2024. Les amortissements et provisions opérationnelles restent globalement stables à €26,7 millions.
Ainsi, l'EBIT ajusté ressort à €4,7 millions, contre €11 millions au premier semestre de l'an dernier, ce qui représente 1% du chiffre d'affaires, contre 2% en 2024. Ces résultats traduisent la pression sur les marges exercée par le recul de l'activité connectivité en France, mais ils montrent aussi que nous avons su adapter nos coûts de structure et faire progresser la rentabilité du reste du groupe, comme Gianbeppi l'a expliqué. Passons maintenant à l'analyse par zone géographique. Au Benelux, le chiffre d'affaires du premier semestre s'élève à €181,4 millions, en baisse de 7,8% par rapport à l'an dernier. L'activité connectivité recule de 10,6%, mais montre des signes de reprise au deuxième trimestre, avec une croissance séquentielle, c'est-à-dire par rapport au trimestre précédent, de +5,9%.
L'activité énergie baisse légèrement de 4,7% du fait de l'arrivée à maturité du déploiement des compteurs intelligents, tandis que les relais de croissance poursuivent leur montée en puissance. Enfin, l'activité technologie progresse fortement de +22,8%. Malgré ce repli du chiffre d'affaires, la profitabilité du Benelux s'améliore nettement. L'EBITDA ajusté ressort à €21,4 millions, en hausse de 9,3%, avec une marge de 11,8%, contre 10% au premier semestre 2024. Cela marque le quatrième semestre consécutif avec une marge à deux chiffres pour la première zone du groupe en termes de chiffre d'affaires. Cette performance témoigne de l'agilité et de l'efficacité de notre modèle opérationnel dans un contexte où la montée en puissance des déploiements de fibre en Belgique reste plus lente qu'initialement prévue, mais où la reprise est désormais enclenchée. En France, le chiffre d'affaires du premier semestre ressort à €154 millions, en baisse de 18% par rapport à l'an dernier.
Ce recul est lié principalement à l'activité connectivité, en repli de 40,6%, sous l'effet combiné des mesures de sélectivité engagées l'an passé et du ralentissement plus marqué qu'anticipé des déploiements de fibre. Ce ralentissement s'accompagne d'une pression accrue sur les marges. Ainsi, notre EBITDA ajusté recule fortement à €7 millions, soit une marge de 4,5% contre 9,2% au premier semestre 2024. Gianbeppi l'évoquait, le secteur français des télécoms fait face à une situation inédite qui oblige l'ensemble des acteurs à adapter leurs organisations. Certains le font de manière particulièrement marquée, à l'image d'Orange, l'un de nos principaux clients, qui vient de rendre publics les contours de son plan regain. Dans ce contexte, nous avons nous-mêmes lancé un plan de transformation de notre modèle opérationnel afin de l'adapter à cette évolution du secteur et de restaurer notre rentabilité. Nous attendons les effets de ces transformations dès le début de l'année 2026.
En parallèle, nos relais de croissance dans l'énergie sont particulièrement dynamiques, avec une croissance de +51,6%, portée par nos activités dans le domaine du photovoltaïque. Les marges de cette activité sont robustes et devraient encore progresser au second semestre. Sur le segment technologie, le chiffre d'affaires recule légèrement de 9%, mais reste globalement bien orienté. Enfin, sur une base séquentielle, le chiffre d'affaires du deuxième trimestre de la France progresse de 2,2% par rapport au premier trimestre, confirmant les premiers signes de stabilisation grâce à l'essor de l'activité énergie. La France traverse donc une phase d'ajustement à cette nouvelle réalité du marché des télécoms, mais la croissance rapide de l'énergie et la transformation engagée de notre modèle opérationnel dans la connectivité sont des leviers clairs pour redresser la profitabilité.
Passons à l'Allemagne, que nous reportons désormais séparément dans nos publications, compte tenu de la forte croissance de ce pays et du fait que cette géographie émerge progressivement comme le troisième pilier du groupe. La dynamique dans ce pays y reste particulièrement forte. Le chiffre d'affaires du premier semestre atteint €47,3 millions, en hausse de +23,6% par rapport au premier semestre 2024, tiré par l'activité télécom. Celle-ci représente 95% du total du chiffre d'affaires et progresse de 26% avec la poursuite de la montée en charge progressive des déploiements de fibre. L'EBITDA ajusté ressort à €3,7 millions, soit une marge de 7,9%, en baisse de 220 points de base par rapport à l'an dernier. Cette baisse est directement liée aux investissements que nous réalisons pour renforcer notre structure opérationnelle et élargir notre couverture territoriale afin de nous préparer à la poursuite de la croissance.
Notre position sur ce marché en structuration est solide. Nous accompagnons les principaux opérateurs locaux et nous poursuivons notre expansion géographique, notamment dans les villes de Mayence, Dortmund et Francfort. Enfin, la dynamique est restée positive au deuxième trimestre, avec un chiffre d'affaires en hausse de 26% par rapport au deuxième trimestre 2024, ce qui confirme la vigueur de notre développement en Allemagne. Dans le segment autres pays, le chiffre d'affaires du premier semestre s'établit à €84,4 millions, en baisse de 10%. Cette évolution masque des situations très différentes selon les pays. La Pologne est en croissance de 6% dans un marché télécom bien orienté. Nous y avons également renforcé notre présence dans le domaine de l'énergie grâce à l'acquisition au cours de l'été d'une participation majoritaire dans la société Elektra, société spécialisée dans le domaine des réseaux électriques basse et moyenne tension.
L'Italie affiche une solide croissance de 8,7% et en Espagne et au Royaume-Uni, l'activité recule fortement, respectivement de 41,8% et de 27%, du fait des mesures de sélectivité et de recentrage que le groupe a engagées dans ces pays au cours des derniers mois. Malgré la baisse du chiffre d'affaires, la rentabilité s'améliore très nettement sur ce segment. L'EBITDA ajusté progresse de plus de 60% à €4,2 millions, soit une marge de 5%, contre 2,7% un an plus tôt. Cette amélioration illustre le succès des mesures de redressement mises en place en Italie et en Espagne, qui portent désormais pleinement leurs fruits. Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires recule encore de 14,6% sur 12 mois, reflet de la rationalisation de nos positions sur certains marchés matures au bénéfice des marges. Passons maintenant à la partie basse du compte de résultats.
Notre EBIT ajusté pour le premier semestre 2025 s'élève à €4,7 millions, en recul par rapport aux €11 millions enregistrés un an plus tôt. Les amortissements d'actifs incorporels ressortent à €7,3 millions, un niveau stable sur 12 mois. Je rappelle qu'il s'agit d'une charge purement comptable liée à la revalorisation des relations clients dans le cadre des acquisitions. Cette valorisation est ensuite amortie de manière linéaire dans nos comptes consolidés, sans impact ni sur la trésorerie, ni lien avec un quelconque actif tangible. Les éléments non récurrents s'élèvent à €8,3 millions, contre €2,5 millions un an plus tôt. Ils correspondent principalement à des coûts de restructuration pour €5,9 millions liés à des réductions d'effectifs, ainsi qu'à une dépréciation de créances commerciales à hauteur de €1,2 million suite à la cessation d'activité d'un partenaire. Le résultat financier du groupe ressort à -€7,4 millions, comparé à -€6 millions l'an passé.
Il intègre notamment une évaluation défavorable de l'impact du change à hauteur de €1,4 million. Le coût de l'endettement bancaire est quant à lui stable à €4 millions. En intégrant l'impôt sur les sociétés, positif de €1,7 million du fait de la variation des impôts différés, le résultat net consolidé ressort à -€16 millions, contre -€6,5 millions un an plus tôt. Le résultat net part du groupe s'élève à -€16,8 millions, comparé à -€5,9 millions l'an passé. Enfin, si on retraite l'amortissement des relations clientèles nettes de leur effet d'impôt, nous obtenons un résultat net ajusté part du groupe de -€11,8 millions contre -€1 million un an plus tôt. Cette évolution reflète la baisse du chiffre d'affaires, la pression sur les marges dans le secteur des télécoms en France, ainsi que la hausse des éléments non récurrents. Regardons maintenant la génération de trésorerie.
Le free cash flow du premier semestre ressort à -€29 millions contre -€6 millions un an plus tôt. Comme chaque année, ce flux reflète la saisonnalité du besoin en fonds de roulement qui se traduit par une consommation de trésorerie au premier semestre. Néanmoins, la variation négative du BFR, plus prononcée qu'au premier semestre 2024, reflète également la montée en charge des phases de déploiement de la fibre en Allemagne, qui sont génératrices d'encours de production, ainsi que celle des activités énergie en France. Elle intègre par ailleurs une baisse de l'affacturage de €6 millions, conséquence d'un moindre volume de créances dans l'activité connectivité en France. Les CAPEX restent extrêmement limités à €7,5 millions, soit 1,6% du chiffre d'affaires en ligne avec nos niveaux normatifs. En incluant le paiement des loyers IFRS 16, le free cash flow net s'établit à -€45 millions contre -€24 millions au premier semestre de 2024.
Passons maintenant à la position de trésorerie du groupe. Au 30 juin 2025, notre trésorerie brute s'élève à €59 millions contre €96 millions à fin décembre 2024. Cette évolution reflète principalement le free cash flow net négatif de €45 millions commenté à l'instant, et à cela s'ajoute l'impact des acquisitions pour €4 millions, dont €2,7 millions au titre des compléments de prix payés sur les acquisitions réalisées au cours des exercices antérieurs, et €1,6 million pour l'impact net de la montée au capital de la société Sotec dans le domaine de l'énergie en France. Cela intègre également les flux de financement pour €12 millions, qui incluent un tirage net de €18 millions sur nos lignes de crédit, le paiement de €3,8 millions d'intérêts ainsi qu'un versement de dividendes aux minoritaires d'une filiale pour €2,4 millions.
Enfin, l'effet de change est intégré dans cette projection de trésorerie qui contribue positivement à hauteur de €1 million. La position de trésorerie du groupe reste donc solide avec €59 millions disponibles à fin juin 2025, après prise en compte de la réduction du recours à l'affacturage qui diminue, je le rappelle, de €6 millions sur le semestre. La structure financière du groupe demeure solide. Elle combine une forte liquidité et un endettement financier net limité qui ressort à €56 millions à fin juin 2025. En tenant compte de €66 millions de dettes IFRS 16, principalement liées aux loyers de notre flotte de véhicules et à nos locaux, et en tenant compte des €5,3 millions de dettes potentielles au titre des compléments de prix et options de vente futures, la dette nette IFRS du groupe ressort à €127,4 millions, comparée à €110,6 millions à fin juin 2024.
Voici pour le détail des résultats. Je repasse maintenant la parole à Gianbeppi pour la conclusion.
Merci, Amaury. Pour conclure cette présentation, ce que vous voyez sur cette diapositive illustre bien les dynamiques à l'œuvre au premier semestre. D'un côté, l'activité connectivité en France, qui représente désormais 15% du chiffre d'affaires, a pesé sur les marges du semestre. Les conditions de marché, plus contraintes, se sont traduites par une pression accrue. Nous avons réagi immédiatement avec un plan de transformation de notre modèle opérationnel qui est déjà enclenché et dont nous attendons les effets rapidement. De l'autre côté, le reste du groupe, soit 85% du chiffre d'affaires, présente une situation positive. Le chiffre d'affaires est stabilisé et les signes d'inflexion au deuxième trimestre sont nombreux. En France, nos activités énergie sont en très forte croissance avec des marges solides appelées à progresser encore au second semestre.
Au Benelux, la reprise progressive du déploiement de la fibre va permettre de retrouver une dynamique favorable avec une marge d'EBITDA ajustée à 11,8% au S1, un niveau particulièrement réductif pour le groupe. En Allemagne, la croissance se poursuit et même si les marges sont temporairement en recul, ce sera le fait des investissements nécessaires pour préparer la poursuite de la montée en charge. Enfin, dans les autres pays, les mesures de redressement mises en œuvre en Italie et en Espagne portent pleinement leurs fruits avec un doublement de la marge du segment en un an. Pour dire les choses de façon plus directe, je partage totalement la frustration que vous pouvez avoir, vous les actionnaires et toutes les personnes qui suivent la société face à ces résultats.
Moi aussi, je suis très frustré de vous présenter depuis trois ans des résultats insatisfaisants qui traduisent le fait que dès qu'un problème est réglé, un autre surgit. Mais je tiens à vous dire qu'en dépit de cette frustration que nous partageons, nous ne lâchons pas l'affaire et nous continuons à travailler avec acharnement pour rétablir nos marges et la génération de cash. Nous avons les outils et la méthode pour le faire. C'est comme ça que nous avons pu redresser, vous l'avez vu, plutôt rapidement notre performance en Italie et également en Espagne. Nous allons appliquer maintenant la même méthode aux télécoms en France. Le but est de revenir le plus vite possible pour l'ensemble du groupe au niveau de rentabilité que nous avons bien connu pendant très longtemps dans le passé et que nous considérons normal.
Je vous remercie de votre attention et nous pouvons maintenant passer à vos questions.
Mesdames et messieurs, pour rappel, vous pouvez poser une question en utilisant le formulaire situé en bas de la page.
Alors, nous avons une première question. Pouvez-vous revenir sur la baisse des marges en France ? Quelles en sont les causes exactement ? L'activité connectivité en France est-elle en perte au H1 ? Amaury, c'est pour toi. Amaury, je crois que tu es en sourdine ?
Pardon. Merci, Gianbeppi. Oui, donc, comme on vous l'a expliqué, le niveau de profitabilité en France, la faible profitabilité de la France est exclusivement liée, en fait, à la faiblesse des marges dans nos activités télécoms en France. Et ça, ça s'explique principalement par un arrêt plus marqué que ce que nous anticipions du plan de déploiement de la fibre et qui s'accompagne d'une pression accrue sur nos marges de la part de nos clients et qui nous oblige à opérer une transformation. Cette transformation, elle s'applique à Solutions 30 et elle s'applique également à l'ensemble du secteur. On a évoqué ce grand plan de transformation qu'a annoncé Orange ce matin. Et donc, le groupe prend la mesure de ces changements de marché et a engagé des actions pour redresser les marges du secteur des télécoms.
Dans les autres segments de l'activité, l'activité énergie et l'activité technologie, on est déjà proche des marges à deux chiffres. Et la bonne nouvelle, c'est que le segment énergie, en particulier, connaît une très forte dynamique positive avec une croissance supérieure à 50%, ce qui va nous aider également, en complément des transformations qu'on va opérer sur l'activité télécom, à améliorer les marges sur le segment France.
Alors, nous avons une deuxième question sur les marges en France. Donc, vos marges en France sur S2 sont-elles attendues au même niveau que le S1? Alors, je laisserai Amaury commenter, mais je peux vous dire déjà que non, parce que vous avez vu l'impact des marges de Connectivité France sur le groupe sont visibles là déjà au premier semestre. Donc, on n'a pas attendu, donc on a enclenché des actions. Alors, on vous a dit tout à l'heure qu'on va avoir le fruit complet de ces actions l'année prochaine, mais on verra déjà des choses au deuxième semestre. Donc, on s'attend à une amélioration déjà à partir du deuxième semestre. Ça va être une amélioration progressive. Amaury, je ne sais pas si tu veux commenter ça.
Oui, non, ça simplement pour éclairer ce que tu viens de dire ou appuyer ce que tu viens de dire. Dans le domaine de l'énergie, on s'attend à une accélération des volumes d'activité qu'on va adresser. Donc ça va s'accompagner par une amélioration des marges globales du pays puisque ces activités sont davantage profitables. Et puis, j'anticipe une deuxième question que j'aperçois concernant la mise en redressement judiciaire d'une de nos filiales en France. Ça fait partie des plans d'action qu'on a engagés pour préparer l'avenir et pour redresser nos marges. Cette décision de gestion s'inscrit, donc elle ne concerne qu'une filiale au sein du groupe qui générait des pertes et qui opérait exclusivement dans le domaine des télécoms. Et on est complètement dans cet exercice d'adaptation. Notre volonté, c'est de pouvoir opérer ces transformations et d'adapter notre organisation aux nouveaux enjeux du marché le plus rapidement possible.
Et c'est pour ça qu'on a engagé cette procédure sans attendre. On l'a vu, on a opéré, on a ouvert des procédures similaires dans d'autres pays, notamment en Italie et en Espagne, et l'effet a été relativement rapide avec un doublement des marges en quelques mois. Et c'est exactement le même objectif qu'on se fixe avec l'activité télécom en France à court terme.
Oui, je vais peut-être ajouter un mot sur ça. En fait, quand on doit faire une restructuration et une réorganisation, on regarde juste quelle est la méthode la plus rapide, la plus efficace pour pouvoir le faire quand il y a urgence. Donc, ça devient après une décision de gestion. On a utilisé des procédures similaires en Italie, on a utilisé une procédure similaire en Espagne. Ça fait partie des outils de gestion qui sont à disposition. Donc voilà, c'est pour ça qu'on les utilise. Ensuite, quand vous parlez d'une situation plus normalisée début 2006 dans les télécoms en France, que voulez-vous dire ? En fait, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que là, il y a un changement.
Donc, il y a on doit changer des choses, on a commencé à le faire et on pense que les actions qu'on est en train d'implémenter maintenant, qu'on a déjà commencé à implémenter, vont porter leurs fruits pleinement sur l'année 2026. Parce qu'il faut toujours un petit peu de temps entre le moment où vous mettez des choses en place dans une entreprise et vous en voyez les effets. Donc voilà, c'est ça. Donc, on pense que les actions qu'on doit mettre en place seront toutes mises en place d'ici fin d'année. Alors, j'ai une autre question. Pourquoi ne pas carrément sortir des télécoms en France ? Je pense que c'est une décision qu'il faut réfléchir, mais qu'il faut vraiment bien réfléchir. Ça nous est déjà arrivé avec le DSL, ça nous est arrivé dans d'autres secteurs.
Il y a parfois dans notre métier des changements de conditions de marché qui sont difficiles à gérer, mais ça ne veut pas dire pour autant que si on est capable de les gérer, on va finalement pouvoir fonctionner de façon très correcte dans un contexte différent. Donc, je pense qu'on n'en est pas là du tout. Au contraire, ce qu'on doit faire maintenant, c'est juste nous adapter à cette nouvelle donne du marché. Amaury a parlé tout à l'heure de cette annonce d'Orange. Je ne sais pas si vous l'avez vue, si ce n'est pas le cas, allez voir, elle est dans la presse. Ça va toucher sur une réorganisation qui va toucher 20 000 personnes, 20 000 salariés d'Orange France sur un total de 40 000. Donc voilà, c'est vraiment significatif. Amaury, pardon, tu voulais rajouter quelque chose ?
Oui, non, j'allais ajouter que nous continuons à avoir des opportunités en fait sur le marché français des télécoms. D'abord avec le décommissionnement du réseau cuivre à venir au cours des prochaines années, qui va être un chantier majeur au cours des prochaines années, mais également sur les évolutions du marché de la fibre optique. On va passer d'une phase de déploiement qui nous a occupé ces dernières années dans le cadre du plan France très haut débit. Et on va désormais passer dans un marché d'activités plus récurrentes de maintenance sur l'ensemble du territoire où les enjeux vont être d'être en capacité d'intervenir rapidement. Et c'est là où Solutions 30 a une vraie carte à jouer compte tenu de son modèle opérationnel, avec des techniciens, avec un réseau de techniciens qui couvre l'ensemble de la France et un réseau de techniciens mutualisés capables d'intervenir également sur d'autres activités.
Et je pense que dans cette mutation du marché, les options de réorganisation dont nous sommes en train de discuter avec nos équipes, nous permettront d'adresser efficacement ces nouveaux besoins du marché télécom en France.
Alors, autre question, quel niveau de marge faites-vous dans l'énergie en France ? Pourquoi ce niveau ? Va-t-il progresser au S2 ? Je vais faire un premier commentaire, et après, je laisse Amaury continuer, mais les marges dans l'énergie en France sont évolutives par rapport aux marges de la France et aux marges du groupe. Donc, c'est des bonnes marges. Et pourquoi elles vont progresser au S2 ? Parce que finalement, le S1 n'a pas été des gros volumes dans l'énergie tel qu'on attendait. Il y a eu des retards au niveau du lancement de certains projets. Et donc, quand vous avez ce genre de situation où vous êtes prêt à réaliser une prestation et il y a du retard pour des raisons opérationnelles, c'était du côté client, c'était des délais administratifs ou des contraintes opérationnelles, votre marge n'est pas optimale.
Et maintenant, ces projets sont rentrés, donc on va avoir des volumes de production qui vont augmenter au S2 et, du coup, mécaniquement, des marges qui vont progresser. Amaury, je ne sais pas si tu veux donner d'autres précisions sur ce point.
Oui, de manière complémentaire et pour préparer cette croissance qui, je le rappelle, était de près de 52% sur le premier semestre et qui va se poursuivre au cours du second semestre. On a également staffé nos équipes pour nous préparer à la croissance. Et donc, on était dans une phase un petit peu d'investissement en début d'année 2025, des coûts additionnels qui sont rentrés dans notre PNL et qui vont maintenant marcher à plein régime compte tenu des volumes qu'on va adresser, qu'on est en train d'adresser et qu'on va adresser encore sur les prochains mois.
Alors, est-ce que le chiffre d'affaires en France va se stabiliser au S2 ? La réponse est oui. Amaury, tu veux en dire un peu plus ?
Oui, comme indiqué précédemment, on a déjà vu cette forme de stabilisation au deuxième trimestre, puisque le chiffre d'affaires France au deuxième trimestre était en croissance de 2% par rapport au chiffre du premier trimestre. Dans un trimestre un petit peu particulier en termes de nombre de jours ouvrés marqués par beaucoup de ponts, notamment dans la période de mai. C'est plutôt une bonne nouvelle. Donc, la tendance est à la stabilisation avec une montée en puissance des activités énergie.
Alors, ces résultats remettent-ils en cause vos objectifs de la journée investisseurs de septembre 2024 ? Je dirais qu'en fait, ces résultats, vous avez vu, on est en train, la trajectoire est bonne par rapport à ces objectifs partout, sauf les télécoms en France. Donc, les télécoms en France, voilà, on vous a dit, on sait ce qu'il faut faire, c'est des choses qu'on a déjà faites à d'autres endroits dans le groupe. Donc là, c'est bon, on est dessus, on a déclenché ce qu'on devait déclencher. Il faut se laisser un peu de temps maintenant au S2 pour voir les résultats de ces actions et après, on verra le plan à faire l'année prochaine. Donc non, voilà, on a des objectifs et on y travaille. C'est trop tôt pour pouvoir vous dire autre chose. Ensuite, peut-on attendre un retour de la croissance au Benelux au T3 ? Normalement oui.
Amaury, est-ce que tu peux donner un peu plus de détails ?
Oui, alors les négociations entre les opérateurs qui avaient affecté en fait nos volumes au cours des derniers mois sont désormais finalisées. Ce processus doit encore aboutir avec des dernières discussions avec le régulateur belge. Mais dès le deuxième semestre, comme on l'a dit, on a pu reprendre le déploiement pour le compte de grands clients. Et donc, on confirme que la montée en charge a débuté et qu'elle sera encore davantage visible au deuxième semestre.
Ensuite, deux questions sur l'Allemagne. Donc, les perspectives en Allemagne sont-elles toujours aussi prometteuses ? Et la marge de l'Allemagne va-t-elle progresser au deuxième semestre ? Donc, à la première question au niveau des perspectives, la réponse est oui. Voilà, l'Allemagne a investi et on est bien positionné. Donc voilà, on est en train de faire une belle croissance qui va continuer. Au niveau des marges du S2, je suis un peu plus réservé parce qu'on est dans une phase de montée en charge. Donc, c'est très difficile de monter en charge et en parallèle améliorer les marges. Et aussi, au deuxième semestre, on va démarrer de nouveaux clients. Donc voilà, on a des clients avec lesquels nous sommes en train de travailler. Il y en a deux nouveaux qu'on est en train de rentrer là sur le deuxième semestre.
La priorité va être vraiment aux opérations, au fait de pouvoir honorer nos engagements vis-à-vis de nos clients et assurer la montée en charge. Voilà, je pense que c'est tout ce que je peux vous dire pour l'instant. Amaury, tu veux commenter ça ?
Non, je suis en lien avec toi. Je vois qu'il y a une deuxième question assez proche qui concerne l'objectif de marge sur l'Allemagne à moyen terme et savoir quelle est la perspective à horizon 2026. Voilà, j'ajouterais simplement que l'année dernière, l'Allemagne avait déjà une marge qui était supérieure à 10%. Là, on opère une des montées en charge nombreuses avec de nombreux nouveaux contrats. Et donc ça pèse un tout petit peu sur les marges qui sont proches de 8% sur ce premier semestre. Donc, c'est normal dans ces phases de montée en charge qu'on soit un petit peu dans une phase d'investissement avec beaucoup d'entrées de nouveaux collaborateurs, et ce qui pèse à court terme sur les marges. Mais l'objectif de marge à deux chiffres d'ici 2026 est totalement plausible.
Ensuite, les restructurations en Espagne, Italie, UK sont-elles terminées ? Y aura-t-il à nouveau des coûts non récurrents élevés au S2 ? Donc, en Italie, non, le boulot, on l'a fait, c'est fini. D'ailleurs, là, la filiale performe bien. On est vraiment très contents de ce qu'on a réussi à faire, de ce qu'ils ont fait. Amaury, peut-être sur l'Espagne et l'Angleterre, tu peux donner un peu plus de détails ?
Oui, donc sur l'Espagne, le processus est très avancé. L'essentiel de notre recentrage stratégique et de l'ajustement de notre organisation est finalisé. Néanmoins, la procédure du point de vue juridique est toujours en cours et on prévoit de finaliser complètement cette transformation et cette procédure d'ici la fin de cette année. Concernant l'Angleterre, là aussi, toutes les réorganisations pour avoir un portefeuille d'activités cohérent et être bien positionné sur les segments les plus dynamiques, notamment ceux de l'énergie et de la fibre, sont faites. Néanmoins, cette filiale est aujourd'hui d'une taille relativement modeste et donc notre priorité pour les prochains mois va être portée sur le développement commercial de nos activités sur les marchés qu'on cible en priorité.
Alors, autre question, la perte nette s'est creusée au S1. Quand pouvons-nous espérer un retour aux bénéfices ? Ça, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est la frustration, c'est-à-dire que la perte s'est creusée parce que vous avez vu la performance de la France. Donc, si la France avait continué comme on l'avait prévu, voilà, on n'en serait pas là. L'autre élément, c'est également les coûts de restructuration qui ont un poids sur le résultat net parce que ça impacte les coûts non récurrents. Donc, c'est difficile de vous donner une date. Ce qu'on vous a dit, c'est qu'on travaille d'arrache-pied pour remettre d'équerre la France. On a lancé les actions qu'on devait lancer. On va voir le résultat de ça l'année prochaine. Voilà, je pense que c'est tout ce qu'on peut vous dire pour l'instant. Amaury, à nouveau, est-ce que tu veux ajouter un commentaire sur ça ?
Non, ça veut dire simplement qu'effectivement, notre résultat net, comme tu l'as indiqué, est pénalisé par les coûts des restructurations qu'on a opérées. Néanmoins, c'est un véritable investissement pour l'avenir puisqu'on l'a vu, ces coûts exceptionnels qui ont pesé sur notre PNL, que ce soit en Espagne ou en Italie, portent leurs fruits puisqu'ils nous ont permis de doubler les marges sur ce segment. Et donc, c'est vers ça qu'on tend et que toutes nos équipes mettent leur énergie.
Alors, autre question, pourriez-vous vous associer à un grand partenaire européen de votre secteur comme un concurrent ? Écoutez, oui, oui, je pense que ça fait du sens. C'est un scénario qui fait du sens, surtout dans un contexte où certains marchés arrivent dans une phase de maturité. Je dirais que c'est une option qui est ouverte. Après, ce n'est pas la seule, je dirais. Donc, je dirais pourquoi pas, mais en faisant attention. Avez-vous une vue sur le chantier de suppression du réseau cuivre par Orange ? Amaury, ça, c'est pour toi, tu as regardé ça ?
Alors, aujourd'hui, Solutions 30 intervient déjà sur des chantiers pilotes en France sur le démantèlement du réseau cuivre. On a dû déjà retirer plus de 2 000 tonnes l'année dernière de cuivre. Donc, on dispose déjà d'un vrai savoir-faire et on a pu éprouver les processus opérationnels liés à ce décommissionnement du réseau cuivre. Aujourd'hui, le passage en phase industrielle est un petit peu décalé. On est encore en phase de réponse à appel d'offres pour ces activités. Néanmoins, on pense qu'elles devraient démarrer à compter de 2026, puis progressivement passer dans une phase industrielle. Et c'est un chantier qui devrait durer entre 6 et 10 ans.
Merci, Amaury. Avez-vous dans les tuyaux de gros contrats à venir ou de nouveaux développements ? La réponse est oui. On a un pipeline commercial bien fourni. On n'a pas loin de €2 milliards d'affaires qui sont en cours de négociation avec différents clients. Là-dedans, il y a plus qu'un tiers, je dirais 40%, qui sont dans l'énergie. Donc voilà, on a une progression commerciale importante dans le secteur de l'énergie, mais on a également pas mal de connectivité. Pas en France, mais en Allemagne, il y a beaucoup d'affaires et également dans d'autres géographies. Donc oui, on a une activité commerciale qui reste soutenue, portée surtout par l'énergie. Alors, la filiale en redressement va-t-elle engendrer des coûts supplémentaires ? Amaury, c'est pour toi.
Alors là, aujourd'hui, donc c'est dans le cadre de cette procédure de redressement, nous menons tout d'abord nos discussions avec nos collaborateurs, avec leurs représentants, et les plans sont en cours de discussion. Donc il est un petit peu trop tôt aujourd'hui pour aboutir à un chiffrage. Comme je le disais précédemment, on a des activités en croissance, donc on a aussi des enjeux d'accompagnement de nos collaborateurs vers ces nouveaux métiers. Et on est capable de faire ces évolutions à moindre coût. Voilà. Donc, en synthèse, un petit peu trop tôt pour vous donner un chiffre précis sur les coûts liés à cette évolution, mais on a des leviers pour limiter au maximum cette enveloppe.
Alors, combien d'années devrait durer le déploiement de la fibre en Allemagne ? Bah, longtemps. Très longtemps. Là, on est vraiment au tout début. Ça n'avance pas très, très vite. C'est un pays très décentralisé, donc il y a vraiment une activité très fine à faire dans toutes les régions. C'est une affaire qui va durer plus d'une décennie. Enfin, c'est vraiment des investissements à très long terme. Quel est l'objectif de marge sur l'Allemagne à moyen terme ? Est-ce que cela sera une amélioration au S2 ou plutôt à l'horizon 2026 ? On en a déjà parlé, je crois qu'on a déjà couvert ce sujet. Ensuite, confirmez-vous que la croissance du chiffre d'affaires en France sur l'énergie au deuxième semestre sera supérieure au premier semestre, qui était déjà à plus de 50 % ? Amaury, tu veux répondre à ça ?
Non. Alors, le chiffre d'affaires du segment énergie en France au deuxième semestre sera supérieur au chiffre d'affaires du premier semestre. Je vous rappelle que l'objectif qu'on s'est fixé, c'est un triplement de notre chiffre d'affaires dans le domaine de l'énergie entre 2023 et 2026. On est aujourd'hui complètement aligné sur cette trajectoire. Donc, on va continuer d'avoir une croissance très dynamique sur ce segment.
Alors, que pouvez-vous dire, que dire à vos actionnaires pour les rassurer ? Ça, c'est en fait, c'est ce que j'ai essayé de vous dire tout à l'heure. Voilà, on est très frustré parce qu'on a l'impression qu'on a fait des choses, mais voilà, il y a toujours quelque chose de nouveau qui nous saute à la figure. Mais enfin, pour vous rassurer, c'est des choses qu'on a déjà faites. Donc voilà, donc on a un sujet à traiter et on est dessus. On est énervé comme vous et on sait ce qu'on veut faire et on va essayer de le régler le plus vite possible. Voilà, donc on a ce sujet à traiter. Peut-être la deuxième chose, c'est qu'il y a quand même des choses à faire dans notre métier. On vous a dit, on a à peu près 2 milliards d'activités qui ont cours de négociation commerciale.
Il y a quand même beaucoup d'investissements dans beaucoup de secteurs, surtout dans l'énergie en Europe. On est quand même bien positionné sur ces marchés. C'est une activité qui n'est pas délocalisable. Donc, il y a un manque de compétences techniques dans pas mal de pays en Europe. Donc voilà, en fait, ce problème à régler ne remet pas en cause la stratégie. On a juste du travail à faire pour régler les problèmes qu'on a. Voilà, on aimerait bien que ça puisse être différent, mais bon, c'est comme ça et on est dessus et on arrive pas à faire. Quel est le coût moyen de votre dette ? Quelles sont les prochaines échéances importantes de refinancement ? Amaury ?
Oui, alors, comme indiqué précédemment, sur ce premier semestre, le coût de notre endettement bancaire était de 4 millions d'euros et il est stable par rapport à l'année dernière. Notre endettement, il est exclusivement composé de dettes bancaires, très concentrées en fait sur un crédit structuré qu'on a souscrit auprès d'un pool de huit banques, huit banques de premier plan, ce qui nous permet d'avoir un coût de l'endettement maîtrisé et moins onéreux que si on avait recours à d'autres sources de financement type dette privée. On a refinancé l'intégralité de notre dette à la fin de l'année 2024, à la fin du mois de novembre 2024. Donc, on n'a pas d'échéance de refinancement à court terme.
Êtes-vous intégré fiscalement ? Est-ce que les pertes de l'activité connectivité peuvent venir en compensation des bénéfices des autres activités ? Amaury ?
Alors, c'est une bonne question. On a effectivement une intégration fiscale qui concerne l'ensemble de nos filiales en France. Et donc, effectivement, les pertes enregistrées sur une entité juridique peuvent être déduites des profits générés par d'autres.
Pouvez-vous revenir sur les récentes nominations de dirigeants comme Antoine Mirabel et Olivier Fillora et le renforcement de l'équipe de management ? Oui, ben en France, ça faisait un moment qu'on cherchait un patron pour le pays, en sachant qu'Amaury avait une double casquette qui était un peu difficile à garder parce que son travail au niveau de la finance, ça travaillait à temps plein. On a mis un peu de temps parce qu'on voulait vraiment trouver la bonne personne et je pense qu'on l'a trouvée. Donc, Antoine nous a rejoints en mars 2025. Je pense que c'est vraiment un excellent candidat. Maintenant, il faut lui laisser un petit peu de temps dans un contexte qui n'est pas facile pour faire ses preuves. Mais voilà, on est très confiants. Olivier, nous l'avons embauché pour l'Allemagne. Lui, il est arrivé en février de cette année.
Donc voilà, il est sur la structure allemande et il nous accompagne dans cette montée en charge. C'est un homme qui a de l'expérience, c'est un homme qui connaît très bien le secteur des télécommunications. Donc voilà, il connaît bien le marché allemand, il connaît tout le monde en Allemagne. Ensuite, ce n'est pas mentionné dans la question, mais nous avons également embauché récemment, c'était cet été, Arnaud Bertens au Pays-Bas. Parce qu'il y a du potentiel aux Pays-Bas. Nous avions une organisation qui était bien, mais un peu jeune, un peu petite. Donc, on a injecté de l'expertise avec Arnaud qui vient de Bosch System, la partie service de Bosch qui est importante dans le nord de l'Europe. Donc voilà, donc ça répond à une logique de renforcement de l'équipe de management qui est normale pour une entreprise qui veut continuer à aller de l'avant et à se développer.
Risquons-nous une augmentation de capital ? Écoutez, là, ce n'est vraiment pas à l'ordre du jour. Donc non, pour l'instant, voilà, cette option-là, on n'a pas envisagé. En tout cas, voilà, il n'y a rien sur la table de produit par rapport à ça. Pouvez-vous citer quelques exemples de développement futur des secteurs ou technologies dans lesquels vous pourriez vous diversifier et où votre business model serait pertinent ? Alors ça, c'est une excellente question parce que ça, c'est des choses qu'on fait très régulièrement. Alors, je vais peut-être à l'essentiel sans m'attarder sur tous les détails, mais nous avons déjà l'énergie, on en a parlé plusieurs fois. Il faut rappeler qu'on fait des activités d'énergie à beaucoup d'endroits dans le groupe, mais pas partout. Par exemple, en Allemagne, où le potentiel du marché de l'énergie est énorme, je pense plus gros que celui des télécoms.
Pour l'instant, on n'a pas enfin on a une toute petite activité énergie, on n'a pas encore déployé. C'est le cas aussi dans d'autres géographies. La Pologne a fait très peu d'énergie et c'est le cas aussi d'autres pays. Donc on doit continuer à déployer ce savoir-faire énergie dans l'ensemble des pays. On a un secteur qu'on regarde depuis un moment et qui commence à fonctionner, c'est le ferroviaire. En fait, il y a beaucoup d'investissements en Europe dans le ferroviaire. On a vraiment le sentiment que ce sont des investissements qui sont pérennes. Donc il y a une vraie volonté d'augmenter la capacité du réseau ferroviaire en Europe. À part les rails, où là ce n'est pas notre métier, mais il y a tout ce qui va avec en termes de communication, informatique, tout ce qui est signalisation, électrification.
Il y a de la fibre optique à côté des rails. Donc il y a des choses que nous pouvons faire dans ce secteur. Je pense que c'est très pertinent. On a gagné, donc on a lancé l'activité cette année 2025. On a gagné déjà pour €5 ou 6 millions de contrats. On a démarré au Benelux et on a un pipe qui se remplit. Donc ça, c'est une activité qu'on va déployer dans l'ensemble du groupe. Après, on a d'autres secteurs qu'on regarde. Il y en a un qui est particulièrement intéressant, mais c'est vraiment très préliminaire comme type de réflexion. C'est les investissements dans les data centers. Je pense que ça, vous le voyez dans la presse. Donc il y a des gros investissements dans les data centers un peu partout dans le monde et également en Europe.
Quand vous avez la construction d'un data center, vous avez voilà beaucoup de travail de construction en dur, mais il y a toute une partie de climatisation, d'électricité, d'informatique, de câblage, de sécurité, de batterie. Donc ce sont des gros chantiers. Il y a une partie de ces activités qui sont dans nos cordes. Donc c'est le marché qu'on est en train de regarder de façon très précise. Je m'arrête à ça. Je pense que ce sont les diversifications les plus intéressantes qui sont déjà en cours et qui vont commencer à donner des fruits déjà à partir de déjà un petit peu en 2025 et ensuite en 2026. Je n'ai plus d'autres questions. Donc je remercie tous. Merci de nous avoir suivis ce soir. Je vous donne rendez-vous pour la prochaine publication qui sera pour le chiffre d'affaires et les résultats 2024. Merci tout le monde. Bonne soirée.